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Le cas de Gregorian Bivolaru – 45 ans de graves abus, menaces terrifiantes et tortures

 

Un homme naïf et ignorant pourrait avoir la sensation de vivre des jours paisibles, où ses petites nécessités sont satisfaites, tandis que les gens du pouvoir « veillent » à ce que le système fonctionne pour sa protection et sa sûreté.

Cependant, quiconque examinerait la vie et la lutte du yogi Gregorian Bivolaru avec ce système serait choqué(e) de découvrir ce qu’il se passe réellement (de nouveau) de nos jours, soi-disant paisibles. En réalité, la conscience des masses est aujourd’hui plus endormie que jamais dans l’histoire. Quiconque prendrait le temps de se pencher sur la vie de Gregorian Bivolaru remarquerait qu’il se bat depuis 45 ans (dont 19 ans pendant la dictature communiste) avec un régime politique qui se prétend, surtout en ce moment, « libre » et « démocratique ».

Pendant 45 ans – quel que fût le régime politique en question, et même dans un pays prétendument libre et progressiste comme la France – cet homme a subi à peu près tout ce que les autorités avaient à « offrir » en matière de persécutions et d’abus, depuis les soi-disant « banales » persécutions juridiques ou sanctions administratives et allant jusqu’aux tortures d’une inimaginable cruauté infligées dans les oubliettes de la Sécurité Roumaine. La palette des procédés appliqués par les autorités à Gregorian Bivolaru comprend des calomnies, des intimidations, des arrestations et des perquisitions de type staliniste, une propagande médiatique allant jusqu’à la diabolisation et au lynchage médiatique, aux menaces de mort ou bien aux attentats, aux interrogatoires interminables, aux corrections physiques et à l’emprisonnement pour des raisons politiques.

Gregorian Bivolaru a réussi à résister d’une façon vraiment miraculeuse (et invraisemblable pour ses tortionnaires) pendant toutes ces dizaines d’années d’abus et de torture. En faisant recours aux techniques du yoga, il a même survécu à la méthode criminelle d’extermination par irradiation qui était appliquée par la Sécurité aux adversaires les plus dangereux du dictateur Ceaușescu, méthode connue sous le nom de code « Radu ». En 1984, il a été injustement condamné et emprisonné, dans des conditions inhumaines, avec des chaînes de plus de sept kilos aux pieds, dans des cellules aux vitres cassées et ayant des flaques d’eau par terre, en plein hiver, quand les températures étaient des plus basses. Même pendant cette détention, il a réussi à rester en vie. Quelques années après sa mise en liberté, il a été de nouveau arrêté, torturé, puis soumis à l’internement psychiatrique forcé. Les persécutions de la Sécurité et des autorités communistes ont été reconnues, dans une certaine mesure, par la décision irrévocable de la Cour d’Appel de Bucarest, dans le dossier no. 48765/3/2010. La Cour a constaté le caractère politique des condamnations que Gregorian Bivolaru a souffert avant la Révolution roumaine, dans les années 1977 et 1984, ainsi que le caractère politique de son internement à l’Hôpital de Psychiatrie Poiana-Mare, de 1989.

L’inépuisable machiavélisme occulte a fait que, quelques jours à peine avant le verdict final dans le procès où Gregorian Bivolaru avait déjà été déclaré innocent par deux instances, les procureurs déposent au dossier deux mandats émis par le Parquet, par le biais desquels on suppose que les conversations téléphoniques de Gregorian Bivolaru auraient été interceptées. Bien que ces mandats aient été sollicités dès le début du procès, bien des années auparavant, tant par les avocats de la défense que par les juges, les procureurs ont refusé obstinément de les déposer au dossier sous la motivation hallucinante que ces mandats seraient « des secrets d’état »!!! LES MANDATS ONT ETE EMIS PARCE QUE LE SRI (LE SERVICE ROUMAIN D’INFORMATIONS) CONSIDERAIT QUE LES CONVERSATIONS DE CE CITOYEN SUBMINENT LA SECURITE NATIONALE.

Comparez maintenant « le danger » des conversations de Gregorian Bivolaru avec le danger réel et criminel de la dilution des désinfectants dans les hôpitaux roumains pendant 10-20 ans, dilution qui a probablement été la cause de milliers, voire de dizaines de milliers de décès de gens innocents, qui sont morts inutilement dans les hôpitaux ! Et pourtant, le cas de la dilution des désinfectants ne relevait et ne relève toujours pas, nous dit-on, pour le SRI, de la sécurité nationale ! « Dan Condrea ou la compagnie Hexi Pharma ne se rangent pas dans la catégorie "sécurité nationale" » nous fait savoir, dans un communiqué, la Commission parlementaire de contrôle du SRI, qui s’est simplement contentée de faire suivre la réponse remise à la commission par le SRI.

Vous avez dans l’image ci-dessous un des mandats par le biais desquels les services secrets (SRI et autres) ont reçu l’autorisation d’intercepter les communications d’un poste téléphonique, ainsi que d’entrer à tout moment, en secret ou avec l’aide de leurs agents infiltrés parmi les yogis, dans toutes les salles de Roumanie où se déroulaient des activités de l’Ecole de Yoga MISA. On y affirme que MISA déroulerait « des manifestations à caractère extrémiste »qui porteraient atteinte à la sécurité nationale !

 

Ministère Public                                                              TOP SECRET
Le Parquet auprès de la                                                 (après complétion)
Cour Suprême de Justice                                                       Ex. no. 3
Date: 13.02.2012
                                                            Déclassifié

Ministère Public
Le Parquet auprès de la Haute Cour de Cassation et de Justice
Département des documents classifiés
No. 162
Année : 2012, Mois : 02, Jour : 13

MANDAT no. 002061 DU 13.11.2002

PICIORUŞ ILIE, procureur spécialement nommé par le procureur général, en vertu de l’article 13 rapporté à l’article 3 §§ « f », « h » et « l » de la Loi no. 51 / 1991 et à l’article 10 de la Loi no. 14 / 1992, à la demande du Service Roumain d’Informations no. 001.051.805 du 13.11.2002

J’AUTORISE

- L’interception des communications du nommé BIVOLARU GREGORIAN, poste mobile no. 0723 …, enregistré au nom de …
- L’accès dans les sites de Bucarest et de toutes autres localités où se déroulent des manifestations à caractère extrémiste des membres MISA organisées par le susnommé et dans les espaces de logement afin d’y installer des moyens techniques d’interception des communications, d’en assurer la maintenance et de les récupérer, ainsi qu’afin de saisir et de remettre en place tout objet ou document, de l’examiner, d’en extraire les informations qui y sont renfermées, ainsi que d’enregistrer, de copier ou d’en obtenir des extraits par n’importe quel procédé que ce soit.

Les activités mentionnées concernent BIVOLARU GREGORIAN, fils de Constantin et de Floarea, né le 13.03.1952 à Tărtăşeşti, dans le département de Dâmboviţa, domicilié à Bucarest, rue …, no. …, bât. …, app. ....

Les activités pour lesquelles le présent mandat est émis seront menées à exécution par l’UM (Unité Militaire) 0127, l’UM 02… et l’UM 0894 avec l’appui de l’opérateur de téléphonie mobile.

Les activités seront déroulées à Bucarest et dans les localités où le susnommé se déplacera.

Le mandat est émis pour une période de trois mois, à savoir à partir du 15.11.2002 à 15 heures et jusqu’au 14.02.2003 à 15 heures.

PROCUREUR,
(signature)


Celui qui a émis les mandats, ILIE PICIORUŞ, est procureur depuis l’époque de Ceauşescu. C’est celui qui a enquêté, en 1985, un grand dissident, l’ingénieur Gheorghe Ursu, qui est mort assassiné dans des tortures terribles dans les caves de la section VI de la Securitate située rue Calea Rahovei. Bien que le dissident était mort près d'une semaine après des coups qui lui avaient disloqué les organes internes, ILIE PICIORUŞ a essayé de dissimuler l'assassinat, en rédigeant comme si rien n’était, les actes de mise en accusation pour possession présumée de devises (10 $! ). Seulement un an auparavant, en 1984, Gregorian Bivolaru était passé dans les mêmes caves de la rue Calea Rahovei, où il a subi un traitement similaire (enquêtes interminables, de terribles tortures, menaces de mort), de la part des enquêteurs de la Securitate dirigés par le chef de Direction, le colonel Gh. Vasile. Le 17 avril 1984, Gregorian Bivolaru a été arrêté après avoir été pris en « flagrant délit » d’avoir… enseigné le yoga à un groupe de 16 étudiants dans une maison à Cotroceni, cette pratique ayant été complètement interdite par le régime de Ceausescu.

Après avoir émis le dernier mandat d’interception des communications dans le dossier MISA, ILIE PICIORUŞ a été promu du Parquet de la Haute Cour de Cassation et Justice, au CSM comme secrétaire général. Une étrange coïncidence est également le fait que l’épouse d’ILIE PICIORUS travaille à l'Institut national de médecine légale "Mina Minovici", où en 2004 Madalina Dumitru, la victime présumée, a été emmenée par la force par les autorités, afin de magouiller des preuves contre Grégorian Bivolaru.

Nous rappelons que, en 2006, pendant que ILIE PICIORUŞ était le secrétaire général du CSM, cette institution a publié un rapport officiel dans lequel il a déclaré: « Les yogis ont mis en scène eux mêmes les perquisitions violentes du 18 Mars 2004, ils les ont filmé et livré aux médias. …  Le yogi qui a été battu par les gendarmes jusqu’à entrer dans le coma, lors de la manifestation organisée à l’Institut National de Médecine Légale, aurait été au fait agressé par ses confrères. … Les procureurs ont agi correctement dans ce cas et il n’y a pas eu de fuite d’information du Parquet. … Dans les enquêtes du dossier MISA et du cas Gregorian Bivolaru il n’y a pas eu d’ingérence politique. »

Dans le même ton que jusqu’ici, malgré le statut de réfugié politique obtenu par Gregorian Bivolaru, et malgré que la Roumanie avait signé la Convention de Genève, les autorités roumaines émettent en 2013, un mandat d’arrêt européen à son nom. Et pour s’assurer de l’attraper, le nom de Gregorian Bivolaru, bien que réfugié politique, a été publié sur la liste des infracteurs les plus recherchés de l’Europe (en tête de liste), Europol ayant commis des illégalités flagrantes en déclarant faussement d’autres infractions beaucoup plus graves que celle pour laquelle Gregorian Bivolaru a été réellement condamné. Il a été ainsi voulu la stigmatisation de Gregorian Bivolaru comme pédophile et exploiteur d’enfant, en vue d’ être lynché dans le cas où il était emprisonné.

Alors qu’à l’opinion publique il est présenté cette vision négative sur Gregorian Bivolaru, en sollicitant son arrestation pour un acte contesté par la présumée victime même (Mădălina Dumitru), la pièce de théâtre Faust, de J. W. Goethe, jouée au Théâtre National „Radu Stanca” de Sibiu, représente sept filles âgées de 8 à 12 ans entourées par de scènes de violence répétés, de sang, de vulgarité, de brutalité, de gestes sexuels et de nudité. Différents caractères nus ont simulé des actes sexuels, du viol, consommation d’alcool et d'urine, des actes sexuels avec des animaux, sans aucune réaction de dégoût de la part des « pudiques » qui accusent (en réalité injustement) Gregorian Bivolaru.

En revanche, pendant que Gregorian Bivolaru est traqué par cette chasse grotesque à travers l’Europe, il reçoit à son domicile de Suède, une lettre le sommant d’arrêter son activité de yoga dans le cadre de MISA, car alors qu’on sait qu’il est innocent, il sera quand même arrêté, ce qui s’est en effet passé deux jours après avoir reçu cette lettre. 

L'arrestation de Gregorian Bivolaru en France a été annoncé en Roumanie sur toutes les chaînes d'information comme une victoire majeure pour les autorités roumaines, ce qui souligne encore une fois l'énorme enjeu de ce cas. Les journaux d’information ont annoncé depuis incessamment l’imminent envoi de Gregorian Bivolaru en România pour purger sa peine, en ignorant à nouveau, de manière flagrante, que cela représenterait une violation grave de son statut de réfugié politique, conformément à la Convention de Genève. Autrement dit, si on lisait entre les lignes, l'envoi de Gregorian Bivolaru derrière les barreaux est - dans la vue de ceux qui décident pour nous – beaucoup plus important que le respect des traités internationaux fondamentaux qui sous-tendent la civilisation moderne, comme par exemple la convention de Genève de 1951 ou la décision de la Cour de justice de l'Union européenne à Luxembourg en Avril 2016, concernant les conditions inhumaines de détention dans les prisons en Roumanie.

Donc, d'une part, le juge français devait répondre à la demande tenace, avec nuances obsessionnelles, de la Roumanie d'extrader Gregorian Bivolaru. D'autre part, il a eu à examiner le statut de réfugié politique de Gregorian Bivolaru, statut qui a d’ailleurs été confirmé explicitement dans le procès de Paris, par le gouvernement suédois.

Etant en détention près de Paris, Gregorian Bivolaru est informé par son propriétaire en Suède, d’avoir reçu une autre lettre contenant des menaces terrifiantes. Mais avec ce genre de torture psychologique, il était déjà familier.

Le 8 Juin 2016, le juge Bartholin de la Chambre d’instruction de la Cour d'appel de Paris rend une décision étonnante, en accordant étrangement une plus grande valeur et crédibilité aux documents judiciaires de Roumanie (mandat d'arrêt pour des prétendues relations sexuelles avec une personne qui nie ces relations), et doutant les documents et les demandes de la Suède, qui  montre qu’on a vérifié à la fois au niveau juridique et diplomatique l’histoire de Gregorian Bivolaru et on a conclu que cette personne est gravement persécutée, étant donné que la Roumanie n’offre pas des garanties qu’il y serait protégé contre les abus.

La Poste française a livré le 11 Juillet, au domicile des avocats parisiens de Gregorian Bivolaru, une correspondance destinée à leur client, enregistrée le 13 Juillet 2016 au bureau d’enregistrement des cabinets d’avocats, dont  nous affichons ci-dessous une télécopie:

 

 

Des lettres avec le même contenu ont été envoyées aussi aux adresses des cabinets d'avocats Dominique Tricaud et Sandrine Dos Santos.

Bizarrement, comme on peut le voir, ces lettres ont été écrites et reçues avant que la Cour de cassation française ait rendu son arrêt, et cependant elles mentionnaient clairement ce qu’on déciderait bientôt dans l’affaire Gregorian Bivolaru.
Au moment présent la police française a déjà commencé une enquête pour identifier l'auteur de ces lettres. Une telle démarche soulève des problèmes choquants pour un pays dont les citoyens croient qu’on a supprimé du système légal la corruption et les arrêts ordonnés de l’ombre.

Au cours de ces 45 années, les médias dans leur intégralité, par un pacte extrêmement suspect, ont tout simplement refusé de diffuser des nouvelles au sujet de la sentence confirmant le caractère politique des peines que Gregorian Bivolaru a exécutées avant la Révolution, la terreur vécue par la soi-disant victime (Madalina Dumitru), nécessaire comme un pion dans l’engrenage grotesque d’une condamnation illégale et abusive, et aussi de toutes ces situations troublantes.

Le texte de ces lettres et les manœuvres de coulisses suspectes qui ont été et continuent d’être faites dans l’affaire Gregorian Bivolaru, seront-ils repris par quelqu'un, ou tous se joindront de nouveau à la conspiration du silence coupable?



yogaesoteric
juillet 2016