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Mon cerveau et moi (1)


En général, on consulte parce qu’on se trouve dans une impasse. Untel n’arrive plus à lever l’épaule, l’autre a une douleur lancinante qui traverse les lombaires à chaque pas. Parfois, une personne demande de l’aide parce que ça ne va pas dans sa vie : la belle-fille est une peste, le mari un tyran, les frères ont spolié l’héritage. Bref, elle n’a plus de contrôle sur une partie de sa vie ou sur une partie de son corps.

La vérité

En fait, elle ne contrôle pas plus son corps qu’elle ne contrôle les autres ! Et l’erreur est là : nous voulons contrôler, maitriser, qu’on nous obéisse. Et lorsque ça ne va pas dans ce sens, cela fait mal. L’erreur est de croire que ce corps nous appartient… et par extension, les autres aussi ! Cette phase de l’enfance (le bébé ne fait aucune différence entre lui et les objets) colle à la peau ! Quant à la période de « l’enfant tout-puissant » (qui se croit invincible, que tout lui appartient et qu’il peut faire ce qu’il veut), elle semble éternelle pour certains. Il s’agit là d’un manque d’éducation. Il est temps de grandir.

Non, le corps ne vous appartient pas ! Il est régi par des lois bien différentes de votre psychisme. Il a ses propres besoins. Considérez-le plutôt comme un corps-animal qui vous a été prêté (de la naissance à la fin de ses jours !) et dont vous êtes responsables. Vous rendez-vous compte de la chance de pouvoir habiter une machine si sophistiquée, si parfaite ? Regardez cette œuvre de l’Univers. Nous sommes totalement incapables, si nous le souhaitions, de recréer la moindre parcelle de ce chef-d’œuvre. Vous vous l’êtes appropriés et vous en êtes tellement éloignés….

Qui sommes-nous vraiment ?

Le corps physique vous permet de vivre la réalité physique à travers les 5 sens. Il vit dans un espace/temps linéaire. Il vit l’instant. Il vit dans le présent.

Le cerveau réduit le champ de perception à la réalité physique. Il est fait de milliards de connexions qui trient, analysent, pensent. Il pense. Il réagit. Il décide. Il envoie des effluves hormonaux qui font agir les cellules. Il est au centre de la toile d’araignée neuronale qui fait agir le corps et qui le renseigne de son état.

Le corps est un animal et le cerveau celui qui le commande, qui pense et le fait vivre. Vous croyez être vos pensées ? Arrêtez de penser… Vous n’y arrivez pas ! Cessez d’avoir peur du chien ! (si le chien est l’objet de votre peur) Vous n’y arrivez pas ! Posez-vous la question : pourquoi ? Tout simplement parce que c’est ce corps qui pense et que notre conscience se projette dans ces pensées et a l’illusion de les vivre. Tout au plus, notre conscience arrive-t-elle à les influencer un peu, mais elle ne peut contrôler le train, juste l’aiguiller sur d’autres voies. Cela économise beaucoup de temps et d’énergie de comprendre cela.

Pourquoi est-ce important de le savoir ?

Cette prise de conscience est fondamentale. La dissociation est la clé de voute du chemin intérieur, qu’il soit thérapeutique ou spirituel. Il s’agit de la même chose. Les côtés pile et face de la même pièce de monnaie. Si le conducteur s’identifiait à sa voiture, le garagiste ne pourrait même pas l’effleurer. Quant à ouvrir le capot, il faudrait anesthésier le conducteur ! Le plus dur sera, tout compte fait, de lui expliquer qu’il peut aussi sortir du véhicule et vaquer à d’autres occupations.

Il va falloir voir votre problème sous un autre angle. Tant que vous croyez être ce problème, vous ne pourrez en sortir. Lorsque vous vous placerez à distance, vous arriverez à en démonter les rouages et c’est passionnant. Il est possible d’avoir une action sur ce corps. Il est possible de guérir de beaucoup de choses. En fait, « il » a les capacités de guérir. Déplaçons alors notre angle d’observation et étudions comment fonctionne ce cerveau. Mais avant, visionnez ce film. La clé est là.

Le cerveau, une machine exceptionnelle

Le cerveau est une machine qui :

1) Emmagasine

Elle enregistre tout. Des années après, tous les détails d’un souvenir peuvent être revécues. Tous, alors même que la conscience ne participait pas. Avantage : avec la mémoire débute l’expérience. Inconvénient : elle accumule, mais ne se déleste jamais.

2) Associe

Elle stocke des « forme-pensées » : un aggloméra sensitivo-cognitif qui s’inscrit sur le champ énergétique du corps. Cette fusion sensations/souvenir forme un symbole (dont l’étymologie veut dire « jeté ensemble »). Avantage : Chaque expérience est marquée par la manière dont elle a été vécue. Inconvénient : les cellules y réagissent qu’on le veuille ou non.

3) Trie

Elle classe continuellement les symboles dans de grands tiroirs : masculin, féminin, enfant, victime, etc., appelés archétypes. Les représentations à forte charge émotionnelle ont plus d’importance, mais au-delà d’un seuil limite elles sont isolées et enfouies sous des strates de croyances (une sorte de kyste). Avantage : Tout est classé. Même si les archétypes sont identiques pour tout le monde (les tiroirs), ce qui est dedans restent unique pour chacun (nous n’avons pas tous les mêmes expériences !) Inconvénient : Tout est classé. En cela, c’est réducteur.

4) Simule

Elle donne vit à ces archétypes et les fait interagir entre eux. Cela ressemble à des réactions chimiques entre classe de forme-pensées. Avantage : le cerveau élabore toutes les possibilités inimaginables en vue d’augmenter les capacités d’adaptation (du corps) à la réalité physique. Inconvénient : Le monde des archétypes n’est plus conscient. Il est régi par des lois totalement déroutantes et incompréhensibles pour l’intellect (puisqu’à base d’interactions émotionnelles violentes).

5) Réagit

Chaque événement est confronté à l’ensemble des expériences antérieures inconscientes. Tout cela se passe sous nos yeux et nous ne voyons rien. Tout ce monde onirique (fait de dieux-archétypes) réagit aux stimuli venant de l’extérieur. L’évènement attire les formes-pensée à même teneur émotionnelle, ainsi que ses opposées. L’ensemble des réactions que cela produit ressemble à une lutte acharnée. L’émotion que cela suscite renforce l’un ou l’autre. Avantage : l’information est traitée instantanément et le corps peut s’adapter avec les meilleures chances de survie. Inconvénient : l’adaptation ne correspond pas aux désirs de la conscience. Corps et conscience ne vont pas dans le même sens, mais il est possible d’atteindre cette unité à travers la pratique spirituelle.

6) Filtre – sélectionne

Tous nos choix sont influencés par nos mécanismes inconscients. Nos sens sont orientés à percevoir ce qui découle de ce monde. Nos désirs, nos peurs, nos attirances, nos répulsions dépendent de cet univers archétypal. Avantage : on est toujours en terrain connu. Inconvénient : Il est difficile de sortir de quelque chose qui est entretenu involontairement.

A la surface d’un océan

Nous avons un pouvoir créateur et c’est peut-être en cela, d’une part, que nous sommes « à l’image de Dieu ». Nous insufflons la vie à des représentations qui se mettent à vivre indépendamment de notre conscience. Nous leur donnons vie. L’inconscient est semblable à un terreau fertile dans lequel le conscient y planterait des graines et en récolterait les fruits. Nous y plantons parfois des bonnes, parfois des mauvaises. Dès maintenant faites le choix de n’y planter que des bonnes. Mettez-y des choses positives ! Voyez le positif en toute chose ! Ce n’est pas de la niaiserie, parce que vous ne cherchez pas à vous leurrer. La réalité est là, mais ce qu’il est possible d’en tirer dépend de vous.

 

De quoi avons-nous vraiment conscience ? De peu de chose si nous restons des simples mortels et nous ne découvrons pas nos potentialités spiritualités à travers une pratique spirituelle adéquate. Si l’inconscient était un océan, tout ce qui serait au-dessus du niveau de l’eau appartiendrait à la réalité extérieure. La conscience, elle, ne serait que la surface de l’eau (à l’image du cortex cérébral, une fine couche cellulaire à la surface du cerveau). Ephémère. Si elle voulait pénétrer l’inconscient, très vite, elle se dissoudrait et n’existerait plus. C’est ce que nous faisons tous les soirs en nous endormant. N’existons-nous vraiment plus ? Non, c’est la conscience qui disparait alors que nous continuons à vivre. Nous ne pouvons donc pas nous résumer à la conscience. Qui sommes-nous alors ? Les mystiques affirment que chacun peut le découvrir dès l’instant où nous ne nous identifions plus à cette conscience limitée, le mental, et au corps. Pour cela une habitude est à prendre : vivre les choses avec détachement (ce qui n’est pas de l’indifférence !), dépourvu de tout désir (à ne pas confondre avec « plaisir »).

La biologie

Les cellules font partie du monde animal (monde matériel) et s’adaptent en permanence à ce qui les entoure. Or notre champ énergétique – et ce qu’il contient (les symboles) – enveloppe les cellules et fait donc partie intégrante de leur milieu extérieur. Ainsi l’inconscient constitue leur biotope (leur environnement), autant que la réalité matérielle. Il s’agit en quelque sorte de leur mémoire. Or les cellules réagissent puissamment aux émotions importantes. Et voilà le problème pour nous : 1) notre corps est une machine animale 2) qui est influencée par des émotions 3) inconscientes. Donc à des graines qui ont été plantées par le passé et qui ont muri sans qu’à aucun moment on n’ait pensé à les entretenir ! Vous pouvez imaginer l’état de notre Jardin réputé « d’Eden » !

Que faire ?

D’abord, revenir dans la réalité. Ensuite, redevenir le jardinier, le créateur de sa vie en comprenant les lois qui régissent les cellules (et donc le corps dans son ensemble). Le psychisme dépend de ce que sécrètent les cellules. Ce peut être des hormones « de bonheur » et vous serez plus heureux, ou bien elles ne les sécrètent pas et vous n’avez pas accès au bonheur. De quoi dépend cette sécrétion ? Bien sûr des nutriments sur le plan matériel. La loi du plus petit élément affirme que c’est le nutriment en plus faible quantité qui limitera la croissance de la cellule. Lorsqu’il n’y en plus, la croissance est obligée de s’arrêter. Les carences sont donc la source de nombreux déséquilibres.

Mais plus que tout, les cellules s’adaptent en fonction des informations qu’elles reçoivent de l’extérieur. Or, rappelez-vous, nous (tout ce que nous avons créé, mais aussi que nous avons récolté en héritage, de nos ancêtres, et qui a pris vie dans notre inconscient) faisons partie de leur milieu extérieur ! Et quelle impulsion est capable de faire réagir les cellules ? Les émotions, dont la source est le senti. Donc si vous plantez des graines de peur, que faut-il espérer récolter ? Plus de peur. Et si c’est de l’amour ? Plus d’amour.

Lisez la deuxieme partie de cet article
 
 
 
yogaesoteric
29 juillet 2017