Edit this page
Modify this page
Edit this string
         
Mon cerveau et moi (2)

 
Lisez la première partie de cet article



Effacer les impressions subconscientes

1 – Re-prendre conscience
Nombreux ont perdu la conscience et ont ainsi perdu leur pouvoir créateur. Ils se sont identifiés au corps et ont oublié leur nature profonde. C’est la propriété même de la conscience : s’identifier. Et c’est son point faible également. Comme il est plus facile dans ce domaine d’ajouter que de soustraire, nous allons donc ajouter quelque chose : l’observation. Observer le dehors, mais aussi le dedans : s’observer. Observer ce qu’on se dit intérieurement.

2 – Discerner
Il va falloir explorer notre monde intérieur avec honnêteté, sans jugement. Il n’y a ni bien, ni mal, juste une histoire et ses carences. Dans cette observation de soi-même, il va falloir être vrai. « Est-ce vrai ou est-ce que je me mens ? »





3 – Re-mettre en question
Observez le point d’interrogation. Il s’agit d’un cercle ouvert dont est extrait le noyau. La question est un outil qui permet d’ouvrir les vieux schèmes. Posez-vous des questions et allez au fond des choses. Vous pouvez par exemple jouer au jeu du « pourquoi ? », comme les enfants ! A chaque nouvelle réponse, posez-vous à nouveau la question « pourquoi ? ». Répondez sincèrement. N’ayez pas peur de vous dévoiler. Cette mise à nu ne se joue qu’entre vous et vous-même. Mais attention, ce jeu n’est thérapeutique que si vous allez jusqu’au bout. Quand sait-on qu’on est arrivé au bout ? Une réaction physique se propage dans le corps. Tant qu’il n’y a pas de sensation physique, vous êtes encore sur le chemin. Il est malheureusement possible de se perdre. Ce n’est pas grave, il faut reprendre le jeu une autre fois. Il se peut qu’il s’agisse aussi d’une impasse. Ça arrive. Prenez alors tout cela comme un entrainement pour une prochaine fois plus fructueuse.

4 – Re-venir dans la réalité
Il est plus utile que les cellules soient adaptées à la réalité qu’à des interprétations. La vie en sera plus simple et plus facile. Dès lors regardez le monde autour de vous objectivement et cessez les jugements !

Aimer : un puissant levier pour changer

Si le monde est perçu avec crainte, les cellules se referment et se mettent en mode de protection. Le mouvement est constrictif, ce qui ne va pas dans le sens de la liberté qui est plutôt un mouvement d’expansion.

Pour transformer les représentations involontaires « négatives » qui nous limitent, commencez par observer les objets, les gens et cherchez à les aimer comme on apprécie un lever de soleil, comme on aime ses enfants ou toute autre manière de sentir le plaisir et la détente dans le corps. Acceptez-les dans leur entièreté, sans jugement, sans attente, juste parce qu’ils sont, parce qu’ils existent.

Voilà la confession d’un psychologue à cet égard : « Délire de doux rêveur ? Non. Disons pragmatisme. Longtemps, lorsque je me réveillais la nuit, une femme se tenait debout au pied du lit. Sa présence me pétrifiait. J’étais incapable de bouger. J’aurai voulu crier, me lever, courir. La peur me paralysait.

Pendant des années, cette vieille dame hantait mes nuits, jusqu’au jour où je décidais de l’aimer de tout mon cœur. Un matin, je la revis en rêve, derrière la porte de la chambre. Avec compassion, je pris alors sa main dans la mienne et me mis à l’aimer comme la chose la plus importante de ma vie. Une lumière est apparue derrière elle et a rempli toute la pièce. Je me suis réveillé dans mon corps, apaisé. J’avais fini mon histoire avec elle.

Fort de cette découverte, je voulais tenter la même expérience dans la réalité quotidienne. C’est ainsi qu’assis dans le bus, je me mis à aimer la personne à côté de moi. Après tout, cet inconnu aurait pu être mon frère, un ami, etc. J’ai ressenti un soulagement. C’était intéressant. J’observais qu’en général, les inconnus m’incommodaient. En marchant vers la gare, j’étudiais mes réactions physiques face aux piétons qui passaient. “ Pourquoi suis-je mal à l’aise alors que ce sont des inconnus ? ” De questions en réponses – entre moi et moi-même – je découvris une peur d’être importuné ou agressé. Mais je pris conscience d’un coup, qu’il n’y avait peut-être dans la population qu’un pour-cent d’individu vraiment dangereux et que je me fermais à 99% pour me protéger de ces hypothétiques 1%. Cela était incohérent. Il était plus logique de m’ouvrir à 99% parce que 99% des gens sont des gens comme moi. Je décidais donc d’accueillir ces 99%. Dans la gare, mon sternum est devenu chaud et une chaleur s’est répandue dans mes mains. C’est étrange à dire, mais c’était ainsi !

De ces expériences, j’ai compris que tout était prétexte à obtenir plus d’amour et qu’il fallait juste le solliciter, faire l’effort de le chercher, de le provoquer. Après tout, ne passe-t-on pas son temps à le chercher ? Plutôt que de l’attendre comme la belle au bois dormant, devenez un merlin qui transforme l’apathie en joie de vivre !
»

Et la maladie ?

Les cellules s’adaptent. Ainsi, si elles font quelque chose, c’est en réaction à un stimulus. Mais ce dernier n’est pas conscient. S’il l’était, nous saurions comment guérir ! Le stimulus est donc d’ordre inconscient. A quoi s’adaptent les cellules ? Que voient-elles vraiment ? Et c’est là que cela devient étrange : les cellules peuvent voir en le conjoint un frère, une mère ou un père, altérant profondément la sexualité (et la fertilité) sans qu’aucune cause physique ne viennent expliquer logiquement l’origine de la souffrance.

Les cellules peuvent réagir à un mot, un événement de manière totalement incompréhensible et parfois disproportionné. Nombre de bébés « phobique de l’eau » ont été guéris du jour au lendemain lorsqu’on leur avait raconté l’histoire de noyade vécu dans la généalogie, alors que les parents l’ignoraient ! Le bébé ne comprend pas les mots. Et pourtant, lui en parler guérit.

Si vous avez compris cela, vous pouvez chercher vos propres stimuli biologiques. Ils sont en vous puisque vos cellules les expriment comme une partition ! Suivez vos sentis. Imprégniez-vous en et cherchez en l’origine.

Le focusing





Trouver la cause symbolique est possible. Un psychiatre américain a inventé un terme pour cela : le focusing (Eugène T. Gendlin) dont voici les étapes :

1 – Faites-le vous-mêmes !
Le plus dur n’est pas d’étudier, mais de faire-le nous-mêmes poser.

2 – Isolez-vous
Ne soyez pas dérangé. Il va falloir être attentif à des sensations subtiles et les laissez émerger.

3 – Dissociez-vous
Déterminez que vous allez chercher à quoi réagissent vos cellules. Imaginez votre corps comme une machine intéressante que vous allez analyser. Soyez curieux. Prenez-le comme un jeu. Comme les enfants qui jouent à faire semblant, « pour de faux ». C’est agréable de jouer pour « du beurre ».

4 – Observez la sensation
Pensez à votre problème ou bien remettez-vous à l’endroit où cela a eu lieu. Revivez le souvenir. Rejouez le film comme si vous y étiez, comme si c’était maintenant que cela arrivait. Mettez en pause. Puis ressentez. Quelle impression avez-vous ? Qu’est-ce que cela vous fait ? Prenez le temps de bien vous imprégner de cette sensation.

5 – Suivez la ligne
Voilà, votre hameçon a pris quelque chose. Il va maintenant falloir le remonter ou suivre la ligne. Posez-vous la question « quand ai-je ressenti cela pour la première fois ? ». Imaginez ou souvenez-vous d’une période importante de votre vie et posez-vous la question « Là, est-ce que je connaissais déjà cette sensation ? ». Vous pouvez aussi imaginer et passer en revue des personnages ou des lieux et vérifier si ce ressenti est en rapport avec. « Est-ce que dans la maison de mon enfance, je ressentais déjà cela ? » Imaginez la maison et vérifier. La sensation apparaît-elle ?

6 – Chaud/froid
Vous allez atteindre l’origine comme le jeu du chaud/froid. « Oui, c’est chaud… chaud… tu brûles….. c’est bouillant…. » ou au contraire « Non…. c’est froid…ça se refroidi…etc. » pour arriver par tâtonnement à la première fois où vous avez eu ce ressenti. Ne vous inquiétez pas, quand vous l’aurez, vous le saurez ! « Oui ! C’est ça ! » et vous revivrez à nouveau ce ressenti comme à l’époque.

7 – Corrigez
Maintenant, posez-vous la question : « qu’est-ce qu’il aurait fallu ? ». « Qu’est-ce qui manque ? » est une autre formulation. Cherchez. D’un coup, la réponse va vous sauter dessus et vous submerger, voire vous étonner et vous provoquer une réaction physique incontrôlable. Laissez-faire. Vous y êtes arrivés !

Conclusion

Le cerveau est une machine par laquelle il faut se laisser émerveiller. Elle est complexe. Son but est de faire vivre le corps et de l’adapter à l’environnement dans lequel il vit. Les expériences passées vont constituer un réservoir de ressources accessibles dans lequel elle y puise en permanence. Malheureusement, les expériences acquises sont de piètres interprétations – le plus souvent erronées – de la réalité et surtout, imprégnées de la saveur émotionnelle variable et rudimentaire (« j’aime ou j’aime pas ») au moment où la situation a été vécue. Elles ne sont pas objectives. Chaque représentation demande à être retravaillée (remodelée pour la rendre plus proche de la réalité) ou déchargée de son pesant émotionnel lorsqu’il s’agit de l’effacer ou de lui rendre sa juste place. Encore faut-il savoir quelle représentation toucher et comment ! Pour sortir de notre psychorigidité naturelle, une capacité d’autocritique est nécessaire, et celle-ci s’acquière par l’observation de soi-même et de ce qui nous permet de l’observer : le cerveau.



yogaesoteric
31 juillet 2017