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L’effet des attaques « terroristes » : créer de la psychose


A Turin, le bruit d’un pétard a fait que 1000 gens se soient piétinés à cause de la panique et de la bousculade crée


Un mouvement de panique a entraîné des milliers de supporters rassemblés samedi 3 juin soir pour la finale de la Ligue des champions.

Environ dix minutes avant la fin du match, la foule a été prise de panique. Le bilan du mouvement de panique qui s’est produit samedi soir à Turin a été revu à la hausse. La police italienne parle désormais de plus de 1.500 blessés. Alors qu’on approchait de la fin du match, l’explosion de feux d’artifice suivie de rumeurs de bombe a provoqué la panique sur la grande place San Carlo, dans le centre de Turin (nord de l’Italie), selon des journalistes de l’AFP sur place.

La foule s’est alors mise à courir avant de se heurter à des barrières de sécurité ou aux bâtiments entourant la place. Beaucoup sont tombés ou ont été blessés par des débris de verre. D’autres sont tombés dans une entrée de parking dont la barrière a cédé sous la pression de la foule. La plupart des victimes, d’un total de 1.527 selon le bilan de la préfecture, ont des blessures légères mais sept ont dû être emmenées aux urgences, dont trois sont dans un état grave, parmi lesquelles un enfant de sept ans dans le coma après avoir été piétiné.

On était à environ dix minutes de la fin du match, remporté 4-1 par le Real Madrid contre la Juventus de Turin. La place s’est vidée en quelques minutes, et la force de la panique pouvait se mesurer aux centaines de chaussures qui jonchaient la place, perdues par les gens dans leur fuite effrénée. Très vite, les télévisions montraient des images de la place jonchée de débris, de chaussures, sacs et autres affaires abandonnés dans la hâte de la fuite.

« Tout le monde me marchait dessus »

« On a entendu un bruit. Il y a eu un mouvement de foule. Les gens ont commencé à tomber les uns sur les autres. Là, j’ai du sang de personnes qui me sont tombées dessus. Les gens criaient... C’était comme une vague, les gens se sautaient les uns sur les autres. C’était vraiment un moment terrible. On a vraiment pensé à ce qu’il s’est passé à Manchester », raconte Luca, 32 ans, à l’AFP TV.

« J’étais là derrière. Je suis tombé par terre, et tout le monde me marchait dessus. J’ai perdu tous mes amis. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je n’en ai aucune idée », renchérit Giulio, un autre supporteur de la Juventus.

« Il y avait du bruit en permanence mais pas d’explosion. Tout le monde est parti en courant », a expliqué un autre, tandis que Gaétan, supporteur français de la Juve, explique : « Beaucoup de stress. Avec ce qu’il se passe maintenant, je crois que c’est normal. On a paniqué ».

Un peu plus tard, on pouvait voir sur la place des centaines de « tifosi » de la Juve, doublement hagards après l’écrasante victoire du club espagnol, tentant tant bien que mal de récupérer leurs affaires, éparpillées sur toute la place.

« Je suis tombé, j’ai réussi à me relever, mais j’ai tout perdu, mon téléphone, mon sac, tout », a ainsi déclaré l’un d’entre eux sur la chaîne SkyNews24.

La difficulté d’organiser des grands évènements

Dimanche matin, 4 juin, la place était encore jonchée de débris et de sang, mais aussi de nombreuses bouteilles de bière cassées, responsables apparemment de beaucoup de blessures.

Pour certains des plus anciens « tifosi » de la Juventus, la scène samedi soir évoquait tristement la finale de 1985 disputée par la Juventus au stade du Heysel où 39 personnes, la plupart italiennes, avaient été tuées lors d’un mouvement de foule peu avant le début du match contre Liverpool. Mais surtout, soulignaient certains médias dimanche, l’événement de Turin montre à quel point les foules européennes sont maintenant hyper conscientes du risque d’attentat, et craignent qu’il ne devienne de plus en plus difficile d’organiser des grands événements publics.




yogaesoteric

10 novembre 2017