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Symbole de la noix de coco en Inde

 

La noix de coco représente l’égo. Et aussi le service désintéressé ou KARMA YOGA.

A Bhârat, l’une des offrandes les plus courantes est la noix de Coco, et dans de nombreux temple aussi. Elle est offerte pour « l’HOMA » cérémonie du feu les célébrants offrent des prières prescrites devant un feu pour une intention particulière.

La noix de coco est cassée et placée devant le Seigneur. Elle est distribuée plus tard aux dévots sous forme de PRASAD (cadeau sacré, le plus souvent de la nourriture bénie).

La noix de coco cassée symbolise le fait de casser l’égo. Le jus à l’intérieur (représente les tendances : les VASANAS) est offert avec la chair blanche (représentant l’esprit) au Seigneur. L’esprit est ainsi purifié par le toucher du Seigneur car il reçoit le PRASAD.

Les rituels traditionnels d’ABHISHEKHA (consistant à baigner la statue d’un Dieu avec du lait, du miel, de la pâte de santal, ou un mélange de fruits) consistent à verser du lait, du miel, du jus de noix de coco, des cendres des sandales, de la cendre sacrée… sur la statue. Chaque élément a une signification spécifique qui permet d’accorder certains bienfaits aux fidèles.

Le jus de noix de coco utilisé pendant les rituels permet de favoriser l’élévation des connaissances spirituelles. Les marques sur la noix de coco représentent SHIVA aux 3 yeux et cela explique que la noix de coco est considérée comme un moyen de réaliser nos souhaits.

Chez les hindous les yeux de la noix de coco ont une signification très philosophique : ce sont les deux yeux physiques de l’homme et son troisième oeil est le symbole de la conscience.

La noix de coco est aussi offerte pour les mariages, l’achat d’un nouveau véhicule, de la maison, etc…

Légende

Il y a bien longtemps dans les îles Tonga, une belle jeune fille prenait tranquillement un bain de mer quand, elle vit s’approcher d’elle une murène. Malgré son aspect rebutant la jeune fille se noua d’amitié avec l’animal et les bains de mer devinrent rapidement une habitude, et finalement la jeune fille et la murène tombèrent amoureux l’un de l’autre.

La jeune fille se retrouva enceinte au grand désespoir de son père, qui de colère tua la murène et lui coupa la tête.

La jeune fille, malade de chagrin, enterra la tête de l’animal dans le sable... Lorsque le bébé naquit on vit alors pousser à l’endroit où la tête avait été enterrée un arbre inconnu. C’est ainsi que naquit le premier cocotier, cadeau de la murène à son amante et son enfant ... En effet, la noix de coco se présente avec trois petits cercles clairs, les yeux et la bouche de la murène. Et l’on ne peut boire l’eau de coco qu’en perçant la « bouche » du fruit.

Une légende dit aussi, que les 3 premiers cocotiers auraient pour origine des crânes humains qui auraient germés dans un cimetière.

Encore une légende sur la création du cocotier, celle-ci vient de Tahiti : Hina, fille du soleil et de la lune, fut promise en mariage au roi du lac Vahiria, qui n’était autre qu’une énorme et repoussante anguille. Hina s’enfuit et se mit sous la protection du Dieu Maui, du haut de la falaise de Vairao, le Dieu Maui, jeta son hameçon et s’écria : « De mon fief aucun roi ne peut s’échapper, il deviendra nourriture pour mes dieux ». L’anguille avala l’hameçon fut tuée et décapitée. Maui l’enveloppant dans un morceau de tapa recommanda à Hina de ne poser le paquet à terre qu’arrivée chez elle. Hina laissa le paquet sur le sol, le tapa se détacha et la tête de l’anguille, fixée sur le sol, se couvrit de jeunes pousses et devint ainsi le premier cocotier. On retrouve encore là, les traces des yeux et de la bouche de l’anguille.

Pierre Loti fit la description du lac Vaihiria, en 1872 : « Une eau froide et profonde que rien n’anime, ni un souffle de vent ni un bruit, ni un être vivant, ni seulement un poisson ». On y trouve cependant de grandes anguilles à oreilles qui ont inspiré la légende.

« Boisson des dieux »

En Inde, la noix de coco, NARIKELA, a surtout une forte valeur symbolique. Elle fait partie des fruits et légumes que le dieu GANESH à tête d’éléphant (également appelé GANAPATI ou VINAYAKA, « celui qui enlève les obstacles » ou bien encore VIGHNESVARA, « le maître des obstacles »), fils de SHIVA et PARVATI, tient dans la main pour signifier qu’il est le maître de toutes les plantes et le créateur des plantes médicinales. Elle fait partie des emblèmes du dieu et représente le fruit par excellence, le KARMAPHALA.

Chaque élément constitutif de la noix correspond à une image : la coque représente l’illusion du monde, sa chair blanche toutes nos actions accumulées et son eau à l’intérieur, notre égoïsme. En la brisant, on offre son cœur à GANESA. Chaque année au mois de septembre à Paris, la communauté indienne rend hommage à son dieu GANESH, l’un des plus populaires, au cours d’une gigantesque procession. Musiciens, danseuses et danseurs torses nus célèbrent GANESH et brisent à grand bruit des centaines de noix de coco sur le sol. L’eau éclabousse et inonde la chaussée, tel un bain sacré offert à la divinité, un rite de purification ou une manière de faire revenir la pureté dans l’ordre du cosmos et chez les hommes. Sacrifice ou offrande, les hommes avec l’eau de ces noix éclatées lui offrent leur ego et GANESH leur garantit en échange un avenir sans nuage.

 

yogaesoteric
20 avril 2018