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La « Kurdish Connection » : Les efforts d’Israël, de Daesh et des USA pour déstabiliser l’Iran (2)

 

Lisez la première partie de cet article


Hostilité contre les forces de l’AAS

Le 18 juin 2017, un avion de chasse états-unien a abattu un chasseur-bombardier Su-22 syrien près de la ville de Tabqa. La coalition menée par les États-Unis a déclaré que l’avion avait attaqué les positions des FDS, ajoutant que la coalition avait abattu l’avion syrien dans le cadre de « l’autodéfense collective des forces membres de la coalition », selon Sputnik News.

Cependant, l’Armée Arabe Syrienne a précisée qu’elle avait en fait attaqué Daesh et non pas les FDS. L’Armée Arabe Syrienne (AAS) a alors envoyé une mission de secours pour récupérer le pilote de l’avion abattu. Al Masdar News (AMN) rapporte qu’elle a rencontré une résistance farouche des FDS, ce qui témoignerait d’un sérieux durcissement entre les deux parties.

Pour le commandement général de l’armée syrienne, cette agression flagrante confirme sans aucun doute la position réelle des États-Unis en faveur du terrorisme visant à affecter la capacité de l’Armée Arabe Syrienne – la seule force active – qui, avec ses alliés, exerce son droit légitime à combattre le terrorisme partout en Syrie.

« L’attaque souligne la coordination entre les États-Unis et Daesh et révèle les mauvaise intentions des États-Unis qui supervisent le terrorisme et comptent ainsi faire passer le projet états-unien/sioniste dans la région » ajoutait-il dans sa déclaration.

Il ajoutait qu’une telle agression n’affecterait pas l’Armée Arabe Syrienne dans sa détermination à poursuivre la lutte contre les organisations terroristes Daesh et le Front al-Nosra et à restaurer la sécurité et la stabilité dans tous les territoires syriens.

Le vice-ministre russe des Affaires Étrangères Sergei Ryabkov a dit à Sputnik que les frappes états-uniennes contre les avions de l’AAS aidaient les terroristes. « Dans le cas de frappes [par les forces états-uniennes contre les avions et les drones des forces armées syriennes], nous avons affaire à une complicité ouverte avec les terroristes opérant sur le sol syrien ».

La CIA a armé les Kurdes en Syrie

La coalition menée par les États-Unis a déclaré à de nombreuses occasions qu’elle travaillait avec les FDS à essayer de vaincre Daesh en Syrie. Cependant, il a été constaté à de nombreuses reprises, que les frappes aériennes menées par les États-Unis visaient des civils, des soldats et des infrastructures syriens. Ces erreurs mortelles et qui auraient pu être évitées illustrent clairement comment la présence en Syrie de la coalition menée par les États-Unis a eu des effets néfastes sur la population civile. Le 26 juin 2017, les FDS ont coupé l’approvisionnement en eau à 1 million de civils à Alep. Certaines sources déclarent que c’était volontairement agressif tandis que d’autres déclarent n’avoir pas compris les causes d’un tel choix aux conséquences terribles contre des civils.

Le 5 juillet 2017, le 21st Century Wire a rapporté les efforts des États-Unis pour établir une plus grande présence militaire en Syrie. « Les États-Unis implantent des bases militaires dans les territoires qui ont été libérés de Daesh par nos combattants dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré un haut responsable des FDS.

« Le nombre d’installations militaires états-uniennes en Syrie s’élève maintenant à 8 bases selon des informations récentes, et peut-être neuf selon un autre analyste militaire », selon le 21st Century Wire.

Le gouvernement syrien considère les séparatistes kurdes comme étant tout simplement aussi dangereux que Daesh et d’autres groupes terroristes dans le pays. Leurs plans pour déstabiliser le pays sont encore plus dangereux que ceux de Daesh, particulièrement parce que l’occident leur fournit maintenant un soutien moral, des armes, de l’entraînement, une aide financière, des véhicules armés et même un appui aérien. « Nous récupérerons [les armes] pendant la bataille pour les réparer. Quand ils n’auront plus besoin de certains choses, nous les remplacerons par des choses dont ils ont besoin », a déclaré le Secrétaire à la Défense des États-Unis James Mattis.

Les Kurdes vendent des armes données par l’Allemagne pour lutter contre Daesh

Des journalistes des chaînes de radio allemandes NDR et WDR ont trouvé plusieurs fusils d’assaut G3 et un pistolet P1, tous gravés avec les initiales « BW » pour Bundeswehr – l’armée allemande – dans les villes d’Erbil et Sulaymaniyah, au nord de l’Iraq.

Le ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier promet un soutien militaire allemand aux Kurdes du nord de l’Iraq pendant une rencontre à Erbil avec Massoud Barzani, président de du Kurdistan iraquien.

Les armes provenaient apparemment de stocks que le gouvernement allemand avait livrés au gouvernement autonome kurde au nord de l’Iraq. Ces armes étaient destinées à être utilisées dans la lutte contre Daesh. Plusieurs membres des partis de gauche et des Verts ont depuis longtemps fait part de leurs préoccupations au parlement sur le risque que les armes livrées aux combattants peshmerga puissent tomber dans de mauvaises mains.

Depuis que l’alliance militaire menée par les États-Unis s’est formée pour aider à combattre Daesh en Syrie et en Iraq, il y a eu plusieurs rapports crédibles à propos d’armes fournies par les États-Unis tombées dans les mains de milices non-alliées voire même de Daesh.

Les États-Unis ont armé les Kurdes et ont depuis soutenu leurs efforts pour mettre en place les Forces Démocratiques Syriennes le 10 octobre 2015. Les États-Unis avaient besoin de financer un groupe qui luttait contre Daesh à l’intérieur de la Syrie mais qui n’était pas aussi extrémiste que l’Armée syrienne libre laquelle a été publiquement reconnue comme affiliée à Al-Qaïda. Les États-Unis ont déclaré que leur principale raison d’être en Syrie est de combattre Daesh mais leurs actions prouvent autre chose. Leur véritable mission est de déstabiliser le pays en prêtant assistance aux Kurdes à travers les FDS et à d’autres forces armées d’opposition pour libérer des territoires qui pourront être utilisés comme monnaie d’échange dans de futures négociations.


Ron Paul explique pourquoi armer les Kurdes était une idée dangereuse

Washington a constamment balayé les preuves irréfutables d’Ankara montrant que le YPG est une extension de l’organisation terroriste illégale PKK, qui a terrorisé la Turquie depuis plus de trois décennies. Le Secrétaire à la Défense des États-Unis, James Mattis, a envoyé une lettre à son homologue turque Fikri Işık pour promettre que les États-Unis récupéreront les armes qu’ils ont envoyées au YPG immédiatement après la défaite de Daesh.

En même temps, le Département de la Défense des États-Unis fournira à la Turquie une liste détaillée du matériel militaire et des équipements distribués au YPG, ce qui sous-entend que les États-Unis souhaitent garantir une transparence dans leurs relations bilatérales. Ils essaient par-là de revenir en arrière sur une grave décision que les États-Unis croient ou ne croient pas avoir prise. Si la réalité n’a pas encore été comprise, elle le sera certainement quand les Kurdes refuseront de rendre les armes ou décideront de les vendre. Washington devra alors faire face à une Turquie encore plus mécontente.


Pourquoi est-ce que les Kurdes rejoignent Daesh ?

Pourquoi les Kurdes rejoignent-ils Daesh ?

Depuis plus d’un an, les forces kurdes se sont unies pour se défendre contre les attaques sanglantes de Daesh. Alors comment Daesh a-t-il réussi à recruter des centaines de jeunes Kurdes pour se battre pour le califat, contre leurs propres familles ?

« Il y a des familles kurdes à Halabja dont les fils sont dans l’État islamique [Daesh] et leurs cœurs sont brisés mais je n’irai jamais à leurs funérailles », déclare la mère en deuil de Kaihan Borhan, un Kurde qui est mort en combattant pour les peshmerga contre Daesh. Sa famille est désespérée parce que les personnes responsables de sa mort pourraient bien-être des Kurdes.

« J’ai un ami dont le frère est mort en combattant pour Daesh », dit le frère de Kaihan. « Je n’ai jamais pleuré sa mort et mon ami ne peut pas supporter de me regarder dans les yeux ». Ce témoignage montre la voie de l’extrémisme que beaucoup de Kurdes ont empruntée. Le mécontentement contre les services secrets kurdes, la persécution des musulmans par Asayesh et les revendications intérieures sont exploitées avec talent par Daesh à travers l’usage de la propagande, menée par Khattab Al-Kurdi et sa Brigade Saladin.

« Avec la permission de Dieu, nous sèmerons les graines du Califat sur tout notre territoire », a dit Khattab, qui a été l’une des voix les plus convaincantes pour persuader les Kurdes de rejoindre le califat. Même avec la mort de Khattab annoncée en avril 2015, il semble peu probable que la menace de voir d’autres Kurdes rejoindre Daesh diminue avec un nouvel imam kurde qui poursuit la même rhétorique.

Les Kurdes sont utilisés pour déstabiliser l’Iran

Des documents révélés par WikiLeaks en 2010 suggèrent que le chef du Mossad israélien Meir Dagan voulait utiliser les Kurdes et les minorités ethniques pour renverser le gouvernement iranien. Le service d’espionnage israélien avait l’intention de créer un Iran faible et divisé, comparable à l’Iraq actuel, où les Kurdes auraient leur propre gouvernement autonome, a dit le chef de l’espionnage à un officiel états-unien.

Le Partiya Jiyana Azad a Kurdistane (PJAK), un groupe nationaliste kurde basé dans le nord de l’Iraq, a conduit des attaques contre les forces iraniennes dans la province du Kurdistan iranien (Kurdistan oriental) et d’autres territoires où habitent des Kurdes. La moitié des membres du PJAK sont des femmes. Le PJAK dispose d’environ 3.000 miliciens armés. Ils constituent encore un autre exemple de Kurdes qui se trouvent au milieu d’un conflit et qui sont utilisés comme des pions par l’occident.

Le parti est étroitement lié au PKK. L’Iran a souvent accusé le PJAK et d’autres groupes nationalistes kurdes iraniens d’être soutenus par Israël. Le journaliste Seymour Hersh a aussi affirmé que les États-Unis soutenaient le PJAK et d’autres groupes iraniens d’opposition. Cependant les États-Unis et Israël ont tous deux niés soutenir le PJAK. De fait, le Trésor états-unien a qualifié le PJAK d’organisation terroriste.

Comme Hersh l’a remarqué en 2004 : « Les israéliens ont des liens anciens avec les clans Talabani et Barzani au Kurdistan et de nombreux juifs kurdes ont émigré en Israël en gardant ces contacts. Mais à un moment donné avant la fin de l’année [2004], et je ne sais pas exactement quand mais je dirais six ou huit mois en arrière, Israël a commencé à travailler avec des commandos entraînés kurdes. Visiblement, l’idée était que les Israéliens mettent les Kurdes à la page - certaines des unités de commandement d’élite, des unités anti-terroristes ou terroristes, selon l’angle de vue, en ont commandé l’entraînement. »

Pourquoi les soi-disant « combattants de la liberté » kurdes ont-ils envie de fricotter avec tous les groupes, quels qu’ils soient, qui ont un intérêt à déstabiliser la Syrie ? Les FDS ont fait équipe avec les organisations terroristes pendant la guerre en Syrie d’une manière provocante et en contradiction criante avec l’image publique « révolutionnaire » qu’elles s’étaient données tant de mal à construire ces dernières années.

L’Iraq, la Syrie, la Turquie et l’Iran, continuent de s’opposer à l’idée d’avoir leurs frontières et leurs souverainetés divisées par les États-Unis dans une nouvelle expérience d’ingénierie sociale dictée par le couple États-Unis/OTAN au Moyen-Orient.

Des tentatives de ré-écrire l’histoire géographique

Une population estimée à 30 millions de Kurdes réside principalement dans les régions montagneuses de ce qui est aujourd’hui l’Iran, l’Iraq, la Syrie et la Turquie. Ils constituent la plus grande population nomade du monde sans état souverain. Les Kurdes ne sont pas pour autant monolithiques, et les identités des groupes et les intérêts politiques dépassent souvent une allégeance nationale unificatrice.

Certains Kurdes, particulièrement ceux qui ont migré vers des centres urbains comme Istanbul, Damas et Téhéran, se sont intégrés et ont été assimilés alors que beaucoup de ceux qui sont restés sur leurs terres ancestrales ont conservé un fort sentiment identitaire spécifiquement kurde. La diaspora kurde, estimée à deux millions de personnes, se concentre principalement en Europe avec, dans l’Allemagne seule, plus d’un million de personnes. Ces groupes en errances migratoires n’ont jamais occupé un pays qui leur soit propre à aucun moment de l’histoire, mais ils ont toujours été membres d’un pays plus grand ou d’un empire qui les a acceptés et leur a fourni un refuge.

La version des événements que présentent les Kurdes est en contradiction brutale avec les récits défendus par la plupart des historiens. Ceci s’est avéré être un sujet de désaccord entre les Kurdes et les citoyens des autres pays.

Par exemple, les Kurdes prétendent avoir été conquis et occupé pendant toute leur histoire. Voici un exemple de leur tentative de ré-écriture de l’histoire qui cadre avec leur récit : « La région kurde a vu une longue liste d’envahisseurs et de conquérants : les Perses antiques venus de l’est, Alexandre le Grand de l’ouest, les musulmans arabes au 7ème siècle du sud, les Turcs seljouques au 11ème siècle de l’est, les Mongols au 12ème siècle de l’est, les Perses médiévaux de l’est et les Turcs ottomans du nord au 16ème siècle et plus récemment, les États-Unis par leur invasion de l’Iraq en 2003. »

 

yogaesoteric
13 juin 2018