Une mission scientifique en route pour l’iceberg A68

 

Une équipe internationale de scientifiques, menée par le Centre de recherches britannique de l’Antarctique (BAS), a quitté les îles Malouines le 21 février pour une mission destinée à étudier l’écosystème révélé par la séparation d’un méga-iceberg en Antarctique.

Cette photo prise le 22 novembre 2017 montre l’iceberg A68, qui s’est détaché de la plateforme glaciaire Larsen C en juillet 2017 dans l’Antarctique

Cette mission est la première depuis que l’iceberg baptisé A68, un géant de mille milliards de tonnes, s’est détaché en juillet 2017 de la plateforme glaciaire Larsen C, collée à la péninsule antarctique, a précisé le BAS dans un communiqué. Elle offre une « opportunité unique » d’étudier l’écosystème marin dissimulé depuis près de 120.000 ans sous l’épaisse couche de glace.

La biologiste marine Katrin Linse, qui a dirigé la mission qui a duré trois semaines disait avant de leur départ : « Il est important que nous arrivions là-bas rapidement avant que l’environnement sous-marin ne change sous l’effet de l’entrée des rayons de soleil dans l’eau et que de nouvelles espèces ne commencent à coloniser » l’espace, expliquait-elle dans un communiqué.

Les scientifiques ont exploré la zone et ont prélevé des animaux des fonds marins, des microbes, du plancton, des sédiments et des échantillons d’eau. Leur objectif : dresser le portrait de la vie sous la calotte de glace et ainsi disposer de repères pour observer les changements qui vont s’opérer, dans un contexte de réchauffement climatique qui inquiète les scientifiques.

Une équipe internationale de scientifiques a étudié l’écosystème révélé par la séparation de l’iceberg A68 de la plateforme glaciaire Larsen C.

« Le vêlage (la séparation) de l’A68 offre une opportunité sans précédent d’établir un programme de recherche interdisciplinaire dans cette région au climat fragile », a souligné le directeur scientifique du BAS, David Vaughan. « Il est temps maintenant de se préoccuper des questions fondamentales de pérennité des plateaux continentaux polaires soumis au changement climatique », a-t-il ajouté.

La formation des icebergs est un processus naturel, que le réchauffement de l’air comme des océans contribue cependant à accélérer, soulignent les scientifiques.

Or le Larsen C est situé dans l’ouest de l’Antarctique qui est une des régions du globe se réchauffant le plus rapidement.

Le périple pour atteindre la zone dégagée par la séparation de l’iceberg A68, qui mesure quatre fois Londres et 55 fois Paris, n’a été pas de tout repos, a souligné David Vaughan, soulignant que le « Larsen C est loin au sud et qu’il y a beaucoup de glace de mer dans la zone ».

 

yogaesoteric
27 septembre 2018

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