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Les OVNI – l'hypocrisie du pouvoir

Nous vivons une époque où l’homme, après avoir mis le pied sur la Lune, pense de plus en plus à conquérir les planètes. Les astronomes reconnaissent aujourd’hui qu’il est possible qu’il existe de la vie intelligente dans d’autres zones de l’univers et, pourtant, nous nous demandons pourquoi l’existence des OVNI continue d’être officiellement ignorée, et que ceux qui s’intéressent à ce phénomène sont considérés des rêveurs. Est-ce que la peur que le dévoilement de la vérité déclenche une panique généralisée parmi la population est la raison du silence suspect des officiels?

Les Objets volants non identifiés constituent le plus grand problème scientifique et international de nos jours", disait Dr. James E. McDonald le 5 juin 1967, en s’adressant à M. U. Thant, à l’époque secrétaire général de l’ONU. Ce jour-là, pour la première fois, un savant de renom mondial prenait ouvertement position, en se prononçant sans équivoque en faveur de la concentration des efforts internationaux pour étudier le phénomène des OVNI.

Les années sont passées, l’homme a mis le pied sur la Lune et se prépare à conquérir les planètes, mais le grand public apprend peu sur le phénomène OVNI. Bien sûr, partout dans le monde ont été organisées des équipes de chercheurs ayant pour but d’investiguer avec leurs faibles moyens sur ces phénomènes. En disposant de moyens financiers modestes, mais de beaucoup d’enthousiasme, ils mènent une activité de recherche plus ou moins rigoureuse. Par leurs publications et leurs conférences, ils cherchent à apporter au public un plus d’information.

Quelques savants (certains d’entre eux très renommés) de tous les domaines ont manifesté l’intérêt qu’ils accordent au phénomène.  D’autres, plus nombreux, observent et étudient dans l’ombre, loin de la publicité stressante. Les uns et les autres ont comme point commun le fait qu’ils recherchent pour leur propre compte. A l’heure actuelle, il n’existe pas encore un organisme scientifique officiel qui se préoccupe du phénomène des OVNI, à l’exception des États-Unis de l’Amérique, où se trouve UFO CENTER, dirigé par Dr. J.Allen Hynek. Nous reviendrons plus tard sur ce sujet.

Le phénomène intéresse de plus en plus les institutions et les mass média, mais l’attitude de plusieurs journaux, télévisions ou chaînes de radio est d’ajouter des commentaires... disons-le « ironiques », et les autres de s’esquiver lorsqu’elles doivent offrir une réponse claire et précise. Par exemple, voilà la réponse d’un haut représentant de l’église catholique lorsqu’il lui a été demandé son opinion sur l’existence ou la non existence des OVNI: „Je ne crois pas que je doive dévoiler mon avis à ce sujet".

L’un des plus grands physiciens français avait déclaré, via un porte parole, qu’il ne désirait pas se prononcer à ce sujet. Ainsi, l’interview offert par Robert Gallez en février 1974, à l’époque où il était le ministre français de la défense, risque de demeurer unique. Il avait déclaré: „Sur la question des OVNI, nous devons adopter une attitude extrêmement ouverte. Nous ne devons pas mettre en doute la bonne foi des témoins dont la sincérité est évidente. Dans le cadre de ces phénomènes aériens et visuels réunis sous le nom d’OVNI il existe quelque chose que nous ne comprenons pas, et qui à l’heure actuelle est relativement inexplicable."

La science et « la politique de l’autruche »

Dans leurs livres, Jacques Vallée et le majeur Donald E. Keyhoe ont le mérite d’avoir dénoncé une conspiration du silence qui a trop longtemps duré. En effet, que nous le voulions ou non, il est assez triste de constater qu’à présent, pendant que les américains et les russes continuent les conquêtes spatiales, le phénomènes des OVNI reste aussi occulté que dans le passé. Quelle peut être la justification d’une telle attitude ? L’une d’elles semble être malheureusement l’incommensurable orgueil des êtres humains, pleinement retrouvé dans les „petits groupes" scientifiques.

Pendant le Congrès International des Informations Publiques sur les OVNI, les organisateurs ont adressé une lettre à un très grand astronome français, spécialiste dans les OVNI. La réponse a été brève: „Le public est stupide et il n’a pas besoin d’être informé." Tout le texte souligné trois fois, avec de l’encre rouge. Nous en sommes consternés. Cet astronome nie le droit du public d’avoir accès à l’information. Pour ces „petits groupes" des gens de science, le phénomène des OVNI est une sorte de chasse gardée, à laquelle personne d’autre n’aurait le droit de participer. Bien sûr, il s’agit d’un cas isolé, qui n’est pas représentatif de la totalité du milieu scientifique. Mais il est significatif, surtout parce qu’une telle attitude est caractéristique pour les plus importants scientifiques au monde.

Très peu de savants n’ont pas hésité à se prononcer ouvertement sur la réalité du phénomène OVNI. La plupart ont choisi l’anonymat prudent et peut est-ce qu’il serait judicieux de ne pas les en condamner, vu ce que certains de leurs confrères ont subi. Si les exemples aux États-Unis de l’Amérique, sont nombreux, l’une des plus grandes „victimes" de France reste sans doute Dr. Pages. Dans son livre, „Le défi de l’Anti-Gravitation", il osait une hypothèse inédite concernant la propulsion des OVNI. Cette hypothèse n’a jamais été étudiée avec attention, en dépit des promesses faites à l’auteur, bien qu’une telle étude aurait pu renverser les „sacrées opinions" conformistes.

Le phénomène des OVNI, par sa nature même, dépasse ce que le „bon sens" peut admettre. Donc, nous ne devons pas être surpris lorsque d’éminents spécialistes (qui en plus sont traditionalistes et très rationalistes), sans jamais s’être penché sur les faits, seulement en s’accrochant à des informations lancées par ici et par là, le rejettent sans y réfléchir. Lorsqu’on est un savant renommé, admiré, couvert de gloire et d’honneurs, il est difficile de reconnaître qu’il existe un phénomène que tu ne comprends pas ou qui te dépasse. Il est plus simple de fermer les yeux ou de cacher la tête dans le sable comme l’autruche. De même, ces savants déclarent souvent que le phénomène des OVNI ne peut pas exister, et que les témoins de bonne foi ont mal interprété un phénomène astronomique, ont été des victimes d’illusions d’optique. Ou alors qu’ils ont abusé de la consommation d’alcool. Le silence intérieur retrouvé, nous pouvons revenir à notre conformisme commun.

Devant ces déclarations rassurantes, formulées par les spécialistes qui „savent" ce dont il est question, le public devient calme. Nous comprenons facilement pourquoi même les jeunes scientifiques préfèrent garder un silence prudent, car c’est la meilleure garantie de la „stabilité" de leur travail et de leur futur. Mais s’ils sont suffisamment ouverts envers ce phénomène, ils ne vont pas en rester là et ils vont aller rejoindre les fameux „petits groupes" dont nous avons parlé.

L’un de ces groupements est connu sous le nom de „Le Collège Invisible" et réunit environ une centaine de savants de toutes les spécialités, et Jacques Vallée, ex-conseilleur de NASA, en est l’un des membres les plus éminents. Malheureusement ces "petits groupes" sont particuliers et si certains d’entre eux sont préoccupés par le futur de l’humanité, leur travail continue de rester caché aux yeux du grand public. Et cela ne fait qu’accentuer, indirectement, „l’hypocrisie" des différents gouvernements.

Le rapport Condon – un grand mensonge

Quelle est la vérité cachée derrière ce „silence" officiel et les campagnes d’intoxication? Ainsi qu’il se passe souvent lorsque nous abordons le sujet des OVNI, nous devons diriger notre attention vers les États-Unis d’Amérique. Nous rappellerons premièrement le fameux „Raport Condon", dont vous avez peut être entendu parler.

Devant une nouvelle vague d’observations réalisées aux États-Unis, la négation du phénomène devenait de plus en plus difficile. Les explications offertes n’étaient plus satisfaisantes. Une commission d’enquête avait été crée, formée d’un groupe de savants de l’Université du Colorado, sous la direction du Dr. Edward Condon. L’opinion publique pouvait être rassurée: des savants renommés, dirigés par l’un des plus éminents physiciens, allaient étudier avec la plus grande attention l’immense dossier concernant le phénomène des OVNI. Pour bien réaliser le travail, il leur a été offert une subvention de 300.000 dollars. Quelques mois plus tard, la subvention avait été rallongée avec 210.000 dollars supplémentaires. Mais en apprenant que le résultat était établi dès le début, on reste bouche bée! En effet, en moins de 24h (!) après avoir été placé à la direction de l’équipe, Dr. Condon déclarait: „Il y a très peu de chances que ces objets existent. Notre enquête se concentrera spécialement sur les causes qui ont déterminé ce qu’ils appellent de pures hallucinations." Une déclaration pareille était assez surprenante, surtout dans les conditions où, quelques jours auparavant, Dr. Condon avait promis de conduire une enquête impartiale.

Le 9 octobre 1966, Dr. Condon faisait une nouvelle déclaration au „Denver Post", le quotidien avec le plus grand tirage de l’état du Colorado: „95% des rapports sur les OVNI sont simple à démonter. Pour les autres, quelques informations supplémentaires nous permettrons d’éclairer cette terrible aberration vis à vis du public."

Les spécialistes en OVNI était purement et simplement consternés. Pendant la période suivante, leurs peurs allaient se trouver fondées. Un exemple typique de la rigueur avec laquelle avait été réalisé l’étude, nous est offert par le commentaire de Condon le 31 août 1966 sur un rapport de l’U.S. Air Force (USAF). Celui-ci se réfère aux événements qui se sont déroulés entre le 19 et le 25 août, sur une base de missiles intercontinentaux, située à Migot, Dakota du Nord. Il s’agit de l’un des silos qui abritent les missiles à têtes thermonucléaires, toujours prêts à s’orienter vers d’éventuels agresseurs. Nous pouvons nous imaginer le système de sécurité de cette base, les précautions de toute sorte prises pour maintenir en fonction le système et la surveillance attentive à laquelle il est soumis. Pourtant, trois fois successivement, les radars de la base ont repéré quelques objets à 30.000 m altitude et ont observé leur évolution. Dans deux cas il s’agissait de deux objets. Dans le troisième cas il s’agissait d’un seul objet qui a été poursuivi et forcé à atterrir, où il a provoqué une panique. Le réseau radio de la base s’est arrêté. La panne s’est étendue au système tout entier, jusqu’au dernier niveau des silos, situé à 30 m au dessous d’une plaque de béton. L’objet a pu être observé de très près, pendant qu’il réalisait des manœuvres silencieuses à trois mètres au-dessus du sol. Il était circulaire, avec un aspect métallique et il est resté environ une minute. Dans la direction de celui-ci avait été lancée une patrouille, mais le moteur de la jeep avait commencé à ne plus fonctionner à une distance d’environ 100 mètres de l’objet. Celui-ci a disparu en rentrant dans un nuage. Toutes les pannes ont immédiatement disparu comme par enchantement. Le témoin le plus proche, un officier du département des Informations, est tombé malade, et pendant quelques jours il n’a pas pu quitter son lit.

A l’époque, la commission d’enquête de l’USAF avait classé le cas comme non élucidé. La Commission Condon a trouvé une solution. „Une confusion avait été créée, en prenant l’étoile Capella pour un OVNI. La deuxième lumière qui n’a pas pu être identifiée était en fait le phare de position d’un avion." Simple, n’est-ce pas? Ainsi, selon les auteurs du rapport, les radars, les opérateurs des radars, les pilotes et les employés se trouvant au sol ont été purement et simplement trompés trois fois par une étoile. Ayant en vue qu’il s’agissait des gens très bien préparés, reconnaissons que ces explications posent des problèmes. Il reste que le lecteur apprécie „l’objectivité" du rapport.

En fait, il à présent connu que ce rapport avait pour but, dès le départ, d’arriver à la conclusion que le phénomène OVNI n’existe pas. Le rapport reste aujourd’hui aussi le „fer de lance"  de ceux qui refusent avec harnachement à reconnaître l’existence du phénomène. Quoi que l’on puisse dire, c’est une conclusion „officielle", formulée par des „savants", suite à une enquête „objective". Mais comme une ironie du sort, on dit du Dr. Condon, qui a toujours nié l’existence des OVNI, qu’il a été le témoin de quelques objets volants. L’événement s’est produit en 1974, peu de temps avant sa mort.

Pour en finir avec le rapport Condon, nous devons reconnaître que son but n’a pas été atteint. Loin d’enterrer le sujet, les réactions violentes qu’il avait générées ont conduit à revigorer la recherche sur les OVNI. Quelques savants éminents, parmi lesquels le Dr. J. Allen Hynek, ont également pris une position ouverte et claire en faveur de l’existence du phénomène et d’une étude „honnête".

Le règlement des forces aériennes des États-Unis

Nous avons vu le rôle joué par les savants dans le formation de ce „trou noir" qui entoure les éléments liés au phénomène des OVNI. C’est le moment d’orienter maintenant notre attention sur le rôle non moins actif de l’armée et surtout des forces aériennes. Faisons donc connaissance avec le règlement en vigueur aux États-Unis, parce que pour comprendre la suite, il est absolument nécessaire de les connaître.

Tout au début il s’agit de l’ordre JANAP 146, qui dit que les OVNI ne doivent pas être expliqués qu’en tant qu’objets ou phénomènes communs, et le rôle de les identifier et de les apprécier revient à l’USAF. L’instruction 102 du JANAP 146 insiste sur la nécessité de ne pas utiliser la rubrique CIRVIS (Communication Instructions for Reporting Vital Intelligence Sightings from Aircraft: Instructions pour la Communication des Rapports d’Importance Vitale sur les Observations Réalisées à Bord des Aéronefs). Le JANAP 146 précise que toute indiscrétion ou transmission non autorisée des rapports CIRVIS est considérée comme une activité d’espionnage et entraîne des sanctions en conformité avec les lois en vigueur. La note AFR 200-2, classifiée plus tard comme 80-17, précise la façon dont les forces armées aériennes doivent diriger les enquêtes, qui et comment se réalisent les déclarations publiques. La note stipule que toute divulgation, concernant le phénomène OVNI, réalisée par un membre des forces aériennes représente une infraction, étant punie d’une amende de 10.000 dollars et de 10 ans de prison. Ainsi nous comprenons mieux pourquoi le personnel de l’USAF garde un silence prudent. Les règlements jouent un rôle actif dans l’attitude de l’USAF et dans les crises internes constatées.

L’aventure vécue par un pilote expérimenté, le capitaine Thomas Mantell, est dans ce sens significative, et l’explication offerte par celui-ci aurait pu faire rire même les plus naïfs, si elle ne finissait pas avec le décès du capitaine. Le 7 janvier 1948, à 13h45, un objet rond, avec un diamètre d’environ 70 m, est signalé dans le ciel, au-dessus de la localité de Madisonville (Kentucky). La Police averti Fort Knox que l’objet se déplace dans cette direction. De nombreux officiers de l’aéroport distinguent clairement l’objet. Quelques minutes plus tard, le commandant de la base, un colonel, entre en contact par la radio avec trois pilotes de chasse (qui volaient à ce moment-là au-dessus de Fort Knox avec des avions de type F51), leur ordonnant d’entrer en contact avec le mystérieux appareil. La poursuite est coordonnée par le capitaine Thomas Mantell, pilote avec une expérience remarquable.

14h45. Le capitaine Mantell annonce que „l’objet" vole au-dessus de lui. „Je m’approche pour l’observer plus attentivement", dit son message. „L’objet semble être confectionné en métal et est ÉNORME." Pendant 25 minutes, le capitane Mantell et les deux F 51 qui l’accompagnaient ont essayé en vain de s’approcher de l’objet mystérieux.

15h15. Le capitane Mantell annonce qu’il ne réussit pas à fixer l’objet et qu’il ne peut pas s’en approcher davantage, à une altitude de 6000 mètres il renoncera à la poursuite, parce qu’il n’a pas de masque à oxygène. C’était son dernier message. Les autres deux pilotes, après avoir perdu leur chef dans la couche des nuages, sont rentrés à la base.

16h00. La tour de contrôle annonce la nouvelle tragique: Mantell est mort. Il paraît que son avion s’est désintégré en l’air.

Le triste événement a produit beaucoup de rumeurs dans le monde entier. Spécialement les citoyens américains attendaient une explication satisfaisante.

Ils continuent d’attendre. L’USAF a exposé plusieurs causes possibles. Voyons maintenant si elles ont une logique quelconque:

- Les trois F 51 ont poursuivit, en fait, un ballon-sonde qui réalisait des recherches sur les rayons cosmiques;

- Le capitaine Mantell est monté à plus de 6000 mètres, a été pris par ce que les pilotes appèlent „le voile noir", il est mort asphyxié et ensuite son avion est tombé;

- Le capitaine Mantell avait aperçu dans l’atmosphère un petit météore incandescent.

Enfin, ceci serait la version officielle (formulée par un astronome de l’aviation): „Le capitaine Thomas Mantell est décédé en poursuivant la planète Venus" (ne soyez pas surpris, c’est exactement son affirmation). Nous pouvons nous imaginer les réactions déclenchées par une telle explication.

Le docteur J.Allen HYNEK, bien qu’il soit à l’époque conseiller scientifique des Forces Aériennes, s’est senti obligé de démontrer l’absurde de l’explication, en déclarant: „Imaginez-vous un bout d’épingle moins brillant que la voûte céleste. C’est ainsi que la planète Vénus apparaissait à cette heure-là." La mort du capitaine Thomas Mantell et les réactions qu’elle a suscitées on précipité la formation d’une commission chargée de l’étude des rapports d’observation de ces OVNI.

Ainsi, ATIC (Air Technical Intelligence Center – Le Centre d’Étude des Informations des Forces Aériennes) inclura la Commission d’„Objets Volants", chargée avec les enquêtes OVNI. C’était en 1950 et cette commission n’a toujours donné aucun résultat. En 1951 apparaît un homme dont le nom restera lié à l’étude du phénomène. Il s’agit du capitaine Edward J. RUPPELT, attaché à l’ATIC en tant qu’officier des Informations. Jusqu’alors il ne s’était pas confronté au phénomène OVNI. Pourtant, peu de temps après son arrivée à Dayton (le siège ATIC), la situation allait changer, les bureaux de cette fameuse commission en étant voisins.

Un nouveau rapport, provenant de l’aéroport Sioux-City (Iowa) annonçait un événement insolite vécu par l’équipage et les passagers d’un avion DC 3, le 20 janvier 1951. „Un objet mystérieux, après avoir évité au dernier moment la collision avec un avion DC 3, a volé avec celui-ci pendant quelques secondes, avant de reprendre de la hauteur et de s’éloigner avec une vitesse fantastique." Parmi les passagers se trouvait aussi un colonel qui a soutenu le témoignage des deux pilotes. L’explication offerte par la commission „Objets volants " avait éveillé des doutes chez le capitaine RUPPELT, qui croyait que l’étude avait été menée avec beaucoup de sincérité: „L’objet aperçu ce soir n’était qu’un avion B-36..." De nouvelles observations sont venues mettre en évidence la superficialité des membres de la commission „Objets Volants", conduisant finalement à une réaction violente de la part du général CABELL, directeur des Services des Informations de l’USAF.

Le capitaine Edward J.RUPPELT a été nommé chef de la commission, et sous sa direction, la commission a réalisé de grands progrès et il est devenu un organisme autonome, sous le nom conspiratif de „Le Projet du Livre Bleu". Le projet a survécu jusqu’en 1969, étant dissout quelques mois après la publication du „Rapport Condon".

Des OVNI à la Maison Blanche

L’année 1952 a été le théâtre de nouvelles vagues d’observations, sur le territoire des États-Unis. De nombreuses bases aériennes ont été assaillies par les appels téléphoniques. Le centre de Dayton n’a été épargné lui non plus. Les 19 et 26 juillets surtout, dans le ciel d’au-dessus de Washington des événements étranges sont produits, ils ont été dénommés plus tard „le manège de Washington". Pendant plusieurs heures, une escadrille de six Objets Volants Non identifiés a été visible dans l’espace aérien de la capitale fédérale. Ils ont joué à cache-cache avec les projecteurs et les intercepteurs lancés à leur poursuite. Ces nuits mémorables resteront longtemps dans les archives de l’histoire des OVNI. Les objets lumineux ont exécuté différentes manœuvres incroyables, en allant de virages en „épingle à cheveux " sans ralentir leur vitesse, jusqu’à des arrêt soudains. En ce qui concerne les avions des Forces Armées, celles-ci ont brillé par leur absence, en arrivant trois heures après le commencement du „festival".

Lorsque les avions sont arrivés au-dessus de Washington, les mystérieuses lumières ont disparues. Alors a eu lieu la plus fascinante chasse jamais vue. Jugez vous-même. Les avions sont revenus à la base ; peu de temps après, les objets lumineux sont revenus. Les avions sont appelés à nouveau, les objets volants lumineux disparaissent. Les avions partent, les objets lumineux reviennent. Le jeu a duré jusqu’à l’aube. Les américains ressentent commet l’inquiétude pénètre leur âme, ils ont du mal à comprendre ce que sont ces violation de l’espace aérien au-dessus de la capitale. Tout le monde se demande comment a-t-il été possible que les avions d’interception arrivent en retard. Dans le cadre des Forces Aériennes règne la mauvaise organisation, accentuée par la reprise des événements, à une distance d’environ une semaine.

Le 12 janvier 1953, une sorte de grand jury s’est réuni au Pentagone. Le jury est formé de quelques savants renommés et de trois membres de la CIA, non moins célèbres. C’est ainsi que le „Rapport Robertson" a pris naissance, une vraie perle en la matière: „Les Objets Volants Non Identifiés ne devraient pas du tout constituer une énigme, parce qu’on peut les expliquer par des phénomènes parfaitement naturels. Il est temps que les citoyens américains apprennent à discerner la vérité du mensonge, même si ces derniers objets volent à une vitesse de 100.000 Km/h."

Orson Welles et les martiens

Nous pourrions discuter longtemps sur les explications, les unes plus fantaisistes que les autres, offertes par l’USAF à chaque nouvelle vague d’observations. Nous pourrirons aussi parler des crises déterminées par ces aberrations au sein même de l’USAF. Mais il est nécessaire de revenir sur certains faits antérieurs, qui peuvent expliquer l’acharnement de l’USAF à considérer tous ces phénomènes comme des faits naturels, bien qu’il risque de se couvrir irrémédiablement de ridicule.

Tout le monde a entendu parler, il a même été réalisé un film à ce sujet, sur la panique générale provoquée en 1938 par une émission radiophonique d’Orson Welles. La pièce, une adaptation du roman La Guerre des Mondes de H.G. Wells, avait attiré l’attention, le 30 octobre 1938, de presque 6.000.000 américains. 1.200.000 d’entre eux ont cru que les „Martiens" avaient envahi la Terre et que la fin du monde était arrivée.

Des familles entières ont quitté leurs maisons pour se réfugier à la montagne, à la mer, n’importe où. Le trafic a enregistré des bouchons terribles dans les villes, sur les routes. Les sièges des journaux, de la radio, de la police ont été envahis par une vague d’appels désespérés. De nombreux suicides ont été enregistrés. Les gens ont sorti les armes pour lutter contre les envahisseurs. L’Amérique était épouvantée. Un tel événement nous fait réfléchir. A l’époque, une telle „conspiration du silence" aurait pu être acceptée. Mais les années ‘50 la conspiration n’avait pas de sens parce que la situation avait changé.

Le rêve de Jules Verne est devenu une réalité. Les gens ont mis le pied sur la Lune. La lutte pour les conquêtes spatiales continue, et les sondes américaines „Viking" nous ont apporté des informations sur la planète Mars. Les astronomes reconnaissent maintenant l’existence de milliards de galaxies, chacune comptant des millions de planètes susceptibles d’abriter une vie intelligente, de même que la Terre. Alors, pourquoi garder ce silence? Qui a intérêt à l’entretenir et dans quel but? Bien que cela laisse à l’homme la liberté de rêver, tout ne fait qu’accentuer le mystère qui, à long terme, risque de devenir dangereux. Si le public n’était pas informé sur ce problème – tel qu’il est informé aujourd’hui sur la pollution – la panique aurait pu être évitée durant l’émission d’Orson Welles. L’homme a davantage peur et est très facilement manipulé lorsqu’il ne connaît pas.

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