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Sur DIEU (II)




Par le professeur de yoga Gregorian Bivolaru

Lisez ici la première partie de cet article


Les lois divines sont les règles du jeu

Toute la manifestation, toute la Création, est un jeu gigantesque que DIEU le Père joue sans arrêt. Ce jeu gigantesque se déroule dans tout le Macrocosme, dans les trois univers, et est toujours basé sur l’existence des lois divines que seul DIEU le Père (et pas un autre) conçoit, fait exister et puis inclut dans cette manifestation grandiose. Il les sème avec Sa sagesse parfaite, totale, inégalable dans tout le Macrocosme et fait ainsi fonctionner avec précision tous les trois univers.

Si nous avons un certain degré d’intelligence et un certain pouvoir d’intuition, nous nous rendons compte que l’existence des lois objectives dans toute la manifestation, tant dans l’univers physique matériel que dans l’univers astral et dans l’univers causal, met en évidence l’existence mystérieuse de Celui qui a conçu et intégré avec sagesse dans la manifestation les lois. Ces lois objectives sont découvertes par les scientifiques et, bien que ceux-ci soient en grande partie athées, elles vont les déterminer à reconnaître la réalité évidente de DIEU le Père.
Ces temps ne sont pas loin. Ils approchent. La découverte de la physique quantique permettra dans un futur proche que les savants constatent scientifiquement l’existence de DIEU le Père, et alors il n’y aura plus de chercheurs sceptiques et athées blasés qui nient avec acharnement DIEU le Père et qui considèrent de façon folle qu’Il n’existe pas.

Par conséquent, si on considère que toute la manifestation, tout le Macrocosme est le jeu mystérieux et grandiose de DIEU le Père, alors les lois divines universelles sont les règles de ce jeu mystérieux.
A la lumière de cette révélation, on peut dire que pour nous intégrer le mieux dans le jeu grandiose de DIEU le Père, il est nécessaire de connaître le mieux les règles mystérieuses, les lois divines universelles qui gouvernent toute la manifestation et qui agissent tant dans l’univers physique que celui astral et celui causal.

Par la connaissance profonde de ces sui generis règles mystérieuses du jeu divin, nous nous intégrons le mieux dans l’harmonie divine et à un moment donné il devient possible pour certains d'entre nous de faire arrêter le jeu, si nous le voulons. Alors, nous atteignons en fait l’état de libération spirituelle suprême.

Autrement dit, si nous nous engrenons dans le jeu de la manifestation divine en étroite liaison avec les dons et les capacités que nous avons éveillés en nous, nous pouvons être vainqueurs ou nous pouvons perdre et être vaincus. Ce n'est que  lorsque un être humain atteint la libération spirituelle suprême que le jeu divin se suspend et s’arrête même pour toujours, et c 'est uniquement pour lui. Un exemple de ce genre est le fait que pour les êtres humains de sexe opposé qui s’aiment avec frénésie, les jeux amoureux basés sur la transfiguration, la consécration des fruits à DIEU le Père et la continence amoureuse parfaite sont comme une sui generis réflexion du jeu divin.

L’horloger de tous les temps

L’existence des lois dans la physique, les mathématiques et dans tous les domaines fondamentaux de la connaissance indique implicitement et de façon catégorique l’existence en éternité d’un mystérieux législateur. En absence de ce législateur, les lois ne pourraient pas apparaître. Ceci est une première preuve, nous osons dire terrible, de l’existence de DIEU car, en dehors de sa manifestation en son hypostase de législateur sage, toutes celles-ci n’existeraient pas.

En regardant maintenant toute la création d’un autre point de vue et en considérant, tout comme le considéraient à un moment donné certains savants ou philosophes que tout l’univers ressemble à une horloge immense, nous nous rendons compte qu’il existe alors un horloger qui est bien plus grand que cet horloge, et qu'aux origines il a fait l’horloge roue par roue, l’a assemblée et l’a fait fonctionner.

En conséquence, l’existence des lois objectives dans la physique et dans les autres domaines de la connaissance humaine met en évidence implicitement l’existence d’un législateur. Car, si ce législateur n’existait pas et si par apagogie nous partions de la conviction à la fois sotte et absurde que tout l’univers, toute la manifestation est la résultante d’une série infinie d’hasards, comme le considèrent certains penseurs matérialistes, alors il serait impossible que tous ces hasards, toutes ces séries de petites ou grandes coïncidences fassent toutefois apparaître les lois de l’univers à travers cette chaîne chaotique d’hasards.

Il faut se rendre compte que cette vision matérialiste et athée, qui considère l’univers comme la résultante aberrante de certains hasards, du chaos, ne pourra  jamais faire apparaître l’harmonie, la symétrie, la précision et la beauté de la Création.
Encore plus, en considérant par apagogie qu’une telle conception matérialiste et sceptique est réelle, cela voudrait dire que tous les saints, tous les sages et tous ceux qui ont découvert DIEU se sont trompés, et que tous leurs témoignages et leurs preuves sont irréels, qu’ils n’ont aucune valeur et que toutes les merveilles attestées n’ont pas existées.

En analysant avec attention une telle conception folle, réductionniste, superficielle et partielle, nous réalisons que ceux qui se trompent sont les pauvres matérialistes qui projettent leur ignorance, leur esprit obtus et leur impuissance à percevoir DIEU, concevant une soi disant réalité chaotique qui serait le fruit du hasard, dépourvue de Divinité, et considèrent que tous ceux qui L’ont perçu, L’ont découvert et se sont rendu compte par expérience directe que DIEU existe se trompent. De tels pauvres êtres humains ressemblent au malade auquel le rhume chronique a annihilé le sens de l’odorat. Ainsi, du fait qu’il soit incapable de sentir les odeurs de toute sorte, il pense de façon obtuse et superficielle que les sensations olfactives n’existent pas.

Les errances du matérialisme irréfléchi

Pour vous donner une idée du scepticisme comme philosophie, nous allons  présenter maintenant quelques éléments définitoires de ce système de pensée créé  par Pyrron de Elis, qui a vécu entre 365 et 275 avant J.C. Le scepticisme n’affirme et ne nie rien. Il n’affirme rien sur les questions discutées comme étant fausses ou vraies en conformité avec la théorie de la connaissance. Il ne considère pas quelque chose comme étant bon ou mauvais du point de vue moral. La suspension de tout jugement est son point culminant et calmer le mental en totalité est son objectif.

Les philosophes grecques Enesidem et Sextus Empiricus ont énoncé dans une forme spéculative les quatre arguments sceptiques:
1. La pluralité et la contradiction des toutes les opinions attirent l’impossibilité de les départager, tout critère constitue ainsi une thèse supplémentaire;
2. La nécessité de prolonger à l’infini les définitions ;
3. La nécessité de postulats non vérifiables, la seule modalité d'y mettre fin étant une régression à l’infini ;
4. L’existence du cercle vicieux.

Le scepticisme prend sa source dans la pensée des sophistes comme Protagoras et Gorgias. Ce courant philosophique a impitoyablement été combattu au Moyen Âge, étant considéré un sacrilège.
Dans le langage courant, le scepticisme désigne tout genre de doute qui apparaît et qui se manifeste dans n’importe quel domaine. Il est en même temps le synonyme de l’état de méfiance. Un continuateur de ce courant philosophique bizarre est le philosophe David Hume, qui se considère le représentant d’un scepticisme modéré. David Hume ne conteste ni la réalité du monde, ni la possibilité de la certitude. Pour lui, la seule connaissance certaine est possible à l’aide des mathématiques et, en ce qui concerne les objets de la nature, il considère la connaissance comme étant probable. Lorsqu’elle est considérée d’un certain point de vue, la philosophie du scepticisme nous apparaît comme de la philosophie spéculative de certains êtres humains au cœur pétrifié et avec une prédominance intellectuelle, vide et sèche.

Un autre courant philosophique qui a imprégné la pensée des derniers deux siècles et qui a encore un certain impacte ici et là, surtout parmi les savants, les chercheurs et les scientifiques, est le matérialisme. Dans son sens philosophique, le matérialisme est un système en conformité avec lequel la totalité du réel est de nature matérielle, mieux dit, il est un produit de la matière. En essence, le matérialisme est réaliste. Dans sa vision, la substance matérielle existe indépendamment de notre représentation sur elle. Ce courant de pensée est anti-idéaliste et en conséquence, antispiritualiste.

Le matérialisme réduit la totalité de ce qui existe à une substance unique et c’est pourquoi il est un monisme ontologique. Presque toujours le matérialisme rejette l’existence de DIEU, du monde de l’au-delà et, lorsque il admet cependant l’existence d’une âme, il la réduit à un phénomène ou un épiphénomène matériel. Dans le sens vulgaire courant, ceci représente la conception et l’attitude de l’être humain qui, en absence de tout idéal abstrait, ne croit que dans les plaisirs des sens et fait ainsi tout pour les connaître.

Qui ne croit pas n’a pas accès à la vérité

Voyons maintenant en quoi consiste l’athéisme. L’athéisme est une doctrine pauvre qui nie l’existence de DIEU. Cette négation peut s’exprimer de deux manières : celle de la lutte et celle de l’indifférence. Il y a une différence entre dire que DIEU n’existe pas et penser que DIEU ne mérite même pas une négation. Dans une telle situation, la négation n’est pas affirmée.
L’ontologie immédiate de l’athéisme est le monisme matérialiste. Dans sa vision, il n’existe qu’une seule substance, la matière. En réalité, ceux qui soutiennent cela oublient tout simplement que la matière n’est autre chose que de l’énergie structurée de diverses manières et ils nient avec acharnement la substantialité de l’esprit.

Le matérialisme éloigne d’un coup la possibilité de l’existence d’un esprit supérieur et englobant tout, tel DIEU. Dans la mesure où certains ordres traditionnels étaient basés sur des croyances et des pratiques religieuses, l’athéisme représente en fait une attitude de rupture évidente fondée sur l’idée d’une liberté étrange et qui exalte le soi disant pouvoir infini de l’homme.

Un autre courant philosophique bizarre est l’agnosticisme. La dénomination de ce courant vient du terme grec „agnostos”, qui signifie „inconnu”. Ce terme a été créé en 1869 par T.H. Huxley, qui avoue qu'il lui a été suggéré par l’inscription en honneur du dieu inconnu, en grec Agnosto Teo, que Saint Paul avait remarqué sur un autel d’Athènes. L’agnosticisme désigne un point de vue étrange selon lequel l’Absolu, l’origine, la nature intime et la finalité des êtres humains et des choses sont, dans le cas où ces expressions aient un certain sens et impliquent une réalité, inaccessibles à notre mental, qui en conséquence ne peut énoncer sur ces aspects ni des affirmations, ni des négations.

L’homme qui vit cette conviction est agnostique. L’agnosticisme nous conseille d'avoir une attitude évidemment bizarre mais cependant spécifique sur les questions fondamentales qui se réfèrent à l’existence de DIEU, sur Lequel il refuse en permanence de se prononcer. L’agnosticisme représente donc un point de vue étrange qui suppose une position de milieu entre le déisme qui affirme l’existence de DIEU et l’athéisme qui la nie. Bien qu’il rejette la possibilité de la connaissance de l’Absolu ou de DIEU, le scepticisme antique ne peut pas être considéré comme agnosticisme. L’agnostique, bien qu’il ne soit pas un croyant n’est pas non plus un athée.

Il est évident que chacun des courants philosophiques que nous avons succinctement passé en revue propagent un certain point de vue sur la réalité qui, assimilé tel quel, fait en sorte que ceux qui embrassent ce genre de systèmes partiels et dépourvus de profondeur deviennent ensuite exactement ce qu’ils pensent en prédominance.

En regardant avec attention et lucidité ceux qui adhèrent à de tels systèmes philosophiques du point de vue de celui qui a découvert DIEU, qui a eu des expériences spirituelles et qui est totalement édifié qu’Il existe, nous pouvons nous rendre facilement compte que de tels êtres humains se trompent. Leur vision sur la réalité et aussi sur DIEU le Père est partielle et évidemment réductionniste.

Les pauvres êtres humains qui embrassent ce genre de courants philosophiques ont un cœur pétrifié. Justement pour cela on considère que s’ils ne sentent rien en ce qui concerne l’existence de DIEU, alors il va de soit que DIEU n’existe pas, et que tous ceux qui affirment que DIEU existe ou qui sentent la réalité et sa présence se trompent. De tels êtres humains ne doutent même pas que leur point de vue est faux. Ils sont les victimes de systèmes de croyances qui mettent en évidence l’ignorance et la superficialité.
 
(à suivre)
 


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2016