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La séparation du droit et de la morale : Le cas abominable de l’homosexualité

 
Depuis qu’il existe en tant que phénomène socio-normatif, le droit, c’est-à-dire la loi dans son sens juridique, a généré outre un type ou un autre d'ordre d'état, et des injustices pour les uns ou les autres. Celles-ci ont été „légales”, „légitimes”, mais jamais morales. Cependant, la loi n’a jamais prétendu être hors de la morale, ou du moins indifférente à celle-ci. Le droit s’est toujours enveloppé de l’aura de la morale pour augmenter sa propre autorité. Ce qui semblait être entièrement naturel ; les commandements, la volonté du législateur se réclamaient des valeurs morales, esprit originaire de la loi à laquelle elles ont donné la forme rigoureuse et efficace de sa lettre.

De toute façon la loi, en son hypostase d’impératif juridique, a guidé les relations extérieures entre les humains, a suivi la loi en tant que loi morale, en tant que norme guidant ainsi les consciences et le monde intérieur de l’esprit. Même  l’idéologie nihiliste du communisme n’a pas osé se dédire de la morale, bien qu’elle soit une morale de classe, réalisant tout de même qu’un monde au-delà de toute morale est une obscurité absolue.

Mais à présent ce sont eux, les politiciens „démocrates” des „droits absolus de l’homme”, gentilshommes avec les homosexuels et surtout avec leurs votes utiles, qui ont même légalisé le mariage des couples de deux barbes et de deux paires de seins...

Ainsi, je me demande où dans notre nouveau siècle est la véritable finalité anthropologique du droit positif ? Se retrouve-t-elle dans la légalisation de l’homosexualité, du mariage des couples unisexuels, des adoptions faites dans le cadre de leur „famille”, de la transsexualité et de la consommation de drogues ? En réalité, toutes ces déviations et ces compromis législatifs attentent gravement à la nature humaine et à son ascendance spirituelle.

L’été 2013, la Grande Bretagne, ne souhaitant pas rester derrière „le beau monde”- en fait les milieux hollandais et français intéressés par la question- a donné le feu vert à la loi du mariage entre homosexuels, pardon, du „mariage entre personnes du même sexe”, comme le dit le texte de la loi que la presse a repris. Donc, il ne s’agit pas d'homosexuels mais de „personnes du même sexe”! Par cette expression neutre et euphémistique, on veut laver l’image d’une minorité sexuelle, la faire paraître propre, honorable, trop honorable même en rapport avec les autres êtres humains. Ce qui nous surprend est le fait que non seulement la presse, mais aussi ceux qui font les lois assument le rôle de vidangeur ou de serviteur qui cache la saleté sous le tapis.

Où sont passés les débats sérieux qui engagent de manière responsable les consciences sur les implications morales de la loi en question, et en même temps sur la mission sociale de la presse, ainsi que sur le sens de l’évolution de la normativité juridique dans le monde contemporain ? Maintenant, l’institution du mariage, base universelle morale et religieuse de la survie de l’espèce et de l’accomplissement affectif de l’homme et de la femme – faits de sorte que, par leur différenciation naturelle, ils accomplissent chacun leur être dans leur unité réciproque – est juridiquement piétiné sinon contesté dans son principe, celui de la différenciation somatique-affective comme fondement bio-socio-moral de l’unité fondamentale de la vie humaine. Aussi, une fois qu’on légalise un autre principe marital, il ne peut être que l’alternative de celui naturel, et ainsi il vient – non seulement de manière logique mais surtout ontologique-, contre celui qui était établi, lui érodant son autorité morale par la corruption et par la force de l’exemple négatif. Avec le temps, des conséquences destructrices insoupçonnées vont avoir lieu pour l’espèce humaine, pour son mental et ses pratiques, et en dernière instance pour sa survie.

La renonciation à l’autocensure morale de la liberté, déjà validée avec des moyens juridiques, ne fait naître que des monstres. Réfléchissons ainsi à la tendance ressentie au plan social de la désinstitutionnalisation de la famille et du climat de l’éducation de l’enfant, à la précarisation de l’idéal de la féminité par sa dissociation du culte de la maternité etc. Or, le droit devrait rester bouclier de la stature morale de l’homme et non pas se transformer en l’instrument odieux de la chute !

Et tout ceci parce que le droit et le monde, jusqu’à maintenant fermes dans leur principes lumineux de juridicité, se sont laissé séduire par les pièges de l’idéologie et de la politique hypocrite des droits de l’homme, transformés eux-mêmes en une source juridique de l’individualisme contraint par aucune exigence morale. Ainsi, la valeur morale, politique et à la fois juridique de la liberté ont échoué dans le libertinage.

La légalisation du mariage des couples homosexuels est justement l’expression totale de l’impasse morale de la juridicité, ainsi que celle de la société prétendue démocratique. La démocratie, considérée dans la perspective d'une forme de gouvernement et pourquoi pas de régime politique, doit-elle payer le prix honteux de cette corruption morale absolue jamais rencontrée jusqu’à présent – sous la forme de l’institution juridique ! – dans l’histoire de l’humanité ?

Donc, à l’occasion de la légalisation du mariage „entre des personnes du même sexe“ au Royaume Uni, de qui le citoyen commun et la civilisation dont il fait partie ont-ils fêté la victoire ?

Je ne sollicite pas la permission de nommer les choses ; n’est-ce pas mon droit ? Il est vrai que dans les Etats démocratiques, le comble de la liberté est de faire dans les médias la propagande des homosexuels et des lesbiennes, de leurs marches dans la rue et en d’autres occasions, afin d'habituer l’opinion publique à ces pratiques. Voilà que ces pratiques disposent désormais des actes juridiques pour leur manifestation, mais en même temps, le droit d’expression ouverte contre eux est subtilement limité par des subterfuges de propagande dans le genre : „on ne peut pas contester les droits de l’homme”, et autre. Et lorsqu’on le fait pour protester non contre les valeurs humanistes authentiques sur lesquels repose le droit, mais contre leur exploitation à l'envers de la raison morale intrinsèque, on est pris pour un „arriéré”, un „devancé par le progrès de l’humanité” et même un „réactionnaire”, sinon bon à lier ou déchu de ses attributions publiques si on en a, comme cela s’est passé – y compris au Royaume Uni – avec certaines personnalités lucides qui ne se s'étaient pas adonnées à l’exercice politique hypocrite.

La télévision américaine, et maintenant les européennes, abondent de reportages passionnés sur le „bienheureux moment où l’épouse est embrassée”. En dépit de l’anormal de la situation et de la réaction de rejet provoqué, on observe chez les participants à l’événement un enthousiasme puéril fabriqué pro domo ou induit aux inconscients par leur soif d’inédit et même d’anormalité.

Je constate à ce sujet que l’un des critères de l’évolution sociale – du fait que je n’ai plus de raisons de croire au progrès de la société ! – réside justement dans la culture de l’anormalité dans de plus en plus de domaines ; commercial, du désir de choquer, en attirant ainsi les clients de la société de consommation, et au niveau de la morale, en renversant l’échelle des valeurs et en faisant monter le mal, la laideur, le cynisme au rang des performances humaines à apprécier, afin de manipuler facilement les humains par leurs tendances inconscientes.

En ce qui concerne la réaction de l’opinion publique, elle n’atteint pas les formes attendues de rejet ferme. Ceci s’explique par le fait que le gens deviennent de plus en plus les prisonniers de la propagande, qui prend de nos jours, comme on peut le voir, des formes immorales de promotion libertine des droits de l’homme et des faux modèles, et pour laquelle le mal devient le bien, ce qui est le critère à suivre dans une civilisation au vecteur sataniste.

D’autre part, le citoyen normal de la société capitaliste nage avec peine dans les eaux quotidiennes de la survie, et n’a plus l’énergie de se manifester sur des préoccupations sans rapport direction avec ses tribulations personnelles.

Dans ce contexte, ce n'est pas la réticence critique de la majorité – en premier la réticence de l’église – qui retient l’ouïe ou la vue, mais le bruit médiatique ou celui de la rue, entretenu par une minorité sexuelle qui se base sur la permissivité de la discrimination positive accordée au nom de la démocratie à ceux qui méritent et à ceux qui ne le méritent pas, et qui l'exploite.

Dans ce contexte, les „arguments”, les diverses justification en faveur du mariage entre les „personnes du même sexe” et généralement de l'homosexualité en tant qu’acte, dit-on, naturel de la culture sociale même sont tout à fait hilarants, mais en réalité déplorables !

Pour beaucoup de ceux qui se prononcent, l’homosexualité serait une maladie, une déformation génétique, de sorte qu’il est recommandable de „manifester toute notre compréhension” face à ses manifestations. Mais si elle est une maladie, devrait-elle être encouragée ? La légalisation du mariage entre ces „malades” serait-elle une modalité d’éradiquer la „maladie” ou devrait-elle être traitée en utilisant les moyens curatifs, assainissants de la société, afin d’empêcher la corruption, les habitudes et les pratiques non naturelles, celles-ci étant en fait la vraie cause du phénomène ?

Un autre „argument” à la faveur de „l’attitude compréhensive” sonne habituellement ainsi : „Mais les homosexuels ne font aucun mal à la communauté, ils pratiquent discrètement leurs passions sans déranger les autres”. Mais les marches obscènes des gay et des lesbiennes attentant au sentiment de pudeur, les films persuasifs sur les chaînes de télévision à des heures accessibles aussi aux enfants qui n'ont pas encore les critères consolidés d’appréciation et de comportement, ainsi que les autres formes subliminales, en fait encore plus dangereuses, d’inoculation et de corruption, sont-ils des moyens „discrets” de pratique de ce que le peuple a nommé avec horreur être la sodomie ?

D’autres analystes, des „penseurs encore plus subtils” dans ce problème, essaient de justifier l’homosexualité en se basant sur le fait que celle-ci pouvait être observée aussi dans le monde des animaux. Quelle brillante pensée ! Peut-être que certains êtres animaux, mais l’humanité est toute autre chose que l’animalité ; c’est une acquisition d’esprit et de censure morale ! Prenons-nous l’animal comme repère axiologique ? En effet, quelle souplesse, quelle „finesse” d’esprit chez ces honorables penseurs !

Mais il y a aussi d’autres analystes encore plus „intelligents” que tous les autres rencontrés jusqu’à maintenant. S’approfondissant dans leurs pensées, ils soulagent leur mental avec des pensées telles : la relation homosexuelle est acceptable ainsi que la famille du même sexe, parce que la famille soi disant normale n’est pas dispensée de violence, de l’exploitation de la femme ou des enfants, ou des abus contre ceux-ci. Ceci est vrai, sauf que tout ceci est considéré comme des infractions passibles de la loi pénale justement pour protéger les valeurs fondamentales. Les messieurs en cause n’ont-ils pas entendu parler des crimes odieux entre homosexuels pour des raisons diverses ? Maintenant qu’ils peuvent être aussi des „époux”, „la fugue de l'épouse de la maison, dans le monde ou chez sa maman” serait une raison de plus pour les actes de violence. Mais les enfants bien sûr, seulement les enfants adoptés, car d'autres ne peuvent pas apparaître du „fruit de l’amour” du fait que l’appartenance aux sexes différents n’existe plus entre les „époux” – eux, les enfants innocents, obligés de vivre dans l’atmosphère „intimidatrice” du couple unisexuel, quelles aptitudes de vie vont-ils acquérir ?  Pour eux, les droits de l'homme, dans le bon sens du mot, n'impliquent-ils pas implicitement les droits de l'enfant ?

On rencontre aussi un autre soi disant argument qui met en évidence „l’esthétisme élevé” des analystes qui l’invoquent : „Pourquoi l’intimité physiologique des homosexuels serait-elle plus abominable, si les choses étaient ainsi, en rapport avec ce que nous admettons seulement conventionnellement comme naturel et normal dans la physiologie de l’intimité hétérosexuelle ?” Je crois inutile qu’on doive contre-argumentér une telle „vision esthétique”. Pourtant, je ne peux pas ne pas me demander : depuis quand, dans le cas des gays, le scatologique – horribile dictu ! – est-il devenu une catégorie esthétique ? Et dans le cas des lesbiennes – elles sont aussi des femmes, non ? –, peut-on encore idéaliser le modèle ailé de la féminité, couronnement de toute la beauté du monde ?

Quel pourrait être le rôle de leur intimité non naturelle ? La mécanique tactile, dépourvue de la semence de la vie, ne donne naissance qu’à des fleurs stériles de papier coloré... La féminité ne se réduit pas à la sexualité, et celle-ci porte toute l’émotion de la Nature seulement en entretenant le sentiment de l’immortalité. Celui-ci prend naissance dans l’indélébile dualité : l’homme et la femme. Seulement du principe de leur différenciation naquit l’unité mirabilis de l’être humain unifié, ayant une nature complémentaire !

Ô Dieu, pourquoi toutes ces perturbations de mentalité et ainsi de réglementations juridiques ? Réfléchissons plutôt comment garder la beauté du monde en amplifiant son mystère par la condition naturelle de l’humain !

Conclusions

En liaison avec ce qui a été présenté ci-dessus, je conclue, comme la plupart de nous, que la légalisation du mariage „entre des personnes du même sexe” provoque une grave impasse morale ; elle imite et confisque le modèle lumineux de l’institution naturelle du mariage, tout comme le font les animaux de proie capables de prendre la forme du milieu ou même de la victime pour la dévorer.

Il est claire qu'il est nécessaire de nommer les choses par leur nom sur ce phénomène, mais ce n'est pas suffisant. Je ne sais même plus, pessimiste comme je  deviens de plus en plus, si la société va revigorer sa réaction saine de rejet de ce qui la mine à partir des simples signaux critiques qui apparaissent de la part de l’un ou de l’autre de nous. Peut-être que non pas le discours critique peut l’ébranler; mais plutôt, la tentative de la faire monter à l’état d’étonnement ingénu, comme celui si puissant en sa naïveté, de l’enfant de l’histoire qui voyait, lui, que „l’empereur et nu”!

 


yogaesoteric
2016