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Avec le soutien des médias, la police roumaine commet un abus grave contre Gregorian Bivolaru en publiant son nom sur la liste Europol

 
Bureau de presse de MISA constate l'action de manipulation de l'opinion publique soutenue par la quasi-totalité de la presse et des télévisions de Roumanie le 29 Janvier 2016 au sujet de Gregorian Bivolaru. Presque toutes les chaînes d'information officielles annonçaient que Gregorian Bivolaru figure parmi les premiers 57 criminels les plus recherchés dans l'Union européenne, aux côtés des terroristes et des assassins les plus dangereux.

Il est à noter que cette classification n’a pas été faite par les autorités de l'UE, comme les journalistes roumains ont laissé à comprendre, mais la responsabilité de la nomination de Gregorian Bivolaru sur cette liste, ainsi que les spécifications des infractions qui lui ont été attribuées appartiennent en totalité aux autorités roumaines.

On constate, toutefois, fait scandaleux, que les autorités roumaines ONT FALSIFIE LES DONNEES sur Gregorian Bivolaru et ont transmis DES INFORMATIONS ERRONEES aux autorités de l'UE, amplifiant de manière inadmissible la motivation de la condamnation de celui-ci! Ainsi, en consultant le site web de l’Europol, nous notons qu’à Gregorian Bivolaru lui ont été attribuées les infractions de „l'exploitation sexuelle des enfants et pédopornographie”. En réalité, la Cour de la Roumanie l'avait condamné seulement pour „rapport sexuel avec une mineure”, donc il n’est nullement question d'un ou plusieurs enfants. La différence d’encadrement juridique entre les deux motifs est immense!

De plus, le Bureau de presse de MISA souligne que la soi dite „victime de Gregorian Bivolaru” avait alors plus de 17 ans. Elle a affirmé tout au long du procès qu’elle n’accuse de rien Gregorian Bivolaru. La jeune femme a également affirmé que, en fait, tout était une mise en scène des procureurs, étant elle-même traumatisée par eux. L'un des nombreux témoignages à cet égard de l'ancienne mineure peut être suivi ici.

Le Bureau de presse de MISA souligne que l'affirmation selon laquelle Gregorian Bivolaru avait été reconnu coupable d'„exploitation sexuelle des enfants et pédopornographie” est un faux grossier et il ne peut pas être attribué aux autorités européennes, du fait que sur le site de l’Europol il est mentionné: „Le contenu du site est géré et entretenu par les équipes nationales ENFAST de chaque Etat membre de l'UE”. En d'autres termes, la falsification manifeste des données appartient à la Police roumaine! Compte tenu de l'importance de cette action il est absolument clair que la transmission de fausses informations n’est pas due à une erreur, mais elle était délibérée et visait à affecter autant l’image et même l’intégrité de Gregorian Bivolaru.

Ignorant complètement l’abus tranchant commis par l'administration roumaine, la plupart des publications de Roumanie ont pris à leur tour ces informations fausses, les déformant encore plus. Certains éditeurs ont ajouté, par exemple, que „Les autorités montrent que Gregorian Bivolaru a entretenu des actes sexuels répétés avec les mineures, qu’il les maintenait en esclavage et les exploitait sexuellement”.

Il est plus que significatif de noter que la Police et les médias en Roumanie ont ainsi réitérés contre Gregorian Bivolaru des charges liées à la traite des êtres humains et „l’exploitation sexuelle des enfants” (Police) et „garde des mineures en esclavage” (les médias). La diffusion publique, et surtout par ligne officielle (pour la Police) de ces allégations représente un abus d’autant plus grand qu’en Février 2015, un tribunal en Roumanie (Tribunal de Cluj) a établi que ces accusations sont sans fondement! Plus précisément, dans la motivation du verdict, le tribunal a noté que „l'incohérence des preuve et l'absurdité des allégations contenues dans l'acte d'accusation prouvent le caractère répressif de cette action des autorités”.

Même ainsi, si l'on fait abstraction de la falsification des accusations pour lesquelles Gregorian Bivolaru qui a été condamné à six ans de prison, sa nomination par la Police roumaine parmi les deux criminels les plus dangereux en Roumanie est tout à fait injuste! En consultant le web de la Police roumaine sur les criminels les plus recherchés dans le pays, on peut constater que, sur 41 personnes indiquées, au moins 15 d'entre elles avaient des peines beaucoup plus sévères que celle de Gregorian Bivolaru. Dans le cas de ces personnes, il s’agit, par exemple, de „meurtre aggravé” (peine de prison de 21 ans), „infractions à la législation sur les armes et les munitions” (peine de prison de 18 ans), „tricherie et faux intellectuel” (peine de prison de 17 ans), „trafic de drogues à haut risque” (peine de prison de 15 ans), et plus encore!

Pourquoi les autorités roumaines ont considéré la peine de six ans de Gregorian Bivolaru pour „rapport sexuel avec une mineure” comme plus grave qu'un crime terrible, condamné à plus de 20 ans de prison? Et pourquoi des dizaines de publications ont été promptes à diffuser la nouvelle que Gregorian Bivolaru serait „l'un des criminels les plus dangereux dans l'UE”, mais même pas un des „prestigieux” journalistes et reporters de télévision n’a pas fait une analyse minimale pour clarifier les incohérences stridentes de l'affaire?

En ce qui concerne les écarts, le Bureau de presse de MISA rappelle que les autorités d'un autre Etat membre de l'UE, la Suède, ont une vision complètement différente du cas de Gregorian Bivolaru. Les Suédois lui ont accordé l'asile politique juste parce qu'ils ont constaté qu'il est soumis à une persécution systématique dans son pays. Aussi, la situation juridique de Gregorian Bivolaru a attiré l'attention de dizaines de députés européens et des organisations internationales de défense des droits de l'homme, qui ont interpellé à plusieurs reprises les autorités roumaines sur les abus flagrants auxquels il a été soumis.

De retour à la liste de l’Europol, il est naïf de croire que la diffusion par les médias de Roumanie des fausses informations, qui ne tiennent pas compte d'un certain nombre d'abus (ou même contribuent grandement à eux) est juste une coïncidence. Au contraire, cette coalition tacite des journalistes indique plutôt une action de lynchage publique, exécuté à l’ordre, qui vise farouchement la destruction de Gregorian Bivolaru.
Sinon, nous attendons la réaction des journalistes honnêtes, pour corriger les dommages causés par la diffusion d'informations fausses et manipulées auxquelles nous avons fait allusion.


Bureau de Presse de MISA
10 mars 2016