{"id":101811,"date":"2022-11-25T14:52:56","date_gmt":"2022-11-25T14:52:56","guid":{"rendered":"https:\/\/yogaesoteric.net\/?p=101811"},"modified":"2022-11-29T12:48:28","modified_gmt":"2022-11-29T12:48:28","slug":"quand-la-science-devient-pseudo-science-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/quand-la-science-devient-pseudo-science-2\/","title":{"rendered":"Quand la science devient pseudo-science (2)"},"content":{"rendered":"<p>Lisez <a href=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/quand-la-science-devient-pseudo-science-1\/\"><u>la premi\u00e8re partie<\/u><\/a> de cet article<\/p>\n<p><strong> 2. Des faiblesses intrins\u00e8ques \u00e0 la science<\/strong><\/p>\n<p>Ces caract\u00e9ristiques de la science rend notre connaissance scientifique tr\u00e8s pr\u00e9caire.<\/p>\n<p><strong>Simplification et approximation<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/quand-la-science-devient-pseudo-science-2\/101811_1\/\" rel=\"attachment wp-att-101812\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-101812\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_1.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"382\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_1.jpg 550w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_1-300x208.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/a>M\u00eame l\u2019approche la plus holistique est une simplification. L\u2019esprit humain est incapable d\u2019englober la totalit\u00e9 d\u2019une nature complexe insondable. Toutes nos d\u00e9ductions, toutes nos observations, toutes nos mesures ne sont qu\u2019une approximation de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Ces probl\u00e8mes sont exacerb\u00e9s dans les th\u00e9ories math\u00e9matiques. Une hypoth\u00e8se doit d\u2019abord \u00eatre exprim\u00e9e dans un langage banal. Le processus de traduction en symbolisme math\u00e9matique s\u2019accompagne d\u2019une grande perte d\u2019informations. Elle \u00e9limine d\u2019embl\u00e9e tout ce qui n\u2019est pas quantifiable. Donc plus on s\u2019\u00e9loigne du monde inanim\u00e9, moins une description math\u00e9matique est appropri\u00e9e. M\u00eame parmi les caract\u00e9ristiques quantitatives, on doit faire un choix. Les math\u00e9matiques ne peuvent traiter qu\u2019un nombre tr\u00e8s limit\u00e9 de param\u00e8tres, et seulement une version tr\u00e8s simplifi\u00e9e de leurs relations. Donc un mod\u00e8le math\u00e9matique ne refl\u00e8te que tr\u00e8s imparfaitement la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Le processus d\u2019approximation va encore plus loin. Bien que les \u00e9quations aient des solutions exactes en th\u00e9orie, dans tous les cas, sauf les plus simples, nous ne pouvons les r\u00e9soudre qu\u2019approximativement. C\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement le cas des \u00e9quations diff\u00e9rentielles, c\u2019est-\u00e0-dire des \u00e9quations indiquant l\u2019\u00e9volution d\u2019un syst\u00e8me dans le temps et l\u2019espace et sur lesquelles reposent donc les pr\u00e9dictions. Toute une s\u00e9rie d\u2019approximations se produit \u00e0 nouveau lors de la retraduction de notre th\u00e9orie math\u00e9matique en langage courant, c\u2019est-\u00e0-dire de son application dans la r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te, notamment parce ce qu\u2019elle est susceptible d\u2019impliquer des nombres non exacts tels que \u221a2 ou \u03c0.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la partie math\u00e9matique peut, comme en physique quantique avoir plus d\u2019une interpr\u00e9tation scientifique.<\/p>\n<p>En conclusion, la parfaite exactitude inh\u00e9rente au formalisme math\u00e9matique nous permet un plus grand contr\u00f4le sur certaines caract\u00e9ristiques quantifiables, mais, pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 cause de cette exactitude, elle est tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour citer Einstein, \u00ab <em>Dans la mesure o\u00f9 les propositions des math\u00e9matiques se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, elles sont incertaines ; et dans la mesure o\u00f9 elles sont certaines, elles ne se r\u00e9f\u00e8rent pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Impr\u00e9visibilit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019est donc pas surprenant que l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9 s\u2019ensuit m\u00eame dans la th\u00e9orie d\u00e9terministe la plus simple :<\/p>\n<p>Consid\u00e9rons l\u2019exemple suivant construit par le physicien Max Born. Une particule se d\u00e9place sans friction le long d\u2019une ligne droite de longueur l\u2019entre deux murs. Lorsqu\u2019elle atteint l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la ligne, elle rebondit. Supposons que sa position initiale est donn\u00e9e par le point x0 sur la ligne et sa vitesse initiale est v0 et que l\u2019impr\u00e9cision de nos mesures initiales est de \u0394x0 et \u0394v0. Selon la premi\u00e8re loi de Newton, \u00e0 un instant t, il devrait se trouver au point x = x0 + tv0. Cependant, selon la m\u00eame loi, notre pr\u00e9diction de sa position \u00e0 l\u2019instant t s\u2019\u00e9cartera de cette valeur de \u0394x = \u0394x 0 + t \u0394v0. Ainsi notre erreur va continuer \u00e0 augmenter avec le temps. Apr\u00e8s un temps critique tc = l\/ \u0394v0, cet \u00e9cart sera sup\u00e9rieur \u00e0 la longueur l de la ligne. En d\u2019autres termes, pour tout instant t &gt; tc, nous ne pourrons plus du tout pr\u00e9dire la position de la particule. Elle pourrait se trouver n\u2019importe o\u00f9 sur la ligne.<br \/>\nNous pouvons perfectionner nos instruments de mesure et r\u00e9duire l\u2019impr\u00e9cision initiale, mais nous ne pourrons jamais nous en d\u00e9barrasser compl\u00e8tement. Tout ce que nous ferons, c\u2019est \u00e9tendre l\u2019intervalle de temps dans lequel la pr\u00e9diction est possible.<\/p>\n<p>Cet exemple concerne un syst\u00e8me ferm\u00e9 simple et id\u00e9al. Dans le r\u00e9\u00e9l, d\u2019innombrables facteurs sont impliqu\u00e9s, aggravant l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9. En gros, \u00e0 cause d\u2019erreurs in\u00e9vitables, notre capacit\u00e9 \u00e0 savoir ce qui se passe au-del\u00e0 d\u2019un certain temps peut \u00eatre limit\u00e9e d\u2019une mani\u00e8re qu\u2019aucun progr\u00e8s technique ne peut surmonter.<\/p>\n<p>Dans nos calculs effectu\u00e9s par ordinateur, il peut arriver que de minuscules erreurs se propagent et s\u2019accroient. En effet, la mani\u00e8re cod\u00e9e dont un ordinateur aborde les calculs internes implique une erreur d\u2019arrondi. L\u2019erreur survient \u00e9galement lorsque le r\u00e9sultat en langage cod\u00e9 est retraduit sous la forme imprim\u00e9e sur l\u2019\u00e9cran.<\/p>\n<p><strong>Observation \u00e0 l\u2019\u00e2ge informatique<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/quand-la-science-devient-pseudo-science-2\/101811_2\/\" rel=\"attachment wp-att-101815\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-101815\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_2-e1669387743270.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"365\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_2-e1669387743270.jpg 550w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_2-e1669387743270-300x199.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/a>L\u2019informatisation ajoute \u00e9galement de nouvelles probl\u00e9matiques \u00e0 l\u2019acte d\u2019observation. On sait depuis bien avant l\u2019\u00e8re chr\u00e9tienne que l\u2019observation, r\u00e9sultat d\u2019une collaboration complexe entre nos sens et notre esprit, est loin d\u2019\u00eatre neutre et peut \u00eatre trompeuse.<\/p>\n<p>Depuis, les instruments d\u2019observation ont introduit toute une s\u00e9rie de nouvelles complications, en d\u00e9pit des possibilit\u00e9s insoup\u00e7onn\u00e9es qu\u2019ils ont ouvertes. Outre l\u2019introduction d\u2019erreurs, l\u2019\u00e9tude des \u00e9v\u00e9nements de notre espace-temps quadridimensionnel \u00e0 partir de repr\u00e9sentations symboliques unidimensionnelles ou bidimensionnelles soul\u00e8ve la question de la perte d\u2019informations. Plus important encore, les ordinateurs sont constitu\u00e9s de processus algorithmiques repr\u00e9sent\u00e9s par des 0 et des 1, et sont donc s\u00e9v\u00e8rement limit\u00e9s par des pr\u00e9misses trop simplifi\u00e9es. Ils ne peuvent pas aller au-del\u00e0 de celles-ci, ils ne peuvent pas inf\u00e9rer. On peut donc se demander s\u2019ils ne peuvent d\u00e9tecter que ce qui correspond \u00e0 nos id\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues.<\/p>\n<p>En fait, le probl\u00e8me s\u2019aggrave \u00e0 mesure que le processus d\u2019observation est de plus en plus automatis\u00e9, \u00e9liminant ainsi l\u2019observateur humain : la machine observe et interpr\u00e8te. C\u2019est encore pire lorsque l\u2019observation est supprim\u00e9e et que les conclusions sont bas\u00e9es sur des simulations et non sur des exp\u00e9riences r\u00e9elles, comme c\u2019est de plus en plus le cas. Ces probl\u00e8mes soul\u00e8vent bien des question en ce qui concerne notre connaissance du monde microscopique. Elle d\u00e9pend enti\u00e8rement des instruments. Nous n\u2019avons pour ainsi dire aucune repr\u00e9sentation non filtr\u00e9e pour comparer l\u2019image qu\u2019ils nous donnent. En plus pour l\u2019observer, le plus souvent non seulement les \u00e9chantillons sont retir\u00e9s de leur environnement, mais il faut le plus souvent les pr\u00e9parer, notamment par une technique de coloration. Il y a donc adult\u00e9ration.<\/p>\n<p><strong>G\u00e9n\u00e9ralisation <\/strong><\/p>\n<p>Tout cela remet en cause le processus de g\u00e9n\u00e9ralisation, c\u2019est-\u00e0-dire de d\u00e9duction de principes, \u00e0 partir de donn\u00e9es qui ne peuvent \u00eatre que limit\u00e9es. Le probl\u00e8me de g\u00e9n\u00e9ralisation est encore plus s\u00e9rieux car l\u2019observation peut \u00eatre reproduite, mais ne sera jamais similaire. Donc, dans quelle mesure les r\u00e9sultats doivent-ils \u00eatre similaires pour \u00eatre accept\u00e9s comme justification d\u2019une conclusion donn\u00e9e ? La question se pose d\u2019autant plus que nous n\u2019essayons pas simplement de d\u00e9duire la couleur des cygnes \u00e0 partir d\u2019observations r\u00e9p\u00e9titives, mais de d\u00e9duire des principes de base \u00e0 partir de l\u2019observation d\u2019une grande vari\u00e9t\u00e9 de cas dissemblables. Trop peu de donn\u00e9es peuvent nous conduire \u00e0 des mod\u00e8les erron\u00e9s, et donc \u00e0 des pr\u00e9dictions erron\u00e9es.<\/p>\n<p>Plus le nombre de param\u00e8tres est \u00e9lev\u00e9, plus la sensibilit\u00e9 des r\u00e9sultats aux conditions initiales est grande, moins on peut s\u2019attendre \u00e0 ce que les r\u00e9sultats de nos exp\u00e9riences restent proches. Qui plus est, les r\u00e9sultats peuvent d\u00e9pendre de l\u2019interpr\u00e9tation et du protocole appliqu\u00e9. Obtenir des r\u00e9sultats coh\u00e9rents pourrait donc s\u2019av\u00e9rer difficile. Donc combien de fois une exp\u00e9rience doit-elle \u00eatre reproduite avant que ses r\u00e9sultats puissent \u00eatre accept\u00e9s ?<\/p>\n<p>Fondamentalement, la question de savoir quand la v\u00e9rification exp\u00e9rimentale peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme satisfaisante n\u2019a pas de r\u00e9ponse claire. On ne peut pas n\u00e9cessairement affirmer qu\u2019elle doit d\u00e9pendre du succ\u00e8s de ses applications, car leur inconv\u00e9nient peut prendre un certain temps avant d\u2019\u00eatre remarqu\u00e9s. M\u00eame lorsqu\u2019une hypoth\u00e8se est \u00e9labor\u00e9e dans le meilleur esprit scientifique, des failles s\u00e9rieuses peuvent rester non identifi\u00e9es pendant des d\u00e9cennies, pr\u00e9cis\u00e9mment car notre observation reste limit\u00e9e, ne serait-ce que pour des raisons techniques.<\/p>\n<p>Quand est-il alors raisonnable d\u2019appliquer une hypoth\u00e8se, c\u2019est-\u00e0-dire de construire de nouvelles hypoth\u00e8ses reposant sur elle ou de l\u2019utiliser technologiquement ?<\/p>\n<p><strong>Hypoth\u00e8ses<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/quand-la-science-devient-pseudo-science-2\/101811_4\/\" rel=\"attachment wp-att-101821\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-101821\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_4-e1669387924845.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"413\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_4-e1669387924845.jpg 550w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_4-e1669387924845-300x225.jpg 300w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/101811_4-e1669387924845-86x64.jpg 86w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/a>Il ne peut y avoir de science sans hypoth\u00e8ses. On doit d\u2019abord avoir \u00e9tabli une relation \u00e0 l\u2019univers avant que nous puissions m\u00eame penser scientifiquement. En d\u2019autres termes, la m\u00e9taphysique pr\u00e9c\u00e8de toujours la science. Plus g\u00e9n\u00e9ralement, la science reste fond\u00e9e sur des hypoth\u00e8ses qu\u2019on oublie car elles sont cach\u00e9es et devenues trop famili\u00e8res. Celles-ci peuvent fortement influencer les th\u00e9ories que nous \u00e9laborons.<\/p>\n<p>Par exemple, les pr\u00e9dictions math\u00e9matiques impliquent l\u2019int\u00e9gration. Derri\u00e8re ce concept se cache l\u2019hypoth\u00e8se de l\u2019uniformit\u00e9 selon lequel les processus seraient rest\u00e9s les m\u00eames \u00e0 travers le temps et l\u2019espace. Cette hypoth\u00e8se est \u00e0 la base de toute g\u00e9n\u00e9ralisation. L\u2019uniformit\u00e9 \u00e9tait pr\u00e9sum\u00e9e tr\u00e8s limit\u00e9e par le Bouddha. C\u2019est D\u00e9mocrite qui a introduit sa version la plus extr\u00eame comme principe scientifique de base. Galil\u00e9e est rest\u00e9 prudent. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9 d\u2019abord par les physiciens au XVIIe si\u00e8cle, puis par les g\u00e9ologues, pour qui les taux des processus g\u00e9ologiques sont rest\u00e9s les m\u00eames au fil du temps.<\/p>\n<p>Cependant, \u00e0 cause de l\u2019impr\u00e9visibilit\u00e9, nous n\u2019avons aucune id\u00e9e dans quelle mesure l\u2019uniformit\u00e9 tient. Il vaut donc mieux rester prudent en ce qui concerne les ph\u00e9nom\u00e8nes lointains.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs l\u2019uniformit\u00e9 dans le temps a \u00e9t\u00e9 remise en question par des d\u00e9couvertes g\u00e9ologiques depuis les ann\u00e9es 1960 qui sugg\u00e8rent que des cataclysmes uniques ont modifi\u00e9 de fa\u00e7on critique les conditions existantes dans l\u2019histoire de notre plan\u00e8te.<\/p>\n<p><strong>Les limites de la science<\/strong><\/p>\n<p>Pour toutes ces raisons, bien qu\u2019\u00e9tant la forme de connaissance la moins fantaisiste, nous ne pouvons pas savoir si la science peut nous conduire \u00e0 des v\u00e9rit\u00e9s. Notre compr\u00e9hension scientifique est constamment approfondie. Elle nous \u00e9loigne donc des contre-v\u00e9rit\u00e9s. En effet, la science ne peut pas sciemment nous dire des contre-v\u00e9rit\u00e9s. \u00c0 tout moment, elle doit se conformer \u00e0 toutes les donn\u00e9es connues. On am\u00e9liore nos approximation certes. Mais dans l\u2019infinitude du monde, cela nous rapproche-t-il d\u2019une quelconque v\u00e9rit\u00e9 ?<\/p>\n<p>Le doute est donc caract\u00e9ristique d\u2019une approche scientifique. La science remet en question les id\u00e9es re\u00e7ues. L\u2019importance du doute a \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9 par les penseurs scientifiques de toutes les \u00e9poques et traditions. Les th\u00e9ories ne doivent pas \u00eatre rejet\u00e9es, mais leur acceptation ne doit pas \u00eatre passive.<\/p>\n<p>Proc\u00e9der scientifiquement, c\u2019est reconna\u00eetre que la science est une \u00ab philosophie de la nature \u00bb, m\u00eame si elle se distingue des autres philosophies en \u00ab interrogeant la nature elle-m\u00eame pour obtenir des r\u00e9ponses \u00e0 ce qu\u2019est la nature \u00bb. Proc\u00e9der scientifiquement, c\u2019est esp\u00e9rer que nos pens\u00e9es scientifiques sont en harmonie avec la nature, car sinon nous serions incompatibles avec les conditions de vie donn\u00e9es, mais c\u2019est aussi reconna\u00eetre que la science est loin d\u2019\u00eatre objective. Elle pr\u00e9suppose toujours l\u2019existence de l\u2019homme et nous devons prendre conscience que nous ne sommes pas de simples observateurs mais aussi des acteurs sur la sc\u00e8ne de la vie.<\/p>\n<p>Lisez <a href=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/quand-la-science-devient-pseudo-science-3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la troisi\u00e9me partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>yogaesoteric<br \/>\n25 novembre 2022<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lisez la premi\u00e8re partie de cet article 2. Des faiblesses intrins\u00e8ques \u00e0 la science Ces caract\u00e9ristiques de la science rend notre connaissance scientifique tr\u00e8s pr\u00e9caire. Simplification et approximation M\u00eame l\u2019approche la plus holistique est une simplification. L\u2019esprit humain est incapable d\u2019englober la totalit\u00e9 d\u2019une nature complexe insondable. 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