{"id":11217,"date":"2017-11-25T19:50:38","date_gmt":"2017-11-25T19:50:38","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/actualite-fr\/articles-1602-fr\/joseph-stiglitz-il-faudra-peut-etre-abandonner-leuro-pour-sauver-le-projet-europeen\/"},"modified":"2017-11-25T19:50:38","modified_gmt":"2017-11-25T19:50:38","slug":"joseph-stiglitz-il-faudra-peut-etre-abandonner-leuro-pour-sauver-le-projet-europeen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/joseph-stiglitz-il-faudra-peut-etre-abandonner-leuro-pour-sauver-le-projet-europeen\/","title":{"rendered":"Joseph Stiglitz : \u00ab Il faudra peut-\u00eatre abandonner l\u2019euro pour sauver le projet europ\u00e9en \u00bb"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n    \n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    Dans son essai, le prix Nobel d&#8217;&#233;conomie et professeur &#224; Columbia affirme que si l&#8217;Europe ne parvient pas &#224; sortir de la crise, c&#8217;est avant tout &#224; cause de la monnaie unique. Voil&#224; plus de d&#233;tails dans une interview de Beno&#238;t Georges avec Joseph Stiglitz.\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads-oct17\/16.11.2017\/13715\/13715_2.jpg\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : Pour toute une g&#233;n&#233;ration d&#8217;Europ&#233;ens, il semble impensable de remettre en cause l&#8217;existence de l&#8217;euro. Nous vivons avec, c&#8217;est une monnaie en laquelle nous avons confiance&#8230; Comment un &#233;conomiste comme vous peut-il dire que l&#8217;euro est un &#233;chec ? <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : L&#8217;euro a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pas comme une fin en soi, mais comme un moyen de parvenir &#224; un but. Le but &#233;tait de cr&#233;er une Europe plus prosp&#232;re et une plus grande solidarit&#233; politique. Par rapport &#224; ce but-l&#224;, l&#8217;euro n&#8217;est pas une r&#233;ussite. L&#8217;&#233;conomie se porte tr&#232;s mal en Europe. Rappelez-vous, la crise de 2008 a d&#233;marr&#233; aux Etats-Unis, mais les Etats-Unis se sont remis pour l&#8217;essentiel. L&#8217;Europe continue d&#8217;&#234;tre en stagnation. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : Mais en Europe, on estime que la crise n&#8217;est pas li&#233;e &#224; l&#8217;euro, qu&#8217;elle est li&#233;e &#224; la finance, et que si notre continent a du mal &#224; s&#8217;en remettre, ce n&#8217;est pas pour des raisons mon&#233;taires&#8230; Vous, vous dites que l&#8217;euro est le seul responsable&#8230; <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : Ce n&#8217;est pas le seul probl&#232;me, mais c&#8217;est le principal. Le principe d&#8217;une monnaie, c&#8217;est de permettre d&#8217;ajuster l&#8217;&#233;conomie en cas de choc. Vous avez une monnaie unique, utilis&#233;e par 19 pays diff&#233;rents, tr&#232;s diff&#233;rents, et le test survient quand on est confront&#233; &#224; un choc. Et quand la crise est arriv&#233;e, l&#8217;euro a &#233;chou&#233; &#224; ce test. Parce que la capacit&#233; des pays europ&#233;ens &#224; r&#233;pondre &#224; ce choc &#233;tait restreinte. <\/p>\n<p align=\"justify\">Normalement il y a plusieurs moyens de r&#233;pondre &#224; une crise : vous baissez vos taux de change, vous baissez les taux d&#8217;int&#233;r&#234;ts, diff&#233;rents pays peuvent agir de fa&#231;on diff&#233;rente. Avec la monnaie unique, ces m&#233;canismes ont &#233;t&#233; enlev&#233;s. Et rien n&#8217;a &#233;t&#233; mis &#224; la place. En faisant cela, l&#8217;Europe s&#8217;est li&#233; les mains : vous ne pouvez pas utiliser les taux de change, les outils de politique mon&#233;taire, la fiscalit&#233;&#8230; parce que vous devez limiter les d&#233;ficits &#224; 3 % du PIB. Tous les instruments d&#8217;ajustement ont &#233;t&#233; enlev&#233;s. Et, ce qui est pire, les institutions n&#233;cessaires n&#8217;ont pas &#233;t&#233; mises en place. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : Vous expliquez dans votre livre que les crit&#232;res de convergence, qui devaient rapprocher les pays pauvres des plus riches, n&#8217;ont servi &#224; rien. Vous dites qu&#8217;il y a eu au contraire une divergence des pays&#8230; <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : Les chiffres montrent qu&#8217;il y a une divergence, mais ce que j&#8217;essaie d&#8217;expliquer dans mon livre, c&#8217;est comment la structure m&#234;me de la zone euro a presque rendu cela in&#233;vitable. Vous ne pouvez pas faire porter la responsabilit&#233; sur les pays. Il y a eu beaucoup de tentatives d&#8217;accuser la Gr&#232;ce ou l&#8217;Espagne de ne pas avoir fait ce qu&#8217;il fallait. Mais &#224; la source du probl&#232;me, il y avait l&#8217;obligation de limiter les d&#233;ficits et l&#8217;inflation. Regardez l&#8217;Espagne ou la Gr&#232;ce : ils &#233;taient en exc&#233;dent avant la crise ! Ce n&#8217;est pas leur d&#233;ficit qui a caus&#233; la crise, c&#8217;est la crise qui a caus&#233; leur d&#233;ficit. <\/p>\n<p align=\"justify\">Et dire que le probl&#232;me peut &#234;tre r&#233;solu en r&#233;duisant les d&#233;ficits est une erreur : cela aggrave la situation. Aujourd&#8217;hui, dans les pays europ&#233;ens en difficult&#233;, l&#8217;amplitude de la d&#233;pression est plus forte que pendant la grande d&#233;pression. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : Vous d&#233;crivez une faute commune des responsables europ&#233;ens, mais vous &#234;tes particuli&#232;rement dur avec l&#8217;Allemagne. C&#8217;&#233;tait la plus forte &#233;conomie d&#8217;Europe avant la crise, et c&#8217;est celle qui s&#8217;en sort le mieux &#224; la fin : en principe, l&#8217;argent devait aller des plus pauvres vers les plus riches, et les capitaux ont fait le mouvement inverse&#8230; <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : Et le probl&#232;me que pose l&#8217;Allemagne est double. D&#8217;abord, elle maintient son exc&#233;dent. C&#8217;est un principe de base de l&#8217;&#233;conomie : si certains pays exportent plus qu&#8217;ils n&#8217;importent, alors d&#8217;autres importent plus qu&#8217;ils n&#8217;exportent. Si quelqu&#8217;un a un exc&#233;dent, quelqu&#8217;un d&#8217;autre a un d&#233;ficit. Et les d&#233;ficits se traduisent par des crises financi&#232;res, des &#233;conomies affaiblies&#8230; Les allemands ont refus&#233; d&#8217;agir sur leur exc&#233;dent, ce qu&#8217;ils auraient pu faire en augmentant le salaire minimum, en d&#233;pensant plus d&#8217;argent, ce qui aurait aid&#233; &#224; r&#233;duire les d&#233;s&#233;quilibres&#8230; <\/p>\n<p align=\"justify\">Ensuite, les allemands ont insist&#233; pour que les autres pays pratiquent l&#8217;aust&#233;rit&#233;. Mais aujourd&#8217;hui, m&#234;me le FMI dit que l&#8217;aust&#233;rit&#233; ne ram&#232;ne pas la croissance. Enfin, les Allemands ont emp&#234;ch&#233; la cr&#233;ation des institutions qui auraient permis &#224; l&#8217;euro de fonctionner. Et les dommages qui en r&#233;sultent ne sont pas seulement &#233;conomiques, mais aussi politiques. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : Votre livre ne se contente pas de critiquer, il donne aussi des pistes de solution. Et parmi ces solutions, vous ne proposez pas une sortie pure et simple de l&#8217;euro avec un retour brutal au franc ou au mark, mais une sortie douce. Quels sc&#233;narios proposez-vous ? <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : D&#8217;abord, la meilleure des solutions serait de cr&#233;er les institutions qui permettraient &#224; l&#8217;euro de fonctionner. Ce n&#8217;est pas si compliqu&#233;, beaucoup de gens le demandent dans l&#8217;union europ&#233;enne. Une assurance commune des d&#233;p&#244;ts, des emprunts communs en euros&#8230; Des progr&#232;s ont &#233;t&#233; accomplis, mais trop peu, et trop lentement. Et les r&#233;ponses politiques et &#233;conomiques ne sont pas en phase avec les besoins de r&#233;forme, d&#8217;autant que les politiques de droite gagnent dans de plus en plus de pays. <\/p>\n<p align=\"justify\">Donc ce que je dis, c&#8217;est : si vous n&#8217;arrivez pas &#224; cr&#233;er les institutions permettant &#224; l&#8217;euro de fonctionner, pourquoi ne pas mettre en place un syst&#232;me plus flexible. <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads-oct17\/16.11.2017\/13715\/13715_1.jpg\" width=\"550\" height=\"277\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : Donc vous proposez un euro &#224; plusieurs vitesses ?<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : Il ne s&#8217;agit pas de revenir &#224; 19 monnaies diff&#233;rentes, mais on pourrait avoir des diff&#233;rences entre le nord et le sud, on pourrait avoir trois niveaux&#8230; Le but serait d&#8217;avoir dans chaque groupe plus de similarit&#233;s &#233;conomiques, plus de convergence politique&#8230; et quand il y a plus de convergence, une monnaie unique peut fonctionner. Le probl&#232;me c&#8217;est qu&#8217;avec 19 pays, il y a trop de divergences &#233;conomiques et politiques. Et m&#234;me philosophiques, pour que l&#8217;Europe fonctionne. Mais dans des groupes plus petits, il peut y avoir assez d&#8217;harmonie. <\/p>\n<p align=\"justify\">J&#8217;essaie aussi de d&#233;crire une fa&#231;on par laquelle, &#224; travers le temps, l&#8217;Europe pourrait cr&#233;er les institutions n&#233;cessaires. Le probl&#232;me est que vous avez mis la charrue avant les b&#339;ufs. Les ambitions &#233;taient &#233;lev&#233;es, la vison &#233;tait &#233;lev&#233;e, mais l&#8217;&#233;conomie n&#8217;&#233;tait pas au rendez-vous. <\/p>\n<p align=\"justify\">Ce que j&#8217;essaie de dire, c&#8217;est : cr&#233;ez les institutions, et apr&#232;s, vous pourrez attaquer aux probl&#232;mes d&#8217;une monnaie unique. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : L&#8217;Europe est aujourd&#8217;hui confront&#233;e &#224; une mont&#233;e du populisme dans la plupart des pays. La plupart des politiciens qui veulent sortir de l&#8217;euro, ou qui accusent en permanence Bruxelles sont soit d&#8217;extr&#234;me droite, soit d&#8217;extr&#234;me gauche, ce qui n&#8217;est pas votre cas. Peut-il y avoir une voie mod&#233;r&#233;e pour &#224; la fois critiquer l&#8217;euro et sauver l&#8217;Europe ? <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : Tout &#224; fait. Encore une fois, la monnaie est un moyen, pas une fin en soi. Cela n&#8217;apporte pas un niveau de vie. En fait, l&#8217;ironie de l&#8217;histoire, c&#8217;est que les monnaies multiples, les contraintes li&#233;es au fait d&#8217;avoir des monnaies diff&#233;rentes sont en passe de dispara&#238;tre. Avec l&#8217;argent &#233;lectronique, les cartes de cr&#233;dit, vous n&#8217;avez m&#234;me plus besoin de cash : vous pouvez aller n&#8217;importe o&#249; en Europe et payer avec une carte. <\/p>\n<p align=\"justify\">Mais la monnaie unique &#233;tait un moyen pour arriver &#224; une fin, et le danger est qu&#8217;aujourd&#8217;hui elle est devenue une fin en soi. Et parce qu&#8217;elle n&#8217;a pas &#233;t&#233; parfaitement con&#231;ue, ses imperfections ont contribu&#233; &#224; affaiblir l&#8217;Europe, et c&#8217;est pour cela qu&#8217;il faut tout faire pour r&#233;soudre ces probl&#232;mes. Mais si je critique l&#8217;euro, c&#8217;est seulement dans le but de cr&#233;er une Europe plus forte. Vous devrez peut-&#234;tre abandonner l&#8217;euro pour sauver le projet europ&#233;en. Les extr&#233;mistes, eux, veulent mettre fin au projet europ&#233;en. C&#8217;est exactement le contraire. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong> : A propos des Etats-Unis, c&#8217;est un pays qui est lui aussi confront&#233; au populisme, m&#234;me si les Etats-Unis se sont relev&#233;s plus facilement de la crise que l&#8217;Europe. Comment jugez-vous la situation &#233;conomique et politique l&#224;-bas ? <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : L&#8217;euro n&#8217;est pas le seul probl&#232;me dans le monde. Mais il y a un point commun entre l&#8217;Europe et les Etats-Unis : les leaders politiques ne se sont pas souci&#233;s des nombreux groupes de gens qui se sentent laiss&#233;s pour compte. Ils ont fait des promesses, ils ont affirm&#233; que la lib&#233;ralisation des march&#233;s financiers, la mondialisation, l&#8217;euro&#8230; rendraient l&#8217;&#233;conomie plus prosp&#232;re et tout le monde en b&#233;n&#233;ficierait. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Beno&#238;t Georges<\/strong><br \/>\n    : Mais les in&#233;galit&#233;s, sujet d&#8217;un autre de vos livres, se sont accrues&#8230;\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Joseph Stiglitz<\/strong> : Elles ont augment&#233; des deux c&#244;t&#233;s de l&#8217;Atlantique, et des gens ont &#233;t&#233; laiss&#233;s pour compte. On vient d&#8217;apprendre que le revenu des familles am&#233;ricaines de la classe moyenne avait enfin recommenc&#233; &#224; cro&#238;tre. Et cependant, pour les familles ordinaires, ce revenu est encore au-dessous de son niveau de 1999, 17 ans avant. C&#8217;est le signe d&#8217;une &#233;conomie qui ne marche pas. 17 ans de stagnation&#8230; Et si vous &#233;tudiez les donn&#233;es sur une plus longue p&#233;riode, vous constatez que cela fait un quart de si&#232;cle, voire un tiers, que les 50% 60% ou 70% les moins riches n&#8217;ont quasiment pas connu de progression de leur niveau de vie. On &#233;voque les vertus des march&#233;s, du capitalisme, de la mont&#233;e du niveau de vie&#8230; Oui &#231;a a &#233;t&#233; le cas pour les 1% les plus riches. Mais pas pour les autres. <\/p>\n<p>    <strong><\/p>\n<p>yogaesoteric<\/strong><br \/>\n    <br \/>\n    <strong>25 novembre 2017<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans son essai, le prix Nobel d&#8217;&#233;conomie et professeur &#224; Columbia affirme que si l&#8217;Europe ne parvient pas &#224; sortir de la crise, c&#8217;est avant tout &#224; cause de la monnaie unique. Voil&#224; plus de d&#233;tails dans une interview de Beno&#238;t Georges avec Joseph Stiglitz. &#160; Beno&#238;t Georges : Pour toute une g&#233;n&#233;ration d&#8217;Europ&#233;ens, il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[840],"tags":[],"class_list":["post-11217","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-1602-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11217"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11217\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}