{"id":12605,"date":"2018-09-07T17:22:27","date_gmt":"2018-09-07T17:22:27","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/tradition-roumaine-1603-fr\/les-rayons-cosmiques-les-plus-energetiques-proviennent-dau-dela-de-notre-galaxie\/"},"modified":"2018-09-07T17:22:27","modified_gmt":"2018-09-07T17:22:27","slug":"les-rayons-cosmiques-les-plus-energetiques-proviennent-dau-dela-de-notre-galaxie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/les-rayons-cosmiques-les-plus-energetiques-proviennent-dau-dela-de-notre-galaxie\/","title":{"rendered":"Les rayons cosmiques les plus \u00e9nerg\u00e9tiques proviennent d\u2019au-del\u00e0 de notre galaxie"},"content":{"rendered":"<p>        <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/iulie\/25\/16780\/16780_1.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"262\" \/><\/p>\n<p>\nC&#8217;est un d&#233;bat vieux de 50 ans qui est d&#233;sormais tranch&#233; : les rayons cosmiques les plus &#233;nerg&#233;tiques ne proviennent pas de la Voie lact&#233;e, mais ont &#233;t&#233; propuls&#233;s depuis des galaxies situ&#233;es &#224; des dizaines, voire des centaines de millions d&#8217;ann&#233;es-lumi&#232;re. L&#8217;observatoire Pierre Auger, en Argentine, qui collecte depuis 2004 des informations sur ces particules bombardant la Terre, a permis d&#8217;apporter cette preuve. Le CNRS est le principal organisme fran&#231;ais de financement de cet observatoire. Cette d&#233;couverte est publi&#233;e dans la revue Science le 22 septembre 2017 par une collaboration internationale, dont font partie des chercheurs de l&#8217;Institut de physique nucl&#233;aire d&#8217;Orsay (CNRS\/Universit&#233; Paris-Sud), du Laboratoire de physique nucl&#233;aire et des hautes &#233;nergies (CNRS\/UPMC\/Universit&#233; Paris Diderot) et du Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (CNRS\/Universit&#233; Grenoble Alpes\/Grenoble INP).<\/p>\n<p>Les rayons cosmiques sont des noyaux atomiques1 qui traversent notre Univers &#224; une vitesse proche de celle de la lumi&#232;re. Ceux de basse &#233;nergie proviennent du Soleil ou de notre galaxie, mais l&#8217;origine des particules les plus &#233;nerg&#233;tiques restait d&#233;battue depuis leur d&#233;couverte il y a un demi-si&#232;cle : sont-elles issues de la Voie lact&#233;e ou d&#8217;objets extragalactiques &#233;loign&#233;s ? La question vient d&#8217;&#234;tre tranch&#233;e gr&#226;ce &#224; l&#8217;&#233;tude de 30.000 particules cosmiques d&#8217;une &#233;nergie un million de fois sup&#233;rieure &#224; celle des protons acc&#233;l&#233;r&#233;s au LHC2. Elles ont &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;es entre 2004 et 2016 avec le plus grand observatoire de rayons cosmiques jamais construit, l&#8217;observatoire Pierre Auger, en Argentine. L&#8217;&#233;tude des directions d&#8217;arriv&#233;e de ces particules montre qu&#8217;&#224; ces &#233;nergies, le flux de rayons cosmiques en provenance d&#8217;une zone du ciel pointant &#224; 120 degr&#233;s du centre galactique est environ 6 % plus &#233;lev&#233; que si le flux &#233;tait parfaitement uniforme. Cette direction ne peut pas &#234;tre associ&#233;e &#224; des sources potentielles dans le plan de la galaxie ou en son centre. C&#8217;est la premi&#232;re preuve convaincante d&#8217;une origine extragalactique pour ces rayons cosmiques. <\/p>\n<p>Le flux de ces rayons cosmiques tr&#232;s &#233;nerg&#233;tiques (au-del&#224; de 2 joules) est d&#8217;environ 1 par kilom&#232;tre carr&#233; et par an3. Quand ces rayons entrent en collision avec les mol&#233;cules de la haute atmosph&#232;re, ils cr&#233;ent une cascade de plus de 10 milliards de particules secondaires, appel&#233;e gerbe atmosph&#233;rique, qui peut s&#8217;&#233;tendre sur plus de 40 kilom&#232;tres carr&#233;s quand elle arrive au sol. L&#8217;observatoire Pierre Auger d&#233;tecte certaines de ces particules secondaires (&#233;lectrons, photons et muons) gr&#226;ce &#224; un r&#233;seau de 1.600 d&#233;tecteurs &#8211; des cuves d&#8217;eau pure espac&#233;es d&#8217;1,5 kilom&#232;tre, qui s&#8217;&#233;tendent sur une surface de 3.000 kilom&#232;tres carr&#233;s dans la pampa argentine (soit un peu plus que la taille du Luxembourg). En comparant les temps d&#8217;arriv&#233;e des particules dans diff&#233;rents d&#233;tecteurs, on peut d&#233;terminer la direction d&#8217;o&#249; provient le rayon cosmique qui a produit la gerbe atmosph&#233;rique.<\/p>\n<p>Cette d&#233;couverte indique clairement une origine extragalactique pour ces particules cosmiques, le motif observ&#233; dans le ciel ne pouvant &#234;tre le fruit du hasard qu&#8217;avec une chance sur cinq millions. Cependant, cette &#233;tude ne permet pas encore de localiser pr&#233;cis&#233;ment les sources. En effet, la r&#233;gion la plus brillante en rayons cosmiques s&#8217;&#233;tend sur une vaste portion du ciel, o&#249; le nombre de galaxies est relativement &#233;lev&#233;. De plus, le champ magn&#233;tique de la Voie lact&#233;e d&#233;vie les trajectoires de ces particules charg&#233;es4 et brouille les pistes. <\/p>\n<p>Il existe des rayons cosmiques encore plus &#233;nerg&#233;tiques que ceux auxquels cette &#233;tude s&#8217;attache. Ils ont comme inconv&#233;nient d&#8217;&#234;tre encore plus rares, mais aussi l&#8217;avantage d&#8217;&#234;tre moins d&#233;vi&#233;s par le champ magn&#233;tique de notre propre galaxie ; leur direction d&#8217;arriv&#233;e pourrait donc pointer au plus pr&#232;s de leur lieu de production. En 2007, une pr&#233;c&#233;dente &#233;tude avait point&#233; une corr&#233;lation entre des noyaux actifs de galaxies et les directions d&#8217;arriv&#233;e des rayons cosmiques les plus &#233;nerg&#233;tiques alors d&#233;tect&#233;s5, mais cette corr&#233;lation s&#8217;est par la suite r&#233;v&#233;l&#233;e peu significative. Des &#233;tudes se d&#233;roulent actuellement sur une collection bien plus importante de rayons cosmiques ultra-&#233;nerg&#233;tiques, et pourraient apporter des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse. En parall&#232;le, un programme d&#8217;am&#233;lioration de l&#8217;observatoire Pierre Auger est en cours et devrait permettre d&#8217;identifier plus clairement ces sources.<\/p>\n<p>400 scientifiques de 18 pays participent &#224; la collaboration Pierre Auger, qui d&#233;veloppe et exploite l&#8217;observatoire du m&#234;me nom. Le CNRS est le principal organisme fran&#231;ais de financement de l&#8217;observatoire. Les laboratoires fran&#231;ais qui y contribuent sont :<br \/>\n&#8211; l&#8217;Institut de physique nucl&#233;aire d&#8217;Orsay (CNRS\/Universit&#233; Paris-Sud) ;<br \/>\n&#8211; le Laboratoire de physique nucl&#233;aire et des hautes &#233;nergies (CNRS\/UPMC\/Universit&#233; Paris Diderot) ;<br \/>\n&#8211; le Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (CNRS\/Universit&#233; Grenoble Alpes\/ Grenoble INP).<br \/>\n&#160;<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/septembrie\/7\/16780\/16780_4.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" \/>L&#8217;un des 1.600 d&#233;tecteurs de l&#8217;observatoire Pierre Auger<\/p>\n<p>Ces d&#233;tecteurs sont des cuves remplies de 12 tonnes d&#8217;eau pure, qui permettent de d&#233;tecter les particules de la &#171; gerbe atmosph&#233;rique &#187;, une cascade de particules secondaires produites lorsqu&#8217;un rayon cosmique entre dans l&#8217;atmosph&#232;re terrestre. En traversant les cuves d&#8217;eau, les particules secondaires produisent un flash de lumi&#232;re par effet Tcherenkov.<\/p>\n<p>L&#8217;observatoire Pierre Auger, en Argentine, est le plus grand d&#233;tecteur de rayons cosmiques au monde. Il porte le nom du physicien fran&#231;ais qui, le premier, en 1938, a observ&#233; les gerbes atmosph&#233;riques.<br \/>\n&#160;<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/septembrie\/7\/16780\/16780_3.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"333\" \/>Vue d&#8217;artiste d&#8217;une gerbe atmosph&#233;rique au-dessus d&#8217;un d&#233;tecteur de particules de l&#8217;Observatoire Pierre Auger, sur fond de ciel &#233;toil&#233;.<br \/>\n&#160;<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/septembrie\/7\/16780\/16780_2.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"243\" \/>Carte du ciel montrant le flux de rayons cosmiques.<br \/>\nLa r&#233;gion pr&#233;sentant un exc&#232;s de rayons cosmiques est entour&#233;e.<br \/>\nLe centre galactique est au centre de l&#8217;ellipse.<\/p>\n<p>D&#8217;autres photos de l&#8217;observatoire Pierre Auger sont disponibles aupr&#232;s de la phototh&#232;que du CNRS : <u>http:\/\/phototheque.cnrs.fr\/p\/136-1-1-0\/ <\/u>et<u> http:\/\/phototheque.cnrs.fr\/p\/164-1-1-0\/<\/u><\/p>\n<p><strong>Notes : <\/strong><br \/>1 De celui de l&#8217;hydrog&#232;ne (proton) pour le plus l&#233;ger, &#224; celui du fer pour le plus lourd.<br \/>2 Le Grand collisionneur de hadrons du Cern. Cela correspond &#224; une &#233;nergie moyenne de 2 joules.<br \/>3 Autrement dit, un terrain de football re&#231;oit en moyenne un seul de ces rayons cosmiques par si&#232;cle.<br \/>4 M&#234;me &#224; de telles &#233;nergies, les d&#233;flexions sont de l&#8217;ordre de quelques dizaines de degr&#233;s.<br \/>5 Voir ce communiqu&#233; de presse : L&#8217;Observatoire Pierre Auger remonte aux sources des rayons cosmiques d&#8217;&#233;nergie extr&#234;me (8 novembre 2007). Consulter <a href=\"http:\/\/www2.cnrs.fr\/presse\/communique\/1219.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le site web<\/a>&#160;&#160; <\/p>\n<p><strong>yogaesoteric<br \/>\n7 septembre 2018<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&#8217;est un d&#233;bat vieux de 50 ans qui est d&#233;sormais tranch&#233; : les rayons cosmiques les plus &#233;nerg&#233;tiques ne proviennent pas de la Voie lact&#233;e, mais ont &#233;t&#233; propuls&#233;s depuis des galaxies situ&#233;es &#224; des dizaines, voire des centaines de millions d&#8217;ann&#233;es-lumi&#232;re. 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