{"id":13095,"date":"2018-11-13T15:17:05","date_gmt":"2018-11-13T15:17:05","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr\/singularite-initiale-1\/"},"modified":"2018-11-13T15:17:05","modified_gmt":"2018-11-13T15:17:05","slug":"singularite-initiale-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/singularite-initiale-1\/","title":{"rendered":"Singularit\u00e9 initiale (1)"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">Le Big Bang d&#233;signe l&#8217;&#233;poque dense et chaude qu&#8217;aurait connue l&#8217;univers il y a environ 13,7 milliards d&#8217;ann&#233;es, ainsi que l&#8217;ensemble des mod&#232;les cosmologiques qui la d&#233;crivent, sans que cela pr&#233;juge de l&#8217;existence d&#8217;un &#171; instant initial &#187; ou d&#8217;un commencement &#224; son histoire, ni m&#234;me d&#8217;un espace.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/noiembrie\/13\/17634\/17634_1.jpg\" width=\"520\" height=\"189\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Quelques notions &#224; conna&#238;tre pour comprendre la naissance de l&#8217;Univers<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">A l&#8217;origine, il n&#8217;y avait pas de mati&#232;re ni m&#234;me d&#8217;atome. Il n&#8217;y avait qu&#8217;une &#171; soupe &#187; de particules &#233;l&#233;mentaires &#233;nerg&#233;tiques (c&#8217;est-&#224;-dire de l&#8217;&#233;nergie pure) : &#233;lectrons, photons, quarks. La temp&#233;rature avoisinait quelques millions de millions de degr&#233;s. La densit&#233; &#233;tait &#233;norme et il y r&#233;gnait le plus grand chaos.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il faut savoir que le temps z&#233;ro (si l&#8217;on admet qu&#8217;il ait exist&#233;) commencerait lorsque la temp&#233;rature serait infinie. En physique quantique, il n&#8217;y a pas de temp&#233;rature infinie, ni m&#234;me d&#8217;infini tout court. Lorsque la temp&#233;rature atteint 1032 kelvins, c&#8217;est le temps de Planck au-del&#224; duquel tout se d&#233;lite. Il n&#8217;y a plus d&#8217;espace, il n&#8217;y a plus de temps. Il n&#8217;y a pas de temps z&#233;ro. Cette limite est &#171; l&#8217;horizon de notre connaissance &#187;. On ne peut pas remonter au-del&#224;. Cela ne signifie pas qu&#8217;il n&#8217;y avait rien avant. Cela veut simplement dire qu&#8217;on ne sait pas.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les observations viennent conforter la th&#233;orie du big-bang mais cela n&#8217;en fait pas pour autant une &#171; v&#233;rit&#233; absolue &#187;, mais juste une v&#233;rit&#233; hautement cr&#233;dible.<\/p>\n<p align=\"justify\">En 1927, ind&#233;pendamment des travaux d&#8217;Alexander Friedmann de 1922, Georges Lema&#238;tre affirme que l&#8217;univers est en expansion, se fondant sur les travaux de Vesto Slipher et Edwin Hubble. Il est le premier &#224; formuler la loi de proportionnalit&#233; entre distance et vitesse de r&#233;cession des galaxies, dont la nature extragalactique vient d&#8217;&#234;tre d&#233;montr&#233;e quelques ann&#233;es plus t&#244;t. Il fournit une premi&#232;re &#233;valuation de la constante de proportionnalit&#233;, ce qu&#8217;on appelle aujourd&#8217;hui la constante de Hubble. Cette estimation, figurant dans son article de 1927 r&#233;dig&#233; en fran&#231;ais, ne sera pas traduite dans sa version anglaise r&#233;alis&#233;e par Arthur Eddington, et sera d&#233;couverte empiriquement par Hubble quelques ann&#233;es plus tard. Il propose une &#233;volution de l&#8217;univers &#224; partir d&#8217;un &#171; atome primitif &#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette phase marquant le d&#233;but de l&#8217;expansion de l&#8217;univers, abusivement compar&#233;e &#224; une explosion, a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;e pour la premi&#232;re fois, et ce de fa&#231;on ironique, sous ce terme de Big Bang par le physicien anglais Fred Hoyle lors d&#8217;un programme radio de la BBC, The Nature of Things (litt&#233;ralement &#171; La nature des choses &#187;), dont le texte fut publi&#233; en 1950. Hoyle ne d&#233;crivait pas la th&#233;orie mais se moquait du concept en proposant un autre mod&#232;le cosmologique, aujourd&#8217;hui abandonn&#233;, la th&#233;orie de l&#8217;&#233;tat stationnaire, dans lequel l&#8217;univers n&#8217;a pas connu de phase dense et chaude. Perdant sa connotation p&#233;jorative l&#8217;expression est devenue le nom scientifique et vulgaris&#233; de l&#8217;&#233;poque d&#8217;o&#249; est issu l&#8217;univers tel que nous le connaissons.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le terme de Big Bang chaud (Hot Big Bang) &#233;tait parfois utilis&#233; au d&#233;but pour indiquer que selon ce mod&#232;le l&#8217;univers &#233;tait plus chaud quand il &#233;tait plus dense. Le qualificatif de &#171; chaud &#187; &#233;tait rajout&#233; par souci de pr&#233;cision car le fait que l&#8217;on puisse associer une notion de temp&#233;rature &#224; l&#8217;univers dans son ensemble n&#8217;&#233;tait pas encore bien compris au moment o&#249; le mod&#232;le a &#233;t&#233; propos&#233;, au milieu du XXe si&#232;cle.<\/p>\n<p>    <strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/noiembrie\/13\/17634\/17634_2.jpg\" width=\"350\" height=\"339\" \/><\/p>\n<p align=\"center\">\n    Selon le mod&#232;le du Big Bang, l&#8217;univers actuel a &#233;merg&#233; d&#8217;un &#233;tat extr&#234;mement dense et chaud il y a environ 13 milliards et demi d&#8217;ann&#233;es.\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">La d&#233;couverte de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale par Albert Einstein en 1915 marque le d&#233;but de la cosmologie moderne, o&#249; il devient possible de d&#233;crire l&#8217;univers dans son ensemble comme un syst&#232;me physique, son &#233;volution &#224; grande &#233;chelle &#233;tant dict&#233;e par la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale.<\/p>\n<p align=\"justify\">Einstein est d&#8217;ailleurs le premier &#224; utiliser sa th&#233;orie fra&#238;chement d&#233;couverte, tout en y ajoutant un terme suppl&#233;mentaire, la constante cosmologique, pour proposer une solution issue de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale d&#233;crivant l&#8217;espace dans son ensemble, appel&#233;e univers d&#8217;Einstein. Ce mod&#232;le introduit un concept extr&#234;mement audacieux pour l&#8217;&#233;poque, le principe cosmologique, qui stipule que l&#8217;Homme n&#8217;occupe pas de position privil&#233;gi&#233;e dans l&#8217;univers, ce qu&#8217;Einstein traduit par le fait que l&#8217;univers soit homog&#232;ne et isotrope, c&#8217;est-&#224;-dire semblable &#224; lui-m&#234;me quels que soient le lieu et la direction dans laquelle on regarde. Cette hypoth&#232;se &#233;tait relativement hardie car &#224; l&#8217;&#233;poque aucune observation concluante ne permettait d&#8217;affirmer l&#8217;existence d&#8217;objet ext&#233;rieur &#224; la Voie lact&#233;e, bien que le d&#233;bat sur cette question existe d&#232;s cette &#233;poque.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au principe cosmologique, Einstein ajoute implicitement une autre hypoth&#232;se qui para&#238;t aujourd&#8217;hui nettement moins justifi&#233;e, celle que l&#8217;univers est statique, c&#8217;est-&#224;-dire n&#8217;&#233;volue pas avec le temps. C&#8217;est cet ensemble qui le conduit &#224; modifier sa formulation initiale en ajoutant &#224; ses &#233;quations le terme de constante cosmologique. L&#8217;avenir lui donne tort, car dans les ann&#233;es 1920, Edwin Hubble d&#233;couvre la nature extragalactique de certaines &#171; n&#233;buleuses &#187; (aujourd&#8217;hui appel&#233;es galaxies), puis leur &#233;loignement les unes des autres. Elles s&#8217;&#233;loignent d&#8217;autant plus vite qu&#8217;elles sont loin de nous (loi de Hubble): c&#8217;est l&#8217;expansion. D&#232;s lors, plus rien ne justifie l&#8217;hypoth&#232;se d&#8217;un univers statique postul&#233;e par Einstein.<\/p>\n<p align=\"justify\">Avant m&#234;me la d&#233;couverte de Hubble, plusieurs physiciens dont Willem de Sitter, Georges Lema&#238;tre et Alexandre Friedmann d&#233;couvrent d&#8217;autres solutions de la relativit&#233; g&#233;n&#233;rale d&#233;crivant un univers en expansion. Leurs mod&#232;les sont alors imm&#233;diatement accept&#233;s d&#232;s la d&#233;couverte de l&#8217;expansion de l&#8217;univers. Ils d&#233;crivent ainsi un univers en expansion depuis plusieurs milliards d&#8217;ann&#233;es. Par le pass&#233;, celui-ci &#233;tait donc plus dense et plus chaud.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Big Bang ou &#233;tat stationnaire ?<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">La d&#233;couverte de l&#8217;expansion de l&#8217;univers prouve que celui-ci n&#8217;est pas statique, mais laisse place &#224; plusieurs interpr&#233;tations possibles :<br \/>&#8211; soit il y a conservation de la mati&#232;re (hypoth&#232;se a priori la plus r&#233;aliste), et donc dilution de celle-ci dans le mouvement d&#8217;expansion, et dans ce cas l&#8217;univers &#233;tait plus dense par le pass&#233; : c&#8217;est le Big Bang ;<br \/>&#8211; soit on peut imaginer &#224; l&#8217;inverse que l&#8217;expansion s&#8217;accompagne d&#8217;une cr&#233;ation (voire d&#8217;une disparition) de mati&#232;re. Dans ce cadre-l&#224;, l&#8217;hypoth&#232;se la plus esth&#233;tique est d&#8217;imaginer un ph&#233;nom&#232;ne de cr&#233;ation continue de mati&#232;re contrebalan&#231;ant exactement sa dilution par l&#8217;expansion. Un tel univers serait alors stationnaire.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans un premier temps, c&#8217;est cette seconde hypoth&#232;se qui a &#233;t&#233; la plus populaire, bien que le ph&#233;nom&#232;ne de cr&#233;ation de mati&#232;re ne soit pas motiv&#233; par des consid&#233;rations physiques. L&#8217;une des raisons de ce succ&#232;s est que dans ce mod&#232;le, appel&#233; th&#233;orie de l&#8217;&#233;tat stationnaire, l&#8217;univers est &#233;ternel. Il ne peut donc y avoir de conflit entre l&#8217;&#226;ge de celui-ci et celui d&#8217;un objet c&#233;leste quelconque.<\/p>\n<p align=\"justify\">&#192; l&#8217;inverse, dans l&#8217;hypoth&#232;se du Big Bang, l&#8217;univers a un &#226;ge fini, que l&#8217;on d&#233;duit directement de son taux d&#8217;expansion (voir &#233;quations de Friedmann). Dans les ann&#233;es 1940, le taux d&#8217;expansion de l&#8217;univers &#233;tait tr&#232;s largement surestim&#233;, ce qui conduisait &#224; une importante sous-estimation de l&#8217;&#226;ge de l&#8217;univers. Or diverses m&#233;thodes de datation de la Terre indiquaient que celle-ci &#233;tait plus vieille que l&#8217;&#226;ge de l&#8217;univers estim&#233; par son taux d&#8217;expansion. Les mod&#232;les de type Big Bang &#233;taient donc en difficult&#233; vis-&#224;-vis de telles observations. Ces difficult&#233;s ont disparu par la suite par une r&#233;&#233;valuation plus pr&#233;cise du taux d&#8217;expansion de l&#8217;univers.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Preuves observationnelles<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/noiembrie\/13\/17634\/17634_3.jpg\" width=\"350\" height=\"233\" \/><\/p>\n<p align=\"center\">\n    Vision d&#8217;artiste du satellite WMAP collectant les donn&#233;es afin d&#8217;aider les scientifiques &#224; comprendre le Big Bang\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Deux preuves observationnelles d&#233;cisives ont d&#233;finitivement donn&#233; raison aux mod&#232;les de Big Bang : il s&#8217;agit de la d&#233;tection du fond diffus cosmologique, rayonnement de basse &#233;nergie (domaine micro-onde) vestige de l&#8217;&#233;poque chaude de l&#8217;histoire de l&#8217;univers, et la mesure de l&#8217;abondance des &#233;l&#233;ments l&#233;gers, c&#8217;est-&#224;-dire des abondances relatives de diff&#233;rents isotopes de l&#8217;hydrog&#232;ne, de l&#8217;h&#233;lium et du lithium qui se sont form&#233;s pendant la phase chaude primordiale.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ces deux observations remontent au d&#233;but de la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle et ont d&#233;finitivement assis le Big Bang comme le mod&#232;le d&#233;crivant l&#8217;univers observable. Outre la coh&#233;rence quasi-parfaite du mod&#232;le avec un ensemble d&#8217;observations cosmologiques effectu&#233;es depuis, d&#8217;autres preuves relativement directes sont venues s&#8217;ajouter : l&#8217;observation de l&#8217;&#233;volution des populations galactiques et la mesure du refroidissement du fond diffus cosmologique depuis plusieurs milliards d&#8217;ann&#233;es jusqu&#8217;&#224; aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le fond diffus cosmologique<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/noiembrie\/13\/17634\/17634_4.jpg\" width=\"350\" height=\"267\" \/><\/p>\n<p align=\"center\">\n    Le fond diffus cosmologique, d&#233;couvert en 1965 est le t&#233;moin le plus direct du Big Bang. Depuis, ses fluctuations ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;es par les sondes spatiales COBE (1992) et WMAP (2003).\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;expansion pr&#233;dit naturellement que l&#8217;univers a &#233;t&#233; plus dense par le pass&#233;. &#192; l&#8217;instar d&#8217;un gaz qui s&#8217;&#233;chauffe quand on le comprime, l&#8217;univers devait aussi &#234;tre plus chaud par le pass&#233;. Cette possibilit&#233; semble &#233;voqu&#233;e pour la premi&#232;re fois en 1934 par Georges Lema&#238;tre, mais n&#8217;est r&#233;ellement &#233;tudi&#233;e qu&#8217;&#224; partir des ann&#233;es 1940. C&#8217;est &#224; George Gamow, entre autres, que l&#8217;on doit l&#8217;&#233;tude du fait que l&#8217;univers doive &#234;tre empli d&#8217;un rayonnement qui perd de l&#8217;&#233;nergie du fait de l&#8217;expansion, selon un processus semblable &#224; celui du d&#233;calage vers le rouge du rayonnement des objets astrophysiques distants.<\/p>\n<p align=\"justify\">Gamow r&#233;alise en effet que les fortes densit&#233;s de l&#8217;univers primordial doivent avoir permis l&#8217;instauration d&#8217;un &#233;quilibre thermique entre les atomes, et par suite l&#8217;existence d&#8217;un rayonnement &#233;mis par ceux-ci. Ce rayonnement devait &#234;tre d&#8217;autant plus intense que l&#8217;univers &#233;tait dense, et devait donc encore exister aujourd&#8217;hui, bien que consid&#233;rablement moins intense. Gamow fut le premier (avec Ralph Alpher et Robert C. Herman) &#224; r&#233;aliser que la temp&#233;rature actuelle de ce rayonnement pouvait &#234;tre calcul&#233;e &#224; partir de la connaissance de l&#8217;&#226;ge de l&#8217;univers, la densit&#233; de mati&#232;re, et l&#8217;abondance d&#8217;h&#233;lium.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ce rayonnement est appel&#233; aujourd&#8217;hui fond diffus cosmologique, ou parfois rayonnement fossile. Il correspond &#224; un rayonnement de corps noir &#224; basse temp&#233;rature (2,7 kelvins), conform&#233;ment aux pr&#233;dictions de Gamow. Sa d&#233;couverte, quelque peu fortuite, est due &#224; Arno Allan Penzias et Robert Woodrow Wilson en 1965, qui seront r&#233;compens&#233;s par le Prix Nobel de physique en 1978.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;existence d&#8217;un rayonnement de corps noir est facile &#224; expliquer dans le cadre du mod&#232;le du Big Bang : par le pass&#233;, l&#8217;univers est tr&#232;s chaud et baigne dans un rayonnement intense. Sa densit&#233;, tr&#232;s &#233;lev&#233;e, fait que les interactions entre mati&#232;re et rayonnement sont tr&#232;s nombreuses, ce qui a pour cons&#233;quence que le rayonnement est thermalis&#233;, c&#8217;est-&#224;-dire que son spectre &#233;lectromagn&#233;tique est celui d&#8217;un corps noir. L&#8217;existence d&#8217;un tel rayonnement dans la th&#233;orie de l&#8217;&#233;tat stationnaire est par contre quasiment impossible &#224; justifier (bien que ses rares tenants affirment le contraire).<\/p>\n<p align=\"justify\">Bien que correspondant &#224; un rayonnement &#224; basse temp&#233;rature et peu &#233;nerg&#233;tique, le fond diffus cosmologique n&#8217;en demeure pas moins la plus grande forme d&#8217;&#233;nergie &#233;lectromagn&#233;tique de l&#8217;univers : pr&#232;s de 96 % de l&#8217;&#233;nergie existant sous forme de photons est dans le rayonnement fossile, les 4 % restants r&#233;sultant du rayonnement des &#233;toiles (dans le domaine visible) et du gaz froid dans les galaxies (en infrarouge). Ces deux autres sources &#233;mettent des photons certes plus &#233;nerg&#233;tiques, mais nettement moins nombreux.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans la th&#233;orie de l&#8217;&#233;tat stationnaire, l&#8217;existence du fond diffus cosmologique est suppos&#233;e r&#233;sulter d&#8217;une thermalisation du rayonnement stellaire par d&#8217;hypoth&#233;tiques aiguillettes de fer microscopiques, un tel mod&#232;le s&#8217;av&#232;re en contradiction avec les donn&#233;es observables, tant en terme d&#8217;abondance du fer qu&#8217;en terme d&#8217;efficacit&#233; du processus de thermalisation (il est impossible d&#8217;expliquer dans ce cadre que le fond diffus cosmologique soit un corps noir aussi parfait) ou d&#8217;isotropie (on s&#8217;attendrait &#224; ce que la thermalisation soit plus ou moins efficace selon la distance aux galaxies).<\/p>\n<p align=\"justify\">La d&#233;couverte du fond diffus cosmologique fut historiquement une preuve d&#233;cisive du Big Bang.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>Lisez la <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=17755\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">deuxieme partie<\/a> de cet article.<\/p>\n<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>yogaesoteric<br \/>13 novembre 2018<\/strong><br \/>\n    \n  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; Le Big Bang d&#233;signe l&#8217;&#233;poque dense et chaude qu&#8217;aurait connue l&#8217;univers il y a environ 13,7 milliards d&#8217;ann&#233;es, ainsi que l&#8217;ensemble des mod&#232;les cosmologiques qui la d&#233;crivent, sans que cela pr&#233;juge de l&#8217;existence d&#8217;un &#171; instant initial &#187; ou d&#8217;un commencement &#224; son histoire, ni m&#234;me d&#8217;un espace. Quelques notions &#224; conna&#238;tre pour comprendre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[359],"tags":[],"class_list":["post-13095","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13095","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=13095"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/13095\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13095"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=13095"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=13095"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}