{"id":14133,"date":"2019-05-10T13:30:39","date_gmt":"2019-05-10T13:30:39","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/actualite-fr\/societe-1602-fr\/archives-3495-fr\/leau-cette-inconnue\/"},"modified":"2019-05-10T13:30:39","modified_gmt":"2019-05-10T13:30:39","slug":"leau-cette-inconnue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/leau-cette-inconnue\/","title":{"rendered":"L\u2019eau, cette inconnue"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>1. L&#8217;eau est-elle une anomalie de la nature ?<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;eau, l&#8217;&#233;l&#233;ment le plus abondant de notre biosph&#232;re, au c&#339;ur de la plupart de ph&#233;nom&#232;nes biologiques demeure en partie un myst&#232;re pour la physique contemporaine. Ses propri&#233;t&#233;s dans des conditions usuelles de temp&#233;rature et de pression le fond appara&#238;tre unique et extraordinairement apte &#224; sa fonction de solvant. Et tr&#232;s &#233;tonnamment ses propri&#233;t&#233;s &#224; basse temp&#233;rature font l&#8217;objet de nouvelles controverses.<br \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/mai\/10\/19542_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p>  <strong>Principales anomalies de l&#8217;eau :<\/strong><br \/>\n  <br \/>&#8211; tr&#232;s forte coh&#233;sion, qui se traduit par des temp&#233;ratures de fusion et d&#8217;&#233;bullition &#233;lev&#233;es ;<br \/>&#8211; constante di&#233;lectrique &#233;lev&#233;e, qui lui permet de dissoudre tous les sels ;<br \/>&#8211; grande expansion &#224; basse temp&#233;rature (en dessous de 4&#176;C) et aussi lors de la cristallisation. <\/p>\n<p align=\"justify\">Si on regarde les &#233;l&#233;ments qui suivent directement l&#8217;oxyg&#232;ne &#8211; l&#8217;eau est de formule chimique H2O, un atome d&#8217;oxyg&#232;ne li&#233; &#224; deux atomes d&#8217;hydrog&#232;ne &#8211; dans la classification p&#233;riodique pour essayer de savoir sous quelle forme est l&#8217;eau &#224; temp&#233;rature ambiante, alors tout laisse &#224; penser qu&#8217;elle doit &#234;tre gazeuse, comme l&#8217;est, par exemple, le sulfure d&#8217;hydrog&#232;ne, de formule H2S.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>La liaison hydrog&#232;ne<\/strong> s&#8217;&#233;tablit entre deux mol&#233;cules identiques ou non. C&#8217;est le d&#233;ficit de charge port&#233;e par l&#8217;atome d&#8217;hydrog&#232;ne qui permet l&#8217;apparition de la liaison.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>L&#8217;agitation thermique<\/strong> caract&#233;rise le mouvement des particules (atomes, mol&#233;cules&#8230;). La temp&#233;rature est une mesure de cette agitation.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;eau n&#8217;est pas un gaz &#224; temp&#233;rature ambiante, parce que les liaisons hydrog&#232;ne sont suffisamment fortes. L&#8217;eau est donc dou&#233;e d&#8217;une grande force de coh&#233;sion. R&#233;sultat : il faut apporter beaucoup d&#8217;&#233;nergie pour rompre ces liaisons, ce qui explique qu&#8217;elle ne bout qu&#8217;&#224; 100 &#176;C. De l&#8217;autre, ce n&#8217;est pas non plus un solide &#224; temp&#233;rature ambiante, parce que les liaisons sont tout de m&#234;me fragiles. <\/p>\n<p align=\"justify\">Si l&#8217;eau se cristallise en glace couramment &#224; 0&#176;C, dans le cas extr&#234;me d&#8217;une eau pure surfondue dont la temp&#233;rature est progressivement abaiss&#233;e &#224; -40&#176;C, l&#8217;agitation thermique des mol&#233;cules d&#8217;eau sous ce seuil n&#8217;est plus suffisante pour &#233;viter que le liquide ne se transforme en glace. Pass&#233;e cette barri&#232;re de temp&#233;rature, la dur&#233;e de vie de l&#8217;eau liquide devient extr&#234;mement br&#232;ve. Les physiciens n&#8217;ont alors plus le moyen de l&#8217;observer. <\/p>\n<p align=\"justify\">C&#8217;est aux alentours de -130&#176;C qu&#8217;appara&#238;t un autre ph&#233;nom&#232;ne int&#233;ressant : si l&#8217;eau est refroidie suffisamment vite jusqu&#8217;&#224; cette temp&#233;rature, elle se transforme en glace amorphe, c&#8217;est-&#224;-dire qu&#8217;elle a la structure du verre.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>2. Structure microscopique<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;eau est le seul corps plus dense &#224; l&#8217;&#233;tat liquide qu&#8217;&#224; l&#8217;&#233;tat solide. L&#8217;&#233;nergie n&#233;cessaire pour la porter &#224; &#233;bullition ferait fondre la casserole si cette derni&#232;re &#233;tait vide. De l&#8217;eau ultra propre peut rester liquide jusqu&#8217;&#224; +220&#176;C sans bouillir et jusqu&#8217;&#224; -40&#176;C sans geler.<\/p>\n<p align=\"justify\">La cause de ces remarquables propri&#233;t&#233;s ? La liaison hydrog&#232;ne. Au contraire des liaisons covalentes 50 fois plus fortes qui lient dans chaque mol&#233;cule l&#8217;oxyg&#232;ne &#224; deux atomes d&#8217;hydrog&#232;ne, elle ne lie pas entre eux des atomes de la m&#234;me mol&#233;cule mais des atomes de mol&#233;cules proches. Et c&#8217;est cette liaison faible qui est responsable des propri&#233;t&#233;s remarquables de l&#8217;eau. A temp&#233;rature ambiante l&#8217;&#233;nergie de la liaison hydrog&#232;ne de 10Kjoules par mole est quatre &#224; cinq fois sup&#233;rieure &#224; l&#8217;&#233;nergie thermique (l&#8217;&#233;nergie cin&#233;tique) des mol&#233;cules. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie\/19\/19542_2.jpg\" width=\"550\" height=\"315\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;eau serait donc solide ? Heureusement pas car ces liaisons sont directionnelles ; d&#232;s que l&#8217;axe reliant les atomes O-H-O s&#8217;&#233;carte des 30&#176;, la liaison se rompt. Or cette liaison maintient les mol&#233;cules &#233;loign&#233;es de 0,18 Angstr&#246;m contre 0,10 A pour la liaison covalente O-H ; les mol&#233;cules peuvent se rapprocher. C&#8217;est pour cette raison que la glace transform&#233;e en liquide &#224; la temp&#233;rature de 0&#176;C voit sa densit&#233; augmenter jusqu&#8217;&#224; 4&#176; ; entre 0 et 4&#176;C, plus les liaisons hydrog&#232;ne e rompent, plus l&#8217;eau devient dense. Puis au-del&#224; l&#8217;agitation thermique repousse les mol&#233;cules et l&#8217;eau devient moins dense.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour passer de 0 &#224; 100&#176;C il faut rompre en moyenne une liaison par mol&#233;cule. Or une mol&#233;cule d&#8217;eau pouvant participer &#224; 4 liaisons hydrog&#232;ne elle n&#8217;a moins de voisines que la dizaine couramment dans d&#8217;autres corps ; l&#8217;eau poss&#232;de plus de volume libre pour absorber les vibrations internes &#224; chaque mol&#233;cule d&#8217;eau, d&#8217;o&#249; sa grande capacit&#233; calorifique.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;eau est un liquide associ&#233;, c&#8217;est-&#224;-dire que les liaisons intermol&#233;culaires sont pr&#233;pond&#233;rantes. Ces liaisons hydrog&#232;ne sont attractives du fait des polarit&#233;s oppos&#233;es des atomes d&#8217;oxyg&#232;ne et d&#8217;hydrog&#232;ne. Elles se forment et se d&#233;font en un milli&#232;me de milliardi&#232;me de seconde, une dur&#233;e remarquablement ind&#233;pendante de la temp&#233;rature. A cette fr&#233;quence d&#8217;observation l&#8217;eau appara&#238;t comme un solide et une onde sonore de fr&#233;quence tr&#232;s &#233;lev&#233;e s&#8217;y propage comme dans une onde dans un solide, perturbant les mol&#233;cules de proche en proche. <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;eau surfondue se transforme en cristal de glace d&#232;s qu&#8217;une micropoussi&#232;re y est introduite ou si le r&#233;cipient contient la moindre asp&#233;rit&#233;, on parle de nucl&#233;ation. Ce corps &#233;trange sert d&#8217;ancrage aux premi&#232;res mol&#233;cules ordonn&#233;es qui constituent l&#8217;amorce. En dessous de -40&#176;C, la tr&#232;s faible agitation thermique ne permet plus d&#8217;emp&#234;cher la formation de petites zones de densit&#233; &#233;gales &#224; celles de la glace cristalline ; l&#8217;eau ne peut plus &#234;tre liquide. Et au contraire des autres corps dont les propri&#233;t&#233;s divergent lors de la transition vitreuse, c&#8217;est &#224; ce seuil de nucl&#233;ation que l&#8217;eau poss&#232;de des propri&#233;t&#233;s divergentes de compressibilit&#233;, de capacit&#233; calorifique et de viscosit&#233;. Cette absence d&#8217;&#233;coulement, cette viscosit&#233; infinie, ne se produit pas &#224; l&#8217;&#233;tat vitreux mais au passage en phase cristalline. Et comprendre cette phase de transition de l&#8217;eau surfondue s&#8217;av&#232;re tr&#232;s difficile car &#224; cette temp&#233;rature la transition est extr&#234;mement rapide. <\/p>\n<p align=\"justify\">Le nombre de liaisons hydrog&#232;ne augmente quand la temp&#233;rature baisse ; les mol&#233;cules d&#8217;eau se d&#233;placent de moins en moins vite. Les liaisons formant un cristal de mailles t&#233;tra&#233;driques, la viscosit&#233; augmente fortement lors de cette cristallisation. Mais pourquoi &#224; -40&#176;, si loin de la transition vitreuse &#224; -135&#176;C, l&#8217;eau se fige non pas comme un cristal r&#233;gulier mais comme un liquide que l&#8217;on aurait brutalement fig&#233;. <\/p>\n<p align=\"justify\">Mais si l&#8217;eau peut rester surfondue jusqu&#8217;&#224; -40&#176;C dans des conditions de puret&#233; qui lui &#233;vite de se transformer en glace cristalline, ses propri&#233;t&#233;s entre -40&#176; et -135&#176;C nouveau seuil, celui de la transition vitreuse, s&#8217;explique difficilement par la seule liaison hydrog&#232;ne mais n&#233;cessite d&#8217;introduire des notions d&#8217;interactions &#224; plus large &#233;chelle. <\/p>\n<p align=\"justify\">II existe en effet une glace vitreuse &#224; haute densit&#233; produite &#224; haute pression (12000 atmosph&#232;res et &#224; -196&#176;C) dont la densit&#233; est 30% sup&#233;rieure &#224; la glace ordinaire car une partie des liaisons hydrog&#232;ne se sont rompues et cette densit&#233; subsiste lorsque l&#8217;on revient &#224; la pression ordinaire.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie\/19\/19542_1.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">Il est envisag&#233; que la glace entre -40 et -135&#176;soit une combinaison de deux formes de glace haute et basse densit&#233; ; la glace &#224; haute densit&#233; subsistant sous formes m&#233;tastable au-dessus du seuil de -135&#176;C de transition vitreuse, tout comme l&#8217;eau surfondue existe jusqu&#8217;-40&#176;C. <\/p>\n<p align=\"justify\">Une autre possibilit&#233; est que les mol&#233;cules d&#8217;eau &#224; plus grande &#233;chelle pourraient se comporter comme des polym&#232;res avec une temp&#233;rature de transition vitreuse, les liaisons hydrog&#232;nes formant des sortes de rameaux lat&#233;raux &#224; ces polym&#232;res dont les mouvements d&#233;terminent le comportement de l&#8217;eau entre -40 et -135&#176;C.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;eau est en bon exemple d&#8217;un &#233;l&#233;ment dont les facteurs physiques qui entrent en jeu dans la caract&#233;risation de ses propri&#233;t&#233;s d&#233;pendent de l&#8217;&#233;chelle consid&#233;r&#233;e.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au niveau de sa description courante, les propri&#233;t&#233;s de l&#8217;eau sont caract&#233;ris&#233;es par trois facteurs : sa densit&#233;, sa viscosit&#233; et son indice di&#233;lectrique (ou indice optique).<\/p>\n<p align=\"justify\">La densit&#233; est l&#233;g&#232;rement fonction de la temp&#233;rature. Mais pour rendre compte de ce facteur, il faut mod&#233;liser l&#8217;eau comme un amalgame de mol&#233;cules d&#8217;eau dont le volume propre n&#8217;est pratiquement pas fonction de la temp&#233;rature. L&#8217;amalgame des mol&#233;cules d&#8217;eau n&#8217;est possible que gr&#226;ce &#224; la polarisation naturelle de l&#8217;eau. Ce facteur n&#8217;entre en jeu qu&#8217;&#224; l&#8217;&#233;chelle des mol&#233;cules.<\/p>\n<p align=\"justify\">Or ces mol&#233;cules peuvent se briser sous la temp&#233;rature ou par les chocs. La polarisation est donc le produit de l&#8217;assemblage des atomes dans la mol&#233;cule ; c&#8217;est la polarisabilit&#233;, facteur &#224; l&#8217;&#233;chelle atomique.<\/p>\n<p align=\"justify\">On peut r&#233;duire encore l&#8217;&#233;chelle et voir la polarisabilit&#233; comme le produit des nombres quantiques qui attribuent aux atomes d&#8217;hydrog&#232;ne et d&#8217;oxyg&#232;ne des capacit&#233;s de liaison li&#233; &#224; la forme g&#233;om&#233;trique des orbitales de leurs &#233;lectrons. Ces nombres sont n pour nombre quantique principal (niveau d&#8217;&#233;nergie), l pour le nombre quantique orbital (longueur du moment de la quantit&#233; de mouvement), m pour nombre quantique magn&#233;tique (projection de ce moment sur une droite ou axe de mesure).<\/p>\n<p align=\"justify\">Un des principaux objectifs exp&#233;rimentaux est d&#8217;am&#233;liorer les exp&#233;riences dites de cavitation, qui se d&#233;roulent &#224; temp&#233;rature ambiante et &#224; des pressions qualifi&#233;es de &#171; n&#233;gatives &#187;. Elles mettent &#224; l&#8217;&#233;preuve la coh&#233;sion de l&#8217;eau en recherchant la traction maximale qu&#8217;on peut exercer avec des ultrasons sur de l&#8217;eau liquide avant que la premi&#232;re bulle de vapeur ne se forme. L&#8217;espoir est d&#8217;atteindre une pression de -1400 bars. Alors des &#233;l&#233;ments nouveaux qui permettraient d&#8217;&#233;carter certaines hypoth&#232;ses sur la structure de l&#8217;eau.<\/p>\n<p align=\"justify\">On a atteint -400 bars dans de l&#8217;eau propre mais pas particuli&#232;rement d&#233;gaz&#233;e. La m&#233;thode utilis&#233;e permet d&#8217;&#233;tudier la cavitation sur un temps court (100 nsec) et dans un volume r&#233;duit (une fraction de la longueur d&#8217;onde acoustique au cube) ; elle est donc moins sensible aux traces de gaz dissous que les m&#233;thodes pr&#233;c&#233;demment utilis&#233;es. Il devrait suffire d&#8217;utiliser un amplificateur cinq fois plus puissant (environ 1kWatt) pour atteindre l&#8217;extr&#234;me limite de m&#233;tastabilit&#233; pr&#233;vue &#224; -2100 bars dans l&#8217;eau &#224; 30&#176;C.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;apparition explosive d&#8217;une bulle s&#8217;appelle la cavitation. Une chute de pression est &#233;quivalente &#224; un chauffage de l&#8217;eau. Les chercheurs &#233;tirent l&#8217;eau (ils parlent de pression n&#233;gative) jusqu&#8217;&#224; observer la premi&#232;re bulle de vapeur.<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>Quelle est la limite extr&#234;me de stabilit&#233; de l&#8217;eau pure &#224; pression n&#233;gative ?<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">La limite spinodale de l&#8217;eau est minimale (- 2100 bars) &#224; 30&#176;C, et remonte &#224; &#8211; 1800 bars &#224; 0&#176;C avant de rejoindre une autre limite spinodale, celle qui concerne la m&#233;tastabilit&#233; de l&#8217;eau par rapport &#224; la nucl&#233;ation de la glace. La remont&#233;e de la spinodale liquide-gaz est li&#233;e au fait qu&#8217;il est impossible de maintenir l&#8217;eau liquide en surfusion au-del&#224; de -45&#176;C. C&#8217;est li&#233; aussi au fait que le coefficient de dilatation thermique change de signe de part et d&#8217;autre d&#8217;une ligne de maxima de densit&#233; dont la forme exacte n&#8217;est pas connue &#224; pression tr&#232;s n&#233;gative.<\/p>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/mai\/10\/19542_2.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>3. Illustration : pourquoi l&#8217;eau g&#232;le en surface des lacs ?<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Il se trouve que l&#8217;eau a sa densit&#233; maximale &#224; 4&#176;C et qu&#8217;elle diminue entre 4&#176;C et 0&#176;C. La glace a une densit&#233; de 0,92 gramme par cm3. La surface de l&#8217;eau c&#232;de de la chaleur &#224; l&#8217;air ambiant jusqu&#8217;&#224; ce qu&#8217;elle atteigne 4&#176;C. Etant &#224; sa densit&#233; maximale, elle est entra&#238;n&#233;e vers le fond. La masse enti&#232;re se refroidit, processus d&#8217;autant plus long que le lac est profond. Cela explique que les flaques d&#8217;eau g&#232;lent bien avant les &#233;tangs. D&#232;s que la temp&#233;rature descend en dessous de 4&#176;C l&#8217;eau de surface, moins dense que l&#8217;eau de profondeur, reste en haut o&#249; elle va se refroidir jusqu&#8217;&#224; 0&#176;C avant de geler. La couche de glace s&#8217;&#233;paissit pendant que le reste de l&#8217;eau reste &#224; 0&#176;C permettant la vie aquatique en hiver. Le processus ralentit car la glace est un isolant thermique (igloo). La chaleur de l&#8217;eau qui se trouve en dessous a de plus en plus de difficult&#233; &#224; &#234;tre &#233;vacu&#233;e. La vitesse de formation d&#8217;une couche de glace est inversement proportionnelle &#224; son &#233;paisseur ; lorsque l&#8217;eau se solidifie ou que la glace fond, la temp&#233;rature reste constante &#224; 0&#176;C et seule la quantit&#233; de glace varie.<\/p>\n<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\"><strong>yogaesoteric<br \/>10 mai 2019<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; 1. L&#8217;eau est-elle une anomalie de la nature ? L&#8217;eau, l&#8217;&#233;l&#233;ment le plus abondant de notre biosph&#232;re, au c&#339;ur de la plupart de ph&#233;nom&#232;nes biologiques demeure en partie un myst&#232;re pour la physique contemporaine. 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