{"id":15021,"date":"2019-11-02T17:21:09","date_gmt":"2019-11-02T17:21:09","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr\/pourquoi-dieu-ne-disparaitra-jamais-1\/"},"modified":"2019-11-02T17:21:09","modified_gmt":"2019-11-02T17:21:09","slug":"pourquoi-dieu-ne-disparaitra-jamais-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/pourquoi-dieu-ne-disparaitra-jamais-1\/","title":{"rendered":"Pourquoi Dieu ne dispara\u00eetra jamais (1)"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">D&#8217;&#233;tonnants travaux en neurobiologie l&#8217;affirment aujourd&#8217;hui : l&#8217;homme est programm&#233; pour croire en Dieu, via la structure m&#234;me de son cerveau et, surtout, une petite mol&#233;cule dont le r&#244;le crucial vient d&#8217;&#234;tre identifi&#233;e. Et ce n&#8217;est pas tout. Car la foi appara&#238;t vitale contre l&#8217;anxi&#233;t&#233;, au point que les croyants vivent mieux et plus longtemps que les autres ! Dans ces conditions, le sentiment religieux n&#8217;est pas pr&#234;t de s&#8217;&#233;teindre&#8230;&#160; <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/octombrie\/11\/21027_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>I &#8211; Notre cerveau est programm&#233; pour croire<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Des travaux en neurobiologie le montrent : structure, chimie, cognition&#8230; tout dans le cerveau pousse les &#234;tres humains &#224; croire. Mieux : une &#171; mol&#233;cule de la foi &#187; aurait &#233;t&#233; identifi&#233;e ! <\/p>\n<p align=\"justify\">Croire en Dieu ? En g&#233;n&#233;ral, c&#8217;est le mot &#171; Dieu &#187; qui retient l&#8217;attention, focalise les d&#233;bats. Comme si le fait de &#171; croire &#187; &#233;tait une disposition parfaitement admise, pour ne pas dire naturelle chez l&#8217;homme. Et justement, c&#8217;est le cas ! Depuis quelques ann&#233;es, en effet, des travaux men&#233;s aussi bien par des neurobiologistes que par des sp&#233;cialistes de la cognition montrent que l&#8217;&#233;tonnante aptitude humaine &#224; croire en quelque chose de sup&#233;rieur trouve sa source, non au ciel, mais dans le cerveau. Car &#224; la lumi&#232;re des outils d&#8217;imagerie c&#233;r&#233;brale, l&#8217;enc&#233;phale appara&#238;t rien moins qu&#8217;id&#233;alement structur&#233; pour qu&#8217;on adh&#232;re &#224; l&#8217;id&#233;e du divin. A tel point que l&#8217;on peut parler d&#8217;une v&#233;ritable pr&#233;disposition chez l&#8217;homme au sentiment religieux. Mieux, les processus c&#233;r&#233;braux qui sous-tendent cette myst&#233;rieuse facult&#233; commencent &#224; livrer leurs secrets. Avec une surprise de taille : la d&#233;couverte du r&#244;le crucial d&#8217;une petite mol&#233;cule chez ceux qui ont la foi ! <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>La neuro-th&#233;ologie &#224; l&#8217;&#339;uvre<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Cette d&#233;couverte, on la doit &#224; une poign&#233;e de neurobiologistes qui ont entrepris de lever le voile sur cette Unio mystica que sainte Th&#233;r&#232;se d&#8217;Avila, au XVIe si&#232;cle, fut probablement la premi&#232;re &#224; d&#233;crire dans le d&#233;tail : &#171; C&#8217;est une sorte d&#8217;&#233;vanouissement qui enl&#232;ve peu &#224; peu la respiration et toutes les forces du corps. En vain voudrait-on parler, on ne pourrait former une parole, et si on y arrivait, on n&#8217;aurait m&#234;me pas la force de la prononcer. Car toute la force ext&#233;rieure vient &#224; cesser, mais la force int&#233;rieure grandit. C&#8217;est l&#8217;&#233;tat de deux choses qui &#233;taient divis&#233;es, et qui n&#8217;en font plus qu&#8217;une &#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Mais cette extatique sensation de fusion avec Dieu n&#8217;est pas l&#8217;apanage des chr&#233;tiens : les moines bouddhistes connaissent les m&#234;mes transports lorsqu&#8217;ils m&#233;ditent, de m&#234;me les soufis, ces mystiques musulmans, lorsqu&#8217;ils entrent en communion avec le divin lors de s&#233;ances de transes. Extr&#234;mes, ces ph&#233;nom&#232;nes de &#171; fusion mystique &#187; n&#8217;en sont donc pas moins universels et, de l&#224;, ont commenc&#233; d&#8217;&#234;tre &#233;tudi&#233;s comme n&#8217;importe quelle autre manifestation humaine.<\/p>\n<p align=\"justify\">Une qu&#234;te qui s&#8217;inscrit dans des recherches plus g&#233;n&#233;rales sur les sentiments religieux et qui a ouvert la voie &#224; une nouvelle discipline, appel&#233;e &#171; neuro-th&#233;ologie &#187;, dont &#171; l&#8217;objectif est d&#8217;identifier les m&#233;canismes cognitifs qui r&#233;gissent la croyance en Dieu, pr&#233;cise le neurobiologiste Andrew Newberg, directeur de la Clinique de m&#233;decine nucl&#233;aire de l&#8217;universit&#233; de Pennsylvanie (Etats-Unis), et pionnier de ce nouveau champ scientifique. Bien s&#251;r, la d&#233;finition de Dieu que nous utilisons n&#8217;est pas celle des th&#233;ologiens, qui r&#233;fl&#233;chissent de fa&#231;on pr&#233;cise sur la nature et les attributs de Dieu. Pour nous, il est simplement d&#233;fini comme une entit&#233; sup&#233;rieure, souvent invisible, et &#224; l&#8217;origine du monde &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Des r&#233;sultats spectaculaires<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Ces recherches des neuro-th&#233;ologiens, voil&#224; justement qu&#8217;elles livrent leurs r&#233;sultats. Certes, ils demandent encore &#224; &#234;tre approfondis, mais ce qu&#8217;ils r&#233;v&#232;lent est d&#8217;ores et d&#233;j&#224; spectaculaire : au c&#339;ur de la propension &#224; la foi, il y aurait&#8230; la s&#233;rotonine, une substance qui, dans le cerveau, transmet l&#8217;information d&#8217;un neurone &#224; l&#8217;autre (on parle de neurotransmetteur) et dont on sait d&#233;j&#224; qu&#8217;elle est impliqu&#233;e dans les sensations de faim, de soif et de sommeil.<\/p>\n<p align=\"justify\">Une v&#233;ritable d&#233;couverte, qui a tenu &#224; une intuition surgie au d&#233;but des ann&#233;es 2000. A cette date, en effet, les neuro-th&#233;ologiens prennent connaissance de travaux n&#8217;ayant en apparence rien &#224; voir : ceux, men&#233;s par des biologistes dans les ann&#233;es 90, sur les effets sur le cerveau des drogues dites &#171; psych&#233;d&#233;liques &#187; (LSD, etc.). Or, ces recherches indiquent que la s&#233;rotonine est susceptible d&#8217;engendrer des &#233;tats similaires &#224; ceux produits par ces drogues, telles que modifications de la perception sensorielle, hallucinations, sensation de fusion avec le monde&#8230; soit ni plus ni moins les sensations que les mystiques disent &#233;prouver au cours de leurs &#233;tats extatiques.<\/p>\n<p align=\"justify\">&#171; Il se trouve que le cerveau r&#233;agit aux mol&#233;cules du LSD et de la psylocine (mol&#233;cule pr&#233;sente dans un champignon hallucinog&#232;ne) comme s&#8217;il s&#8217;agissait de la s&#233;rotonine, car leurs structures mol&#233;culaires sont tr&#232;s proches de cette derni&#232;re, explique le biologiste Olivier Cases (Unit&#233; Inserm de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re de Paris). Du fait de cette ressemblance, cela permet &#224; ces drogues d&#8217;induire artificiellement une lib&#233;ration massive de glutamate, un neurotransmetteur qui assure la transmission des informations sensorielles, cela en se faisant donc passer pour de la s&#233;rotonine &#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ce qui, au final, provoque des alt&#233;rations de perceptions&#8230; De l&#224; &#224; supposer que les exp&#233;riences mystiques &#171; naturelles &#187;, c&#8217;est-&#224;-dire sans l&#8217;influence de drogues, pouvaient &#234;tre sous-tendues par la s&#233;rotonine, il n&#8217;y avait qu&#8217;un pas.<\/p>\n<p align=\"justify\">Encore fallait-il le montrer ! Et depuis 2003, une &#233;tape cruciale a justement &#233;t&#233; franchie dans ce sens. Sous la houlette de la neurobiologie Jacqueline Borg et de son &#233;quipe (universit&#233; Karolinska de Stockholm, Su&#232;de), une exp&#233;rience impliquant 15 volontaires a &#233;tabli que la propension &#224; voir le monde comme habit&#233; par le divin &#8211; une tendance baptis&#233;e &#171; religiosit&#233; &#187; par les chercheurs &#8211; d&#233;pend effectivement du taux de s&#233;rotonine. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>La s&#233;rotonine d&#233;masqu&#233;e<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Plus pr&#233;cis&#233;ment, en scrutant le cerveau de leurs volontaires via la technique de tomographie &#224; &#233;mission de positons (TEP), l&#8217;&#233;quipe su&#233;doise a mise en &#233;vidence le r&#244;le de certains r&#233;cepteurs chimiques, appel&#233;s 5HTIA. Situ&#233;s sur une cat&#233;gorie de neurones dits &#171; s&#233;rotoninergiques &#187;, ces r&#233;cepteurs ont l&#8217;art d&#8217;abaisser la quantit&#233; de s&#233;rotonine lib&#233;r&#233;e dans le cerveau. Or, il est apparu que plus la quantit&#233; de ces r&#233;cepteurs 5HTIA &#233;tait faible, et donc plus le taux de s&#233;rotonine &#233;tait &#233;lev&#233;, plus la religiosit&#233; &#233;tait av&#233;r&#233;e. C&#8217;est-&#224;-dire que dans ce cas, &#171; les sujets &#233;taient enclins &#224; appr&#233;hender les difficult&#233;s de la vie en d&#233;veloppant l&#8217;id&#233;e qu&#8217;une pr&#233;sence divine existe dans le monde. Ils disaient &#233;galement souvent avoir v&#233;cu des exp&#233;riences mystiques. Ou bien encore, ils croyaient aux miracles ou &#224; l&#8217;existence d&#8217;un sixi&#232;me sens &#187;. Ainsi donc, un taux &#233;lev&#233; de s&#233;rotonine dans le cerveau accro&#238;trait le degr&#233; de religiosit&#233; ! <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/octombrie\/11\/21027_2.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Question : comment ces chercheurs ont-ils fait pour &#233;valuer cette fameuse religiosit&#233; ? Simple : ils ont emprunt&#233; un outil fr&#233;quemment utilis&#233; par les psychiatres pour d&#233;terminer les grandes tendances de la personnalit&#233; de leurs patients. A savoir le Temperament and Character Inventory (TCI), un inventaire compos&#233; de 238 questions qui permet d&#8217;&#233;valuer l&#8217;importance chez l&#8217;individu de 25 aspects fondamentaux de la personnalit&#233; humaine, telles que l&#8217;impulsivit&#233;, la d&#233;pendance vis-&#224;-vis des autres, la crainte de l&#8217;inconnu, etc.<\/p>\n<p align=\"justify\">Or, &#171; dans ce questionnaire, il y a une s&#233;rie de questions destin&#233;es &#224; &#233;valuer le degr&#233; de religiosit&#233; des sujets, du style vous &#234;tes-vous d&#233;j&#224; senti en contact avec une pr&#233;sence spirituelle divine ? ou des exp&#233;riences religieuses vous ont-elles aid&#233; &#224; comprendre le sens de votre vie &#187;, rapporte Jacqueline Borg. Et la dimension troublante du r&#233;sultat obtenu par les chercheurs su&#233;dois appara&#238;t d&#232;s lors pleinement lorsqu&#8217;on apprend que, parmi les 25 aspects de la personnalit&#233; des volontaires &#233;valu&#233;s par le TCI, la religiosit&#233; se r&#233;v&#233;la &#234;tre&#8230; le seul et unique param&#232;tre corr&#233;l&#233; avec la densit&#233; des r&#233;cepteurs 5HTIA ! <\/p>\n<p align=\"justify\">La cons&#233;quence de cette d&#233;couverte peut sembler sacril&#232;ge. Car pour Jacqueline Borg, une conclusion s&#8217;impose d&#233;sormais : &#171; Le syst&#232;me de production de la s&#233;rotonine pourrait bien &#234;tre vu comme l&#8217;une des bases biologiques de la croyance religieuse, m&#234;me si le r&#233;sultat de l&#8217;&#233;tude doit encore &#234;tre pr&#233;cis&#233; avec des travaux men&#233;s sur un panel de volontaires plus large &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>La &#171; mol&#233;cule de la foi &#187;<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Est-ce &#224; dire qu&#8217;aurait &#233;t&#233; d&#233;couverte la &#171; mol&#233;cule de la foi &#187; ? &#171; Certainement pas, r&#233;pond en souriant la biologiste Catherine Belzung, de l&#8217;universit&#233; de Tours. Si la croyance en Dieu peut certes &#234;tre favoris&#233;e par l&#8217;action d&#8217;une mol&#233;cule comme la s&#233;rotonine, elle ne peut en aucun cas se r&#233;sumer &#224; l&#8217;action exclusive de cette derni&#232;re &#187;. Et du reste, Jacqueline Borg ne le nie pas : &#171; Une &#233;tude allemande men&#233;e en 2002 sugg&#232;re que d&#8217;autres neurotransmetteurs pourraient &#234;tre impliqu&#233;s dans la religiosit&#233; : les opio&#239;des, qui sont connus pour jouer un r&#244;le important dans la sensation de douleur. Car comme pour le LSD et la s&#233;rotonine, il s&#8217;av&#232;re que les drogues opiac&#233;es, telles la morphine ou l&#8217;opium, qui miment l&#8217;action des opio&#239;des naturellement s&#233;cr&#233;t&#233;s par le cerveau, modifient les perceptions sensorielles &#187;. Il n&#8217;emp&#234;che, si on croit, c&#8217;est bien parce que le cerveau y programme chimiquement les &#234;tres humains. Mais pas seulement&#8230; <\/p>\n<p align=\"justify\">De fait, l&#8217;&#233;trange ph&#233;nom&#232;ne de la croyance ne se joue pas seulement au niveau mol&#233;culaire. Plut&#244;t que de scruter la chimie du cerveau, d&#8217;autres neuro-th&#233;ologiens ont en effet travaill&#233; sur sa structure. Et l&#224; encore, ils ont obtenu de troublants r&#233;sultats en identifiant certaines aires c&#233;r&#233;brales indubitablement impliqu&#233;es dans la sensation d&#8217;une pr&#233;sence divine. Des travaux qui ne peuvent pas encore &#234;tre reli&#233;s &#224; ceux men&#233;s sur le r&#244;le des neurotransmetteurs, mais qui apportent une pi&#232;ce de plus en vue de reconstituer le puzzle complexe de la cognition religieuse.<\/p>\n<p align=\"justify\">Concr&#232;tement, ces recherches ont mis en &#233;vidence une zone corticale bien pr&#233;cise situ&#233;e dans la partie arri&#232;re haute du cr&#226;ne : le cortex pari&#233;tal sup&#233;rieur. Et pour cause : le fameux sentiment de fusion mystique d&#8217;avec le monde appara&#238;t d&#8217;autant plus manifeste que l&#8217;activit&#233; de cette zone est ralentie. C&#8217;est une c&#233;l&#232;bre exp&#233;rience d&#8217;imagerie c&#233;r&#233;brale men&#233;e en 2001 par le neurobiologiste Andrew Newberg qui l&#8217;a d&#233;montr&#233;.<\/p>\n<p align=\"justify\">En analysant par TEP l&#8217;activation c&#233;r&#233;brale de huit moines tib&#233;tains bouddhistes immerg&#233;s, via une technique de respiration sp&#233;cifique, dans un &#233;tat de m&#233;ditation connu pour d&#233;boucher sur cette sensation de symbiose, le neurobiologiste a d&#233;couvert sur son &#233;cran un &#233;trange ph&#233;nom&#232;ne : plus la m&#233;ditation semblait profonde, plus la zone du cortex pari&#233;tal sup&#233;rieur du cerveau&#8230; s&#8217;assombrissait. Signe d&#8217;une chute de l&#8217;irrigation sanguine, donc d&#8217;une baisse d&#8217;activit&#233;. Pourquoi cette zone ? Andrew Newberg a une explication : &#171; L&#8217;une des fonctions du cortex pari&#233;tal sup&#233;rieur est de permettre &#224; l&#8217;individu d&#8217;effectuer la distinction entre son corps et l&#8217;environnement et de s&#8217;orienter dans l&#8217;espace. Ce qui expliquerait, lorsque son activit&#233; se ralentit, l&#8217;&#233;mergence d&#8217;alt&#233;rations de la perception spatiale et de la sensation de fusionner avec l&#8217;Univers &#187;. <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/noiembrie 2019\/2\/21027_3.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Et il n&#8217;y a pas que le cortex pari&#233;tal sup&#233;rieur ! &#171; D&#8217;autres travaux indiquent que c&#8217;est probablement tout un r&#233;seau c&#233;r&#233;bral qui est mobilis&#233;, d&#233;crit Andrew Newberg. Par exemple, les recherches men&#233;es dans les ann&#233;es 1990 par le neuropsychologue am&#233;ricain Michael Persinger sugg&#232;rent que la stimulation &#233;lectromagn&#233;tique des lobes temporaux, ces aires localis&#233;es au niveau des tempes, d&#233;clencherait la sensation d&#8217;avoir &#224; ses c&#244;t&#233;s une pr&#233;sence invisible. Ces aires pourraient donc elles aussi &#234;tre impliqu&#233;es dans l&#8217;aptitude &#224; ressentir une pr&#233;sence divine &#187;. Fort de ces constations, Andrew Newberg a entrepris d&#8217;identifier dans ses moindres recoins cet &#233;trange r&#233;seau cortical. Avec l&#8217;espace de dresser bient&#244;t une v&#233;ritable cartographie c&#233;r&#233;brale de la foi. <\/p>\n<p align=\"justify\">Tous ces travaux le disent : l&#8217;&#234;tre humain semble parfaitement programm&#233; pour croire en Dieu et chacun des &#234;tres humains h&#233;rite d&#8217;un cerveau naturellement enclin &#224; produire le sentiment que le monde est habit&#233; par une entit&#233; sup&#233;rieure. Sans compter que m&#234;me les g&#232;nes pourraient avoir leur mot &#224; dire. Oui, mais d&#8217;autres chercheurs, issus cette fois de l&#8217;anthropologie cognitive, une discipline qui &#233;tudie les relations entre la culture et les structures cognitives, postulent que l&#8217;enc&#233;phale est en plus tr&#232;s bien structur&#233; pour adh&#233;rer &#224; cette id&#233;e&#8230; lorsqu&#8217;elle est racont&#233;e par autrui.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour comprendre, il faut revenir &#224; des travaux de psychologie cognitive entam&#233;s sur de tr&#232;s jeunes enfants il y a une quinzaine d&#8217;ann&#233;es. En 1992, la psychologue am&#233;ricaine Karen Wynn, de l&#8217;universit&#233; Yale (New Haven, Etats-Unis), a l&#8217;id&#233;e de pr&#233;senter &#224; des enfants de 4 mois des marionnettes sur une petite sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre. Et d&#233;couvre qu&#8217;ils sont capables, d&#232;s cet &#226;ge, de savoir qu&#8217;une marionnette ne peut pas se trouver en deux endroits en m&#234;me temps, comme elle ne peut pas soudainement dispara&#238;tre.<\/p>\n<p align=\"justify\">A la m&#234;me &#233;poque, &#171; d&#8217;autres travaux men&#233;s par les psychologues am&#233;ricains Henry Wellman et Susan Gelman montrent qu&#8217;avant leur premi&#232;re ann&#233;e, les enfants sont capables de savoir qu&#8217;un homme ne peut pas se transformer en un animal ou un objet, pr&#233;cise Dan Sperber, directeur de recherche &#224; l&#8217;Institut des sciences cognitives Jean Nicod (CNRS, Paris). Intuitivement, ils rangent les &#234;tres humains dans des cat&#233;gories bien distinctes de celles des animaux ou des objets &#187;. Pas de doute, l&#8217;homme poss&#232;de de fa&#231;on inn&#233;e une perception du monde qui la part du &#171; naturel &#187; et du &#171; surnaturel &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Un terreau pour la croyance<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Ce qui, pour Dan Sperber, montre une fois de plus que notre enc&#233;phale est un terreau fertile pour les croyances religieuses. Car celles-ci ne peuvent d&#232;s lors s&#8217;expliquer que si le cerveau est &#233;quip&#233; d&#8217;un m&#233;canisme psychologique inn&#233; qui, in fine, rend les &#234;tres humains particuli&#232;rement sensibles aux id&#233;es stipulant l&#8217;existence de divinit&#233;s : &#171; Les croyances religieuses mettent en sc&#232;ne des personnages dot&#233;s de pouvoirs surnaturels : entit&#233; divine invisible, dot&#233;e du don d&#8217;ubiquit&#233;, ou bien encore capable de se mat&#233;rialiser en un animal ou un objet. Or, cela viole des notions intuitives dont nous h&#233;ritons d&#232;s la naissance &#187;. Et comme la perception intuitive du r&#233;el est inn&#233;e, sa transgression par les croyances religieuses provoque une r&#233;action &#233;motionnelle forte. Autrement dit, le seul fait de les &#233;voquer contredit &#224; ce point l&#8217;entendement qu&#8217;on est conduit &#224; leur attribuer un pouvoir explicatif sup&#233;rieur. Au final, c&#8217;est tout naturellement qu&#8217;on est donc enclin &#224; croire en Dieu. <\/p>\n<p align=\"justify\">Chimie, structure, cognition&#8230; le cerveau pr&#233;pare donc chacun des &#234;tres humains &#224; adh&#233;rer &#224; l&#8217;id&#233;e de Dieu. Est-ce &#224; dire que ce dernier n&#8217;est qu&#8217;une cr&#233;ation du cerveau ? &#171; Ce que tous ces travaux mettent en &#233;vidence, c&#8217;est que nous sommes tr&#232;s bien &#233;quip&#233;s cognitivement pour croire, pr&#233;cise Andrew Newberg. En revanche, ils ne se prononcent en aucun cas sur l&#8217;existence effective d&#8217;un dieu &#187;. Lequel reste donc pour la science une ultime question &#224; laquelle elle ne peut nullement r&#233;pondre&#8230; <\/p>\n<p>Lisez&#160;<a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=21080\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la troisi&#232;me partie<\/a>&#160;de cet article<br \/>\n  &#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>yogaesoteric<br \/>2 novembre 2019<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; D&#8217;&#233;tonnants travaux en neurobiologie l&#8217;affirment aujourd&#8217;hui : l&#8217;homme est programm&#233; pour croire en Dieu, via la structure m&#234;me de son cerveau et, surtout, une petite mol&#233;cule dont le r&#244;le crucial vient d&#8217;&#234;tre identifi&#233;e. Et ce n&#8217;est pas tout. 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