{"id":167987,"date":"2024-07-31T08:50:28","date_gmt":"2024-07-31T08:50:28","guid":{"rendered":"https:\/\/yogaesoteric.net\/?p=167987"},"modified":"2024-07-31T08:50:28","modified_gmt":"2024-07-31T08:50:28","slug":"article-16-le-loup-dans-la-bergerie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/article-16-le-loup-dans-la-bergerie\/","title":{"rendered":"Article 16 : Le loup dans la bergerie"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019article 16, dont on parle ces derniers temps, est habituellement pr\u00e9sent\u00e9 comme le moyen par lequel les pleins pouvoirs sont \u00ab accord\u00e9s \u00bb au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-167989\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_1.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_1.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_1-300x175.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><\/p>\n<p>Et puisque cette proc\u00e9dure est inscrite dans la <em>Constitution<\/em>, les journalistes et les politologues la consid\u00e8rent comme un simple al\u00e9a de la vie politique de notre pays qui, certes, m\u00e9rite d\u2019\u00eatre comment\u00e9 mais sans devoir alarmer le bon citoyen d\u00e9finitivement rassur\u00e9 puisque, on le lui dit et on le lui r\u00e9p\u00e8te, cette proc\u00e9dure est inscrite dans la <em>Constitution<\/em>. Tout devrait donc bien se passer.<\/p>\n<p>On va voir que rien ne va dans les termes de cette pr\u00e9sentation et qu\u2019il s\u2019agit objectivement d\u2019un coup d\u2019\u00c9tat l\u00e9gal et d\u2019une B\u00e9r\u00e9zina constitutionnelle.<\/p>\n<p>**********<\/p>\n<p>Bien que les mots \u00ab <em>pleins pouvoirs <\/em>\u00bb ne sont pas cit\u00e9s dans l\u2019Art. 16 \u2013 il y est \u00e9crit : \u00ab\u2026.\u2026 <em>le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique prend les mesures exig\u00e9es par ces circonstances\u2026\u2026.<\/em>\u00bb, et plus loin, il est question de \u00ab pouvoirs exceptionnels \u00bb \u2013 son interpr\u00e9tation objective et r\u00e9aliste valide l\u2019expression \u00ab pleins pouvoirs \u00bb.<\/p>\n<p>La question qui vient automatiquement est : quelles sont les limites de ces pleins pouvoirs ?<\/p>\n<p>Voyons d\u2019abord le point d\u2019entr\u00e9e puis le point de sortie de cette \u00ab omnipotence \u00bb, et enfin le p\u00e9rim\u00e8tre de l\u2019exercice.<\/p>\n<p>S\u2019autoriser soi-m\u00eame \u00e0 l\u2019omnipotence<\/p>\n<p>L\u2019auto-proclamation en point d\u2019entr\u00e9e<\/p>\n<p><strong>Premier alin\u00e9a :<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab <em>Lorsque les institutions de la R\u00e9publique, l\u2019ind\u00e9pendance de la Nation, l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de son territoire ou l\u2019ex\u00e9cution de ses engagements internationaux sont menac\u00e9es d\u2019une mani\u00e8re grave et imm\u00e9diate et que le fonctionnement r\u00e9gu<\/em><em>lier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique prend les mesures exig\u00e9es par ces circonstances, apr\u00e8s consultation officielle du Premier ministre, des Pr\u00e9sidents des Assembl\u00e9es ainsi que du Conseil constitutionnel <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Comme d\u2019habitude, l\u2019Art. 16 ne d\u00e9roge pas au style rh\u00e9torique \u00ab enveloppant \u00bb d\u2019un \u00e9crit constitutionnel. Sous pr\u00e9texte de vouloir balayer tout le spectre des possibles, alors qu\u2019il demanderait pr\u00e9cision et rigueur, un point crucial de proc\u00e9dure constitutionnelle est noy\u00e9 dans le flou technocratique.<br \/>\n<em>Institutions de la R\u00e9publique menac\u00e9es<\/em>, <em>fonctionnement r\u00e9gulier des pouvoirs publics constitutionnels interrompu. <\/em>Nulle part dans des documents l\u00e9gaux ne sont d\u00e9finis ou circonscrits ces termes.<\/p>\n<p>Passons.<\/p>\n<p>Le point d\u2019entr\u00e9e, donc, consiste en une seule proc\u00e9dure :<\/p>\n<p>Le <em>pr\u00e9sident de la R\u00e9publique <\/em>\u00ab consulte \u00bb.<\/p>\n<p>Qu\u2019il consulte des sommit\u00e9s politiques, le Pape ou la Reine d\u2019Angleterre, peu importe puisqu\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une consultation. Seule contrainte : qu\u2019il trouve \u00e0 argumenter d\u2019une menace suffisamment <em>grave<\/em> pour s\u2019autoriser lui-m\u00eame \u00e0 l\u2019omnipotence.<\/p>\n<p>Ainsi, fort d\u2019un pr\u00e9texte pioch\u00e9 dans l\u2019arsenal des circonstances pr\u00e9cit\u00e9es, le pr\u00e9sident n\u2019est en aucun cas oblig\u00e9 d\u2019obtenir l\u2019accord de qui que ce soit.<\/p>\n<p>En cela, l\u2019Art. 16 est un <em>Fait du Prince<\/em> inscrit dans la <em>Constitution<\/em>, une disposition totalitaire r\u00e9siduelle, h\u00e9rit\u00e9e de l\u2019ancien r\u00e9gime. On est loin de la pratique romaine, rappel\u00e9e par certains commentateurs (pour rassurer ?), qui permettait aux Patriciens de faire appel \u00e0 un Dictateur, sous les conditions strictes d\u2019une mission clairement d\u00e9finie et d\u2019un d\u00e9lai d\u2019exercice bien circonscrit.<\/p>\n<p>La grande diff\u00e9rence entre la proc\u00e9dure de l\u2019Art. 16. et l\u2019av\u00e8nement d\u2019un Dictateur romain est que ledit Dictateur <u>\u00e9tait sollicit\u00e9<\/u> par les Patriciens. Ce qui n\u2019est absolument pas le cas dans la proc\u00e9dure de l\u2019Art. 16. o\u00f9 on a affaire \u00e0 une auto-proclamation.<\/p>\n<p>Dernier rempart \u00e0 l\u2019irr\u00e9sistible ascension !<\/p>\n<p>\u00ab <em>Il en informe la Nation par un message <\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Sympa. La D\u00e9mocratie en sort grandie.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-167992\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_2.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"365\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_2.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_2-300x196.jpg 300w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_2-210x136.jpg 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><\/p>\n<p><strong>Et la <\/strong><em><strong>Constitution<\/strong><\/em><strong> cr\u00e9a le Dictateur R\u00e9publicain<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le point de sortie, <\/strong><em><strong>ad libitum<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>Dernier alin\u00e9a :<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab <em>Apr\u00e8s trente jours d\u2019exercice <\/em><em>des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut \u00eatre saisi par le Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale, le Pr\u00e9sident du S\u00e9nat, soixante d\u00e9put\u00e9s ou soixante s\u00e9nateurs, aux fins d\u2019examiner si les conditions \u00e9nonc\u00e9es au premier alin\u00e9a demeurent r\u00e9un<\/em><em>ies. Il se prononce dans les d\u00e9lais les plus brefs par un avis public. Il proc\u00e8de de plein droit \u00e0 cet examen et se prononce dans les m\u00eames conditions au terme de soixante jours d\u2019exercice des pouvoirs exceptionnels et \u00e0 tout moment au-del\u00e0 de cette dur\u00e9e <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Le verbe le plus saillant d\u00e9signant la capacit\u00e9 d\u2019action des \u00e9diles politiques est \u00ab se prononce \u00bb. Ils examinent, se prononcent, proc\u00e8dent \u00e0 nouveau \u00e0 un examen, rendent un avis public\u2026.\u2026 Un jour ils sont consult\u00e9s, un autre jour ils se prononcent. Il n\u2019est pas dit si, entre temps, ils peuvent gesticuler. C\u2019est un vaudeville path\u00e9tique entre bonnes gens respectables qui se payent de mots.<\/p>\n<p>30 jours, 60 jours, \u00e0 trois, \u00e0 quinze ou \u00e0 cent vingt notables politiques, tout ce qui sortira de leur conciliabule sera un avis par lequel ces gens se prononceront.<\/p>\n<p>En voil\u00e0 un contre-pouvoir \u00e9bouriffant.<\/p>\n<p>On constate donc, en r\u00e9sum\u00e9, qu\u2019autant l\u2019entr\u00e9e que la sortie de proc\u00e9dure sont \u00e0 la main exclusive du pr\u00e9sident.<\/p>\n<p>En d\u2019autre terme, l\u2019Art. 16 n\u2019est ni plus ni moins l\u2019inscription dans la <em>Cons<\/em><em>t<\/em><em>itution<\/em> d\u2019un coup d\u2019\u00c9tat l\u00e9gal. Dans les faits, l\u2019Art. 16 pr\u00e9voit une dictature autocratique l\u00e9gale au c\u0153ur d\u2019un texte pr\u00e9tendument soucieux de son caract\u00e8re d\u00e9mocratique. Et puisque tout est l\u00e9gal, on ne peut m\u00eame pas parler de coup d\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>Ainsi le dictateur \u00ab r\u00e9publicain \u00bb peut, en toute l\u00e9galit\u00e9 et quoi qu\u2019on en dise, garder ad libitum les pleins pouvoirs.<\/p>\n<p>Au m\u00e9pris du principe de la s\u00e9paration des pouvoirs<\/p>\n<p>L\u2019exercice des pleins pouvoirs<\/p>\n<p><strong>3\u00e8me alin\u00e9a :<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab <em>Ces mesures doivent \u00eatre inspir\u00e9es par la volont\u00e9 d\u2019assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres d\u00e9lais, les moyens d\u2019accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consult\u00e9 \u00e0 leur sujet <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab <em>Ces mesures doivent \u00eatre inspir\u00e9es par la volont\u00e9\u2026.\u2026 <\/em>\u00bb Pourquoi pas des ordonnances pr\u00e9sidentielles paraph\u00e9es \u00e0 l\u2019encre rose. On croirait lire les r\u00e8gles d\u2019un jeu d\u2019enfants : on aurait dit que je serais le h\u00e9ros, et que toi tu serais la princesse\u2026.\u2026<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la na\u00efvet\u00e9 d\u00e9sarmante du propos et de l\u2019absence totale de garantie, on voit, l\u00e0 encore, que le Conseil Constitutionnel est nanti d\u2019une capacit\u00e9 d\u2019interposition impressionnante !! : il est \u00ab <em>consult\u00e9 <\/em>\u00bb. \u00c0 ce stade, les conditions \u00e9dict\u00e9es dans ce jeu de r\u00f4les path\u00e9tique peuvent \u00eatre l\u00e2ches ou rigoureuses, al\u00e9atoires ou pr\u00e9cises, il n\u2019y a rien qui puisse entraver l\u2019action du pr\u00e9sident pl\u00e9nipotentiaire.<\/p>\n<p>Ce dernier reste juge, de bonne ou de mauvaise foi, de l\u2019accomplissement de la mission.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-167995\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_3.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"374\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_3.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_3-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/>Le Conseil constitutionnel, pour sa part, tente de pr\u00e9senter une analyse plus \u00e9dulcor\u00e9e sur son site : <em>Quel pouvoir donne l\u2019article 16 de la Constitution au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique ?<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"https:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/la-constitution\/quel-pouvoir-donne-l-article-16-de-la-constitution-au-president-de-la-republique\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><u>https:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/la-constitution\/quel-pouvoir-donne-l-article-16-de-la-constitution-au-president-de-la-republique<\/u><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Mais ce qu\u2019on y trouve ne d\u00e9samorce pas vraiment le constat d\u2019atonie avanc\u00e9e des contre-pouvoirs. Bien au contraire, le Conseil Constitutionnel en rajoute :<br \/>\n\u00ab <em>Le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique prend toutes les mesures exig\u00e9es par les circonstances, le cas \u00e9ch\u00e9ant, <\/em><em>au m\u00e9pris du principe de la s\u00e9paration des pouvoirs<\/em><em>. Il peut ainsi <\/em><em>prendre des mesures qui rel\u00e8vent normalement de la comp\u00e9tence du Parlement<\/em><em> ou exercer le pouvoir r\u00e9glementaire sans solliciter le contreseing du Premier ministre et des ministres <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Jusque l\u00e0 rien<em> n\u2019\u00e9tait dit, ni dans l\u2019Art. 16, ni par les commentateurs, au sujet du <\/em><em>pouvoir judiciaire<\/em><em> mais l\u2019incise \u00ab <\/em><em>au m\u00e9pris du principe de la s\u00e9paration des pouvoirs \u00bb<\/em><em>\u00a0<\/em>invite \u00e0 penser que le rempart judiciaire est aussi mis \u00e0 bas.<\/p>\n<p>R\u00e9sumons. Le pr\u00e9sident dictateur d\u00e9tient le plein exercice du pouvoir ex\u00e9cutif, l\u00e9gislatif, ET judiciaire. Il prend des \u00ab mesures \u00bb sans que ces derni\u00e8res ne soient des lois (la belle affaire\u2026.\u2026). Il signe des d\u00e9crets et des ordonnances sans visa d\u2019un gouvernement. Il a autorit\u00e9 sur la Force publique. Il est chef des Arm\u00e9es. Il dirige toutes les administrations dont Bercy. Il \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate des mesures fiscales impactant les citoyens et les entreprises. Il commande aux pr\u00e9fets et au parquet. Il peut agir sur l\u2019ordre social en contraignant les syndicats, les chambres de commerce, d\u2019industrie et d\u2019agriculture\u2026.\u2026 Il peut d\u00e9cider de couvre-feux, d\u00e9cr\u00e9ter confinements et zones d\u2019exclusion, etc.<\/p>\n<p>On a vu ce que peuvent donner des \u00e9tats d\u2019urgence. Il est donc l\u00e9gitime de s\u2019inqui\u00e9ter de ce qui adviendrait sous un r\u00e9gime de pleins pouvoirs.<\/p>\n<p>Le dernier rivage ?<\/p>\n<p>Les \u00ab pleins pouvoirs \u00bb consistent donc en l\u2019accaparement par le pr\u00e9sident des pouvoirs ex\u00e9cutifs, l\u00e9gislatifs ET judiciaires. Pourtant, il est pr\u00e9cis\u00e9 dans l\u2019Art. 16 :<br \/>\n\u00ab <em>Le Parlement se r\u00e9unit de plein droit.<br \/>\nL\u2019Assembl\u00e9e nationale ne peut \u00eatre dissoute pendant l\u2019exercice des pouvoirs exceptionnels <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Que faire de cette pr\u00e9cision ? \u00c0 la lecture de ces deux maigres lignes, on pourrait penser que les r\u00e9dacteurs constituants ont \u00e9t\u00e9 pris d\u2019un ultime sursaut d\u00e9mocratique en faisant embarquer <em>in extremis<\/em> les d\u00e9put\u00e9s et les s\u00e9nateurs sur une <em>arche refuge<\/em>.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, le Conseil constitutionnel \u00e9voque sur son site un \u00ab double contr\u00f4le \u00bb encadrant l\u2019Art. 16. Que vaut vraiment ce double contr\u00f4le ?<\/p>\n<ul>\n<li>Quel pouvoir donne l\u2019article 16 de la <em>Constitution<\/em> au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique ?<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/la-constitution\/quel-pouvoir-donne-l-article-16-de-la-constitution-au-president-de-la-republique\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><u>https:\/\/www.conseil-constitutionnel.fr\/la-constitution\/quel-pouvoir-donne-l-article-16-de-la-constitution-au-president-de-la-republique<\/u><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>Arr\u00eatez-moi ou je fais un malheur !<\/p>\n<p><strong>Double contr\u00f4le<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-167998\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_4.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"373\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_4.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_4-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/>Les r\u00e9dacteurs du Conseil constitutionnel, avant de conclure leur article, \u00e9voquent une ou deux asp\u00e9rit\u00e9s qui pourraient amoindrir les pleins pouvoirs octroy\u00e9s par l\u2019Art. 16. Ils annoncent dans le chapitre IV de cet article un <em>contr\u00f4le juridictionnel <\/em>et<em> un contr\u00f4le politique.<\/em> En soi, c\u2019est en quelque sorte une confirmation en creux de l\u2019impression g\u00e9n\u00e9rale : Nulle part, au sein de l\u2019Art. 16, il n\u2019est question de contr\u00f4ler ou d\u2019encadrer de fa\u00e7on efficiente les pouvoirs exceptionnels abandonn\u00e9s au pr\u00e9sident.<\/p>\n<p>Notons enfin que, quel que soit le commentaire du Conseil constitutionnel, il ne s\u2019agira que d\u2019une interpr\u00e9tation ext\u00e9rieure au texte de la Constitution. Le site du Conseil constitutionnel n\u2019est pas un lieu o\u00f9 on peut amender la Constitution ou ajouter des comp\u00e9tences qui n\u2019y figurent pas. Les r\u00e9dacteurs l\u2019ont bien compris et c\u2019est pourquoi se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 d\u2019autres articles de la <em>Constitution<\/em>. Art. 37 et Art. 68.<\/p>\n<p>Contr\u00f4le juridictionnel ?<\/p>\n<p>Citation de l\u2019article :<br \/>\n\u00ab <em>D\u2019une part, la d\u00e9cision pr\u00e9sidentielle de recourir \u00e0 l\u2019article 16 de la <\/em>Constitution<em> constitue un acte de gouvernement, c\u2019est-\u00e0-dire un acte que le juge administratif ne contr\u00f4le pas. Les d\u00e9cisions pr\u00e9sidentielles prises en application de l\u2019article 16 de la <\/em>Constitution<em> peuvent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9es par le juge administratif si elles sont intervenues dans le domaine du r\u00e8glement figurant \u00e0 <\/em><em>l\u2019article 37<\/em><em> de la <\/em>Constitution<em>\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>La perspective d\u2019un contr\u00f4le juridictionnel fait donc une entr\u00e9e <em>tonitruante<\/em> dans la discussion puisque l\u2019alin\u00e9a commence par une d\u00e9claration d\u2019incomp\u00e9tence \u00e0 l\u2019endroit du juge administratif (Conseil d\u2019\u00c9tat) en mati\u00e8re de recours \u00e0 l\u2019Art. 16. On fait mieux en mati\u00e8re de contr\u00f4le.<\/p>\n<p>S\u2019ensuit une argutie juridique o\u00f9 le Conseil constitutionnel rappelle son \u00ab privil\u00e8ge \u00bb (inscrit dans l\u2019Art. 37) de d\u00e9cider qu\u2019un texte rel\u00e8ve ou pas du domaine r\u00e9glementaire pour qu\u2019il puisse \u00eatre ou pas renvoy\u00e9 \u00e0 d\u00e9cret avec ou sans le visa du Conseil d\u2019\u00c9tat. Sans \u00eatre grand clerc, il suffira au pr\u00e9sident de faire ce qu\u2019il faut pour que soit qualifi\u00e9e en \u00ab loi \u00bb (<em>texte de forme l\u00e9gislative<\/em> pour reprendre les termes de l\u2019Art. 37), une mesure qui rel\u00e8verait habituellement du domaine r\u00e9glementaire, et l\u2019obstacle est contourn\u00e9.<\/p>\n<p>Enfin et surtout, pour que ce \u00ab contr\u00f4le \u00bb s\u2019exerce, il faudrait que le juge administratif s\u2019entiche de vouloir contrecarrer le pl\u00e9nipotentiaire\u2026.\u2026 \u00e0 ses risques et p\u00e9rils.<\/p>\n<p>Donc, exit le pr\u00e9tendu contr\u00f4le juridictionnel.<\/p>\n<p><strong>Contr\u00f4le politique ?<\/strong><\/p>\n<p>Citation de l\u2019article :<br \/>\n\u00ab <em>D\u2019autre part, en vertu de <\/em><em>l\u2019article 68<\/em><em> de la <\/em>Constitution<em>, le chef de l\u2019\u00c9tat pourrait \u00eatre destitu\u00e9 par la Haute Cour en cas de manquement \u00e0 ses devoirs manifestement incompatible avec l\u2019exercice de son mandat <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Rappelons que l\u2019Art. 68 dispose des conditions de destitution du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique \u00e0 la majorit\u00e9 des deux tiers des membres composant l\u2019assembl\u00e9e concern\u00e9e ou la Haute Cour. Voil\u00e0 donc ce que permettent les deux petites lignes de l\u2019Art. 16 se rapportant au maintien de la comp\u00e9tence de r\u00e9union du parlement : L\u00e9gif\u00e9rer dans le vide (suspendu au bon vouloir du pr\u00e9sident) ET d\u00e9clencher l\u2019Art. 68.<\/p>\n<p>Ainsi le fameux contr\u00f4le politique retenu par les ex\u00e9g\u00e8tes du Droit constitutionnel consiste en la mise en \u0153uvre d\u2019une bombe nucl\u00e9aire\u2026.\u2026 <em>Tout ou rien<\/em> pour compenser l\u2019absence de proc\u00e9dures capables de circonscrire les abus d\u2019un pl\u00e9nipotentiaire. On fait plus raffin\u00e9 en mati\u00e8re de contr\u00f4le politique\u2026.\u2026<\/p>\n<p>Exit donc le contr\u00f4le juridictionnel ET le contr\u00f4le politique. L\u2019un inefficient et l\u2019autre surdimensionn\u00e9.<\/p>\n<p><strong>B\u00e9r\u00e9zina constitutionnelle<\/strong><\/p>\n<p><strong>D\u00e9sinvolture et incurie<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-168001\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_5.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"374\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_5.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_5-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/>\u00c0 scruter les recoins de la <em>Constitution<\/em>, on en vient ici (et trop souvent ailleurs) \u00e0 s\u2019interroger sur la sagacit\u00e9 de ses r\u00e9dacteurs. Avaient-ils mesur\u00e9 les cons\u00e9quences de la mise en \u0153uvre de l\u2019Art. 16 ? Ne comptaient-ils que sur l\u2019Art. 68 pour contrebalancer ses effets ? Pouvaient-ils ignorer l\u2019absence de contr\u00f4le sur les pleins pouvoirs du pr\u00e9sident ? S\u2019agit-il d\u2019une erreur d\u2019appr\u00e9ciation, d\u2019un oubli malencontreux ou d\u2019une volont\u00e9 cach\u00e9e ?<\/p>\n<p>Quoi qu\u2019il en soit leurs \u00ab h\u00e9ritiers \u00bb du Conseil constitutionnel ajoutent \u00e0 la d\u00e9sinvolture pass\u00e9e, l\u2019incurie et l\u2019inanit\u00e9 de leur commentaires.<\/p>\n<p>On l\u2019a d\u00e9montr\u00e9, l\u2019encadrement des pleins pouvoirs dans la <em>Constitution<\/em> est insuffisant, et m\u00eame d\u00e9ficient. Et le fait que le Conseil en vienne \u00e0 faire appel \u00e0 une solution radicale (l\u2019Art. 68) pour compenser cette d\u00e9ficience souligne, met en \u00e9vidence, ladite d\u00e9ficience.<\/p>\n<p>Alors oui, il n\u2019est pas du ressort du Conseil constitutionnel de modifier le cadre constitutionnel. Pour autant, \u00e0 partir de ses comp\u00e9tences, nonobstant celles d\u2019autres notables politiques, sans oublier l\u2019option r\u00e9f\u00e9rendaire, et au regard de telles \u00e9vidences, il serait profitable et urgent que l\u2019Art. 16 face l\u2019objet d\u2019une r\u00e9vision profonde.<\/p>\n<p>Par exemple, l\u00e0 o\u00f9 en temps normal la barre des deux tiers est \u00e0 atteindre pour destituer le pr\u00e9sident dans le cadre de l\u2019Art. 68 (ce qui a sa rationalit\u00e9), on pourrait envisager d\u2019amender l\u2019Art. 68 pour que cette barre soit ramen\u00e9e \u00e0 une majorit\u00e9 simple quand l\u2019Art. 16 est en vigueur.<\/p>\n<p>Cr\u00e9er et fixer les modalit\u00e9s de contr\u00f4le des pleins pouvoirs, concevoir leur gradation selon les circonstances, s\u2019assurer de la ma\u00eetrise du \u00ab point d\u2019entr\u00e9e \u00bb et du \u00ab point de sortie \u00bb de la s\u00e9quence, moduler la \u00ab sanction \u00bb en cas de conflit institutionnel entre le pl\u00e9nipotentiaire et la repr\u00e9sentation nationale. Autant de lacunes \u00e0 combler dans le texte Constitutionnel trop souvent approximatif.<\/p>\n<p><strong>L\u2019Art. 16. : Une h\u00e9r\u00e9sie politique et philosophique<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019abandon du Droit<\/strong><\/p>\n<p>Alors que le simple citoyen, aussi \u00e9loign\u00e9 qu\u2019il puisse en \u00eatre, sait que la politique est un univers impitoyable, les \u00ab juges \u00bb politiques semblent se satisfaire obstin\u00e9ment d\u2019interpr\u00e9tations l\u00e9nifiantes quand le mal menace. Comme si la duplicit\u00e9 n\u2019existait pas. Comme si les conflits d\u2019int\u00e9r\u00eats, les ambitions perverses ou l\u2019\u00e9ventuelle forfaiture n\u2019existaient pas.<\/p>\n<p>En politique, <em>c\u00e9der le pouvoir sans condition, sans garantie et sans contr\u00f4le<\/em> doit \u00eatre exclu. Il suffit d\u2019un peu de bon sens, ou bien de revisiter n\u2019importe quel ouvrage plus ou moins philosophique pour le savoir. C\u2019est pourtant ce dont dispose l\u2019Art. 16. Une h\u00e9r\u00e9sie politique et philosophique.<\/p>\n<p>Sans s\u2019\u00e9tendre sur la Th\u00e9orie du Droit, la R\u00e9publique est un r\u00e9gime o\u00f9 la Force est en principe mise au service du Droit \u00e9nonc\u00e9 en principe par le Peuple. Pourtant l\u2019Art. 16 accr\u00e9dite, a minima, que le Droit soit dit par un seul homme et, au pire, que la Force supplante le Droit au bon gr\u00e9 du potentat.<\/p>\n<p>Une fois le Droit et la Force plac\u00e9s entre les mains d\u2019un seul, rien (\u00e0 part l\u2019\u00e9thique morale de ce dernier) n\u2019emp\u00eache la Force de prendre le pas sur le Droit ; alors, il ne reste plus que le bon vouloir du Dictateur. En d\u2019autres termes, il s\u2019agit de l\u2019abandon du Droit.<\/p>\n<p>Sous l\u2019Art. 16, les institutions seront \u00e0 d\u00e9couvert, le Contrat social sera hypoth\u00e9qu\u00e9 mais les \u00ab juges \u00bb, gardiens de l\u2019orthodoxie r\u00e9publicaine, persistent dans leur <em>credo<\/em> constitutionnel \u00e0 nier l\u2019\u00e9vidence. D\u00e9savou\u00e9s par les faits et d\u00e9sarm\u00e9s, il n\u2019auront plus qu\u2019\u00e0 prier pour que soit honor\u00e9 le dernier lien auquel ils pourront s\u2019accrocher : la confiance.<\/p>\n<p>On ne parle plus, l\u00e0, de politique, de contre-pouvoirs, de rapport de force ou d\u2019influence, mais de croyance. Est-ce \u00e0 cela que ressemble le logiciel mental des notables du Conseil Constitutionnel et de leurs fr\u00e8res de l\u2019\u00c9glise r\u00e9publicaine ? : la soumission en dernier ressort.<\/p>\n<figure id=\"attachment_168004\" aria-describedby=\"caption-attachment-168004\" style=\"width: 560px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-168004\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_6.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"384\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_6.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/167987_6-300x206.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-168004\" class=\"wp-caption-text\">Charles de Gaulle<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il est vrai que De Gaulle avait jou\u00e9, non sans esprit, de cette relation de confiance :<\/p>\n<p>\u00ab <em>Pourquoi voulez-vous qu\u2019\u00e0 67 ans, je commence une carri\u00e8re de dictateur ? <\/em>\u00bb avait-il rassur\u00e9 en 1958. Mais savent-ils que de Gaulle est mort ? Imaginent-ils que ses successeurs sont pourvus de la m\u00eame grandeur d\u2019\u00e2me et de la m\u00eame d\u00e9votion patriotique ? M\u00eame \u00e0 l\u2019usage unique du Grand Charles, \u00e9tait-il raisonnable de valider l\u2019Art. 16 ?<\/p>\n<p>Si cette analyse critique de l\u2019Art. 16 peut \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9e sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire d\u2019avoir des connaissances juridiques particuli\u00e8res, comment des constitutionnalistes peuvent \u00e0 ce point se laisser aller \u00e0 un tel niveau de na\u00efvet\u00e9 et ne pas \u00eatre plus alarmistes ?<\/p>\n<p><strong>L\u2019Art. 16 et le pompier pyromane<\/strong><\/p>\n<p><strong>L\u2019imp\u00e9trant Dictateur<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019Art. 16 est pain b\u00e9ni pour tout imp\u00e9trant Dictateur (<em>nanti hypoth\u00e9tiquement de la toute petite once de la duplicit\u00e9 dont les juges constitutionnels ignorent obstin\u00e9ment jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9ventuelle possibilit\u00e9 de l\u2019existence<\/em>)<br \/>\nLa meilleure technique pour y parvenir est celle du pompier pyromane.<\/p>\n<p>Puisque seules des circonstances <em>graves<\/em> peuvent lui procurer le s\u00e9same de l\u2019Art. 16, il lui suffira de mettre le feu l\u00e0 o\u00f9 il l\u2019estimera utile, et se proposera ensuite, la main sur le c\u0153ur, de sauver la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>yogaesoteric<br \/>\n31 juillet 2024<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019article 16, dont on parle ces derniers temps, est habituellement pr\u00e9sent\u00e9 comme le moyen par lequel les pleins pouvoirs sont \u00ab accord\u00e9s \u00bb au pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. Et puisque cette proc\u00e9dure est inscrite dans la Constitution, les journalistes et les politologues la consid\u00e8rent comme un simple al\u00e9a de la vie politique de notre pays [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[974],"tags":[1521],"class_list":["post-167987","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-decouvrez-les-manoeuvres-de-la-franc-maconnerie-3480-fr","tag-semaine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/167987","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=167987"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/167987\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":168007,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/167987\/revisions\/168007"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=167987"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=167987"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=167987"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}