{"id":17870,"date":"2006-08-10T05:50:58","date_gmt":"2006-08-10T05:50:58","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/actualite-fr\/articles-1602-fr\/enzymes-et-alimentation\/"},"modified":"2006-08-10T05:50:58","modified_gmt":"2006-08-10T05:50:58","slug":"enzymes-et-alimentation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/enzymes-et-alimentation\/","title":{"rendered":"Enzymes et alimentation."},"content":{"rendered":"<p>Par Mark Rojek<br \/>\n  \u00a0article tir\u00e9 de la revue Nexus, Nr.\u00a030\u00a0(jan &#8211;\u00a0f\u00e9v 2004)<\/p>\n<p>\n    <strong>Pourquoi le cr\u00fb reste indispensable \u00e0 la digestion? <\/strong><\/p>\n<p>\n    Les enzymes pr\u00e9sentes dans les aliments cr\u00fbs s\u2019av\u00e8rent indispensables \u00e0 leur propre digestion. Leur destruction par la cuisson apparait comme un facteur cl\u00e9 de l\u2019accroissement des allergies et des maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives chroniques observ\u00e9 aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>  \u00a0<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"271\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/sanatate\/enzyme-7.jpg\" width=\"250\" align=\"right\" border=\"0\" \/>En ao\u00fbt 1971, le minist\u00e8re am\u00e9ricain de l\u2019agriculture publiait une \u00e9valuation des travaux de recherche sur la nutrition humaine aux \u00c9tats-Unis &#8211; Rapport n\u00b0 2 : Int\u00e9r\u00eat des recherches sur la nutrition . Le gouvernement am\u00e9ricain a d\u00e9pens\u00e9 environ 30 millions de dollars pour cette analyse du lien entre alimentation et maladie. Selon cette \u00e9tude :\u00a0<br \/>\u00a0\u00a0\u00a0\u2022\u00a0Les principaux probl\u00e8mes de sant\u00e9 sont li\u00e9s \u00e0 l\u2019alimentation\u00a0<br \/>\u00a0\u00a0\u00a0\u2022\u00a0Les bienfaits r\u00e9els d\u2019une meilleure alimentation sont pr\u00e9ventifs\u00a0<br \/>\u00a0\u00a0\u00a0\u2022\u00a0Tout le monde b\u00e9n\u00e9ficierait de ces avantages\u2026 en particulier les populations les plus d\u00e9favoris\u00e9s \u00e9conomiquement\u00a0<br \/>\u00a0\u00a0\u00a0\u2022\u00a0Les principaux avantages se constatent sur le long terme\u2026 Une rectification pr\u00e9coce de l\u2019alimentation pourrait pr\u00e9venir le d\u00e9veloppement d\u2019effets ind\u00e9sirables \u00e0 long terme\u00a0<br \/>\u00a0\u00a0\u00a0\u2022\u00a0Il existe des diff\u00e9rences g\u00e9ographiques, dans les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 l\u2019alimentation.<br \/>\n  On sait aujourd\u2019hui que, dans les jours qui ont suivi sa publication, toutes les copies de ce rapport ont \u00e9t\u00e9 saisies par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral. Ce n\u2019est que durant la campagne 1993-1994 pour le Dietary Health Education and Supplement Act qu\u2019une copie a \u00e9t\u00e9 myst\u00e9rieusement transmise \u00e0 l\u2019organisation populaire, Citizens for Health, afin de l\u2019aider dans son combat visant \u00e0 emp\u00eacher la Food and Drug Administration de classer les suppl\u00e9ments alimentaires dans la cat\u00e9gorie des m\u00e9dicaments.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Au sein de quelque groupe que ce soit, cherchant \u00e0 contr\u00f4ler et \u00e0 diriger une population, m\u00eame la sant\u00e9 devient un moyen \u00e0 prendre en compte. Si vous pouvez manipuler la sant\u00e9 de la population ou provoquer des maladies en modifiant ce qu\u2019elle consomme, vous pouvez cr\u00e9er un pseudo syst\u00e8me de soins qui semble gu\u00e9rir mais s\u2019attache en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 empocher des milliards sur le dos de maladies relativement faciles \u00e0 pr\u00e9venir ou \u00e0 soigner par la seule alimentation. Avec le soutien de plusieurs millions de dollars de l&#8217;industrie, vous pouvez \u00e9galement discr\u00e9diter toute alternative aux traitements courants commun\u00e9ment accept\u00e9s en la qualifiant de rem\u00e8de de bonne femme, de charlatanisme ou de m\u00e9thode peu scientifique.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  En 1988, le rapport du ministre am\u00e9ricain de la sant\u00e9 sur la nutrition et la sant\u00e9 a mis en \u00e9vidence les preuves \u00e9crasantes d\u2019un lien entre alimentation et maladies chroniques. Dans son rapport, le ministre de la sant\u00e9 de l\u2019\u00e9poque, C. Everett Koop, \u00e9crivait : &#8220;Pour deux adultes am\u00e9ricains sur trois ne fumant et ne buvant pas \u00e0 l\u2019exc\u00e8s, il existe un choix personnel semblant plus que n\u2019importe quel autre influencer les perspectives de sant\u00e9 \u00e0 long terme : \u201cce qu\u2019ils mangent\u2026\u201d Le poids de cette \u00e9vidence et l\u2019ampleur du probl\u00e8me auquel on doit s\u2019attaquer indiquent qu\u2019il est grand temps d\u2019agir. Dans la perspective de la bonne sant\u00e9 de tous les citoyens, j\u2019exhorte chaque secteur de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine \u00e0 soutenir les recommandations de ce rapport\u201d.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Ainsi qu\u2019il est mentionn\u00e9 dans le Journal of the American Medical Association (vol. 280, 11 novembre 1998), une enqu\u00eate nationale sur l\u2019usage de th\u00e9rapies m\u00e9dicales alternatives a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les d\u00e9penses estim\u00e9es pour les services des professionnels de m\u00e9decine alternative avaient augment\u00e9 de 45,2 % entre 1990 et 1997 et \u00e9taient estim\u00e9es au bas mot \u00e0 21,2 milliards de dollars dont au moins 12,2 sortaient de la poche des consommateurs. L\u2019article concluait que le recours et les d\u00e9penses li\u00e9s \u00e0 la m\u00e9decine alternative avaient connu une augmentation substantielle entre 1990 et 1997, imputable essentiellement \u00e0 une augmentation du nombre de patients demandeurs de th\u00e9rapies alternatives plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 un nombre accru de visites par patient.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  L\u2019Am\u00e9rique n\u2019est pas la seule \u00e0 manifester une pr\u00e9f\u00e9rence pour ce que l\u2019on appelle la \u201cm\u00e9decine alternative\u201d. Les gens recherchent des m\u00e9thodes naturelles, s\u2019inspirant de traditions m\u00e9dicinales en accord avec leurs propres conceptions philosophiques et leurs croyances. Parmi ces th\u00e9rapies figurent l\u2019acupuncture, les rem\u00e8des \u00e0 base de plantes (plantes botaniques orientales et occidentales), l\u2019hom\u00e9opathie, les traitements \u00e9nerg\u00e9tiques tels que le Reiki et la di\u00e9t\u00e9tique. Il est devenu aujourd\u2019hui \u00e9vident que l\u2019alimentation et le mode de vie ont une influence sur la sant\u00e9. Pourtant, dans le domaine de la nutrition, les opinions divergent sur le concept d\u2019alimentation saine. C\u2019est particuli\u00e8rement \u00e9vident au regard des nombreuses publications grand public sur le sujet qui inondent le march\u00e9. Le r\u00e9gime pauvre en graisses et en calories mais riche en sucres complexes pr\u00e9conis\u00e9 par Pritikin est-il bon ? Ou bien devrions-nous lui pr\u00e9f\u00e9rer celui d\u2019Atkins, riche en prot\u00e9ines et en graisses mais faible en sucres ? Notre alimentation devrait-elle \u00eatre fonction de notre groupe sanguin ? Et que penser du d\u00e9bat aliments cr\u00fbs contre aliments cuits ? Le soja est-il bon ou n\u00e9faste pour vous ? Les m\u00e9dias influencent-ils nos choix par la publicit\u00e9 ? Et que dire du gentil docteur apparaissant sur votre \u00e9cran de t\u00e9l\u00e9vision et vous disant \u00e0 quel point cette plante ou cette vitamine est dangereuse ? Les suppl\u00e9ments nutritionnels sont-ils efficaces ou pas ? Le d\u00e9bat semble sans fin.<\/p>\n<p>Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, les ventes industrielles de suppl\u00e9ments nutritionnels ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un chiffre d\u2019affaire de 4 milliards de dollars \u00e0 travers le monde. Il ne se passe pratiquement pas un mois sans que de nouvelles soci\u00e9t\u00e9s pr\u00e9tendent d\u00e9tenir l\u2019arme fatale contre nos maux. Les soci\u00e9t\u00e9s de marketing en r\u00e9seau s\u2019empressent de suivre le mouvement, conscientes du profit potentiel \u00e0 tirer de la g\u00e9n\u00e9ration des enfants du baby-boom qui s\u2019enorgueillissent d\u2019avoir belle allure et de rester en forme, \u00e0 n\u2019importe quel prix. L\u2019empressement \u00e0 d\u00e9couvrir de nouveaux m\u00e9dicaments \u00e0 partir de plantes m\u00e9dicinales dans les pays du Tiers-Monde incite les compagnies pharmaceutiques \u00e0 se tenir au courant de tout ce qui se fait.<\/p>\n<p>\n    <strong>Les pionniers de la th\u00e9rapie nutritionnelle par les enzymes<\/strong><\/p>\n<p>  \u00a0<br \/>\n  Dans le domaine de la nutrition, &#8220;enzyme&#8221; est devenu le mot \u00e0 la mode. Chaque firme poss\u00e8de d\u00e9sormais sa propre formule enzymatique super-concentr\u00e9e vantant son efficacit\u00e9 et le fait qu\u2019elle contient 10 fois plus d\u2019enzymes que le produit propos\u00e9 par la firme concurrente.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Pourtant, de simples connaissances de chimie ne suffisent pas pour comprendre le r\u00f4le des enzymes dans la nutrition humaine. Il faut \u00e9galement conna\u00eetre l\u2019histoire du d\u00e9veloppement de la th\u00e9rapie par les enzymes et ses pionniers, ainsi que le raisonnement qui sous-tend son utilisation clinique.<br \/>\n  \u00a0<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"172\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/sanatate\/enzyme-1.jpg\" width=\"250\" align=\"right\" border=\"0\" \/>D\u2019un point de vue historique, il existe diverses exp\u00e9riences de groupes culturels ayant d\u00e9velopp\u00e9 des aliments riches en enzymes concentr\u00e9es. Bon nombre de ces cultures ont d\u00e9couvert les bienfaits pour la sant\u00e9 des aliments riches en enzymes, \u00e0 force d\u2019essais et d\u2019erreurs et probablement aussi par un pur hasard, en les laissant dehors \u00e0 l\u2019air libre et en permettant aux bact\u00e9ries de faire leur travail. Parmi ces aliments figurent les produits laitiers ferment\u00e9s, tels que le yaourt, le k\u00e9fir et divers produits au lait aigre, des recettes \u00e0 base de l\u00e9gumes ferment\u00e9s telles que la choucroute europ\u00e9enne et le kim chi cor\u00e9en (chou marin\u00e9) ainsi que des produits \u00e0 base de soja tels que le miso et le tempeh, apparus \u00e0 l\u2019origine en Asie. Dans les pays tropicaux, certains fruits tels que la papaye et la mangue se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s contenir de tr\u00e8s fortes concentrations d\u2019enzymes et ont longtemps servi \u00e0 traiter les br\u00fblures et les blessures.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  N\u00e9anmoins, ce n\u2019est qu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900 que le Dr John Beard, embryologue \u00e9cossais, a filtr\u00e9 le liquide pancr\u00e9atique de jeunes animaux fra\u00eechement abattus pour en r\u00e9cup\u00e9rer le contenu enzymatique actif. Ses observations l\u2019amen\u00e8rent \u00e0 penser que les jeunes animaux devaient poss\u00e9der des concentrations d\u2019enzymes plus \u00e9lev\u00e9es et plus puissantes car ils avaient besoin de plus d\u2019\u00e9nergie pour se d\u00e9velopper. Le Dr Beard injecta cette concentration d\u2019enzymes dans les veines, les muscles fessiers et parfois directement dans les sites tumoraux de patients atteints de cancer. Il observa la rapide diminution des masses tumorales et l\u2019inhibition du d\u00e9veloppement des cellules canc\u00e9reuses. Certains patients pr\u00e9sent\u00e8rent des r\u00e9actions allergiques car ce jus non purifi\u00e9 contenait des prot\u00e9ines \u00e9trang\u00e8res. Malgr\u00e9 cela, plus de la moiti\u00e9 des cancers disparurent compl\u00e8tement, tandis que la vie d\u2019autres patients s\u2019am\u00e9liora consid\u00e9rablement et se prolongea bien au-del\u00e0 de leurs esp\u00e9rances.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Le traitement par les enzymes du Dr Beard provoqua des remous au sein du milieu m\u00e9dical allopathique anglais. Il fut trait\u00e9 de charlatan et subit des pressions pour fermer son cabinet. Toutefois, les patients d\u2019autres m\u00e9decins r\u00e9clamaient le traitement aux enzymes du Dr Beard. Afin de les satisfaire, ces m\u00e9decins commandaient de l\u2019extrait pancr\u00e9atique aux pharmacies du coin lesquelles, \u00e0 leur tour, le commandaient aux abattoirs. On vendit \u00e0 ces m\u00e9decins de l\u2019extrait pancr\u00e9atique provenant d\u2019animaux \u00e2g\u00e9s dont la teneur en enzymes \u00e9tait inactive. Malheureusement, les essais ne furent pas couronn\u00e9s de succ\u00e8s et les patients furent tr\u00e8s d\u00e9\u00e7us.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Au total, le Dr Beard traita 170 patients atteints de cancer et exposa sa th\u00e9rapie par les enzymes dans son livre, <u>The Enzyme Treatment of Cancer and its Scientific Basis<\/u>, publi\u00e9 en 1907.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Cette th\u00e9orie ne fut gu\u00e8re suivie au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Et, ce n\u2019est que dans les ann\u00e9es 1930 que l\u2019utilisation clinique des enzymes commen\u00e7a \u00e0 piquer l\u2019int\u00e9r\u00eat de quelques m\u00e9decins.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  En 1930, lors de la premi\u00e8re Conf\u00e9rence Internationale sur la Microbiologie, \u00e0 Paris, le Dr Paul Kautchakoff, un m\u00e9decin suisse, pr\u00e9senta un article intitul\u00e9 <u>L\u2019influence de la pr\u00e9paration des aliments sur la composition sanguine de l\u2019homme<\/u>. Il y expliquait comment une leucocytose digestive survenait chaque fois qu\u2019un aliment cuit \u00e9tait ing\u00e9r\u00e9 par des sujets d\u2019\u00e2ge et de sexe diff\u00e9rents. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, observ\u00e9 chez des patients d\u00e8s 1843, \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme normal. La leucocytose digestive consiste en une augmentation spectaculaire du nombre et du niveau d\u2019activit\u00e9 des globules blancs (leucocytes) dans le sang suite \u00e0 un stimulus \u2013 ce stimulus \u00e9tant des aliments cuits non dig\u00e9r\u00e9s traversant la paroi intestinale. Avec des aliments en conserve et cuisin\u00e9s, cette augmentation \u00e9tait mod\u00e9r\u00e9e. Avec des aliments fortement transform\u00e9s tels que les viandes pr\u00e9emball\u00e9es, l\u2019augmentation \u00e9tait identique \u00e0 celle d\u2019une intoxication alimentaire ! La seule diff\u00e9rence \u00e9tait l\u2019absence de la bact\u00e9rie associ\u00e9e \u00e0 l\u2019intoxication alimentaire. Les aliments cuisin\u00e9s manquaient des enzymes essentiels qui permettaient une bonne digestion. Le Dr Kautchakoff a not\u00e9 qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019augmentation du nombre ni de l\u2019activit\u00e9 des leucocytes chez des sujets consommant exclusivement des aliments cr\u00fbs. La raison en est que tous les aliments cr\u00fbs contiennent des enzymes alimentaires qui permettent leur compl\u00e8te digestion.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  De 1932 \u00e0 1942, le Dr Francis Pottenger Jr, de Monrovia, en Californie, se lan\u00e7a dans l\u2019une des \u00e9tudes cliniques les plus fascinantes jamais entreprises dans le domaine de la nutrition. Son \u00e9tude dura 10 ans et couvrit quatre g\u00e9n\u00e9rations de plus de 900 chats. Dans cette \u00e9tude r\u00e9volutionnaire, le Dr Pottenger a simplement contr\u00f4l\u00e9 l\u2019alimentation des chats. Le premier groupe re\u00e7ut du lait cr\u00fb non pasteuris\u00e9, de l\u2019huile de foie de morue et des morceaux de viande cuisin\u00e9e. Les deux autres groupes re\u00e7urent respectivement : viande crue et lait pasteuris\u00e9 et viande cuisin\u00e9e et lait pasteuris\u00e9. Le quatri\u00e8me groupe re\u00e7ut de la viande crue et du lait cr\u00fb non pasteuris\u00e9.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Les observations du Dr Pottenger auraient d\u00fb \u00e9branler les fondements de la m\u00e9decine moderne. N\u00e9anmoins, son travail, comme celui de tant d\u2019autres, a \u00e9t\u00e9 largement ignor\u00e9. Il a m\u00e9ticuleusement consign\u00e9 ses observations, mesures et photographies \u00e0 l\u2019appui. Voici un bref r\u00e9sum\u00e9 de ses d\u00e9couvertes. Dans le groupe de chats n\u2019ayant re\u00e7u que de la viande crue, aucune maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative chronique ne fut constat\u00e9e ! Les chats v\u00e9curent vieux et furent faciles \u00e0 vivre. Ils v\u00e9curent bien plus longtemps que les membres des autres groupes et moururent de vieillesse.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Au sein des groupes ayant consomm\u00e9 une association d\u2019aliments cuisin\u00e9s, d\u00e8s la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, les chats ont pr\u00e9sent\u00e9 des sympt\u00f4mes de maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives chroniques que nous connaissons bien tels que allergies, asthme, arthrite (arthrite rhumatismale et ost\u00e9o-arthrite), cancers, maladies cardiaques, maladies du rein, du foie et de la thyro\u00efde, maladies des dents et ost\u00e9oporose. La seconde g\u00e9n\u00e9ration a pr\u00e9sent\u00e9 les m\u00eames maladies, de mani\u00e8re un peu plus grave. La plupart des chatons \u00e9taient mort-n\u00e9s ou sont n\u00e9s avec des maladies et sont morts dans les six mois suivant leur naissance \u00e0 la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. \u00c0 la quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration, l\u2019\u00e9tude a pris fin parce que les chats \u00e9taient devenus st\u00e9riles. Dans ses conclusions, le Dr Pottenger rapporta que le facteur nutritionnel sous-jacent devait \u00eatre une substance thermolabile. Malheureusement, il n\u2019en avait pas d\u00e9duit qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019enzymes, parce qu\u2019on en savait tr\u00e8s peu sur le sujet \u00e0 l\u2019\u00e9poque.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930, on d\u00e9couvrit dans le sang d\u2019individus sains, une substance sp\u00e9ciale capable de d\u00e9truire les cellules canc\u00e9reuses. Cependant, cette substance \u00e9tait tr\u00e8s rare voire totalement absente chez les patients atteints de cancer. Travaillant \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00e0 New York, le Dr Max Wolf devint l\u2019un des m\u00e9decins les plus c\u00e9l\u00e8bres de son temps. Fascin\u00e9 par les qualit\u00e9s de cette substance, il commen\u00e7a ses propres investigations. Il convainquit le Dr Helen Benitez de quitter son poste au service de neurochirurgie \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Columbia pour se joindre \u00e0 lui et ils effectu\u00e8rent des milliers de tests destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9terminer la nature exacte de cette substance. Ils en conclurent qu\u2019il devait s\u2019agir d\u2019enzymes. Le Dr Wolf dut ensuite identifier lesquelles, parmi les dizaines d\u2019enzymes connues, \u00e9taient responsables des diverses fonctions, c\u2019est-\u00e0-dire du contr\u00f4le des inflammations, de la correction des troubles d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs et de la d\u00e9gradation des cellules canc\u00e9reuses. Apr\u00e8s des ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 tester des m\u00e9langes de diff\u00e9rentes enzymes sur des animaux, sans aucune r\u00e9action ind\u00e9sirable, il fut en mesure de proposer sa th\u00e9rapie par les enzymes. Cela lui valut rapidement une certaine renomm\u00e9e parmi de nombreuses personnalit\u00e9s du monde de la politique et des arts. Quelques pr\u00e9sidents et dirigeants europ\u00e9ens s\u2019adress\u00e8rent m\u00eame \u00e0 lui. Il d\u00e9veloppa l\u2019un des produits enzymatiques les plus commun\u00e9ment utilis\u00e9s \u2013 le Wobenzyme\u2018TM. Tandis que le Dr Pottenger supervisait l\u2019\u00e9tude clinique en Californie et que le Dr Wolf poursuivait ses recherches \u00e0 New York, le Dr Edward Howell de Chicago remettait en question l\u2019utilisation d\u2019aliments cuisin\u00e9s et trait\u00e9s pour la consommation humaine. Il d\u00e9couvrit que le fait de chauffer des aliments jusqu\u2019\u00e0 118 \u00b0C pendant plus de 15 minutes d\u00e9truisait toutes les enzymes. Il etait alors \u00e9vident que le fait de chauffer des aliments \u00e0 des temp\u00e9ratures plus \u00e9lev\u00e9es pendant des p\u00e9riodes plus courtes d\u00e9truisait \u00e9galement les enzymes. La technologie actuelle de la pasteurisation flash du lait et du jus de fruits en est un exemple.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Les enzymes sont les seules substances capables de dig\u00e9rer les aliments. Elles se trouvent dans les aliments cr\u00fbs et permettent leur d\u00e9composition.<br \/>\n  \u00a0<\/p>\n<p>    <strong>Carence enzymatique et maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative<\/strong><\/p>\n<p>  \u00a0<br \/>\n  En 1940, le Dr Howell posa la question suivante : la maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative chronique est-elle li\u00e9e \u00e0 une grave carence enzymatique ? Il consacra le reste de sa vie \u00e0 la recherche et \u00e0 la collecte d\u2019observations cliniques \u00e0 travers le monde avant de r\u00e9pondre par un retentissant : Oui !<br \/>\n  \u00a0<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"183\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/sanatate\/enzyme-3.jpg\" width=\"250\" align=\"right\" border=\"0\" \/>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, le Dr Howell a cr\u00e9\u00e9 la premi\u00e8re unit\u00e9 de production d\u2019enzymes v\u00e9g\u00e9tales. Tandis que les Dr Beard et Wolf utilisaient les enzymes animales produites par le pancr\u00e9as le Dr Howell utilisait certaines esp\u00e8ces de champignons pour cultiver des enzymes v\u00e9g\u00e9tales tr\u00e8s concentr\u00e9es. C\u2019est pourquoi les enzymes animales et les enzymes v\u00e9g\u00e9tales ont une utilisation clinique sensiblement diff\u00e9rente. Et c\u2019est l\u00e0 que les observations et les recherches du Dr Howell ont fait toute la diff\u00e9rence dans le monde de la nutrition par les enzymes.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Le Dr Howell a \u00e9crit deux livres retra\u00e7ant l\u2019\u0153uvre de toute sa vie : <u>Food Enzymes for Health<\/u> et <u>Longevity et Enzyme Nutritio<\/u>n. Certaines de ses r\u00e9v\u00e9lations les plus importantes au sujet des enzymes, de la nutrition et de la physiologie y figurent. Il mit en \u00e9vidence que tous les mammif\u00e8res poss\u00e9daient un estomac pr\u00e9-digestif qu\u2019il baptisa estomac d\u2019enzymes alimentaires. Chez l\u2019homme, il s\u2019agit de la partie sup\u00e9rieure de l\u2019estomac \u2013 le fundus ou portion cardiaque. Des enzymes pr\u00e9sentes dans les aliments cr\u00fbs y pr\u00e9dig\u00e8rent ce qui a \u00e9t\u00e9 ing\u00e9r\u00e9. De m\u00eame, les enzymes s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es par la salive et autres glandes pr\u00e9dig\u00e8rent certains des aliments cuisin\u00e9s consomm\u00e9s. Toutefois, lorsque l\u2019on consomme des aliments cuisin\u00e9s, d\u2019autres organes fournissent les enzymes afin que ces aliments soient dig\u00e9r\u00e9s. Cela oblige constamment le syst\u00e8me immunitaire et d\u2019autres organes importants \u00e0 fournir des enzymes. Lorsque cela se produit durant toute une vie, les organes s\u2019affaiblissent et finissent par succomber \u00e0 la maladie.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Howell d\u00e9veloppa le concept d\u2019hypertrophie organique, remarquant que tout organe ou toute glande d\u00e9veloppe davantage de cellules et voit sa taille augmenter s\u2019il est sollicit\u00e9 au del\u00e0 de sa capacit\u00e9 de fonctionnement. Il d\u00e9couvrit, en particulier, que le pancr\u00e9as humain \u00e9tait de 2 \u00e0 3 fois plus lourd et plus grand par rapport au poids du corps que le pancr\u00e9as d\u2019autres mammif\u00e8res et a attribu\u00e9 cela \u00e0 une consommation excessive d\u2019aliments cuisin\u00e9s.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Lorsque les enzymes sont absentes de l\u2019estomac, les aliments passent dans le duod\u00e9num, la partie sup\u00e9rieure de l\u2019intestin gr\u00eale. L\u00e0, les enzymes s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es par le pancr\u00e9as dig\u00e8rent les aliments. C\u2019est ce que l\u2019on enseigne dans les facult\u00e9s de m\u00e9decine. Et si le pancr\u00e9as ne devait finalement pas \u00eatre le plus important organe producteur d\u2019enzymes digestives ? <\/p>\n<p>Et si la digestion devait en r\u00e9alit\u00e9 s\u2019effectuer dans l\u2019estomac, gr\u00e2ce \u00e0 des aliments eux-m\u00eames riches en enzymes ? Le Dr Howell a cit\u00e9 des \u00e9tudes sugg\u00e9rant que tel \u00e9tait le cas. Si les aliments ne sont pas dig\u00e9r\u00e9s dans l\u2019estomac comme pr\u00e9vu par Dame Nature, ce fardeau retombe alors sur le pancr\u00e9as, provoquant son hypertrophie. Si ce fardeau s\u2019\u00e9ternise, il peut entra\u00eener une pancr\u00e9atite ou d\u2019autres affections plus graves.<\/p>\n<p>Howell a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce qu\u2019il a appel\u00e9 la loi de la s\u00e9cr\u00e9tion adaptative des enzymes digestives \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire que le corps va s\u00e9cr\u00e9ter exactement la bonne quantit\u00e9 et le bon type d\u2019enzymes digestives en fonction du type d\u2019aliments ing\u00e9r\u00e9s. Manger un morceau de fromage produira plus d\u2019enzymes qui dig\u00e8rent les graisses que le fait de manger un morceau de pain, qui n\u2019est autre que de l\u2019amidon et n\u00e9cessite une enzyme qui dig\u00e8re l\u2019amidon.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Le Dr Howell avait remarqu\u00e9 que durant la premi\u00e8re partie du XXe si\u00e8cle, lorsque l\u2019on a cr\u00e9\u00e9 des zoos pour abriter les animaux sauvages captur\u00e9s, le taux de mortalit\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. On r\u00e9alisa que, dans leur habitat naturel, les animaux ne mangeaient que des aliments crus. On leur donnait d\u00e9sormais des aliments cuisin\u00e9s et ils pr\u00e9sentaient bon nombre de nouvelles maladies inconnues de leurs cong\u00e9n\u00e8res rest\u00e9s dans la nature. On mit en \u00e9vidence la faible teneur enzymatique de la salive d\u2019animaux vivant dans la nature. Au contraire, les animaux captur\u00e9s ayant consomm\u00e9 des aliments cuisin\u00e9s pr\u00e9sentaient une forte concentration d\u2019enzymes dans leur salive. Leur r\u00e9gime contraignait une s\u00e9cr\u00e9tation enzymatiques accrue de leurs organes. La teneur enzymatique de leur salive diminua et le taux de mortalit\u00e9 chuta de fa\u00e7on importante.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Avant le d\u00e9c\u00e8s du Dr Howell, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, le Dr Howard Loomis s\u00e9journa en Floride pour lui consacrer du temps. L\u2019unit\u00e9 de production initiale du Dr Howell l\u2019avait pouss\u00e9 \u00e0 mettre en formules une gamme professionnelle de produits enzymatiques. Le Dr Loomis avait \u00e9t\u00e9 quelque peu frustr\u00e9 par la mise en \u0153uvre de la nutrition sur le plan clinique. Il ne rimait \u00e0 rien d\u2019administrer des min\u00e9raux, des vitamines ou des plantes aux patients de son service. Comme il disait : &#8220;Un patient arrive avec un rhume, vous lui donnez de la vitamine C et en moins d\u2019une semaine il se sent mieux. Un autre arrive avec un rhume et ne prend rien. Sept jours plus tard, il va mieux. O\u00f9 que l\u2019on regarde, la discussion tourne autour des carences. Oh, vous avez une carence en tel ou tel min\u00e9ral ou en telle ou telle vitamine : prenez-en donc un peu&#8221;.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Aujourd\u2019hui, la nutrition est abord\u00e9e g\u00e9n\u00e9ralement de la m\u00eame fa\u00e7on que la pharmacologie. A tout sympt\u00f4me correspond une carence. La solution, alors, consiste \u00e0 consommer davantage de ce min\u00e9ral ou de cette vitamine. C\u2019est un jeu d\u2019associations, comme avec les m\u00e9dicaments pharmaceutiques. Et bien que dans certains cas une carence puisse effectivement \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 un sympt\u00f4me, ce dernier n\u2019en est pas non plus la preuve irr\u00e9futable. N\u2019ai-je pas une carence avec un autre min\u00e9ral ou une autre vitamine ? N\u2019est-il pas possible que j\u2019aie un exc\u00e8s de quelque chose ?<\/p>\n<p>\n    <strong>Arriver \u00e0 comprendre des d\u00e9cennies de mauvais diagnostics<\/strong><\/p>\n<p>  \u00a0<br \/>\n  L\u2019\u00e9volution des diagnostics divergents au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies illustre comment les seuls sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre trompeurs lorsqu\u2019il s\u2019agit de trouver les causes premi\u00e8res d\u2019une maladie.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Dans les ann\u00e9es 1960, l\u2019un des diagnostics courants dans les soci\u00e9t\u00e9s occidentales \u00e9tait l\u2019hypoglyc\u00e9mie (faibles taux de sucre dans le sang). Le sucre pr\u00e9sent dans le sang est du glucose qui est m\u00e9tabolis\u00e9 par le foie \u00e0 partir des prot\u00e9ines. Les m\u00e9decins conseillaient alors simplement \u00e0 leurs patients de consommer davantage de prot\u00e9ines. Et bien qu\u2019une hypoglyc\u00e9mie puisse r\u00e9sulter d\u2019une consommation inad\u00e9quate de prot\u00e9ines, personne n\u2019a jamais soup\u00e7onn\u00e9 qu\u2019elle pouvait provenir d\u2019une incapacit\u00e9 \u00e0 dig\u00e9rer compl\u00e8tement les prot\u00e9ines, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une carence en enzymes capables d\u2019y parvenir. Donc, m\u00eame si vous augmentez la consommation prot\u00e9inique du patient, quel en est l\u2019int\u00e9r\u00eat s\u2019il ne peut pas les dig\u00e9rer correctement ? \u00c9tait-ce une carence en prot\u00e9ines ou une carence en prot\u00e9ase qui a entra\u00een\u00e9 les faibles taux de prot\u00e9ines conduisant \u00e0 l\u2019hypoglyc\u00e9mie ?<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Dans les ann\u00e9es 1970, on diagnostiquait fr\u00e9quemment une carence en vitamine B12. Bon nombre des sympt\u00f4mes d\u2019une carence en vitamine B12 correspondent \u00e0 ceux de l\u2019hypoglyc\u00e9mie. Ceux-ci incluent une fatigue, une incapacit\u00e9 \u00e0 se concentrer, une irritabilit\u00e9, des maux de t\u00eate, une confusion, des tremblements et m\u00eame des sueurs froides. On faisait des injections de vitamine B12 aux patients pour soulager leurs sympt\u00f4mes. Dans le r\u00e9gime v\u00e9g\u00e9tarien en particulier, la forte incidence d\u2019une carence en vitamine B12 souvent relev\u00e9e devient une pr\u00e9occupation majeure.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  L\u2019une des fonctions des prot\u00e9ines dans le sang est celle de transporteur universel. Les prot\u00e9ines v\u00e9hiculent vitamines, min\u00e9raux, enzymes et hormones dans tout le corps. Leur carence dans le sang conduit le m\u00e9decin \u00e0 diagnostiquer chez son patient une maladie ou un d\u00e9s\u00e9quilibre particulier. Une digestion correcte postul\u00e9e d\u2019embl\u00e9e est une position courante dans le corps m\u00e9dical sauf si bien entendu, ils se plaignent du contraire. N\u00e9anmoins, \u00e0 d\u00e9faut de comporter les prot\u00e9ines ad\u00e9quates, malgr\u00e9 un taux mesur\u00e9 suffisant par les analyses, le sang risque de se r\u00e9v\u00e9ler incapable de transporter la vitamine B12 ou de ne pas pouvoir la rendre utilisable.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Dans les ann\u00e9es 1980, pratiquement tout le monde avait \u00e9t\u00e9 infect\u00e9 par des levures, des organismes fongiques ou parasites. En temps normal, divers micro-organismes se trouvent dans l\u2019appareil digestif; Leurs populations sont maintenus en \u00e9quilibre par des micro-organismes amis tels que le Lactobacillus et le Bifidobacterium. Bon nombre des sympt\u00f4mes de ce nouveau diagnostic \u00e9taient, une fois encore, tr\u00e8s similaires \u00e0 ceux de l\u2019hypoglyc\u00e9mie ou d\u2019une carence en vitamine B12.<br \/>\n  Les prot\u00e9ines sont des nutriments essentiels pour le syst\u00e8me immunitaire. Les leucocytes, les compl\u00e9ments cellulaires et bien d\u2019autres aspects de ce syst\u00e8me d\u00e9pendent des prot\u00e9ines. Les enzymes elles-m\u00eames se composent de prot\u00e9ines et de min\u00e9raux. En outre, le Dr Howell nous rappelle cette force vitale inh\u00e9rente aux enzymes. Ces entit\u00e9s microscopiques dont nous d\u00e9pendons ont quelque chose de presque myst\u00e9rieux. Certains globules blancs utilisent litt\u00e9ralement les enzymes pour dig\u00e9rer ce qui se trouve sur leur chemin \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de notre corps. Ces processus sont connus sous le nom de pinocytose et phagocytose. Apr\u00e8s avoir englouti un agresseur pathog\u00e8ne ou allerg\u00e8ne, les leucocytes secr\u00e8tent des enzymes qui le d\u00e9truisent et le dig\u00e8rent. Si la majorit\u00e9 des enzymes du syst\u00e8me immunitaire est accapar\u00e9e par la digestion des aliments, comment le syst\u00e8me immunitaire peut-il continuer \u00e0 bien fonctionner ?<br \/>\n  \u00a0<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"324\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/sanatate\/enzyme-6.jpg\" width=\"250\" align=\"right\" border=\"0\" \/>Au cours des ann\u00e9es 1990, on d\u00e9clara aux patients qu\u2019ils devaient souffrir de maladies dues \u00e0 l\u2019environnement, telles que allergies et hypersensibilit\u00e9s. On leur recommanda d\u2019\u00e9viter tout ce \u00e0 quoi ils \u00e9taient allergiques et de prendre de grosses quantit\u00e9s de suppl\u00e9ments nutritionnels. Cela avait en g\u00e9n\u00e9ral pour cons\u00e9quence des r\u00e9gimes extr\u00eamement s\u00e9v\u00e8res et des notes tr\u00e8s sal\u00e9es. On d\u00e9veloppa de nouvelles techniques \u00e9nerg\u00e9tiques pour soi-disant lib\u00e9rer l\u2019\u00e9nergie bloqu\u00e9e et revitaliser le syst\u00e8me nerveux afin que l\u2019allerg\u00e8ne soit accept\u00e9 dans le corps sans r\u00e9action d\u00e9clar\u00e9e.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Si nous consid\u00e9rons les allergies du point de vue des enzymes, on comprend clairement pourquoi beaucoup de ces techniques n\u2019ont qu\u2019une efficacit\u00e9 temporaire. Les allergies correspondent \u00e0 une r\u00e9action du corps \u00e0 une intrusion via le sang, la peau, les cavit\u00e9s nasales ou autre. Le syst\u00e8me immunitaire est alors sollicit\u00e9 pour identifier et \u00e9liminer la substance allerg\u00e8ne du corps. Cela passe inaper\u00e7u. \u00c9tant donn\u00e9 qu\u2019une personne saine poss\u00e8de suffisamment d\u2019enzymes, cet allerg\u00e8ne peut \u00eatre \u00e9limin\u00e9 sans que l\u2019on s\u2019en aper\u00e7oive. Chez quelqu\u2019un pr\u00e9sentant une r\u00e9action allergique \u00e0 cette m\u00eame substance, le syst\u00e8me immunitaire est sollicit\u00e9 pour faire le m\u00eame travail mais ne peut pas g\u00e9rer la demande. Une personne pr\u00e9sentant une r\u00e9action allergique ne poss\u00e8de pas suffisamment d\u2019enzymes pour que les leucocytes d\u00e9gradent l\u2019allerg\u00e8ne et en d\u00e9barrassent le corps. La personne pr\u00e9sente alors la r\u00e9action histaminique typique, incluant un rougissement des yeux ou des tissus locaux, de la temp\u00e9rature, un nez qui coule et des douleurs.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Les personnes souffrant d\u2019allergies dues \u00e0 des allerg\u00e8nes atmosph\u00e9riques sont g\u00e9n\u00e9ralement celles qui consomment trop de sucre et de glucides simples. Ces personnes ont \u00e9puis\u00e9 leurs r\u00e9serves d\u2019amylase. L\u2019amylase est un antihistaminique qui bloque les anticorps IgG. Comme les bioflavono\u00efdes, l\u2019amylase stabilise les mastocytes et les basophiles qui lib\u00e8rent de l\u2019histamine en r\u00e9action \u00e0 la zone endommag\u00e9e. Tout ce que ces patients obtiennent de leur m\u00e9decin sont des antihistaminiques. Enfin, au cours de ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, on rechercha chez les patients le syndrome X, qui affiche une certaine ressemblance avec le diab\u00e8te de type II. Les patients atteints du syndrome X pr\u00e9sentent, entre autres, un exc\u00e8s de poids, des probl\u00e8mes cardiovasculaires, des \u00e9tourdissements et des taux de glucose \u00e9lev\u00e9s. Il devrait pourtant \u00eatre devenu \u00e9vident que les symptomes ne sont qu\u2019un aspect d\u2019un diagnostic correct et qu\u2019il pourrait bien s\u2019agir de la m\u00eame maladie que l\u2019on aura seulement rebaptis\u00e9.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Les exemples ci-dessus ne r\u00e9v\u00e8lent que des signes et des sympt\u00f4mes de d\u00e9tresse dans le corps. En approfondissant l\u2019examen, on retrouve un ph\u00e9nom\u00e8ne similaire \u00e0 celui mis en \u00e9vidence lors de l\u2019\u00e9tude de Pottenger sur les chats et les travaux de recherche d\u2019Howell : \u00e0 savoir, que les signes et les sympt\u00f4mes des maladies sont les indicateurs de carences enzymatiques chroniques ! C\u2019est un peu comme arriver sur les lieux d\u2019un accident de voiture et constater les d\u00e9g\u00e2ts sans savoir exactement ce qui s\u2019est pass\u00e9. La profession m\u00e9dicale voit des preuves de carences enzymatiques mais est incapable de les relier \u00e0 la maladie v\u00e9ritable. Aveugl\u00e9s par leur formation ax\u00e9e sur la pharmacie, la chirurgie, les rayons, les derni\u00e8res d\u00e9couvertes de la biotechnologie et de la nanotechnologie g\u00e9nomiques, les m\u00e9decins d\u2019aujourd\u2019hui sont \u00e0 mille lieues de saisir comment le corps peut perdre son \u00e9quilibre et finir par tomber malade.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Lorsque le Dr Loomis a demand\u00e9 au Dr Howell quels \u00e9taient les sympt\u00f4mes d\u2019une carence enzymatique particuli\u00e8re, le Dr Howell n\u2019a pas su que r\u00e9pondre. Il n\u2019avait pas fait le lien entre les signes et les sympt\u00f4mes des carences enzymatiques. Le Dr Loomis repartit avec de nombreuses questions sans r\u00e9ponse et commen\u00e7a le travail qui allait aboutir \u00e0 la th\u00e9rapie nutritionnelle par les enzymes. Apr\u00e8s 20 ans de travaux cliniques dans le domaine des enzymes, le Dr Loomis fait aujourd\u2019hui autorit\u00e9 en la mati\u00e8re. Ses \u00e9l\u00e8ves poursuivent le travail qu\u2019il a initi\u00e9. La th\u00e9rapie par les enzymes est un syst\u00e8me scientifiquement fiable d\u2019\u00e9valuation des carences enzymatiques chez les patients. Loomis a repris le flambeau d\u2019Howell, l\u2019a entretenu et continue \u00e0 le hisser de plus en plus haut.<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Avec le temps, comme l\u2019a observ\u00e9 le Dr Pottenger lors de son \u00e9tude sur les chats, la consommation continue d\u2019aliments cuisin\u00e9s pauvres en enzymes conduit non seulement \u00e0 des carences enzymatiques mais aussi \u00e0 des g\u00e9n\u00e9rations ult\u00e9rieures de sujets souffrant de maladies s\u2019intensifiant au fil des g\u00e9n\u00e9rations. Cela pourrait-il expliquer qu\u2019il y a 40 ou 50 ans les enfants souffraient rarement d\u2019asthme et d\u2019allergies alors qu\u2019aujourd\u2019hui une majorit\u00e9 d\u2019entre eux est touch\u00e9e par ces probl\u00e8mes ? Et que dire de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 ? Ou de la st\u00e9rilit\u00e9 ? Le pourcentage de couples st\u00e9riles a consid\u00e9rablement augment\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies. Et bien que les toxines environnementales puissent y \u00eatre pour quelque chose, ne sommes-nous pas en train de voir les r\u00e9sultats de g\u00e9n\u00e9rations ayant consomm\u00e9 en exc\u00e8s des aliments cuisin\u00e9s \u2013 comme l\u2019avaient pr\u00e9vu les Dr Howell et Pottenger?<br \/>\n  \u00a0<br \/>\n  Sans jamais le savoir, les Dr Howell, Pottenger et Wolf ont confirm\u00e9 leurs d\u00e9couvertes mutuelles et ont laiss\u00e9 un h\u00e9ritage \u00e0 partir duquel le Dr Loomis a montr\u00e9 la solution \u00e0 de nombreux maux de l\u2019humanit\u00e9 : les enzymes sont les facteurs cl\u00e9s de la sant\u00e9 et de la gu\u00e9rison et leur destruction par la chaleur entra\u00eene des maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives chroniques.<br \/>\n  \u00a0<\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      <u>yogaesoteric<\/u><br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>  \u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Mark Rojek \u00a0article tir\u00e9 de la revue Nexus, Nr.\u00a030\u00a0(jan &#8211;\u00a0f\u00e9v 2004) Pourquoi le cr\u00fb reste indispensable \u00e0 la digestion? 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