{"id":20649,"date":"2018-11-12T20:24:58","date_gmt":"2018-11-12T20:24:58","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/demasquer-la-maconnerie-fr\/nouvelles-sensationnelles-censurees-3480-fr\/nouvelles-censurees-politique-5127-fr\/japon-la-liberte-de-la-presse-en-danger\/"},"modified":"2018-11-12T20:24:58","modified_gmt":"2018-11-12T20:24:58","slug":"japon-la-liberte-de-la-presse-en-danger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/japon-la-liberte-de-la-presse-en-danger\/","title":{"rendered":"Japon : la libert\u00e9 de la presse en danger"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n    \n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Jusqu&#8217;&#224; 10 ans d&#8217;emprisonnement. C&#8217;est la peine encourue au Japon par les lanceurs d&#8217;alerte reconnus coupables d&#8217;avoir transmis des informations class&#233;es &#171; secrets d&#8217;Etat &#187;. Mais cette peine concerne aussi les journalistes ou les blogueurs qui diffuseraient une information obtenue &#171; ill&#233;galement &#187; par leurs propres moyens ou apr&#232;s avoir sollicit&#233; un lanceur d&#8217;alerte. Le journalisme d&#8217;investigation et d&#8217;analyse politique est en train de dispara&#238;tre alors que certains de ses derniers repr&#233;sentants se sont fait licenci&#233;s &#8211; &#224; l&#8217;instar Shigetada Kishii, Hiroko Kuniya et Ichiro Furutachi en 2015 et en 2016. Le gouvernement nippon, par la voix de sa ministre des Communications n&#8217;h&#233;site plus &#224; menacer de fermeture les m&#233;dias r&#233;calcitrants. <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/noiembrie\/12\/17641\/17641_1.jpg\" width=\"550\" height=\"366\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p align=\"center\">\n    Sanae Takaichi, ministre japonaise des Affaires int&#233;rieures et des Communications, lors d&#8217;une conf&#233;rence de presse &#224; Tokyo le 6 avril 2015.\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Cette hostilit&#233; vis-&#224;-vis du journalisme comme contre-pouvoir a de quoi surprendre dans un pays d&#233;velopp&#233;, o&#249; la grande majorit&#233; des m&#233;dias japonais sont cens&#233;s &#234;tre juridiquement ind&#233;pendants, car priv&#233;s. Mais c&#8217;est un fait, la presse libre nippone est aujourd&#8217;hui en crise au Japon. Au 72&#232;me rang sur 180 pays dans le classement 2016 de la libert&#233; de la presse, le Japon n&#8217;en finit plus de d&#233;gringoler depuis le retour au pouvoir de Shinzo Abe en 2012. Cette ann&#233;e-l&#224;, le pays chutait d&#233;j&#224; de la 22&#232;me &#224; la 53&#232;me place. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Contexte<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">&#171; Le gouvernement [japonais] ne cache plus son hostilit&#233; au traitement critique de son action &#187;, alerte un communiqu&#233; de Reporters sans fronti&#232;res (RSF) du 11 avril 2016. Benjamin Isma&#239;l, responsable du bureau Asie-Pacifique de RSF le confirme : &#171; Le gouvernement de Shinzo Abe semble faire de moins en moins cas de la libert&#233; de la presse et du droit &#224; l&#8217;information de la population. &#187; Le ton a &#233;t&#233; donn&#233; lors d&#8217;une s&#233;ance parlementaire le 8 f&#233;vrier 2015 : la ministre des Communications Sanae Takaichi a menac&#233; de fermeture les m&#233;dias qui continueraient &#224; diffuser des &#171; informations politiques biais&#233;es &#187;. Ce qui n&#8217;est pas sans rappeler l&#8217;interdiction en Chine faite aux journalistes d&#8217;&#233;mettre des &#171; critiques non autoris&#233;es &#187;. Interrog&#233;e par la presse au lendemain de ces d&#233;clarations, la ministre nippone a confirm&#233; ses menaces, invoquant l&#8217;article 4 de la loi sur la diffusion audiovisuelle qui interdit la distorsion des faits, ainsi que l&#8217;article 76 de la loi sur la Radio, qui permet au minist&#232;re des Communications de d&#233;livrer des ordres de suspension sans passer par un juge. <\/p>\n<p align=\"justify\">Le communiqu&#233; alarmant de RSF faisait notamment suite &#224; l&#8217;annulation par le Japon en novembre 2015 de la visite de David Kaye, un rapporteur de l&#8217;ONU, qui est finalement venu en avril 2016. D&#8217;apr&#232;s de nombreux journalistes, le Japon souhaitait ainsi &#233;viter un d&#233;bat sur la &#171; loi sur la protection des secrets sp&#233;cialement d&#233;sign&#233;s &#187; (Act on the Protection of Specially Designated Secrets, SDS). Ce texte pr&#233;voit des peines pouvant aller jusqu&#8217;&#224; 10 ans d&#8217;emprisonnement pour les lanceurs d&#8217;alerte et les journalistes reconnus coupables d&#8217;avoir transmis des informations class&#233;es &#171; secrets d&#8217;Etat &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>&#171; Des menaces graves &#187;<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Suite aux entretiens avec de nombreux journalistes du pays, dont la plupart ont parl&#233; anonymement, le rapporteur Kaye a mis en garde contre des &#171; menaces graves &#187; pesant sur l&#8217;ind&#233;pendance des m&#233;dias : &#171; Un grand nombre de journalistes rencontr&#233;s ont d&#233;clar&#233; &#234;tre victimes de fortes pressions gouvernementales, encourag&#233;es par la direction. Beaucoup ont affirm&#233; avoir &#233;t&#233; mis &#224; l&#8217;&#233;cart ou r&#233;duits au silence suite &#224; la pression indirecte des dirigeants politiques. &#187; <\/p>\n<p align=\"justify\">Pour Fr&#233;d&#233;ric Charles, correspondant de Radio France Internationale (RFI) au Japon, les accusations de David Kaye sont justifi&#233;es : &#171; Lors de sa conf&#233;rence de presse au club des correspondants &#233;trangers de Tokyo, toutes les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision japonaises &#233;taient repr&#233;sent&#233;es, comme les grands journaux japonais, mais aucun confr&#232;re ou presque n&#8217;a encore rapport&#233; ses propos. &#187; M&#234;me silence assourdissant quand il s&#8217;agit de critiques sur la gestion du nucl&#233;aire par les autorit&#233;s : &#171; Si la parole est donn&#233;e fr&#233;quemment aux autorit&#233;s, &#224; Tepco et aux experts pro-nucl&#233;aires, les antinucl&#233;aires &#8211; y compris certains scientifiques de renom &#8211; sont persona non grata sur la NHK. Tandis que la manifestation historique du 29 juin 2012 rassemblant pr&#232;s de 150.000 personnes &#8211; une premi&#232;re depuis 40 ans au Japon &#8211; sera tout simplement ignor&#233;e par la NHK &#187;, avait not&#233; Mathieu Gaul&#232;ne, journaliste ind&#233;pendant au Japon. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>&#171; Ne pas dire droite quand le gouvernement dit gauche &#187;<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Comment expliquer ces pressions sur les journalistes dans un pays comme le Japon ? Premier indice : la nomination de l&#8217;homme d&#8217;affaire d&#8217;extr&#234;me-droite Katsuo Momii proche de Shinzo Abe &#224; la t&#234;te de la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision publique NHK en 2014, avait &#233;t&#233; per&#231;ue par les observateurs comme une prise de pouvoir sur l&#8217;information par le gouvernement. Katsuo Momii avait notamment cr&#233;&#233; la pol&#233;mique en d&#233;clarant &#171; Nous ne pouvons pas dire gauche quand le gouvernement dit droite &#187;. Il avait &#233;galement soutenu l&#8217;instauration de la loi sur la protection des secrets d&#8217;&#201;tat. Depuis, les d&#233;missions forc&#233;es et la censure se sont massivement abattues sur les journalistes, les sp&#233;cialistes et m&#234;me les humoristes de la cha&#238;ne. <\/p>\n<p align=\"justify\">Ce fut le cas de la journaliste Hiroko Kuniya, pr&#233;sentatrice du programme de la NHK &#171; Close Up Gendai &#187;, une des rares &#233;missions d&#8217;investigation et d&#8217;analyses au Japon, qui s&#8217;est vu signifier la fin de son contrat en mars 2016. L&#8217;interview du secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Cabinet de Shinzo Abe, Yoshihide Suga men&#233;e par la journaliste en juillet 2014, a notamment &#233;t&#233; mentionn&#233;e comme l&#8217;un des motifs de son licenciement. Interrog&#233;e par le Japan Times en mai 2016, elle avait fait part des difficult&#233;s auxquelles les journalistes d&#8217;investigation doivent faire face au Japon : &#171; M&#234;me vis-&#224;-vis des hommes politiques, des chefs d&#8217;entreprise ou de ceux qui sont cens&#233;s rendre des comptes au public, quand ils sont interview&#233;s, le journaliste [japonais] se doit de rester courtois et de ne pas insister si les personnes interview&#233;es refusent de parler. Cette pression &#224; la courtoisie est caract&#233;ristique de la soci&#233;t&#233; japonaise. &#187; <\/p>\n<p align=\"justify\">Dans le m&#234;me temps, d&#8217;autres journalistes notoires ont &#233;t&#233; mis &#224; pied. Parmi eux, Shigetada Kishii de Mainichi News et chroniqueur du programme &#171; News 23 &#187; de la cha&#238;ne TBS, qui avait os&#233; s&#8217;opposer aux projets de loi sur la s&#233;curit&#233; en 2015, ou Ichiro Furutachi, pr&#233;sentateur de &#171; Hodo Station &#187; sur TV Asahi et critique du gouvernement sur sa gestion de l&#8217;&#233;nergie nucl&#233;aire. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le monopole de l&#8217;information contr&#244;l&#233; par les Kisha clubs<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Le rapporteur onusien a &#233;galement point&#233; du doigt le pouvoir des &#171; Kisha clubs &#187; (Kisha kurabu ou club de journalistes), comme une menace &#224; la libert&#233; de la presse. On trouve les kisha clubs dans les organisations publiques, politiques ou commerciales. Il existerait pr&#232;s de 800 clubs officiels au Japon mais RSF estime que &#171; le chiffre r&#233;el se rapprocherait plut&#244;t du double &#187;. <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/noiembrie\/5\/17641\/17641_1.jpg\" width=\"550\" height=\"403\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">Or seul les journalistes des m&#233;dias nationaux les plus importants ont acc&#232;s &#224; ces clubs. Cr&#233;&#233;s &#224; la fin du XIX&#232;me si&#232;cle, ils refusent de fait leur acc&#232;s aux petites agences de presse, aux journalistes freelance et aux agences &#233;trang&#232;res. Ils s&#8217;arrogent le monopole de certaines informations mais permettent au journaliste membre du club d&#8217;&#234;tre &#171; r&#233;guli&#232;rement mis au coutant sur l&#8217;activit&#233; quotidienne de l&#8217;organisation qu&#8217;il couvre en recevant communiqu&#233;s de presse et en assistant &#224; des conf&#233;rences de presse &#187;, explique Yukako, ex-journaliste &#233;conomique pour une des grandes cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision du pays, qui d&#233;fend &#171; la commodit&#233; des kisha clubs &#187;. Ainsi, affirme-t-elle, &#171; les journalistes japonais connaissent mieux les sujets et les personnes qu&#8217;ils couvrent que quiconque. C&#8217;est notamment le cas du quotidien Nikkei qui parvient &#224; devancer les autres m&#233;dias dans le domaine de l&#8217;&#233;conomie &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;organisation est certes pratique pour les grands m&#233;dias, mais elle offre la possibilit&#233; aux entreprises de limiter volontairement la diffusion et la recherche d&#8217;information sur un sujet. Selon le rapporteur Kaye, ce syst&#232;me favorise les connivences douteuses avec les sources, la censure et l&#8217;auto-censure, de peur d&#8217;&#234;tre exclu du club. Le plus grave, selon RSF, &#233;tant que le syst&#232;me discriminatoire des kisha clubs permet surtout de verrouiller les informations relatives au nucl&#233;aire, et plus particuli&#232;rement &#224; la centrale endommag&#233;e de Fukushima Daiichi, un enjeu majeur de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; publique. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Une pression publicitaire<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Cependant, la pression exerc&#233;e sur les journalistes de presse est multiple : elle n&#8217;est pas seulement le fait du gouvernement ou des kisha clubs. Les m&#233;dias nippons sont aussi r&#233;guli&#232;rement accus&#233;s d&#8217;&#234;tre &#224; la solde des annonceurs et donc des plus grandes industries du pays, dont le nucl&#233;aire et le tabac. <\/p>\n<p align=\"justify\">En juillet 2016, le magazine mensuel japonais Sentaku a consacr&#233; un article aux pressions exerc&#233;es par Japan Tobacco (JT) sur les m&#233;dias. A l&#8217;occasion de la Journ&#233;e mondiale sans tabac du 31 mai, le minist&#232;re de la Sant&#233; a publi&#233; de nouvelles statistiques selon lesquelles le tabagisme passif provoquerait environ 15.000 morts par an. Or seuls les quotidiens Asahi et Sankei ont relay&#233; l&#8217;information. De plus, Japan Tobacco exige de la presse d&#8217;&#234;tre inform&#233;e de la publication de tout article antitabac. Il s&#8217;agit d&#8217;une pratique courante qui ne se limite pas au tabagisme, a expliqu&#233; le magazine, mais elle est pouss&#233;e &#224; l&#8217;extr&#234;me par JT. <\/p>\n<p>  L&#8217;impact de la firme nippone sur la presse magazine est &#233;galement important. D&#8217;apr&#232;s des documents de l&#8217;agence publicitaire Dentsu, les d&#233;penses en publicit&#233; pour le tabac dans les magazines approchent un milliard de yens (9 millions d&#8217;euros) par an. Or l&#8217;essentiel de ce budget vient de JT. Les magazines ne publient pratiquement jamais d&#8217;articles critiquant le tabagisme. Un journaliste confirme que &#171; c&#8217;est un sujet tabou &#187;. Sentaku signale m&#234;me des articles pro-tabac dans les m&#233;dias, comme par exemple le quotidien Mainichi qui a publi&#233; le 28 janvier 2016 un article sur les &#171; m&#233;faits du sevrage du tabac &#187;. Le papier vantait les qualit&#233;s du tabac pour r&#233;duire le stress. Ainsi, depuis le mois de janvier 2016, le Mainichi ne se prive pas de publier presque chaque mois des publicit&#233;s de JT. <br \/>\n  &#160;<br \/>\n  &#160;<br \/>\n  &#160;<\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><br \/>\n    <br \/>\n    <strong>12 novembre 2018<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jusqu&#8217;&#224; 10 ans d&#8217;emprisonnement. C&#8217;est la peine encourue au Japon par les lanceurs d&#8217;alerte reconnus coupables d&#8217;avoir transmis des informations class&#233;es &#171; secrets d&#8217;Etat &#187;. Mais cette peine concerne aussi les journalistes ou les blogueurs qui diffuseraient une information obtenue &#171; ill&#233;galement &#187; par leurs propres moyens ou apr&#232;s avoir sollicit&#233; un lanceur d&#8217;alerte. Le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[1088],"tags":[],"class_list":["post-20649","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-nouvelles-censurees-politique-5127-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20649","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20649"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20649\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20649"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20649"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20649"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}