{"id":21072,"date":"2020-06-20T21:14:11","date_gmt":"2020-06-20T21:14:11","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/sante-fr\/articles-4260-fr\/les-grands-antibiotiques-de-la-phyto\/"},"modified":"2020-06-20T21:14:11","modified_gmt":"2020-06-20T21:14:11","slug":"les-grands-antibiotiques-de-la-phyto","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/les-grands-antibiotiques-de-la-phyto\/","title":{"rendered":"Les grands antibiotiques de la phyto"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p>  &#160;<br \/>\n  La phytoth&#233;rapie (y compris l&#8217;aromath&#233;rapie) fournit depuis toujours des rem&#232;des contre les infections de toutes sortes. En phytoth&#233;rapie, la plupart de ses rem&#232;des se trouvent dans des aliments proches de nous mais dont il faudrait consommer de grandes quantit&#233;s pour obtenir un effet certain. Les extraits de ces plantes sont donc plus efficaces. En aromath&#233;rapie, nous avons &#224; notre disposition de petites bombes biochimiques qui, elles, fonctionnent avec une rapidit&#233; comparable &#224; celle des antibiotiques.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/20\/18366_1.jpg\" align=\"center\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;ail<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Outre son pouvoir anti-&#226;ge que l&#8217;on attribue &#224; sa richesse en antioxydants, l&#8217;ail cru, cuit, entier ou en extrait, est &#233;galement utilis&#233; depuis des temps imm&#233;moriaux au cours des bronchites.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Certains auteurs consid&#232;rent l&#8217;allicine (la substance que l&#8217;ail secr&#232;te quand il est agress&#233;) comme un antibiotique &#224; large spectre qui serait m&#234;me efficace contre l&#8217;Helicobacter pylori, une bact&#233;rie souvent pr&#233;sente dans l&#8217;estomac en cas d&#8217;ulc&#232;re ou de gastrite, ce qui expliquerait la diminution d&#8217;environ 50 % de cancer de l&#8217;estomac chez les consommateurs r&#233;guliers d&#8217;ail &#224; raison d&#8217;environ 6 g\/j.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Quant &#224; son utilisation en cas de bronchite, il existe autant de recettes que de cultures ! Retenons le lait d&#8217;ail qui consiste &#224; broyer 8 &#224; 20 grammes d&#8217;ail dans un litre de lait que l&#8217;on porte &#224; &#233;bullition et que l&#8217;on doit boire dans la journ&#233;e qui suit. Afin de r&#233;duire l&#8217;impact sur l&#8217;haleine, il est alors conseill&#233; de m&#226;cher du persil, des graines de cardamome ou des grains de caf&#233; !<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Le brocoli<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Deux de ses composants soufr&#233;s, le sulforaphane et la cyst&#233;ine, en font une arme naturelle contre certains types d&#8217;infections. Le sulforaphane inhibe la prolif&#233;ration, voire d&#233;truit l&#8217;Helicobacter pylori, que cette bact&#233;rie soit dans ou &#224; l&#8217;ext&#233;rieur des cellules qui constituent la muqueuse. Comme le sulforaphane n&#8217;est pr&#233;sent en grande quantit&#233; que dans les pousses de trois jours de brocoli, il faudrait manger quotidiennement des quantit&#233;s &#233;normes de ce l&#233;gume pour esp&#233;rer un quelconque effet sur cette bact&#233;rie particuli&#232;rement r&#233;sistante. Le recours &#224; la compl&#233;mentation nutritionnelle est donc in&#233;vitable. Le sulforaphane peut &#234;tre utilis&#233; seul mais aussi en association avec les antibiotiques allopathiques, auquel cas il en augmentera l&#8217;efficacit&#233;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La posologie la plus efficace n&#8217;est pas encore connue, les doses les plus pratiqu&#233;es avoisinent 10 &#224; 20 mg par jour, soit 2 &#224; 4 g&#233;lules de brocoli contenant 2 % de sulforaphane.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Une autre m&#233;thode consiste &#224; cultiver des graines de brocoli et &#224; les consommer lorsqu&#8217;elles ont trois jours (dose recommand&#233;e : 75 g par jour).<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>La canneberge<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Outre leurs vertus antioxydantes, les OPC (oligom&#232;res proanthocyanidiques) sp&#233;cifiques de cette baie pr&#233;sentent la particularit&#233; d&#8217;adh&#233;rer &#224; certaines muqueuses (buccale, stomacale, v&#233;sicale en particulier), aux endroits m&#234;me o&#249; certaines bact&#233;ries s&#8217;accrochent afin de s&#8217;y multiplier. Ne pouvant se fixer, celles-ci sont &#233;limin&#233;es par les diff&#233;rents flux. Aujourd&#8217;hui, si son indication au cours des cystites r&#233;cidivantes dues au colibacille (Escherichia coli) est reconnue par l&#8217;AFSSA, le jus de canneberge m&#233;rite d&#8217;&#234;tre utilis&#233; dans d&#8217;autres indications telles que la plaque dentaire et l&#8217;ulc&#232;re gastroduod&#233;nal d&#251; &#224; Helicobacter pylori.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;&#233;chinac&#233;e pourpre (Echinacea purpurea)<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Ses racines contiennent &#224; la fois des polysaccharides, stimulateurs de l&#8217;immunit&#233;, et de l&#8217;&#233;chinacoside, un d&#233;riv&#233; caf&#233;ique aux propri&#233;t&#233;s antiseptiques et anti-inflammatoires. Elles activent le pouvoir cytotoxique des macrophages.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Si actuellement son utilisation concerne de pr&#233;f&#233;rence l&#8217;arbre respiratoire, les Am&#233;rindiens s&#8217;en servaient &#233;galement au cours des infections urinaires.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Bien que plus de 350 &#233;tudes au cours des cinquante derni&#232;res ann&#233;es aient d&#233;montr&#233; l&#8217;int&#233;r&#234;t de cette plante dans la pr&#233;vention et le traitement des affections respiratoires, les r&#233;sultats n&#233;gatifs de trois travaux r&#233;cents ont sem&#233; le doute dans la communaut&#233; scientifique. La raison de ces mauvais r&#233;sultats pourrait &#234;tre une teneur m&#233;diocre en principes actifs des pr&#233;parations utilis&#233;es car une nouvelle &#233;tude r&#233;alis&#233;e &#224; partir d&#8217;un extrait dont la composition avait &#233;t&#233; pr&#233;alablement v&#233;rifi&#233;e a d&#233;montr&#233; que l&#8217;effet de l&#8217;&#233;chinac&#233;e &#233;tait significatif compar&#233; &#224; un placebo.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Les p&#233;pins de pamplemousse<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Bien que leur usage en tant qu&#8217;antibiotique naturel remonte aux ann&#233;es suivant la Seconde Guerre mondiale et que leur activit&#233; ait &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e sur plus de 800 bact&#233;ries et virus et plus de 100 champignons, leur mode d&#8217;action n&#8217;a pas encore &#233;t&#233; d&#233;couvert. Indiqu&#233;s aussi bien en usage interne qu&#8217;externe (sous forme dilu&#233;e), ils ne peuvent cependant pas &#234;tre utilis&#233;s chez les personnes allergiques aux agrumes. On conseille en g&#233;n&#233;ral 15 gouttes trois fois par jour dans un verre d&#8217;eau avant ou pendant les repas jusqu&#8217;&#224; gu&#233;rison.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>La propolis<\/strong><\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/20\/18366_2.jpg\" align=\"center\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  Cette substance &#8211; qui doit son nom aux Grecs qui avaient remarqu&#233; que les abeilles s&#8217;en servaient pour prot&#233;ger l&#8217;entr&#233;e de leur colonie &#8211; est un complexe d&#8217;antimicrobiens, d&#8217;antiviraux et d&#8217;antifungiques au nombre desquels de nombreux flavono&#239;des (chrysine, galangine, pinocembrine), des huiles essentielles (an&#233;thol, guiaol, eug&#233;nol, pin&#232;ne&#8230;), des vitamines et des oligo-&#233;l&#233;ments (cuivre, fer et zinc en particulier).<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le mode d&#8217;action de la propolis est encore loin d&#8217;&#234;tre compl&#232;tement &#233;lucid&#233;. Toutefois, il est &#233;tabli que la propolis inhibe le processus qui permet aux bact&#233;ries de se multiplier. D&#8217;autre part, ses flavono&#239;des am&#233;liorent les performances des macrophages (globules blancs sp&#233;cialis&#233;s dans la neutralisation et l&#8217;&#233;limination des bact&#233;ries et des virus). Parmi les souches sensibles &#224; la propolis, on trouve les bact&#233;ries &#224; l&#8217;origine des caries dentaires, le Candida albicans, les virus de la grippe A2 et de l&#8217;herp&#232;s. La posologie la plus efficace n&#8217;est pas connue, cependant il est habituel de recommander une cure de 20 g &#224; raison de 3 g par jour, quelle que soit la forme buccale (p&#226;te &#224; m&#226;cher, poudre, tablettes). La seule contre-indication est l&#8217;allergie aux produits de la ruche.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Les huiles essentielles les plus prometteuses contre les infections<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  L&#8217;efficacit&#233; des huiles essentielles proc&#232;de de plusieurs ph&#233;nom&#232;nes op&#233;rant en synergie. En infectiologie, au moins trois modes d&#8217;action sont mis en jeu. En premier, elles ont une action antibact&#233;rienne directe en rapport avec la pr&#233;sence de certaines mol&#233;cules dans leurs compositions, soit tout d&#8217;abord les ph&#233;nols (carvacrol, eug&#233;nol, thymol), puis les monoterp&#233;nols (g&#233;raniol, linalol, menthol, terpin&#233;ol&#8230;), et enfin les ald&#233;hydes (cuminal, g&#233;ranial, n&#233;ral&#8230;).<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Deuxi&#232;mement, elles stimulent le syst&#232;me immunitaire. Troisi&#232;mement, elles ont une action anti-inflammatoire. &#192; ces actions, s&#8217;ajoutent pour certaines HE une action antifungique ou\/et antivirale.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Cependant, malgr&#233; une activit&#233; sur de multiples souches bact&#233;riennes, aucune HE n&#8217;est active sur toutes. Ainsi, les HE &#224; thymol sont actives sur le colibacille, le staphylocoque dor&#233; mais pas sur le bacille pyocyanique.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  De m&#234;me pour les champignons et les virus. Les HE contenant du carvacrol ou de l&#8217;eug&#233;nol sont les plus efficaces sur le Candida albicans et celles riches en monoterp&#233;nols sur de nombreux virus.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>De l&#8217;empirisme &#224; la pr&#233;cision : le passage par l&#8217;aromatogramme<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La prescription peut &#234;tre affin&#233;e gr&#226;ce &#224; un aromatogramme (la technique remonte &#224; 1973 et fut mise au point par les Drs J. Valnet et M. Girault), une fa&#231;on ais&#233;e de visualiser en laboratoire le pouvoir antibact&#233;rien des HE. Cet examen est l&#8217;&#233;quivalent de l&#8217;antibiogramme pour les antibiotiques allopathiques. Certes, il arrive parfois que ce pouvoir se r&#233;v&#232;le moindre in vivo (chez l&#8217;&#234;tre humain), mais c&#8217;est du moins un excellent outil pour &#233;carter d&#8217;embl&#233;e les produits inefficaces.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Gr&#226;ce &#224; cette pratique qui personnalise la prescription, l&#8217;int&#233;r&#234;t des HE en infectiologie a &#233;t&#233; largement d&#233;montr&#233;, non seulement face &#224; de nombreuses bact&#233;ries, mais aussi face &#224; de nombreux champignons et virus. Mieux encore, certaines HE se sont r&#233;v&#233;l&#233;es sup&#233;rieures aux antibiotiques vis-&#224;-vis de certains germes particuli&#232;rement r&#233;sistants comme le staphylocoque dor&#233; ou le pyocyanique, responsables de la plupart des d&#233;c&#232;s par infections nosocomiales.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  De plus, &#224; la diff&#233;rence de ce qui arrive de plus en plus souvent avec les antibiotiques allopathiques, la survenue de r&#233;sistance aux HE est notoirement plus faible, sans doute du fait de la multiplicit&#233; de leurs modes d&#8217;action.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Quelques applications sp&#233;cifiques des huiles essentielles<\/strong><\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/20\/18366_3.jpg\" align=\"center\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  &#8226;<span style=\"white-space:pre\"><\/span>Le colibacille : les HE d&#8217;origan (Origanum compactum) et de thym &#224; thymol (Thymus vulgaris thymoliferum CT6).&#160;<br \/>\n  &#8226;<span style=\"white-space:pre\"><\/span>Le staphylocoque dor&#233; : les HE de tea tree (Melaleuca alternifolia) et d&#8217;eucalyptus (Eucalyptus globulus).&#160;<br \/>\n  &#8226;<span style=\"white-space:pre\"><\/span>Le Candida albicans : les HE de thym &#224; carvacrol (Thymus vulgaris carvacroliferum CT 7), d&#8217;origan d&#8217;Espagne (Corydothymus capitatus), de sarriette des montagnes (Satureja montana), de giroflier (Eugenia caryophyllus) et cannelle de Ceylan (Cinnamomum verum ou C. zeylanicum).&#160;<br \/>\n  &#8226;<span style=\"white-space:pre\"><\/span>Les infections virales courantes : les HE de tea tree (Melaleuca alternifolia), d&#8217;eucalyptus radi&#233; (Eucalyptus radiata spp. radiata), de g&#233;ranium bourbon (Pelargonium x asperum), d&#8217;hysope (Hyssopus officinalis var. decumbens), de lavandin (Lavandula hybrida abrialis, grosso ou reydovan), de menthe poivr&#233;e (Mentha x piperita var. franco mitcham), de palmarosa (Cymbopogon martinii var. motia), de ravintsara (Cinnamonum camphora CT cin&#233;ole).&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><\/p>\n<p>    <strong>20 juin 2020<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  &#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; La phytoth&#233;rapie (y compris l&#8217;aromath&#233;rapie) fournit depuis toujours des rem&#232;des contre les infections de toutes sortes. 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