{"id":21803,"date":"2019-07-21T17:57:22","date_gmt":"2019-07-21T17:57:22","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/sante-fr\/perils-pour-votre-sante-4260-fr\/hepatite-b-une-histoire-sulfureuse-1\/"},"modified":"2019-07-21T17:57:22","modified_gmt":"2019-07-21T17:57:22","slug":"hepatite-b-une-histoire-sulfureuse-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/hepatite-b-une-histoire-sulfureuse-1\/","title":{"rendered":"HEPATITE B une histoire sulfureuse (1)"},"content":{"rendered":"<p align=\"center\">\n    <br \/>\n    <strong>Le virus, la maladie, les vaccins &#8211; Les maladies vaccinales : UNE ORIGINE SULFUREUSE<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"right\">\n    <br \/>Dr Marc Vercoutere<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Une &#233;pid&#233;mie de &#171; jaunisses &#187; par un vaccin contre la fi&#232;vre jaune contamin&#233; accidentellement<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">En mars 1942 ; une &#233;pid&#233;mie foudroyante exp&#233;die par dizaines de milliers les soldats de l&#8217;arm&#233;e am&#233;ricaine dans les h&#244;pitaux militaires. Ils pr&#233;sentent tous une jaunisse, une grande fatigue avec des douleurs aux articulations. &#192; la surprise des experts, l&#8217;&#233;pid&#233;mie s&#8217;est d&#233;clench&#233;e au m&#234;me moment dans diff&#233;rentes villes des &#201;tats-Unis, l&#224; o&#249; sont stationn&#233;es les troupes, ne frappant que les militaires qui ont re&#231;u, trois mois et demi plus t&#244;t, un vaccin contre la fi&#232;vre jaune fabriqu&#233; &#224; partir de sang humain pr&#233;lev&#233; sur des volontaires d&#8217;&#233;coles de m&#233;decine.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iulie\/21\/20003_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Le 15 avril 1942, le m&#233;decin commandant en chef du service de sant&#233; ordonnera la suspension imm&#233;diate de toute vaccination contre la fi&#232;vre jaune ainsi que le rappel et la destruction des lots en circulation. L&#8217;&#233;pid&#233;mie de jaunisse continuera jusqu&#8217;en juin, touchant des malades vaccin&#233;s peu de temps avant l&#8217;interdiction, puis dispara&#238;tra comme par enchantement au cours des mois suivants. Trois cent trente mille militaires auront &#233;t&#233; contamin&#233;s par l&#8217;agent infectieux de la jaunisse dissimul&#233; dans le vaccin.<\/p>\n<p align=\"justify\">En 1952, la revue Jama (vol.149) pr&#233;cisera que 28.000 d&#8217;entre eux ces soldats avaient contract&#233; une h&#233;patite virale apr&#232;s avoir re&#231;u le vaccin et que 62 en &#233;taient morts. Le 13 mars 1954, Le Concours m&#233;dical confirmera ces faits qui ne seront jamais repris.<\/p>\n<p align=\"justify\">En 1985, des &#233;pid&#233;miologistes de plusieurs instituts am&#233;ricains lancent une vaste &#233;tude aupr&#232;s de mille v&#233;t&#233;rans de la Seconde Guerre mondiale. Les analyses de sang r&#233;v&#232;leront la pr&#233;sence du virus de l&#8217;h&#233;patite B chez 97 % des hommes ayant re&#231;u le vaccin contamin&#233; de 1942 contre 13 % chez ceux ayant re&#231;u un lot pur.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ainsi, la plus grande &#233;pid&#233;mie d&#8217;h&#233;patite B jamais enregistr&#233;e dans le monde occidental sur une p&#233;riode aussi courte a donc &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e par la main de l&#8217;homme et qui plus est par un vaccin !<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le virus des h&#233;patites A et B inject&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment &#224; des enfants handicap&#233;s<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;histoire du virus de l&#8217;h&#233;patite B ne s&#8217;arr&#234;te pas l&#224; : en 1955, le docteur Saul Krugman et son &#233;quipe vont lancer une vaste &#233;tude sur les maladies h&#233;patiques dans un institut d&#8217;enfants handicap&#233;s mentaux de Willowbrook, situ&#233; dans la proche banlieue de New York. Le docteur Krugman pr&#233;leva syst&#233;matiquement le sang des jeunes pensionnaires chez lesquels s&#233;vissait des &#233;pid&#233;mies sporadiques de jaunisse galopante. II r&#233;ussit &#224; identifier deux types d&#8217;h&#233;patites qui seront par la suite class&#233;es en virus A et B.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pendant treize ans, il inocula ensuite sciemment avec son &#233;quipe des souches de virus aux enfants qui entraient &#224; Willowbrook, les parents, qui avaient sign&#233; des d&#233;charges, croyant que des vaccins exp&#233;rimentaux &#233;taient administr&#233;s &#224; leurs enfants. L&#8217;affaire fut r&#233;v&#233;l&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix. Willowbrook devint synonyme de honte et l&#8217;institut ferma ses portes&#8230;.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Pol&#233;mique franco-am&#233;ricaine autour du premier vaccin h&#233;patite B<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">En 1975, des jeunes chercheurs de Tours d&#233;couvrent un vaccin plasmatique &#233;labor&#233; &#224; partir de l&#8217;enveloppe du virus extraite du sang de malades de l&#8217;h&#233;patite B. Pour prouver l&#8217;efficacit&#233; de leur vaccin, ils n&#8217;h&#233;sitent pas &#224; se l&#8217;injecter sans attendre les autorisations.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ce vaccin, l&#8217;Hevac B, obtiendra l&#8217;AMM en 1981 tandis que Merck mettait au point son propre vaccin issu &#233;galement de sang de malades.<\/p>\n<p align=\"justify\">Alors que Merck et Pasteur font la course pour s&#8217;approvisionner en sang humain aupr&#232;s des centres de transfusion en Europe mais aussi aux Etats-Unis, le Nouvel Observateur publie en juin 1983 un article inqui&#233;tant sur la pr&#233;sence &#233;ventuelle d&#8217;un agent contaminant dans les plasmas d&#8217;origine am&#233;ricaine, une myst&#233;rieuse &#233;pid&#233;mie d&#233;cimant alors la communaut&#233; homosexuelle des grandes villes am&#233;ricaines. Le danger de l&#8217;utilisation de ce sang pour les transfusions et la fabrication du vaccin h&#233;patite B est bien r&#233;el puisque ce &#171; cancer gay &#187; est souvent associ&#233; &#224; une contamination par l&#8217;h&#233;patite B et que l&#8217;une des sources principales du sang destin&#233; &#224; la fabrication des vaccins proviendrait de la communaut&#233; homosexuelle de New York, souvent atteints par ce mal inconnu qui s&#8217;appellera SIDA.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dix jours plus tard, le quotidien Lib&#233;ration accuse Pasteur de s&#8217;&#234;tre procur&#233; du plasma am&#233;ricain qui pourrait transmettre ce &#171; cancer gay &#187;. Une longue enqu&#234;te de quatre pages r&#233;v&#232;le que l&#8217;Institut Pasteur aurait fabriqu&#233; un lot de vaccins contre l&#8217;h&#233;patite B &#224; partir de sang d&#8217;origine am&#233;ricaine et donc susceptible d&#8217;&#234;tre contamin&#233;.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iulie\/21\/20003_3.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">&#171; Attaquer notre vaccin c&#8217;est attaquer la France &#187;, tonne Jean Yves Garnier, pr&#233;sident de l&#8217;Institut Pasteur qui reconna&#238;t toutefois l&#8217;importation de 2.526 litres de plasma des &#201;tats-Unis, dont 856 litres auraient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; utilis&#233;s pour des vaccins. Il r&#233;fute une quelconque pr&#233;sence d&#8217;agents contaminants car les proc&#233;d&#233;s de purification inactiveraient tout agent viral. Tr&#232;s rapidement, les &#233;tudes lui donnent raison : il n&#8217;y a eu aucune contamination. L&#8217;affaire est close.<\/p>\n<p align=\"justify\">N.B : 12.000 personnes ont re&#231;u ce type de vaccin. Que sont-ils devenus ? Aucune &#233;tude n&#8217;a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par la suite.<\/p>\n<p align=\"justify\">C&#8217;est alors qu&#8217;est annonc&#233; la d&#233;couverte du premier vaccin par recombinaison transg&#233;nique qui d&#233;cuple la vitesse de fabrication du vaccin, abaisse sensiblement les co&#251;ts et surtout &#233;limine la recherche de sang dans des conditions parfois douteuses.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le laboratoire anglo-am&#233;ricain SmithKline-Beecham fait une entr&#233;e fracassante sur le march&#233; en 1985 avec son vaccin recombinant cultiv&#233; sur levure, l&#8217;Engerix B. Merck et PasteurM&#233;rieux qui r&#233;gnaient jusqu&#8217;alors en ma&#238;tres sur l&#8217;h&#233;patite B sont pris de vitesse. La mise de fonds est colossale un milliard de francs pour SKB, autant pour Mercx et PasteurM&#233;rieux.<\/p>\n<p align=\"justify\">Merck sort rapidement son vaccin recombinant suivi par Pasteur avec le Genhevac B, cultiv&#233; sur des cellules&#8230; d&#8217;ovaire de hamster chinois et dont l&#8217;AMM sera accord&#233;e le 21 d&#233;cembre 1987.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;union faisant la force, est cr&#233;&#233;e en 1994 la soci&#233;t&#233; Pasteur M&#233;rieux MSD, d&#233;tenue &#224; 50\/50 par le fran&#231;ais Pasteur M&#233;rieux Connaught et par l&#8217;am&#233;ricain Merck qui entrera en concurrence avec SKB dans la lutte contre l&#8217;h&#233;patite B.<\/p>\n<p align=\"justify\">En 2004, Pasteur M&#233;rieux MSD deviendra Sanofi Pasteur MSD avant de lancer quelques mois avant SKB le Gardasil, vaccin contre le cancer du col de l&#8217;ut&#233;rus.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>La maladie<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Le virus de l&#8217;h&#233;patite B est un r&#233;trovirus, seul virus d&#8217;h&#233;patite &#224; ADN, les autres &#233;tant &#224; ARN. Par lui-m&#234;me, il n&#8217;est pas cytopathog&#232;ne ; la destruction des cellules h&#233;patiques proviendrait de la r&#233;action immunologique. Les complications observ&#233;es dans la maladie naturelle correspondent le plus souvent &#224; des d&#233;p&#244;ts de complexes immuns qui d&#233;clenchent une r&#233;action inflammatoire au niveau de ces d&#233;p&#244;ts et une destruction des tissus. Ce risque de maladies auto-immunes &#233;tait d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; lors des premiers essais du vaccin plasmatique (Pr Bastin, La M&#233;decine praticienne, n&#176; 664, 1977), tout comme &#171; le danger d&#8217;induire des fonctions effectrices inappropri&#233;es [&#8230;] avec les risques [&#8230;] d&#8217;induction ult&#233;rieure d&#8217;une pathologie &#224; m&#233;canisme immunologique &#187; (Roitt I.M. et al, Immunologie, De Boeck universit&#233;, 1997).<\/p>\n<p align=\"justify\">Le virus se multiplie dans les cellules du foie, sous le contr&#244;le d&#8217;hormones st&#233;ro&#239;diennes et les hommes sont en g&#233;n&#233;ral plus sensibles au virus que les femmes, peut-&#234;tre notamment parce que la concentration de ces hormones est plus importante chez eux. Si le virus de l&#8217;h&#233;patite B est particuli&#232;rement abondant dans le foie, on a &#233;galement observ&#233; qu&#8217;il est aussi pr&#233;sent dans d&#8217;autres tissus humains tels le rein, la rate, le pancr&#233;as, la moelle osseuse, les cellules sanguines et la peau.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>1) Le potentiel viral<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Lorsque le virus de l&#8217;h&#233;patite B p&#233;n&#232;tre dans une cellule h&#233;patique, il peut avoir deux comportements :<\/p>\n<p align=\"justify\">&#8211; Il peut d&#8217;abord se multiplier en utilisant la machinerie cellulaire &#224; son service. Les nouveaux virus obtenus quittent les cellules h&#233;patiques et passent dans le sang o&#249; ils vont d&#233;clencher la r&#233;ponse immunitaire. Si cette r&#233;ponse est insuffisante ou inad&#233;quate, l&#8217;h&#233;patite pourra devenir chronique.<br \/>&#8211; Il peut int&#233;grer le patrimoine g&#233;n&#233;tique de la cellule h&#233;patique et conduire &#224; un cancer du foie apr&#232;s plusieurs dizaines d&#8217;ann&#233;es.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iulie\/21\/20003_4.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>2) &#201;volution de la maladie<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">D&#8217;apr&#232;s la plaquette de Pasteur-Vaccins d&#8217;octobre 1989 :<\/p>\n<p align=\"justify\">&#8211; 10 % seulement des contaminations conduisent &#224; des infections aigu&#235;s symptomatiques dont l&#8217;un des signes cliniques est une grande fatigue.<br \/>&#8211; 1 % seulement de ces infections aigu&#235;s, soit 1 pour mille de l&#8217;ensemble des infections, &#233;volue de fa&#231;on gravissime en h&#233;patite fulminante, mortelle dans 85 % des cas. Dans 90 % des cas l&#8217;infection initiale sera asymptomatique et passera inaper&#231;ue, Seul un examen sanguin pourrait en r&#233;v&#233;ler l&#8217;existence.<br \/>&#8211; 10 % de toutes les infections, symptomatiques ou non, &#233;volueront vers un &#233;tat chronique, lequel peut se compliquer ou non.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ces porteurs chroniques peuvent sch&#233;matiquement se r&#233;partir en trois groupes &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalents :<\/p>\n<p align=\"justify\">&#8211; Les porteurs sains dont le foie sera normal et dont le sang poss&#233;dera des anticorps signant la trace de l&#8217;infection.<br \/>&#8211; D&#8217;autres sujets continueront &#224; pr&#233;senter une multiplication du virus et auront des taux anormaux d&#8217;enzymes h&#233;patiques pouvant &#233;voluer vers une h&#233;patite chronique persistante et une h&#233;patite chronique active, plus agressive.<\/p>\n<p align=\"justify\">Parmi ces derniers cas, 30 % environ pr&#233;senteront une &#233;volution vers une cirrhose du foie et, apr&#232;s plusieurs dizaines d&#8217;ann&#233;es, 20 &#224; 30 % des cirrhoses conduiront &#224; un h&#233;patocarcinome, c&#8217;est-&#224;-dire un cancer du foie.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ainsi, &#224; partir des infections initiales, 3 % des cas &#233;volueront vers l&#8217;h&#233;patite chronique active, 1 % feront une cirrhose et 0,2 &#224; 0.3 % un cancer du foie.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour mesurer le danger que repr&#233;sente la contamination par le virus de l&#8217;h&#233;patite B, il faut savoir maintenant quel est le niveau de contamination de la population, c&#8217;est-&#224;-dire la fr&#233;quence des individus contagieux que l&#8217;on peut rencontrer, et le mode de transmission du virus.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>3) Le r&#233;servoir contaminant<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">La pr&#233;valence, c&#8217;est-&#224;-dire le pourcentage d&#8217;individus porteurs de l&#8217;antig&#232;ne HBs, que la contamination soit r&#233;cente ou non, varie beaucoup selon les pays et on distingue classiquement trois zones dans le monde :<\/p>\n<p align=\"justify\">&#8211; Les zones de forte pr&#233;valence ou de forte end&#233;mie (Afrique tropicale, Chine, Asie du Sud-Est) o&#249; l&#8217;on d&#233;nombre 8 &#224; 20 % de porteurs chroniques.<br \/>&#8211; Les zones de moyenne end&#233;mie (Am&#233;rique du Sud, Bassin m&#233;diterran&#233;en, Europe de l&#8217;Est et Asie centrale) avec 2 &#224; 7 % de porteurs chroniques.<br \/>&#8211; Les zones de faible end&#233;mie (Am&#233;rique du Nord, Europe occidentale, Australie) avec moins de 2 % de porteurs chroniques.<\/p>\n<p align=\"justify\">La France appartient &#224; cette derni&#232;re zone. Les chiffres sont peu pr&#233;cis, mais on parle habituellement d&#8217;un taux de portage de 1 &#224; 5 pour mille, soit entre 60.000 et 300.000 personnes porteuses de l&#8217;antig&#232;ne HBs. Le chiffre de 100 &#224; 150.000 est souvent retenu.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les porteurs chroniques ne sont pas tous contagieux au m&#234;me degr&#233;. Le sang des porteurs chroniques n&#8217;ayant que l&#8217;antig&#232;ne HBs est de 100 &#224; 10.000 fois moins infectieux que celui des sujets produisant &#233;galement l&#8217;antig&#232;ne HBe ; ce dernier antig&#232;ne correspondant &#224; la partie centrale du virus dont la pr&#233;sence dans le sang est le t&#233;moin d&#8217;une multiplication active des particules virales infectieuses.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>4) Le mode de transmission<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Les virus produits par les sujets infect&#233;s sont pr&#233;sents dans le sang ainsi que dans les s&#233;cr&#233;tions : sueur, salive, larmes, s&#233;cr&#233;tions sexuelles, mais &#224; des concentrations de 100 &#224; 1.000 fois inf&#233;rieures &#224; celle du sang. La maladie se transmet par le sang et par voie sexuelle comme le sida. D&#8217;apr&#232;s les donn&#233;es du R&#233;seau Sentinelles, 50 % des cas analys&#233;s par le r&#233;seau en 1994 &#233;taient d&#8217;origine sexuelle, 25 % provenaient de la toxicomanie.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les groupes &#224; risque sont donc les suivants :<\/p>\n<p align=\"justify\">&#8211; Tout d&#8217;abord les transfus&#233;s : la transfusion sanguine a contribu&#233; pendant de nombreuses ann&#233;es &#224; la diss&#233;mination du virus de l&#8217;h&#233;patite B jusqu&#8217;&#224; ce que des d&#233;pistages permettent d&#8217;&#233;liminer le sang des donneurs contamin&#233;s (&#224; partir de d&#233;cembre 1997). Cependant, le risque est devenu infime m&#234;me s&#8217;il n&#8217;est pas nul puisque la contamination d&#8217;un donneur est toujours possible (ce risque est estim&#233; &#224; un don contamin&#233; sur 120.000), d&#8217;o&#249; l&#8217;importance de l&#8217;interrogatoire pr&#233;alable au don de sang.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iulie\/21\/20003_2.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Ce risque &#233;tant pratiquement &#233;limin&#233;, restent dans notre pays les groupes suivants :<\/p>\n<p align=\"justify\">&#8211; Les toxicomanes par voie intraveineuse.<br \/>&#8211; Les personnes &#224; partenaires sexuels multiples, tout sp&#233;cialement les hommes parce que l&#8217;expression du g&#232;ne S est sous le contr&#244;le des hormones st&#233;ro&#239;des dont le taux est sup&#233;rieur chez eux.<br \/>&#8211; Les personnes ayant des relations sexuelles avec l&#233;sions des muqueuses buccale, rectale et vaginale.<br \/>&#8211; Les dialys&#233;s.<\/p>\n<p align=\"justify\">N.B : &#171; Le reste de la population a peu de risque de contracter une h&#233;patite B &#187; (Pour la science, juin 1991).<\/p>\n<p align=\"justify\">N.B : Pour les pays de forte end&#233;mie, il faudrait ajouter le risque de transmission de la m&#232;re &#224; l&#8217;enfant.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le r&#244;le de la salive a &#233;t&#233; beaucoup discut&#233; et les campagnes d&#8217;incitation &#224; la vaccination contre l&#8217;h&#233;patite B ont fortement mis l&#8217;accent sur ce risque de contamination. Il est vrai que la salive contient des virus, mais &#224; un taux si faible que la transmission lors du baiser amoureux ne deviendrait possible qu&#8217;en cas de l&#233;sions sanguinolentes de la muqueuse buccale chez les deux partenaires.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cet argument de contamination par la salive, utilis&#233; pour frapper les esprits des jeunes, a longtemps figur&#233; dans les d&#233;pliants publicitaires ainsi que le minist&#232;re alors que ce mode de transmission n&#8217;ait pas &#233;t&#233; scientifiquement &#233;tabli le rapport de l&#8217;INSERM de 1997 indique que si le virus est effectivement pr&#233;sent dans la salive, il l&#8217;est &#224; une concentration mille fois moins &#233;lev&#233;e que dans le sang. Il est d&#233;sormais admis que la salive seule, sans excoriations cutan&#233;es ou muqueuses, ne peut pas transmettre la maladie.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pourtant en 1993, le Comit&#233; Fran&#231;ais d&#8217;&#201;ducation pour la Sant&#233; et le Minist&#232;re de la Sant&#233; n&#8217;h&#233;sitent pas &#224; pr&#233;tendre que &#171; l&#8217;h&#233;patite B se transmet par le sang, les s&#233;cr&#233;tions sexuelles, la salive. En fait le virus est pr&#233;sent dans tous les liquides organiques d&#8217;une personne contamin&#233;e &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">En 1994 et 1995, un tract diffus&#233; par le Conseil G&#233;n&#233;ral des Hauts-de-Seine pour la campagne de vaccination dans les coll&#232;ges en d&#233;cembre 1994 pr&#233;tend que &#171; on peut contracter l&#8217;h&#233;patite B par la salive &#187;. Ce discours est relay&#233; sur les ondes par Fun Radio et le Comit&#233; Fran&#231;ais pour l&#8217;adolescence s&#8217;en fait l&#8217;ardent promoteur.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les d&#233;pliants publicitaires des laboratoires Pasteur M&#233;rieux et Smith Kline Beecham, mettent en avant la salive comme facteur de contamination de l&#8217;h&#233;patite B : &#171; la salive est un vecteur majeur de transmission du virus &#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">SKB n&#8217;h&#233;site pas &#224; affirmer dans une publicit&#233; destin&#233;e aux m&#233;decins que l&#8217;h&#233;patite B se transmet par les larmes, la sueur, la salive et le lait maternel. Le Docteur Hamelin, Directeur M&#233;dical de SKB fait de m&#234;me dans une lettre adress&#233;e aux praticiens le 8 avril 1998 en indiquant que le mode de contamination par la salive n&#8217;est pas exclu.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>Lisez&#160;<a style=\"color: \" href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=20530\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la deuxi&#232;me partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p>  &#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>yogaesoteric<br \/>21 juillet 2019<\/strong>&#160;&#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le virus, la maladie, les vaccins &#8211; Les maladies vaccinales : UNE ORIGINE SULFUREUSE Dr Marc Vercoutere Une &#233;pid&#233;mie de &#171; jaunisses &#187; par un vaccin contre la fi&#232;vre jaune contamin&#233; accidentellement En mars 1942 ; une &#233;pid&#233;mie foudroyante exp&#233;die par dizaines de milliers les soldats de l&#8217;arm&#233;e am&#233;ricaine dans les h&#244;pitaux militaires. Ils pr&#233;sentent [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[1103],"tags":[],"class_list":["post-21803","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-perils-pour-votre-sante-4260-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21803","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21803"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21803\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21803"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21803"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21803"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}