{"id":239791,"date":"2026-07-12T14:02:03","date_gmt":"2026-07-12T14:02:03","guid":{"rendered":"https:\/\/yogaesoteric.net\/?p=239791"},"modified":"2026-07-12T14:02:03","modified_gmt":"2026-07-12T14:02:03","slug":"therese-neumann-une-veritable-enigme-pour-la-medecine-1898-1962","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/therese-neumann-une-veritable-enigme-pour-la-medecine-1898-1962\/","title":{"rendered":"Th\u00e9r\u00e8se Neumann, une v\u00e9ritable \u00e9nigme pour la m\u00e9decine (1898 \u2013 1962)"},"content":{"rendered":"<p>A\u00een\u00e9e d\u2019une famille de onze enfants, catholique pratiquante, Th\u00e9r\u00e8se Neumann vient au monde \u00e0 Konnersreuth, petit village de Bavi\u00e8re comptant moins d\u2019un millier d\u2019\u00e2mes. Son p\u00e8re, Ferdinand, est tailleur, et sa m\u00e8re, Anna, est employ\u00e9e aux travaux des champs. Rapidement, Th\u00e9r\u00e8se doit l\u2019aider dans ses t\u00e2ches quotidiennes. La fratrie est pauvre. Th\u00e9r\u00e8se a fr\u00e9quent\u00e9 l\u2019\u00e9cole primaire, tout en poursuivant ses devoirs agraires et domestiques.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-239795\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/239791_1.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"336\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/239791_1.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/239791_1-300x180.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 l\u2019\u00e9cole, Th\u00e9r\u00e8se est d\u2019abord plac\u00e9e chez un paysan du coin ; elle ne m\u00e9nage pas ses forces et s\u2019\u00e9panouit dans la nature, parmi les b\u00eates. Parall\u00e8lement, ses parents lui ont transmis le go\u00fbt de la pri\u00e8re. Tr\u00e8s t\u00f4t, elle veut servir Dieu en devenant religieuse, ou m\u00eame missionnaire en Afrique. En 1914, son p\u00e8re est mobilis\u00e9. Il lui demande de ne pas entrer au couvent avant son retour, tant la maison a besoin d\u2019elle.<\/p>\n<p>Ferdinand rentre sain et sauf \u00e0 Konnersreuth le 9 mars 1918. Le lendemain, Th\u00e9r\u00e8se est victime d\u2019un accident grave luttant avec d\u2019autres contre un incendie qui s\u2019est d\u00e9clench\u00e9 chez un voisin. Le pronostic est sombre : la colonne vert\u00e9brale est d\u00e9bo\u00eet\u00e9e et la moelle \u00e9pini\u00e8re est touch\u00e9e. Son projet de vie contemplative s\u2019\u00e9croule. Apr\u00e8s des semaines d\u2019hospitalisation, son \u00e9tat s\u2019aggrave : paralysie des membres, trouble de la vue, etc. Un an apr\u00e8s sa chute, jour pour jour, elle perd totalement la vue apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9e d\u2019une chaise o\u00f9 on l\u2019avait assise. Les m\u00e9decins diagnostiquent une l\u00e9sion du nerf optique.<\/p>\n<p>Th\u00e9r\u00e8se reste alit\u00e9e pendant quatre ans, jour et nuit, dans un \u00e9tat catastrophique : migraines, escarres, crampes\u2026&#8230;. Elle demande le secours particulier de la \u00ab petite Th\u00e9r\u00e8se \u00bb, qu\u2019elle conna\u00eet et dont son p\u00e8re lui a rapport\u00e9 une image de France. Le 28 avril 1923, elle s\u2019endort aveugle. Le lendemain, jour de la b\u00e9atification de Th\u00e9r\u00e8se de Lisieux, elle a recouvr\u00e9 la vue. Mais son corps demeure malade. Elle ne peut ni se lever ni faire de mouvements importants. Le 17 mai 1925, jour de la canonisation de la bienheureuse Th\u00e9r\u00e8se de Lisieux, elle retrouve l\u2019usage de ses jambes sans aucune explication naturelle. Th\u00e9r\u00e8se a expliqu\u00e9 qu\u2019elle avait entendu une \u00ab <em>voix<\/em> \u00bb lui demander si elle voulait gu\u00e9rir ; elle lui a r\u00e9pondu qu\u2019elle voulait simplement faire la volont\u00e9 de Dieu.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 1926 marque une \u00e9tape d\u00e9cisive dans sa vie mystique : apparaissent les stigmates, les visions de la vie de J\u00e9sus, de Marie et de saints, comme sainte Bernadette Soubirous et saint Antoine de Padoue. La premi\u00e8re plaie (au c\u00f4t\u00e9) na\u00eet d\u2019une vision du Christ au jardin des Oliviers. Les semaines suivantes, les blessures aux mains, aux pieds et \u00e0 la t\u00eate apparaissent \u00e0 leur tour chaque vendredi, et se referment de mani\u00e8re inexplicable les dimanches. Ses parents, ses fr\u00e8res et ses s\u0153urs, mais aussi plusieurs m\u00e9decins rendus \u00e0 son chevet, pensent d\u2019abord \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne naturel. On tente de cicatriser les blessures, mais en vain. Bandages, pansements et pommades n\u2019ont pour effet que de faire enfler l\u2019\u00e9piderme et d\u2019accentuer les douleurs. \u00c0 la fin de 1926, elle re\u00e7oit \u00e9galement la blessure de la couronne d\u2019\u00e9pines \u00e0 la suite d\u2019une vision de J\u00e9sus couronn\u00e9 : huit trous s\u2019ouvrent spontan\u00e9ment autour de sa t\u00eate, laissant couler une quantit\u00e9 de sang incroyable.<\/p>\n<p>Certains ont expliqu\u00e9 ces stigmates comme un signe corporel d\u2019un conflit psychique, voire d\u2019une \u00ab <em>hyst\u00e9rie<\/em> \u00bb. C\u2019est une affirmation sans fondement d\u2019aucune sorte : outre le fait que personne n\u2019ait jamais observ\u00e9 l\u2019apparition de telles plaies \u2013 profondes, sanglantes, irrespectueuses du processus naturel de cicatrisation \u2013 \u00e0 la suite d\u2019un d\u00e9s\u00e9quilibre psychologique, Th\u00e9r\u00e8se fait tout son possible pour dissimuler les gr\u00e2ces extraordinaires dont elle b\u00e9n\u00e9ficie. Elle porte constamment des mitaines et des manches longues qui lui couvrent les mains.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de No\u00ebl 1926, Th\u00e9r\u00e8se se met \u00e0 \u00e9prouver un d\u00e9go\u00fbt pour la nourriture et la boisson. Elle cesse bient\u00f4t de s\u2019alimenter. Au d\u00e9but, elle accepte quelques gouttes d\u2019eau apr\u00e8s la communion eucharistique quotidienne, \u00e0 l\u2019occasion de laquelle elle absorbe la petite quantit\u00e9 d\u2019eau (une cuill\u00e8re \u00e0 caf\u00e9) servant \u00e0 humidifier l\u2019hostie, puis elle renonce m\u00eame \u00e0 cela. Quand on lui demande de quoi elle vit, elle r\u00e9pond : \u00ab <em>Du R\u00e9dempteur<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>Le cas de Th\u00e9r\u00e8se est parvenu aux oreilles du pape Pie XI au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1927. Celui-ci demande \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque de Regensburg, Mgr Anton von Henle, de faire hospitaliser la mystique afin de d\u00e9terminer si, oui ou non, il s\u2019agit d\u2019une fraude ou d\u2019un cas authentique. Pendant deux semaines, sous la responsabilit\u00e9 du c\u00e9l\u00e8bre m\u00e9decin Agostino Gemelli, elle est soumise \u00e0 une surveillance absolue. Deux m\u00e9decins, \u00e9minents sp\u00e9cialistes, g\u00e8rent l\u2019op\u00e9ration : Otto Seidl, chirurgien en chef de l\u2019h\u00f4pital de Waldassen, et le docteur Ewald, professeur de psychiatrie \u00e0 la facult\u00e9 d\u2019Erlangen. Quatre infirmi\u00e8res se relaient jour et nuit au chevet de Th\u00e9r\u00e8se, sans aucune interruption. Les ordres des praticiens sont cat\u00e9goriques : Th\u00e9r\u00e8se \u00ab <em>ne sera jamais laiss\u00e9e seule<\/em><em> un seul instant [\u2026]. L\u2019eau servant aux soins de la bouche sera mesur\u00e9e avant usage et ce qui sera recrach\u00e9 sera d\u00e9pos\u00e9 dans une coupe puis mesur\u00e9 [&#8230;]. Toutes les excr\u00e9tions corporelles seront recueillies, pes\u00e9es puis exp\u00e9di\u00e9es \u00e0 des fins d\u2019analyse\u2026&#8230;. <\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Au terme de deux semaines d\u2019observation dans de telles conditions, le r\u00e9sultat laisse les m\u00e9decins (tr\u00e8s sceptiques au d\u00e9part) sans voix : Th\u00e9r\u00e8se n\u2019a rien absorb\u00e9, ni liquide, ni solide, hormis des parcelles d\u2019hostie, soit \u00ab <em>environ 45 cm\u00b3 en 15 jours, et une infime quantit\u00e9 d\u2019eau, environ 10 cm\u00b3 en tout <\/em>\u00bb. De surcro\u00eet, son m\u00e9tabolisme n\u2019a subi aucune d\u00e9gradation. Son poids est rest\u00e9 invariable du d\u00e9but \u00e0 la fin de l\u2019exp\u00e9rience.<\/p>\n<p>Le 30 juillet 1927, le docteur Seidl envoie son rapport \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 de Regensburg, dans lequel il \u00e9crit : \u00ab <em>Sur la foi de nos observations, les religieuses [infirmi\u00e8res] et moi-m\u00eame avons la ferme convict<\/em><em>ion qu\u2019il est impossible que, durant le temps de l\u2019enqu\u00eate, Th\u00e9r\u00e8se Neumann ait ingurgit\u00e9 autre chose que la sainte hostie, les quelques gouttes d\u2019eau qui lui en permettent l\u2019ingestion, et lors de ses soins d\u2019hygi\u00e8ne buccale, une infime quantit\u00e9 d\u2019eau\u2026&#8230;.<\/em> \u00bb De plus, les observations du psychiatre Ewald ne r\u00e9v\u00e8lent aucune pathologie psychique.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-239792\" src=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/239791_3.jpg\" alt=\"\" width=\"560\" height=\"363\" srcset=\"https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/239791_3.jpg 560w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/239791_3-300x194.jpg 300w, https:\/\/yogaesoteric.net\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/239791_3-210x136.jpg 210w\" sizes=\"auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px\" \/><\/p>\n<p>Pendant 36 ans, Th\u00e9r\u00e8se Neumann n\u2019a rien mang\u00e9 ni bu, except\u00e9 l\u2019hostie de la communion quotidienne. On appelle cela \u00ab l&#8217;inedie \u00bb, c&#8217;est-\u00e0-dire la capacit\u00e9 de se nourrir exclusivement du Saint-Sacrement.<\/p>\n<p>Au cours d\u2019extases, Th\u00e9r\u00e8se s\u2019exprime dans des langues inconnues d\u2019elle (aram\u00e9en, portugais, fran\u00e7ais\u2026&#8230;.), parfaitement identifi\u00e9es par des linguistes chevronn\u00e9s, comme Franz-Olivier Wutz, professeur de langues bibliques \u00e0 l\u2019universit\u00e9 d\u2019Eichst\u00e4tt, mais aussi dans un allemand remarquable, alors qu\u2019elle s\u2019exprime habituellement dans un dialecte bavarois caract\u00e9ris\u00e9. Lors de ses extases, des l\u00e9vitations ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es par des dizaines de t\u00e9moins au-dessus de tout soup\u00e7on.<\/p>\n<p>Th\u00e9r\u00e8se jouit du charisme de clairvoyance, qui lui fait conna\u00eetre des \u00e9v\u00e9nements lointains et des paroles prononc\u00e9es \u00e0 des dizaines de kilom\u00e8tres d\u2019elle, par des inconnus.<\/p>\n<p>Les qualit\u00e9s humaines de Th\u00e9r\u00e8se sont connues : simplicit\u00e9, d\u00e9vouement, courage, oubli de soi, gentillesse, \u00e9nergie\u2026.\u2026 et un sens de l\u2019humour marqu\u00e9. \u00c0 l\u2019un des innombrables visiteurs lui demandant si ses stigmates ne sont pas le fruit d\u2019une autosuggestion, la marque d\u2019un d\u00e9sir refoul\u00e9, elle lui r\u00e9pond de penser tr\u00e8s fort qu\u2019il est une vache pour voir si, par hasard, il ne lui pousserait pas des cornes.<\/p>\n<p>Th\u00e9r\u00e8se meurt d\u2019une crise cardiaque \u00e0 64 ans. Plus de 10.000 personnes accompagnent dans son dernier voyage cette humble femme, amoureuse de Dieu, des fleurs et de ses animaux. Le processus de b\u00e9atification et de canonisation de Th\u00e9r\u00e8se Neumann a \u00e9t\u00e9 officiellement ouvert le 13 f\u00e9vrier 2005 par Mgr Gerhard Mueller, \u00e9v\u00eaque de Ratisbonne, en Allemagne ; elle est donc officiellement consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab <em>Servante de Dieu<\/em> \u00bb par l\u2019\u00c9glise catholique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>yogaesoteric<br \/>\n12 juillet 2026<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A\u00een\u00e9e d\u2019une famille de onze enfants, catholique pratiquante, Th\u00e9r\u00e8se Neumann vient au monde \u00e0 Konnersreuth, petit village de Bavi\u00e8re comptant moins d\u2019un millier d\u2019\u00e2mes. Son p\u00e8re, Ferdinand, est tailleur, et sa m\u00e8re, Anna, est employ\u00e9e aux travaux des champs. 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