{"id":24823,"date":"2018-02-11T14:22:52","date_gmt":"2018-02-11T14:22:52","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/yoga-tradition-en\/fragments-from-yogi-philosophy-3712-en\/le-sacre-et-le-profane-de-mircea-eliade-1\/"},"modified":"2018-02-11T14:22:52","modified_gmt":"2018-02-11T14:22:52","slug":"le-sacre-et-le-profane-de-mircea-eliade-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/le-sacre-et-le-profane-de-mircea-eliade-1\/","title":{"rendered":"Le sacr\u00e9 et le profane \u2013 de Mircea Eliade (1)"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>L&#8217;auteur<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads-dec17\/februarie\/11.02.2018\/14689\/14689_1.jpg\" width=\"450\" height=\"304\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">Historien des religions et romancier roumain, Mircea Eliade (1907-1986) a v&#233;cu en Inde o&#249; il a pr&#233;par&#233; une th&#232;se de doctorat sur le yoga. Il enseigna la philosophie &#224; Bucarest avant de devenir professeur &#224; Paris (1946) puis &#224; Chicago (1956) o&#249; il devint titulaire de la chaire d&#8217;histoire des religions. Il parlait et &#233;crivait couramment en huit langues mais la majeure partie de ses travaux a &#233;t&#233; &#233;crite en roumain, puis en fran&#231;ais et enfin en anglais. Ses ouvrages en mati&#232;re d&#8217;histoire des religions &#8211; For&#234;t interdite (1955), Trait&#233; d&#8217;histoire des religions (1955) &#8211; sont consid&#233;r&#233;s comme des ouvrages fondateurs.<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\n    <strong>L&#8217;ouvrage<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    Le sacr&#233; et le profane a &#233;t&#233; une premi&#232;re fois &#233;dit&#233; en allemand sous le nom de Das Heilige und das Profane en 1957 puis r&#233;&#233;dit&#233; en fran&#231;ais en 1965 chez Gallimard. Il s&#8217;agit d&#8217;une introduction g&#233;n&#233;rale &#224; l&#8217;histoire des religions dans laquelle l&#8217;auteur d&#233;crit les modalit&#233;s du sacr&#233;.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    Le sacr&#233; et le profane a pour but essentiel de pr&#233;senter succinctement ce que l&#8217;auteur appelle l&#8217;&#171; homo religiosus &#187; c&#8217;est-&#224;-dire la situation de l&#8217;homme religieux dans les soci&#233;t&#233;s traditionnelles et orientales. Il met en lumi&#232;re la dimension complexe du sacr&#233; au-del&#224; de son caract&#232;re irrationnel et d&#233;plore l&#8217;appauvrissement cons&#233;cutif &#224; la perte du sentiment religieux.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Principaux d&#233;veloppements &#8211; Introduction<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Selon Eliade, le sacr&#233; est ce qui n&#8217;est pas profane, qui ne fait partie int&#233;grante des objets qui peuple notre monde naturel. Un concept cl&#233; est celui de &#171; hi&#233;rophanie &#187; d&#233;finie comme la mani&#232;re dont le sacr&#233; se pr&#233;sente aux hommes. Il existe plusieurs types de &#171; hi&#233;rophanie &#187; : la hi&#233;rophanie simple par laquelle le sacr&#233; se manifeste &#224; travers un objet et la hi&#233;rophanie complexe par laquelle le sacr&#233; se manifeste par l&#8217;interm&#233;diaire d&#8217;une personne &#8211; l&#8217;incarnation de Dieu en J&#233;sus-Christ pour les chr&#233;tiens par exemple.<\/p>\n<p align=\"justify\">Par ailleurs, il existe deux &#171; modes d&#8217;&#234;tre &#187; dans le monde : celui de l&#8217;homme religieux et celui de l&#8217;homme areligieux. Pour les modernes, c&#8217;est &#224; dire les hommes areligieux, l&#8217;acte physiologique &#8211; qu&#8217;il ait trait &#224; l&#8217;alimentation ou la sexualit&#233; &#8211; n&#8217;est qu&#8217;un acte alors que pour le religieux, ce m&#234;me acte peut devenir un sacrement.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>L&#8217;espace sacr&#233; et la sacralisation du monde<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads-dec17\/februarie\/11.02.2018\/14689\/14689_2.jpg\" width=\"450\" height=\"353\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">Eliade commence par s&#8217;int&#233;resser aux manifestations du sacr&#233; dans les lieux occup&#233;s par les hommes. La d&#233;couverte du lieu sacr&#233; a un r&#244;le primordial pour l&#8217;homme religieux : cette hi&#233;rophanie constitue le &#171; centre du monde &#187; autour duquel l&#8217;homme s&#8217;&#233;tablira. Tout espace sacr&#233; sera diff&#233;rent de l&#8217;espace profane et sera d&#233;tach&#233; du commun des mortels car consid&#233;r&#233; comme qualitativement diff&#233;rent.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour expliquer la place que le sacr&#233; prend dans l&#8217;espace de l&#8217;homme, l&#8217;auteur part d&#8217;une vision g&#233;n&#233;rale du monde pour arriver dans la sph&#232;re priv&#233;e ou semi-priv&#233;e des individus. Eliade &#233;voque l&#8217;opposition originelle entre le &#171; chaos &#187; et le &#171; cosmos &#187; puisque pour l&#8217;homme religieux, le monde n&#8217;est pas homog&#232;ne. Le cosmos constitue l&#8217;espace habit&#233;, connu, structur&#233; cr&#233;&#233; par les dieux. Le chaos, &#224; l&#8217;inverse constitue pour l&#8217;homme religieux tout ce qui est inconnu, profane. Tout homme religieux vit dans le cosmos et le chaos deviendra le cosmos d&#232;s qu&#8217;il aura &#233;t&#233; consacr&#233;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour que le monde soit cosmos, il faut donc que l&#8217;espace soit cr&#233;&#233; par les dieux : c&#8217;est la &#171; cosmogonie &#187;. Le cosmos a une importance primordiale dans la vie de l&#8217;homme religieux. En effet, l&#224; o&#249; le sacr&#233; se manifeste, le r&#233;el se d&#233;voile, le monde vient &#224; l&#8217;existence. Le monde sacr&#233; est le seul qui existe r&#233;ellement : c&#8217;est le centre du monde. Le reste du monde, le monde profane, devra alors &#234;tre combattu &#8211; le monde profane est d&#8217;ailleurs souvent personnifi&#233; sous la forme d&#8217;un dragon.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour faire d&#8217;un espace un espace sacr&#233;, seul un signe peut suffire &#8211; par exemple la foudre qui creuse un puits. Lorsque les signes ne se manifestent pas d&#8217;eux-m&#234;mes, l&#8217;homme les provoque notamment par l&#8217;interm&#233;diaire des animaux qui lui montreront un lieu susceptible d&#8217;accueillir un sanctuaire ou un village. Dans tous les cas, l&#8217;homme n&#8217;est pas libre de d&#233;terminer lui-m&#234;me la sacralit&#233; du lieu. Ce signe se mat&#233;rialisera alors sous forme d&#8217;un &#171; centre du monde &#187;, un axis mundi o&#249; communiquent les trois niveaux cosmiques : le ciel, la terre, les profondeurs. Une fois le signe manifest&#233;, l&#8217;homme religieux consacre le lieu touch&#233; par le signe.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;homme essaie alors d&#8217;imiter les dieux dans leur cr&#233;ation du monde. Ainsi l&#8217;univers de l&#8217;homme est-il toujours la r&#233;plique de l&#8217;univers des dieux, une r&#233;plique de la &#171; cosmogonie &#187;. Cette cons&#233;cration &#224; l&#8217;image de celle des dieux permettra &#224; l&#8217;homme religieux de communiquer avec ces derniers. Dans la cr&#233;ation d&#8217;un univers &#171; mortel &#187;, les hommes cherchent &#224; &#234;tre de plus en plus pr&#232;s des dieux pour pouvoir communiquer avec eux en se rapprochant de l&#8217;axis mundi. Autour de ce centre, se construira le monde.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;homme religieux sera alors pris d&#8217;un sentiment d&#8217;&#233;gocentrisme, dans la mesure o&#249; son monde sera alors pour lui, le centre du monde. Ceci d&#8217;autant plus que, dans les soci&#233;t&#233;s traditionnelles, l&#8217;homme r&#233;plique l&#8217;image du monde &#224; une &#233;chelle de plus en plus restreinte ; ainsi la construction d&#8217;une maison s&#8217;apparentera-t-elle &#224; la construction du cosmos &#8211; on y &#171; tuera le monstre &#187; en y faisant des sacrifices, on f&#234;tera son arriv&#233;e &#224; l&#8217;int&#233;rieur.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le temps sacr&#233; et les mythes<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads-dec17\/februarie\/11.02.2018\/14689\/14689_3.jpg\" width=\"450\" height=\"337\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">Pour l&#8217;homme religieux, le temps n&#8217;est pas non plus homog&#232;ne. Il existe le temps sacr&#233;, vu comme le temps des f&#234;tes, et le temps profane, constitu&#233; de tous les actes d&#233;nu&#233;s de port&#233;e religieuse. Le temps sacr&#233; se caract&#233;rise par son caract&#232;re circulaire &#8211; ind&#233;finiment r&#233;p&#233;table et ne constituant pas une &#171; dur&#233;e &#187; &#8211; alternera donc avec le temps profane &#8211; qui est un temps qui, lui, s&#8217;&#233;coule. M&#234;me si l&#8217;homme profane conna&#238;t des rythmes temporels diff&#233;rents &#8211; le temps long et monotone du travail, le temps court des r&#233;jouissances &#8211; aucun temps sacr&#233; n&#8217;existe.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;homme religieux, &#224; l&#8217;inverse, conna&#238;t des temps sacr&#233;s par les dieux. Le temps sacr&#233; pr&#233;sente des similitudes avec le cosmos, dans la mesure o&#249; ce dernier est vivant, il na&#238;t, se d&#233;veloppe et meurt le dernier jour de l&#8217;ann&#233;e. L&#8217;homme religieux cherche donc &#224; r&#233;p&#233;ter annuellement la cosmogonie, la cr&#233;ation du monde sacr&#233;. &#192; cet &#233;gard, la c&#233;l&#233;bration du nouvel an dans de nombreuses soci&#233;t&#233;s religieuses constitue la reprise du temps &#224; son commencement, c&#8217;est-&#224;-dire au moment o&#249; le monde sacr&#233; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;. Par cette c&#233;l&#233;bration, l&#8217;homme religieux se r&#233;g&#233;n&#232;re. Il recommence sa vie d&#232;s le d&#233;but, avec les m&#234;mes forces qu&#8217;il avait &#224; la naissance en &#233;radiquant tous les p&#233;ch&#233;s de l&#8217;ann&#233;e. La c&#233;l&#233;bration du nouvel an n&#8217;est donc pas un travail de m&#233;moire, mais un travail de r&#233;actualisation d&#8217;un temps pass&#233;, de la cosmogonie. Cette r&#233;actualisation est le symbole de la purification d&#8217;un temps profane. C&#8217;est pour cette raison qu&#8217;on utilise cette purification pour tous les &#233;v&#233;nements importants de la vie de l&#8217;homme religieux &#8211; cr&#233;ation de territoire, d&#8217;une maison etc. &#192; l&#8217;origine du cosmos, seuls les dieux cr&#233;aient quelque chose. Par cette r&#233;actualisation, les hommes aussi recr&#233;ent et deviennent donc les contemporains des dieux. Cette r&#233;actualisation-purification a aussi un r&#244;le important dans les gu&#233;risons, du fait de ses vertus r&#233;g&#233;n&#233;ratrices : c&#8217;est pourquoi les mythes de l&#8217;origine des rem&#232;des sont souvent int&#233;gr&#233;s aux mythes de cr&#233;ation du monde sacr&#233;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Eliade consacre &#233;galement une place importante aux mythes. Le mythe raconte une histoire sacr&#233;e, ce que les dieux ont fait au commencement du Monde. Ainsi, le mythe fonde la v&#233;rit&#233; absolue. C&#8217;est pour cette raison que l&#8217;homme religieux cherche &#224; le reproduire. Cette imitation permet &#224; l&#8217;homme de devenir un homme v&#233;ritable. L&#8217;homme ne doit pas oublier ce qui s&#8217;est pass&#233; au commencement. Cette m&#233;moire se construit en r&#233;actualisant les mythes, en transposant ceux-ci dans la vie actuelle par des rites. En r&#233;p&#233;tant ces mod&#232;les divins, l&#8217;homme religieux se maintient dans le sacr&#233; et donc dans le r&#233;el. Il s&#8217;approche des dieux et participe &#224; la cr&#233;ation.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette vision cyclique du temps prend fin avec les religions juive et catholique. En effet, pour la premi&#232;re le temps a d&#233;sormais une fin. Jahv&#233; ne se manifeste plus dans le temps cosmique, mais dans le temps historique. La seconde va plus loin encore. Le temps historique est marqu&#233; par les divers &#233;v&#233;nements dans la vie du Christ. L&#8217;histoire se r&#233;v&#232;le donc comme une nouvelle dimension de la pr&#233;sence de Dieu dans le monde.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>La sacralit&#233; de la nature et la religion cosmique<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads-dec17\/februarie\/11.02.2018\/14689\/14689_4.jpg\" width=\"450\" height=\"297\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">Pour l&#8217;homme religieux, la nature est n&#233;cessairement dot&#233;e d&#8217;une dimension religieuse et Eliade montre comment la sacralit&#233; se r&#233;v&#232;le &#224; travers la nature et les structures du monde.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le ciel est tout d&#8217;abord un &#233;l&#233;ment important dans la vie humaine. Il repr&#233;sente la transcendance, la force et l&#8217;&#233;ternit&#233;. La hauteur est d&#8217;ailleurs un facteur de manifestation du sacr&#233; : les dieux se trouvent en hauteur par rapport &#224; l&#8217;homme, puisqu&#8217;ils se retirent dans le ciel, s&#8217;&#233;loignent de celui-ci et conqui&#232;rent alors leur place sacr&#233;e. C&#8217;est pour cette raison que dans de nombreuses religions, les figures divines ont un nom en rapport avec le ciel, comme &#171; l&#8217;habitant du ciel &#187; ou &#171; celui qui vit dans le ciel &#187;. L&#8217;homme, &#224; force de s&#8217;int&#233;resser aux manifestations du sacr&#233; dans sa vie de tous les jours, s&#8217;&#233;loigne de Dieu. &#171; L&#8217;exp&#233;rience religieuse se fait plus concr&#232;te, plus intimement m&#234;l&#233;e &#224; la vie &#187;. L&#8217;homme religieux retrouve alors contact avec les dieux en les implorant en cas de d&#233;tresse extr&#234;me. Ainsi, seules les catastrophes le poussent &#224; se retourner vers les dieux. N&#233;anmoins, les symboles c&#233;lestes continuent d&#8217;occuper une place importante. Le ciel se maintient dans la vie religieuse par le symbolisme &#8211; cf. les rites d&#8217;ascension et d&#8217;escalade.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les eaux occupent une place toute aussi importante dans la vie de l&#8217;homme religieux. Cela s&#8217;explique par le fait que les eaux existaient avant la terre et la cr&#233;ation du monde. Les eaux sont purificatrices et r&#233;g&#233;n&#233;ratrices en ce sens qu&#8217;elles lavent les p&#233;ch&#233;s. Cette place importante se retrouve dans le rite du bapt&#234;me. Par celui-ci, le &#171; vieil homme &#187;, c&#8217;est-&#224;-dire l&#8217;homme profane, meurt par immersion dans l&#8217;eau et donne naissance &#224; un &#234;tre r&#233;g&#233;n&#233;r&#233; &#8211; cette immersion peut &#234;tre vue comme la r&#233;p&#233;tition du d&#233;luge. Ainsi, dans toutes les soci&#233;t&#233;s religieuses, l&#8217;eau tue pour donner naissance &#224; un &#234;tre purifi&#233;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Par ailleurs, l&#8217;enfantement des humains par la terre est une croyance universellement r&#233;pandue. C&#8217;est ainsi que dans certaines soci&#233;t&#233;s, l&#8217;enfant juste n&#233; est d&#233;pos&#233; sur la terre. Ce rite &#233;quivaut &#224; une nouvelle naissance. Dans le m&#234;me ordre d&#8217;id&#233;es, dans les soci&#233;t&#233;s matriarcales, la femme est assimil&#233;e &#224; la terre du fait de sa capacit&#233; &#224; enfanter, &#224; la diff&#233;rence que la terre-m&#232;re est autosuffisante et peut concevoir sans l&#8217;aide d&#8217;un &#171; par&#232;dre &#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;arbre est pour sa part le symbole de la vie, de la jeunesse, de l&#8217;immortalit&#233; et de la connaissance. Il symbolise donc tout ce que l&#8217;homme religieux consid&#232;re comme sacr&#233;. D&#8217;autres &#233;l&#233;ments de la nature sont aussi sacr&#233;s comme la lune (inconstance), le soleil (force, intelligence) ou la pierre (duret&#233;, force, permanence) mais ces &#233;l&#233;ments ne font pas l&#8217;objet de d&#233;veloppements exhaustifs dans l&#8217;ouvrage.<\/p>\n<p align=\"justify\">Quoi qu&#8217;il en soit, l&#8217;exp&#233;rience d&#8217;une Nature d&#233;sacralis&#233;e est r&#233;cente et a &#233;t&#233; amorc&#233;e par les intellectuels pour laisser place &#224; ce que l&#8217;on appelle &#171; l&#8217;&#233;motion esth&#233;tique &#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>Lisez <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=14780\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la deuxieme partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>yogaesoteric<br \/>11 f&#233;vrier 2018<\/strong><br \/>\n    \n  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; L&#8217;auteur Historien des religions et romancier roumain, Mircea Eliade (1907-1986) a v&#233;cu en Inde o&#249; il a pr&#233;par&#233; une th&#232;se de doctorat sur le yoga. 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