{"id":24854,"date":"2018-02-17T08:58:16","date_gmt":"2018-02-17T08:58:16","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/articles-1603-fr\/le-sacre-et-le-profane-de-mircea-eliade-2\/"},"modified":"2018-02-17T08:58:16","modified_gmt":"2018-02-17T08:58:16","slug":"le-sacre-et-le-profane-de-mircea-eliade-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/le-sacre-et-le-profane-de-mircea-eliade-2\/","title":{"rendered":"Le sacr\u00e9 et le profane \u2013 de Mircea Eliade (2)"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p>  Lisez <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=14689 \" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la premi&#232;re partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p>    <strong>Existence humaine et vie sanctifi&#233;e<\/strong><\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads-dec17\/home_februarie\/14780_1.jpg\" width=\"400\" height=\"571\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  L&#8217;homme religieux est ouvert au monde, c&#8217;est-&#224;-dire qu&#8217;il communique avec les dieux et qu&#8217;il participe &#224; la saintet&#233; du monde, notamment en r&#233;actualisant le commencement du monde. En &#233;tant ouvert au monde, il reproduit des actes ab initio pour rendre possible le passage physique ou intellectuel dans un autre monde. Par exemple, l&#8217;ouverture sup&#233;rieure d&#8217;une tour indienne porte le m&#234;me nom que l&#8217;orifice fait sur le sommet de la t&#234;te au moment de la mort pour que l&#8217;&#226;me s&#8217;&#233;chappe et atteigne un autre monde.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Cette ouverture permettant le passage d&#8217;un monde &#224; un autre se mat&#233;rialise par les rites de passage. Une fois n&#233;, l&#8217;homme n&#8217;est pas encore achev&#233;, il doit donc na&#238;tre une deuxi&#232;me fois. L&#8217;enfant, lorsqu&#8217;il na&#238;t, dans certaines soci&#233;t&#233;s, n&#8217;est pas encore reconnu par la famille ni par la soci&#233;t&#233;. Un rite initiatique devra alors n&#233;cessairement &#234;tre op&#233;r&#233;. L&#8217;initiation implique n&#233;cessairement la mort de la vie courante pour rena&#238;tre dans une vie dite sup&#233;rieure. Le jeune homme ou la jeune femme sera mis au ban de la soci&#233;t&#233; pendant un temps d&#233;termin&#233; &#8211; disparition assimil&#233;e &#224; la mort dans l&#8217;existence profane &#8211; pour r&#233;appara&#238;tre, rena&#238;tre en tant qu&#8217;homme ou femme &#224; part enti&#232;re. C&#8217;est d&#8217;ailleurs &#224; cette occasion qu&#8217;ils auront acc&#232;s &#224; leur vrai nom. Ce rite initiatique permet &#224; l&#8217;enfant de passer &#224; l&#8217;&#226;ge adulte et d&#8217;&#234;tre reconnu comme un homme &#224; part enti&#232;re. Ces rites initiatiques concernent tous les enfants et doivent dans cette dimension &#234;tre diff&#233;renci&#233;s des rites d&#8217;entr&#233;e dans les soci&#233;t&#233;s secr&#232;tes qui, eux, ne concernent qu&#8217;une partie pr&#233;alablement choisie. M&#234;me si d&#8217;une religion &#224; une autre les rites peuvent rev&#234;tir des applications diff&#233;rentes, leur point commun est l&#8217;id&#233;e sous-jacente que &#171; l&#8217;acc&#232;s &#224; la vie spirituelle comporte toujours la mort &#224; la condition profane, suivie d&#8217;une nouvelle naissance &#187;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En guise de conclusion, Eliade &#233;voque la place du sacr&#233; et du profane dans le monde moderne. L&#8217;homme sacr&#233; croit que la vie a une origine sacr&#233;e et il essaie de participer &#224; la cr&#233;ation du monde en r&#233;actualisant les actes au commencement. L&#8217;homme areligieux au contraire, refuse la transcendance et accepte la relativit&#233; de la r&#233;alit&#233;. Il participe au d&#233;roulement de l&#8217;Histoire et donc se construit lui-m&#234;me. N&#233;anmoins, il existe un lien entre les deux. En effet, l&#8217;homme areligieux a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par l&#8217;homme religieux et il est &#171; le r&#233;sultat d&#8217;un processus de d&#233;sacralisation &#187;. Il conserve donc toutes les traces de l&#8217;homme religieux mais en retire le caract&#232;re sacr&#233; &#8211; f&#234;tes de mariage, de nouvelle ann&#233;e, d&#8217;entr&#233;e dans une nouvelle maison etc.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le sacr&#233; n&#8217;a pour autant pas totalement disparu de nos soci&#233;t&#233;s modernes : de nombreux films reprennent les diff&#233;rents motifs ou symboles mythiques &#8211; le h&#233;ros, la jeune fille, le paysage paradisiaque l&#8217;Enfer etc. ; la lecture comporte &#233;galement une fonction mythologique, dans la mesure o&#249; &#171; elle projette l&#8217;homme moderne hors de sa dur&#233;e personnelle et l&#8217;int&#232;gre &#224; d&#8217;autres rythmes, le fait de vivre dans une autre histoire &#187; ; de la m&#234;me mani&#232;re, Marx, m&#234;me s&#8217;il est &#171; sans-religion &#187;, reprend un des grands mythes du monde celui du r&#244;le r&#233;dempteur du Juste &#8211; le prol&#233;taire ; la psychanalyse, quant &#224; elle, r&#233;actualise les rites initiatiques dans la mesure o&#249; le patient doit descendre tr&#232;s profond&#233;ment en lui-m&#234;me pour rena&#238;tre purifi&#233;. La religion dans les soci&#233;t&#233;s modernes para&#238;t donc toujours plus rel&#233;gu&#233;e au second plan mais cela n&#8217;est qu&#8217;apparent.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Commentaires<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En raison de ses engagements proches de l&#8217;extr&#234;me droite &#224; la fin des ann&#233;es 1920 et durant les ann&#233;es 1930, plusieurs sp&#233;cialistes ont toutefois exprim&#233; des r&#233;serves &#224; l&#8217;&#233;gard du travail intellectuel d&#8217;Eliade, le qualifiant de &#171; pseudoscience &#187; ou le rel&#233;guant du c&#244;t&#233; de la sp&#233;culation m&#233;taphysique ou de l&#8217;&#233;sot&#233;risme. N&#233;anmoins, certains de ses concepts, comme celui de &#171; hi&#233;rophanie &#187;, sont consid&#233;r&#233;s comme des apports importants &#224; l&#8217;histoire des religions et continuent encore aujourd&#8217;hui &#224; susciter la r&#233;flexion.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    Le sacr&#233; et le profane a &#233;t&#233; &#233;crit en 1957, prenant &#224; contrepied l&#8217;id&#233;e d&#8217;une d&#233;sacralisation du r&#233;el et d&#8217;un recul du fait religieux. Aujourd&#8217;hui l&#8217;id&#233;e que le religieux continue &#224; se manifester dans les activit&#233;s apparemment les plus banales de notre vie quotidienne reste pertinente. En ce sens, Le sacr&#233; et le profane est un ouvrage d&#8217;actualit&#233;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Si le sacr&#233; s&#8217;oppose au profane, alors l&#8217;&#233;tat de l&#8217;homme areligieux est profane. Dans cet essai, Mircea Eliade a accompli un miracle th&#233;ologique : condenser et trouver le d&#233;nominateur commun des croyances de tous temps et de tous lieux.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le sacr&#233; surgit sur trois dimensions &#8211; dans les emplacements g&#233;ographiques, mais aussi sur quatre dimensions &#8211; sur la courbe du temps. Il implique une dimension cosmique en conf&#233;rant &#224; l&#8217;homme religieux une importance directement li&#233;e au r&#244;le que la nature lui attribue, et lui enseigne une histoire de la vie et de la mort qui prend sens face &#224; l&#8217;absurde de celui qui a fait mourir ses dieux. La d&#233;marche de Mircea Eliade est d&#8217;ailleurs inconsciemment areligieuse : sugg&#233;rer que le profane existe au m&#234;me titre que le sacr&#233;, n&#8217;est-ce pas lui accorder une l&#233;gitimit&#233; au moins &#233;gale ? Pourtant, le cheminement emprunt&#233; par Mircea Eliade oppose le sacr&#233; et le profane dans un combat in&#233;gal qui fait la part belle au sacr&#233;. Apr&#232;s en avoir expos&#233; les diff&#233;rentes modalit&#233;s, apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; certains exemples des manifestations religieuses diff&#233;remment rencontr&#233;es dans le monde et dans le temps, Mircea Eliade expose l&#8217;attitude de l&#8217;homme areligieux. Malgr&#233; une apparence de lib&#233;ration et d&#8217;int&#233;grisme intellectuel, tout n&#8217;est que perte et d&#233;solation pour l&#8217;homme rendu &#224; son monadisme primordial. Se d&#233;tacher de dieu n&#233;cessite de se d&#233;tacher de la communaut&#233; &#8211; qu&#8217;elle soit famille, village ou humanit&#233;, du foyer, de la nature et du confort. Face &#224; l&#8217;homme moderne rong&#233; par ses nouvelles angoisses existentielles, l&#8217;homme nourri au sacr&#233; cesse de sembler na&#239;f et cr&#233;dule. Il para&#238;t au contraire avoir d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; comprendre ce qui motive l&#8217;homme areligieux d&#8217;abandonner toute croyance, mais il poss&#232;de en plus le savoir qu&#8217;il ne se suffit pas &#224; lui-m&#234;me pour surmonter le n&#233;ant. En posant sur le monde une grille d&#8217;interpr&#233;tation religieuse, Mircea Eliade semble vouloir nous montrer que le croyant transcende la r&#233;alit&#233;. Le sacr&#233; &#233;tant le lieu et le moment de manifestation du r&#233;el, l&#8217;homme religieux gagne la possibilit&#233; de vivre avec une conscience augment&#233;e de sa propre r&#233;alit&#233;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  &#171; Une existence &#8220; ouverte &#8221; vers le Monde n&#8217;est pas une existence inconsciente, ensevelie dans la Nature. L&#8217; &#8220; ouverture &#8221; vers le Monde rend l&#8217;homme religieux capable de se conna&#238;tre en connaissant le Monde, et cette connaissance lui est pr&#233;cieuse parce qu&#8217;elle est &#8220;religieuse &#8221;, parce qu&#8217;elle se r&#233;f&#232;re &#224; l&#8217;&#202;tre. &#187;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Une autre hypoth&#232;se concernant le positionnement de Mircea Eliade quant au sacr&#233; et au profane se profile lorsqu&#8217;on se r&#233;f&#232;re &#224; la culture et &#224; la contre-culture qui, comme Pierre Bourdieu l&#8217;avait d&#233;j&#224; fait remarquer, ne sont que l&#8217;opposition d&#8217; &#171; une culture &#224; une autre &#187;, d&#8217;une culture &#171; domin&#233;e &#187; &#224; une culture &#171; dominante &#187;, ainsi pourrait-on dire que le sacr&#233; et le profane sont des religions tant&#244;t domin&#233;es, tant&#244;t dominantes, l&#8217;homme int&#233;gralement areligieux (ne croyant m&#234;me plus qu&#8217;il ne croit en rien) n&#8217;existant pas. En reconnaissant cette fatalit&#233;, Mircea Eliade semble toutefois se diriger vers cet ath&#233;isme paradoxal qui s&#8217;affirme lorsqu&#8217;on reconna&#238;t l&#8217;impossibilit&#233; de son existence.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Extr&#234;mement court et accessible, le sacr&#233; et le profane s&#8217;inscrit dans un vingti&#232;me si&#232;cle marqu&#233; par la mort des dieux. Si les exemples du sacr&#233; proviennent de sources vari&#233;es, les exemples du profane proviennent presque exclusivement du monde contemporain &#224; Mircea Eliade. L&#8217;essai devient tragique : l&#8217;homme s&#8217;imaginant devenir moderne en se montrant areligieux se coupe de tout contact r&#233;el avec autrui, la nature et le monde. En r&#233;alit&#233;, il ne devient jamais compl&#232;tement areligieux et transmet sa foi &#224; d&#8217;autres syst&#232;mes &#171; ath&#233;es &#187;. En ne conservant que ce qu&#8217;il y a de pire dans le sentiment religieux (le dogmatisme, le fanatisme) et en &#233;liminant ce qu&#8217;il y a de meilleur (la communion, le sens), cette nouvelle religion ath&#233;e semble vou&#233;e &#224; l&#8217;autodestruction. Mais peut-&#234;tre n&#8217;est-ce l&#224; que la reviviscence du mythe de l&#8217;&#233;ternel retour ?<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Mircea Eliade et ses critiques du pr&#233;tendu syst&#232;me la&#239;co-ath&#233;e moderne<\/strong><\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads-dec17\/februarie\/17.02.2018\/14780\/14780_2.jpg\" width=\"400\" height=\"536\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  Citation :<\/p>\n<p>    Au contraire, l&#8217;exp&#233;rience profane maintient l&#8217;homog&#233;n&#233;it&#233; et donc la relativit&#233; de l&#8217;espace. Toute vraie orientation dispara&#238;t, car le &#171; point fixe &#187; ne jouit plus d&#8217;un statut ontologique unique : il appara&#238;t et dispara&#238;t selon les n&#233;cessit&#233;s quotidiennes. A vrai dire, il n&#8217;y a plus de &#171; Monde &#187; mais seulement des fragments d&#8217;un univers bris&#233;, masse amorphe d&#8217;une infinit&#233; de &#171; lieux &#187; plus ou moins neutres o&#249; l&#8217;homme se meut, command&#233; par les obligations de toute existence int&#233;gr&#233;e dans une soci&#233;t&#233; industrielle.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Citation :<\/p>\n<p>    La perspective change totalement lorsque le sens de la religiosit&#233; cosmique s&#8217;obscurcit. C&#8217;est ce qui se passe dans certaines soci&#233;t&#233;s plus &#233;volu&#233;es, lorsque les &#233;lites intellectuelles se d&#233;tachent progressivement des cadres de la religion traditionnelle. La sanctification p&#233;riodique du Temps cosmique s&#8217;av&#232;re alors inutile et insignifiante. Les dieux ne sont plus accessibles &#224; travers les rythmes cosmiques. La signification religieuse de la r&#233;p&#233;tition des gestes exemplaires est perdue. Or, la r&#233;p&#233;tition vid&#233;e de son contenu religieux conduit n&#233;cessairement &#224; une vision pessimiste de l&#8217;existence. Lorsqu&#8217;il n&#8217;est plus un v&#233;hicule pour r&#233;int&#233;grer une situation primordiale, et pour retrouver la pr&#233;sence myst&#233;rieuse des dieux, lorsqu&#8217;il est d&#233;sacralis&#233;, le Temps cyclique devient terrifiant : il se r&#233;v&#232;le comme un cercle tournant ind&#233;finiment sur lui-m&#234;me, se r&#233;p&#233;tant &#224; l&#8217;infini.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Citation :<\/p>\n<p>    Pour l&#8217;homme areligieux, la naissance, le mariage, la mort ne sont que des &#233;v&#232;nements int&#233;ressant l&#8217;individu et sa famille ; rarement &#8211; dans le cas des chefs d&#8217;Etat ou des politiciens &#8211; des &#233;v&#232;nements ayant des r&#233;percussions politiques. Dans une perspective areligieuse de l&#8217;existence, tous ces &#171; passages &#187; ont perdu leur caract&#232;re rituel : ils ne signifient rien d&#8217;autre que ce que montre l&#8217;acte concret d&#8217;une naissance, d&#8217;un d&#233;c&#232;s ou d&#8217;une union sexuelle officiellement reconnue. Ajoutons, pourtant, qu&#8217;une exp&#233;rience drastiquement areligieuse de la vie totale se rencontre assez rarement &#224; l&#8217;&#233;tat pur, m&#234;me dans les soci&#233;t&#233;s les plus s&#233;cularis&#233;es. [&#8230;] Ce que l&#8217;on rencontre dans le monde profane, c&#8217;est une s&#233;cularisation radicale de la mort, du mariage et de la naissance, mais, comme nous ne tarderons pas &#224; le voir, il subsiste de vagues souvenirs et nostalgies des comportements religieux abolis.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>La foi dans sa version moderne&#160;<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Citation :<\/p>\n<p>    Il est int&#233;ressant encore de constater combien les sc&#233;narios initiatiques persistent dans nombre d&#8217;actions et de gestes de l&#8217;homme areligieux de nos jours. [&#8230;] M&#234;me des techniques sp&#233;cifiquement modernes, comme la psychanalyse, gardent encore le canevas initiatique. Le patient est invit&#233; &#224; descendre tr&#232;s profond&#233;ment en lui-m&#234;me, &#224; faire revivre son pass&#233;, &#224; affronter de nouveau ses traumatismes et, du point de vue formel, cette op&#233;ration p&#233;rilleuse ressemble aux descentes initiatiques aux &#171; Enfers &#187;, parmi les larves, et aux combats avec les &#171; monstres &#187;. Tout comme l&#8217;initi&#233; devait sortir victorieusement de ses &#233;preuves, &#171; mourir &#187; et &#171; ressusciter &#187; pour pouvoir acc&#233;der &#224; une existence pleinement responsable et ouverte aux valeurs spirituelles, l&#8217;analys&#233; de nos jours doit affronter son propre &#171; inconscient &#187;, hant&#233; de larves et de monstres, pour trouver la sant&#233; et l&#8217;int&#233;grit&#233; psychiques, et le monde des valeurs culturelles.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Un rem&#232;de &#224; l&#8217;absurde ?<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Citation :<\/p>\n<p>    [&#8230;] La mort en vient &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la supr&#234;me initiation, comme le commencement d&#8217;une nouvelle existence spirituelle. Mieux : g&#233;n&#233;ration, mort et r&#233;g&#233;n&#233;ration (re-naissance) ont &#233;t&#233; comprises comme les trois moments d&#8217;un m&#234;me myst&#232;re, et tout l&#8217;effort spirituel de l&#8217;homme archa&#239;que s&#8217;est employ&#233; &#224; montrer qu&#8217;entre ces moments il ne doit pas exister de coupure. [&#8230;] On refait infatigablement la cosmogonie pour &#234;tre s&#251;r qu&#8217;on fait bien quelque chose : un enfant, par exemple, ou une maison, ou une vocation spirituelle. C&#8217;est pourquoi on retrouve toujours la valence cosmogonique des rites d&#8217;initiation.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La lecture n&#8217;est pas un acte anodin&#8230;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Citation:<\/p>\n<p>    M&#234;me la lecture comprend une fonction mythologique : non seulement parce qu&#8217;elle remplace le r&#233;cit des mythes dans les soci&#233;t&#233;s archa&#239;ques et la litt&#233;rature orale, vivante encore dans les communaut&#233;s rurales de l&#8217;Europe, mais surtout parce que la lecture procure &#224; l&#8217;homme moderne une &#171; sortie du Temps &#187; comparable &#224; celle effectu&#233;e par les mythes. [&#8230;] La lecture projette l&#8217;homme moderne hors de sa dur&#233;e personnelle et l&#8217;int&#232;gre &#224; d&#8217;autres rythmes, le fait vivre dans une autre &#171; histoire &#187;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Une r&#233;f&#233;rence &#224; la conclusion du Tractatus de Wittgenstein ?<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Citation:<\/p>\n<p>    [&#8230;] Le langage est r&#233;duit &#224; sugg&#233;rer tout ce qui d&#233;passe l&#8217;exp&#233;rience naturelle de l&#8217;homme par des termes emprunt&#233;s &#224; celle-ci m&#234;me.&#160;<\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      <br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><\/p>\n<p>    <strong>17 f&#233;vrier 2018&#160;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lisez la premi&#232;re partie de cet article Existence humaine et vie sanctifi&#233;e L&#8217;homme religieux est ouvert au monde, c&#8217;est-&#224;-dire qu&#8217;il communique avec les dieux et qu&#8217;il participe &#224; la saintet&#233; du monde, notamment en r&#233;actualisant le commencement du monde. 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