{"id":25186,"date":"2018-05-23T14:44:52","date_gmt":"2018-05-23T14:44:52","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/demasquer-la-maconnerie-fr\/revelations-sur-la-conspiration-universelle-planetaire-3480-fr\/histoire-cachee-les-origines-secretes-de-la-premiere-guerre-mondiale-2\/"},"modified":"2018-05-23T14:44:52","modified_gmt":"2018-05-23T14:44:52","slug":"histoire-cachee-les-origines-secretes-de-la-premiere-guerre-mondiale-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/histoire-cachee-les-origines-secretes-de-la-premiere-guerre-mondiale-2\/","title":{"rendered":"Histoire cach\u00e9e : les origines secr\u00e8tes de la Premi\u00e8re Guerre mondiale (2)"},"content":{"rendered":"<p>  Lisez la <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=15821\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">premi&#232;re partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;&#233;peron balkan&#160;<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/mai\/23\/15921\/15921_2.jpg\" width=\"550\" height=\"325\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Selon Docherty et Macgregor, le conte d&#8217;une simplicit&#233; trompeuse r&#233;p&#233;t&#233; ad nauseam sur les circonstances entourant l&#8217;assassinat de l&#8217;archiduc Fran&#231;ois-Ferdinand, le 28 juin 1914, serait aussi douteux que la version officielle de l&#8217;assassinat de JFK deux g&#233;n&#233;rations plus tard. En effet, les similitudes structurelles entre les deux &#8211; de l&#8217;absence flagrante de s&#233;curit&#233; &#224; la preuve manifeste de complicit&#233; de l&#8217;&#201;tat (dans le cas qui nous int&#233;resse, &#224; partir de la Serbie, mais menant directement &#224; Londres) &#8211; sont remarquables. L&#8217;assassinat a bel et bien caus&#233; un effet domino, sauf que les &#233;v&#233;nements qui ont suivi n&#8217;&#233;taient pas dus aux bas instincts des gens et &#224; des forces in&#233;luctables hors de tout contr&#244;le humain, mais plut&#244;t aux manigances conspiratrices d&#8217;esprits calculateurs.&#160;<\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      <br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;assassinat de l&#8217;archiduc Fran&#231;ois-Ferdinand<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Ainsi, tout de suite apr&#232;s l&#8217;assassinat, l&#8217;Autriche-Hongrie a b&#233;n&#233;fici&#233; d&#8217;un soutien international g&#233;n&#233;ralis&#233;, car elle &#233;tait largement per&#231;ue comme la partie l&#233;s&#233;e. Mais les suspects habituels, apr&#232;s avoir aid&#233; &#224; mettre en sc&#232;ne le meurtre, ont r&#233;ussi &#224; renverser la vapeur de la propagande en d&#233;faveur de l&#8217;Autriche et de l&#8217;Allemagne en recourant &#224; une ruse ing&#233;nieuse.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Apr&#232;s avoir obtenu secr&#232;tement le contenu de la &#171; note &#187;, qui &#233;non&#231;ait les demandes de l&#8217;Autriche (raisonnables dans les circonstances) &#224; l&#8217;endroit de la Serbie, la cabale secr&#232;te est arriv&#233;e &#224; participer directement &#224; la r&#233;daction de la &#171; r&#233;plique serbe &#187;. La &#171; r&#233;plique &#187; devait bien s&#251;r &#234;tre inacceptable pour l&#8217;Autriche. Au m&#234;me moment, le pr&#233;sident fran&#231;ais Poincar&#233; s&#8217;est pr&#233;cipit&#233; &#224; Moscou pour rassurer le czar et ses g&#233;n&#233;raux que si l&#8217;Allemagne allait assumer ses responsabilit&#233;s conform&#233;ment &#224; son alliance avec l&#8217;Autriche, la France soutiendrait la Russie dans le d&#233;clenchement d&#8217;une guerre g&#233;n&#233;ralis&#233;e en Europe. La France savait &#233;videmment que l&#8217;Angleterre, ou plut&#244;t sa clique imp&#233;rialiste &#233;litiste, souhaitait tout autant la guerre. C&#8217;est d&#8217;ailleurs &#224; ce moment opportun que Grey et Churchill se sont ligu&#233;s pour acheter la Anglo-Persian Oil Company, assurant ainsi les approvisionnements p&#233;troliers n&#233;cessaires &#224; la marine britannique.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Pendant tout ce temps, le kaiser Guillaume et le chancelier Bethmann &#233;taient les seuls hommes d&#8217;&#201;tat qui aspiraient sinc&#232;rement &#224; la paix. Leur diffamation subs&#233;quente par des hordes d&#8217;historiens pas tr&#232;s propres ont retenti dans les m&#234;mes tons orwelliens que la diabolisation en cours par l&#8217;establishment des pays et des particuliers qui r&#233;sistent &#224; l&#8217;empire am&#233;ricain.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Grey gagne son pari<\/strong>&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Apr&#232;s avoir attis&#233; les flammes du feu allum&#233; dans les Balkans de fa&#231;on &#224; ce qu&#8217;il embrase toute l&#8217;Europe, le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res britannique Grey et le premier ministre Asquith se sont employ&#233;s &#224; porter tous les sales coups possibles sur le plan diplomatique pour saboter toute possibilit&#233; de paix et rendre la guerre in&#233;vitable.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Par exemple, le 9 juillet, l&#8217;ambassadeur allemand &#224; Londres, le prince Lichnowsky, a &#233;t&#233; rassur&#233; &#224; maintes reprises par Grey que la Grande-Bretagne n&#8217;&#233;tait engag&#233;e dans aucune n&#233;gociation secr&#232;te qui m&#232;nerait &#224; la guerre. C&#8217;&#233;tait &#233;videmment un mensonge &#233;hont&#233;. Le 10 juillet, Grey a fait croire au Parlement que la Grande-Bretagne n&#8217;avait pas la moindre crainte que les &#233;v&#233;nements de Sarajevo conduiraient &#224; une guerre continentale. Au m&#234;me moment, le premier ministre autrichien Berchtold &#233;tait tromp&#233; de la m&#234;me mani&#232;re par les trois gouvernements de l&#8217;Entente, qui pr&#233;tendaient que leur r&#233;action &#224; la &#171; note &#187; n&#8217;irait pas plus loin qu&#8217;une protestation diplomatique. Sauf que pendant la troisi&#232;me semaine de juillet, ces m&#234;mes gouvernements ont fait volte-face en disant qu&#8217;ils rejetaient enti&#232;rement la r&#233;ponse de l&#8217;Autriche.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le 20 juillet, comme il a &#233;t&#233; rapport&#233;, le premier ministre fran&#231;ais Poincar&#233; s&#8217;est rendu &#224; Saint-P&#233;tersbourg pour r&#233;affirmer les accords militaires respectifs de la France et de la Russie. Le 25 juillet, Lichnowsky s&#8217;est pr&#233;sent&#233; sans &#234;tre annonc&#233; au minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res britanniques pour relayer l&#8217;appel d&#233;sesp&#233;r&#233; du gouvernement allemand implorant Grey d&#8217;user de son influence pour stopper la mobilisation russe. Ce qui est incroyable, c&#8217;est que personne n&#8217;&#233;tait dispos&#233; &#224; le recevoir. De toute fa&#231;on, la Russie avait secr&#232;tement commenc&#233; &#224; mobiliser ses forces arm&#233;es le 23 juillet, pendant que Churchill faisait de m&#234;me le 26 juillet avec la flotte britannique &#224; Spithead.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;empereur Nicolas II pr&#233;sentant une ic&#244;ne &#224; la d&#233;votion de ses soldats<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Bien entendu, rien de ce qui pr&#233;c&#232;de ne s&#8217;est fait dans le cadre d&#8217;un processus d&#233;mocratique. Pour reprendre les propos de Docherty et Macgregor : &#171; Pour ce qui &#233;tait de la population [britannique], rien de f&#226;cheux ne se passait. C&#8217;&#233;tait juste un autre week-end d&#8217;&#233;t&#233;. &#187;&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le 28 juillet, l&#8217;Autriche a d&#233;clar&#233; la guerre &#224; la Serbie, m&#234;me si elle n&#8217;&#233;tait pas en mesure de l&#8217;envahir avant une quinzaine de jours. Pendant ce temps, le minist&#232;re des Affaires &#233;trang&#232;res britannique commen&#231;ait &#224; faire circuler des rumeurs voulant que les pr&#233;paratifs de guerre de l&#8217;Allemagne &#233;taient plus avanc&#233;s que ceux de la France et de la Russie, <strong>alors qu&#8217;en r&#233;alit&#233;, c&#8217;&#233;tait exactement le contraire<\/strong>. Les choses se pr&#233;cipitaient dangereusement hors du contr&#244;le de Guillaume.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Le dandy psychopathe nomm&#233; Churchill<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le 29, Lichnowsky a de nouveau implor&#233; Grey d&#8217;emp&#234;cher la mobilisation russe &#224; la fronti&#232;re de l&#8217;Allemagne. Grey a r&#233;pondu qu&#8217;il allait &#233;crire quatre d&#233;p&#234;ches &#224; Berlin qui, &#224; la lumi&#232;re des analyses d&#8217;apr&#232;s-guerre, n&#8217;ont jamais &#233;t&#233; transmises. Les d&#233;p&#234;ches ne faisaient partie que d&#8217;une mascarade pour faire croire que la Grande-Bretagne (et surtout lui, Grey) faisait tout en son pouvoir pour &#233;viter la guerre. C&#8217;est aussi le 29 en soir&#233;e que Grey, Asquith, Churchill et Richard Haldane se sont r&#233;unis pour discuter de ce qu&#8217;Asquith appelait &#171; la prochaine guerre &#187;. Docherty et Macgregor soulignent de nouveau que ces quatre hommes &#233;taient pratiquement les seuls en Grande-Bretagne au courant de la calamit&#233; qui s&#8217;annon&#231;ait, &#224; l&#8217;insu des autres membres du Cabinet, des d&#233;put&#233;s du Parlement et des citoyens britanniques. Ils en &#233;taient en fait les architectes.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le 30, le Kaiser a transmis au czar Nicolas un appel vibrant &#224; une n&#233;gociation de la pr&#233;vention des hostilit&#233;s. Touch&#233; par ce plaidoyer, Nicolas a d&#233;p&#234;ch&#233; &#224; Berlin son &#233;missaire personnel, le g&#233;n&#233;ral Tatishchev, pour n&#233;gocier la paix. Malheureusement, Tatishchev ne s&#8217;est jamais rendu &#224; Berlin, car il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; et emprisonn&#233; cette nuit-l&#224; par le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res russe Sazonov qui, comme les auteurs l&#8217;expliquent de fa&#231;on convaincante, constituait depuis longtemps un atout dans le jeu de la cabale de Londres. Sous la pression constante des hauts grad&#233;s de son arm&#233;e, Nicolas a fini par c&#233;der et a ordonn&#233; la mobilisation g&#233;n&#233;rale dans l&#8217;apr&#232;s-midi du 30 juillet.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  L&#8217;annonce officielle de la mobilisation russe a sonn&#233; le glas &#224; toute possibilit&#233; de paix. Se rendant compte qu&#8217;elle avait &#233;t&#233; bern&#233;e et qu&#8217;elle allait &#234;tre attaqu&#233;e sur deux fronts, soit &#224; l&#8217;ouest par la France et &#224; l&#8217;est par la Russie, l&#8217;Allemagne a ordonn&#233; la mobilisation g&#233;n&#233;rale &#224; son tour le 1er ao&#251;t. C&#8217;&#233;tait la derni&#232;re puissance occidentale &#224; le faire, ce qui en dit long. Mais l&#8217;Allemagne a commis alors une erreur tactique cruciale apr&#232;s l&#8217;annonce de la mobilisation g&#233;n&#233;rale, en pronon&#231;ant une d&#233;claration de guerre officielle et tenue par l&#8217;honneur contre la France. Ce faisant, elle sautait &#224; deux pieds dans le pi&#232;ge tendu par Grey et Cie, qui n&#8217;avaient cess&#233; de manigancer pour que la guerre se d&#233;clenche sans &#234;tre per&#231;us comme en &#233;tant les instigateurs officiels.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Mais il restait une derni&#232;re carte dans le jeu de Grey, qu&#8217;il devait jouer pour amener un cabinet et une Chambre des communes pas tr&#232;s port&#233;s &#224; la guerre d&#8217;abandonner leur bon sens et de foncer t&#234;te premi&#232;re dans une guerre totale paneurop&#233;enne. Tout comme le mythe des &#171; armes de destruction massive &#187; a servi de pr&#233;texte &#224; l&#8217;agression imp&#233;rialiste &#233;tasunienne, le mythe de la pauvre et inoffensive &#171; Belgique neutre &#187; a servi de porte-&#233;tendard aux vis&#233;es de l&#8217;imp&#233;rialisme britannique.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Le discours qui a scell&#233; le sort de millions de gens&#160;<\/strong><\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      <br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>    <strong>Herbert Henry Asquith<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads4\/mai\/23\/15921\/15921_1.jpg\" width=\"550\" height=\"309\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le 2 ao&#251;t 1914, le premier ministre Asquith a convoqu&#233; une r&#233;union du cabinet sp&#233;ciale pour discuter de la crise (mont&#233;e de toutes pi&#232;ces). Bien que les membres du cabinet &#233;taient peu enclins &#224; approuver la participation britannique &#224; une guerre continentale, ils ont t&#244;t fait de subir des pressions et d&#8217;obtenir des r&#233;v&#233;lations &#224; propos d&#8217;un &#171; ensemble complexe d&#8217;obligations [militaires et politiques] qu&#8217;on leur avait d&#233;j&#224; garanti comme n&#8217;&#233;tant pas des obligations, [et] qui s&#8217;&#233;taient tiss&#233;es autour d&#8217;eux pendant qu&#8217;ils dormaient &#187;. Fait crucial, Grey s&#8217;est gard&#233; de leur dire que l&#8217;ambassadeur allemand Lichnowsky avait, la veille m&#234;me (1er ao&#251;t), propos&#233; de garantir la neutralit&#233; belge. D&#8217;ailleurs, la supercherie de Grey n&#8217;aurait jamais &#233;t&#233; connue si le chancelier Bethmann n&#8217;avait pas fait &#233;tat de la proposition au Reichstag le 4 ao&#251;t.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Une fois le cabinet suffisamment confondu, tromp&#233; et dup&#233; (Asquith avait d&#233;j&#224; donn&#233; des ordres de mobilisation &#224; l&#8217;arm&#233;e et &#224; la marine sans que le cabinet ne l&#8217;approuve ou ne le sache), il ne restait plus qu&#8217;&#224; berner le Parlement. Ainsi, le 3 ao&#251;t, Sir Edward Grey a pris la parole pour entamer ce qui allait &#234;tre un pan&#233;gyrique &#233;pique sur les folies de la paix et les vertus de la guerre. L&#8217;auditoire n&#8217;&#233;tait pas particuli&#232;rement r&#233;ceptif l&#224; non plus, mais le sermon a r&#233;ussi &#224; gagner en force.&#160;<\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      <br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>    <strong>Sir Edward Grey, juillet 1914<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En commen&#231;ant par dire que la paix en Europe &#171; ne peut &#234;tre pr&#233;serv&#233;e &#187;, Grey s&#8217;est lanc&#233; dans une litanie incroyable de mensonges et de d&#233;formation des faits &#224; propos des accords militaires complexes en vigueur depuis longtemps entre l&#8217;Angleterre, la France, la Russie et la Belgique. Grey niait leur existence. Qu&#8217;en &#233;tait-il de l&#8217;&#233;cheveau complexe des accords diplomatiques? Il n&#8217;y avait pas d&#8217;accords, pareils enchev&#234;trements n&#8217;existaient pas. Le Parlement &#233;tait &#171; libre &#187; de voter en pleine conscience, d&#8217;exercer son mandat d&#233;mocratique, tant qu&#8217;il ne vote pas en faveur de la paix bien s&#251;r.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Tout ce qui pr&#233;c&#232;de n&#8217;&#233;tait que le pr&#233;ambule de la pi&#232;ce ma&#238;tresse du discours de Grey : la neutralit&#233; de la Belgique. Cette imposture flagrante n&#8217;a &#233;t&#233; surpass&#233;e en duplicit&#233; que par l&#8217;omission volontaire de Grey de parler au cabinet, puis au Parlement, de la garantie offerte par l&#8217;Allemagne concernant le point litigieux qu&#8217;&#233;tait la neutralit&#233; de la Belgique. Grey a pr&#233;f&#233;r&#233; montrer, pour faire plus d&#8217;effet, un t&#233;l&#233;gramme &#233;mouvant du roi de Belgique implorant de l&#8217;aide au roi Georges. Il ne pouvait y avoir de moment mieux choisi pour qui l&#8217;aurait r&#233;dig&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment pour l&#8217;occasion, ce qui &#233;tait d&#8217;ailleurs le cas. Les appels en faveur de la guerre des chefs des partis d&#8217;opposition qui ont suivi ce sermon &#233;taient eux aussi pr&#233;vus. Churchill les avait tous sond&#233;s et ralli&#233;s &#224; la cause avant la session du jour. Seul Ramsay MacDonald, le chef du Parti travailliste, a nag&#233; &#224; contre-courant de la vague bien orchestr&#233;e &#171; d&#8217;in&#233;vitabilit&#233; &#187; qui revenait constamment dans la p&#233;roraison martiale de Grey.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La session du jour s&#8217;est termin&#233;e sans d&#233;bat. Asquith ne l&#8217;avait pas permis, bien que le pr&#233;sident de la Chambre l&#8217;ait press&#233; d&#8217;autoriser la reprise les travaux en soir&#233;e. Entre-temps, Grey a scell&#233; le sort, c.-&#224;-d. la guerre, en lan&#231;ant un ultimatum &#224; l&#8217;Allemagne, la sommant de ne pas envahir la Belgique, tout en sachant que l&#8217;invasion avait d&#233;j&#224; commenc&#233;. Pour reprendre les mots de Docherty et MacGregor, c&#8217;&#233;tait un &#171; coup de ma&#238;tre &#187;. La guerre &#233;tait dor&#233;navant in&#233;vitable. La session du Parlement tenue en soir&#233;e a eu beau faire l&#8217;objet d&#8217;un d&#233;bat vigoureux et substantiel qui a d&#233;moli en grande partie la position de Grey, les jeux &#233;taient faits. Au moment opportun, Arthur Balfour, &#171; ancien premier ministre conservateur et membre du cercle restreint de l&#8217;&#233;lite secr&#232;te, s&#8217;est lev&#233;, mena&#231;ant. Il en avait assez. &#187; Jetant tout le poids de son autorit&#233; de magistrat, il a condamn&#233;, ridiculis&#233; et rejet&#233; les arguments contre la guerre, les qualifiant de &#171; lie du d&#233;bat &#187;. La Chambre des communes ayant ainsi &#233;t&#233; musel&#233;e, la derni&#232;re chance de paix en Europe &#233;tait perdue.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Plus &#231;a change&#8230;&#160;<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Ce qui frappe encore et encore en lisant &#171; Histoire cach&#233;e &#187;, c&#8217;est le son de la v&#233;rit&#233; qui retentit de chaque page, de chaque r&#233;v&#233;lation. Apprendre qu&#8217;un groupe si restreint de membres d&#8217;une &#233;lite, faisant fi de tout contr&#244;le d&#233;mocratique, puisse sceller le sort &#8211; et la mort &#8211; de millions de personnes, a de quoi nous r&#233;volter. C&#8217;est vrai, mais cela ne nous surprend pas, parce que le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne est en train de se produire sous nos propres yeux. En effet, l&#8217;&#233;tat actuel de la &#171; guerre permanente &#187; est ni plus ni moins la condition inconsciente de la modernit&#233; m&#234;me.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Docherty et Macgregor apportent une belle contribution ici. Ils vont beaucoup plus loin que ceux que David Irving a si justement qualifi&#233;s &#171; d&#8217;historiens de cour &#187;, en parlant des historiens prostitu&#233;s de l&#8217;&#233;lite et de l&#8217;establishment qui reprennent le consensus &#233;tabli. Docherty et Macgregor nous donnent un aper&#231;u de ce que signifie vraiment &#233;crire l&#8217;histoire. S&#8217;il y a une le&#231;on &#8211; ou plut&#244;t une contre-le&#231;on &#8211; &#224; tirer de cet ouvrage, c&#8217;est que nous serons condamn&#233;s &#224; r&#233;p&#233;ter l&#8217;histoire aussi longtemps que nous &#233;couterons ceux qui se consacrent &#224; l&#8217;obscurcir et &#224; la fausser, autrement dit, ceux qui nous mentent.&#160;<\/p>\n<p>    <strong><br \/>\n      <br \/>\n    <\/strong><\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><\/p>\n<p>    <strong>23 mai 2018&#160;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lisez la premi&#232;re partie de cet article L&#8217;&#233;peron balkan&#160; Selon Docherty et Macgregor, le conte d&#8217;une simplicit&#233; trompeuse r&#233;p&#233;t&#233; ad nauseam sur les circonstances entourant l&#8217;assassinat de l&#8217;archiduc Fran&#231;ois-Ferdinand, le 28 juin 1914, serait aussi douteux que la version officielle de l&#8217;assassinat de JFK deux g&#233;n&#233;rations plus tard. 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