{"id":25522,"date":"2018-11-17T14:41:41","date_gmt":"2018-11-17T14:41:41","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/articles-1603-fr\/singularite-initiale-2\/"},"modified":"2018-11-17T14:41:41","modified_gmt":"2018-11-17T14:41:41","slug":"singularite-initiale-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/singularite-initiale-2\/","title":{"rendered":"Singularit\u00e9 initiale (2)"},"content":{"rendered":"<p>  Lisez la <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=17634 \" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">premi&#232;re partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p>    <strong>La nucl&#233;osynth&#232;se primordiale<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/noiembrie\/17\/17755\/17755.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  &#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  D&#232;s la d&#233;couverte de la force nucl&#233;aire forte et du fait que c&#8217;&#233;tait elle qui &#233;tait la source d&#8217;&#233;nergie des &#233;toiles, s&#8217;est pos&#233;e la question d&#8217;expliquer l&#8217;abondance des diff&#233;rents &#233;l&#233;ments chimiques dans l&#8217;univers. Au tournant des ann&#233;es 1950 deux processus expliquant cette abondance &#233;taient en comp&#233;tition : la nucl&#233;osynth&#232;se stellaire et la nucl&#233;osynth&#232;se primordiale.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Les tenants de la th&#233;orie de l&#8217;&#233;tat stationnaire supposaient que de l&#8217;hydrog&#232;ne &#233;tait produit constamment au cours du temps, et que celui-ci &#233;tait peu &#224; peu transform&#233; en h&#233;lium puis en &#233;l&#233;ments plus lourds au c&#339;ur des &#233;toiles. La fraction d&#8217;h&#233;lium ou des autres &#233;l&#233;ments lourds restait constante au cours du temps car la proportion d&#8217;h&#233;lium augmentait du fait de la nucl&#233;osynth&#232;se, mais diminuait en proportion semblable du fait de la cr&#233;ation d&#8217;hydrog&#232;ne. &#192; l&#8217;inverse, les tenants du Big Bang supposaient que tous les &#233;l&#233;ments, de l&#8217;h&#233;lium &#224; l&#8217;uranium avaient &#233;t&#233; produits lors de la phase dense et chaude de l&#8217;univers primordial.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La th&#232;se actuelle emprunte &#224; chaque hypoth&#232;se :<br \/>\n  D&#8217;apr&#232;s celle-ci, l&#8217;h&#233;lium et le lithium ont effectivement &#233;t&#233; produits pendant la nucl&#233;osynth&#232;se primordiale, mais les &#233;l&#233;ments plus lourds au c&#339;ur des &#233;toiles. La principale preuve de ceci vient de l&#8217;&#233;tude de l&#8217;abondance des &#233;l&#233;ments dits &#171; l&#233;gers &#187; (hydrog&#232;ne, h&#233;lium, lithium) dans les quasars lointains. D&#8217;apr&#232;s le mod&#232;le du Big Bang, leurs abondances relatives d&#233;pendent exclusivement d&#8217;un seul param&#232;tre, &#224; savoir le rapport de la densit&#233; de photons &#224; la densit&#233; de baryons, qui est quasi constant depuis la nucl&#233;osynth&#232;se primordiale. &#192; partir de ce seul param&#232;tre, que l&#8217;on peut d&#8217;ailleurs mesurer par d&#8217;autres m&#233;thodes, on peut expliquer l&#8217;abondance des deux isotopes de l&#8217;h&#233;lium (3He et 4He) et de celle du lithium (7Li). On observe &#233;galement une augmentation de la fraction d&#8217;h&#233;lium au sein des galaxies proches, signe de l&#8217;enrichissement progressif du milieu interstellaire par les &#233;l&#233;ments synth&#233;tis&#233;s par les &#233;toiles.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;&#233;volution des galaxies<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le mod&#232;le du Big Bang pr&#233;suppose que l&#8217;univers ait &#233;t&#233; par le pass&#233; dans un &#233;tat bien plus homog&#232;ne qu&#8217;aujourd&#8217;hui. La preuve en est apport&#233;e par l&#8217;observation du fond diffus cosmologique dont le rayonnement est extraordinairement isotrope : les &#233;carts de temp&#233;rature ne varient gu&#232;re plus d&#8217;un cent-milli&#232;me selon la direction d&#8217;observation.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Il est donc suppos&#233; que les structures astrophysiques (galaxies, amas de galaxies) n&#8217;existaient pas &#224; l&#8217;&#233;poque du Big Bang mais se sont peu &#224; peu form&#233;es. Le processus &#224; l&#8217;origine de leur formation est d&#8217;ailleurs connu depuis les travaux de James Jeans en 1902 : c&#8217;est l&#8217;instabilit&#233; gravitationnelle.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Le Big Bang pr&#233;dit donc que les galaxies que nous observons se sont form&#233;es quelque temps apr&#232;s le Big Bang, et d&#8217;une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale que les galaxies du pass&#233; ne ressemblaient pas exactement &#224; celles que l&#8217;on observe dans notre voisinage. Comme la lumi&#232;re voyage &#224; une vitesse finie, il suffit de regarder des objets lointains pour voir &#224; quoi ressemblait l&#8217;univers par le pass&#233;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  L&#8217;observation des galaxies lointaines, qui d&#8217;apr&#232;s la loi de Hubble ont un grand d&#233;calage vers le rouge montre effectivement que les galaxies primordiales &#233;taient assez diff&#233;rentes de celles d&#8217;aujourd&#8217;hui : les interactions entre galaxies &#233;taient plus nombreuses, les galaxies massives moins nombreuses, ces derni&#232;res &#233;tant apparues plus tard des suites des ph&#233;nom&#232;nes de fusion entre galaxies. De m&#234;me la proportion de galaxies spirale, elliptique et irr&#233;guli&#232;re varie au cours du temps.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Toutes ces observations sont relativement d&#233;licates &#224; effectuer, en grande partie car les galaxies lointaines sont peu lumineuses et n&#233;cessitent des moyens d&#8217;observations tr&#232;s performants pour &#234;tre bien observ&#233;es. Depuis la mise en service du t&#233;lescope spatial Hubble en 1990 puis des grands observatoires au sol VLT, Keck, Subaru, l&#8217;observation des galaxies &#224; grand redshift a permis de v&#233;rifier les ph&#233;nom&#232;nes d&#8217;&#233;volution des populations galactiques pr&#233;dit par les mod&#232;les de formation et d&#8217;&#233;volution des galaxies dans le cadre des mod&#232;les du Big Bang.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  L&#8217;&#233;tude des toutes premi&#232;res g&#233;n&#233;rations d&#8217;&#233;toiles et de galaxies demeure un des enjeux majeurs de la recherche astronomique du d&#233;but du XXIe si&#232;cle.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>La mesure de la temp&#233;rature du fond diffus cosmologique &#224; grand redshift<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En d&#233;cembre 2000, Raghunathan Srianand, Patrick Petitjean et C&#233;dric Ledoux ont mesur&#233; la temp&#233;rature du fond diffus cosmologique baignant un nuage interstellaire dont ils ont observ&#233; l&#8217;absorption du rayonnement &#233;mis par le quasar d&#8217;arri&#232;re-plan PKS 1232+0815, situ&#233; &#224; un d&#233;calage vers le rouge de 2,57.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  L&#8217;&#233;tude du spectre d&#8217;absorption permet de d&#233;duire la composition chimique du nuage, mais aussi sa temp&#233;rature si l&#8217;on peut d&#233;tecter les raies correspondant &#224; des transitions entre diff&#233;rents niveaux excit&#233;s de divers atomes ou ions pr&#233;sents dans le nuage (dans le cas pr&#233;sent, du carbone neutre). La principale difficult&#233; dans une telle analyse est d&#8217;arriver &#224; s&#233;parer les diff&#233;rents processus physiques pouvant peupler les niveaux excit&#233;s des atomes.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Les propri&#233;t&#233;s chimiques de ce nuage, ajout&#233;es &#224; la tr&#232;s haute r&#233;solution spectrale de l&#8217;instrument utilis&#233; (le spectrographe UVES du Very Large Telescope) ont pour la premi&#232;re fois permis d&#8217;isoler la temp&#233;rature du rayonnement de fond. Srianand, Petitjean et Ledoux ont trouv&#233; une temp&#233;rature du fond diffus cosmologique comprise entre 6 et 14 kelvins, en accord avec la pr&#233;diction du Big Bang, de 9,1 K, &#233;tant donn&#233; que le nuage est situ&#233; &#224; un d&#233;calage vers le rouge de 2,33 771.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Leur d&#233;couverte a &#233;t&#233; publi&#233;e dans la revue scientifique britannique Nature.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Chronologie &#224; rebours du Big Bang<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/noiembrie\/17\/17755\/17755_1.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>    Le sc&#233;nario de l&#8217;expansion de l&#8217;univers depuis le Big Bang jusqu&#8217;&#224; nos jours<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Du fait de l&#8217;expansion, l&#8217;univers &#233;tait par le pass&#233; plus dense et plus chaud. La chronologie du Big Bang revient essentiellement &#224; d&#233;terminer &#224; rebours l&#8217;&#233;tat de l&#8217;univers &#224; mesure que sa densit&#233; et sa temp&#233;rature augmentent dans le pass&#233;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;univers aujourd&#8217;hui (+ 13,7 milliards d&#8217;ann&#233;es)<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  L&#8217;univers est &#224; l&#8217;heure actuelle extr&#234;mement peu dense (quelques atomes par m&#232;tre cube) et froid. En effet, s&#8217;il existe des objets astrophysiques tr&#232;s chauds (les &#233;toiles), le rayonnement ambiant dans lequel baigne l&#8217;univers est tr&#232;s faible. Ceci provient du fait que la densit&#233; d&#8217;&#233;toiles est extr&#234;mement faible dans l&#8217;univers. La distance moyenne d&#8217;un point de l&#8217;univers &#224; l&#8217;&#233;toile la plus proche est immense. L&#8217;observation astronomique nous apprend de plus que les &#233;toiles ont exist&#233; tr&#232;s t&#244;t dans l&#8217;histoire de l&#8217;univers : moins d&#8217;un milliard d&#8217;ann&#233;es apr&#232;s le Big Bang, &#233;toiles et galaxies existaient d&#233;j&#224; en nombre. Cependant, &#224; des &#233;poques encore plus recul&#233;es elles n&#8217;existaient pas encore. Si tel avait &#233;t&#233; le cas, le fond diffus cosmologique porterait les traces de leur pr&#233;sence.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>La recombinaison (+ 380.000 ans)<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  380.000 ans apr&#232;s le Big Bang, alors que l&#8217;univers est mille fois plus chaud et un milliard de fois plus dense, les &#233;toiles et les galaxies n&#8217;existaient pas encore. Ce moment marque l&#8217;&#233;poque o&#249; l&#8217;univers est devenu suffisamment peu dense pour que la lumi&#232;re puisse s&#8217;y propager, essentiellement gr&#226;ce au fait que le principal obstacle &#224; sa propagation &#233;tait la pr&#233;sence d&#8217;&#233;lectrons libres. Lors de son refroidissement, l&#8217;univers voit les &#233;lectrons libres se combiner aux noyaux atomiques pour former les atomes. Cette &#233;poque porte pour cette raison le nom de recombinaison. Comme elle correspond aussi au moment o&#249; l&#8217;univers a permis la propagation de la lumi&#232;re, on parle aussi de d&#233;couplage entre mati&#232;re et rayonnement. La lueur du fond diffus cosmologique a donc pu se propager jusqu&#8217;&#224; nous depuis cette &#233;poque.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>La nucl&#233;osynth&#232;se primordiale (+ 3 minutes)<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Moins de 380.000 ans apr&#232;s le Big Bang, l&#8217;univers est compos&#233; d&#8217;un plasma d&#8217;&#233;lectrons et de noyaux atomiques. Quand la temp&#233;rature est suffisamment &#233;lev&#233;e, les noyaux atomiques eux-m&#234;mes ne peuvent exister. On est alors en pr&#233;sence d&#8217;un m&#233;lange de protons, de neutrons et d&#8217;&#233;lectrons. Dans les conditions qui r&#232;gnent dans l&#8217;univers primordial, ce n&#8217;est que quand sa temp&#233;rature descend en dessous de 0,1 MeV (soit environ un milliard de degr&#233;s) que les nucl&#233;ons peuvent se combiner pour former des noyaux atomiques. Il n&#8217;est cependant pas possible de fabriquer ainsi des noyaux atomiques lourds plus gros que le lithium. Ainsi, seuls les noyaux d&#8217;hydrog&#232;ne, d&#8217;h&#233;lium et de lithium sont produits lors de cette phase qui commence environ une seconde apr&#232;s le Big Bang et qui dure environ trois minutes. C&#8217;est ce que l&#8217;on appelle la nucl&#233;osynth&#232;se primordiale, dont la pr&#233;diction, la compr&#233;hension et l&#8217;observation des cons&#233;quences repr&#233;sentent un des premiers ach&#232;vements majeurs de la cosmologie moderne.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>L&#8217;annihilation &#233;lectrons-positrons<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Peu avant la nucl&#233;osynth&#232;se primordiale (qui d&#233;bute &#224; 0,1 MeV), la temp&#233;rature de l&#8217;univers d&#233;passe 0,5 MeV (cinq milliards de degr&#233;s), correspondant &#224; l&#8217;&#233;nergie de masse des &#233;lectrons. Au-del&#224; de cette temp&#233;rature, interactions entre &#233;lectrons et photons peuvent spontan&#233;ment cr&#233;er des paires d&#8217;&#233;lectron-positrons. Ces paires s&#8217;annihilent spontan&#233;ment mais sont sans cesse recr&#233;&#233;es tant que la temp&#233;rature d&#233;passe le seuil de 0,5 MeV. D&#232;s qu&#8217;elle descend en dessous de celui-ci, la quasi-totalit&#233; des paires s&#8217;annihilent en photons, laissant place au tr&#232;s l&#233;ger exc&#232;s d&#8217;&#233;lectrons issus de la baryogen&#232;se.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Le d&#233;couplage des neutrinos<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Peu avant cette &#233;poque, la temp&#233;rature est sup&#233;rieure &#224; 1 MeV (dix milliards de degr&#233;s), ce qui est suffisant pour qu&#8217;&#233;lectrons, photons et neutrinos aient de nombreuses interactions. En de&#231;&#224; de cette temp&#233;rature, ces trois esp&#232;ces sont &#224; l&#8217;&#233;quilibre thermique. Quand l&#8217;univers refroidit, &#233;lectrons et photons continuent &#224; interagir, mais plus les neutrinos, qui cessent &#233;galement d&#8217;interagir entre eux. &#192; l&#8217;instar du d&#233;couplage mentionn&#233; plus haut qui concernait les photons, cette &#233;poque correspond &#224; celle du d&#233;couplage des neutrinos. Il existe donc un fond cosmologique de neutrinos pr&#233;sentant des caract&#233;ristiques semblables &#224; celles du fond diffus cosmologique. L&#8217;existence de ce fond cosmologique de neutrinos est attest&#233;e indirectement par les r&#233;sultats de la nucl&#233;osynth&#232;se primordiale, puisque ceux-ci y jouent un r&#244;le indirect. La d&#233;tection directe de ce fond cosmologique de neutrinos repr&#233;sente un d&#233;fi technologique extraordinairement difficile, mais son existence n&#8217;en est aucunement remise en cause.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>La baryog&#233;n&#232;se<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La physique des particules repose sur l&#8217;id&#233;e g&#233;n&#233;rale, &#233;tay&#233;e par l&#8217;exp&#233;rience, que les diverses particules &#233;l&#233;mentaires et interactions fondamentales ne sont que des aspects diff&#233;rents d&#8217;entit&#233;s plus &#233;l&#233;mentaires (par exemple, l&#8217;&#233;lectromagn&#233;tisme et la force nucl&#233;aire faible peuvent &#234;tre d&#233;crits comme deux aspects d&#8217;une seule interaction, l&#8217;interaction &#233;lectrofaible). Plus g&#233;n&#233;ralement, il est pr&#233;sum&#233; que les lois de la physique et par suite l&#8217;univers dans son ensemble sont dans un &#233;tat plus &#171; sym&#233;trique &#187; &#224; plus haute temp&#233;rature. L&#8217;on consid&#232;re ainsi que par le pass&#233;, mati&#232;re et antimati&#232;re existaient en quantit&#233;s strictement identiques dans l&#8217;univers. Les observations actuelles indiquent que l&#8217;antimati&#232;re est quasiment absente dans l&#8217;univers observable. La pr&#233;sence de mati&#232;re est donc le signe qu&#8217;&#224; un moment donn&#233; s&#8217;est form&#233; un l&#233;ger exc&#232;s de mati&#232;re par rapport &#224; l&#8217;antimati&#232;re. Lors de l&#8217;&#233;volution ult&#233;rieure de l&#8217;univers, mati&#232;re et antimati&#232;re se sont annihil&#233;es en quantit&#233;s strictement &#233;gales, laissant derri&#232;re elles le tr&#232;s l&#233;ger surplus de mati&#232;re qui s&#8217;&#233;tait form&#233;. Comme la mati&#232;re ordinaire est form&#233;e de particules appel&#233;es baryons, la phase o&#249; cet exc&#232;s de mati&#232;re s&#8217;est form&#233; est appel&#233;e baryogen&#232;se. Tr&#232;s peu de choses sont connues sur cette phase ou sur le processus qui s&#8217;est produit alors. Par exemple l&#8217;&#233;chelle de temp&#233;rature o&#249; elle s&#8217;est produite varie, selon les mod&#232;les, de 10<span lang=\"FR\" style=\"font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: Calibri, sans-serif; background: #ffffff;\">3<\/span>&#160;&#224; 10<span lang=\"FR\" style=\"font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: Calibri, sans-serif; background: #ffffff;\">16<\/span>&#160;GeV (soit entre 10<span lang=\"FR\" style=\"font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: Calibri, sans-serif; background: #ffffff;\">16<\/span>&#160;et 10<span lang=\"FR\" style=\"font-size: 8pt; line-height: 115%; font-family: Calibri, sans-serif; background: #ffffff;\">29<\/span>&#160;kelvins&#8230;) Les conditions n&#233;cessaires pour que la baryog&#233;n&#232;se se produise sont appel&#233;es conditions de Sakharov, suite aux travaux du physicien russe Andr&#233;i Sakharov en 1967.<\/p>\n<p>  Lisez la <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=17832\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">troisieme partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><\/p>\n<p>    <strong>17 novembre 2018&#160;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lisez la premi&#232;re partie de cet article La nucl&#233;osynth&#232;se primordiale &#160; D&#232;s la d&#233;couverte de la force nucl&#233;aire forte et du fait que c&#8217;&#233;tait elle qui &#233;tait la source d&#8217;&#233;nergie des &#233;toiles, s&#8217;est pos&#233;e la question d&#8217;expliquer l&#8217;abondance des diff&#233;rents &#233;l&#233;ments chimiques dans l&#8217;univers. 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