{"id":25529,"date":"2018-11-28T19:40:01","date_gmt":"2018-11-28T19:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/articles-1603-fr\/singularite-initiale-4\/"},"modified":"2018-11-28T19:40:01","modified_gmt":"2018-11-28T19:40:01","slug":"singularite-initiale-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/singularite-initiale-4\/","title":{"rendered":"Singularit\u00e9 initiale (4)"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n    \n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Lisez&#160;<a style=\"color: \" href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=17832\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la troisi&#232;me partie<\/a> de cet article&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Solutions propos&#233;es<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Sur le probl&#232;me de l&#8217;horizon<\/strong><br \/>\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Les probl&#232;mes de l&#8217;horizon et de la platitude ont une origine commune. Le probl&#232;me de l&#8217;horizon vient du fait qu&#8217;&#224; mesure que le temps passe, l&#8217;on a acc&#232;s &#224; des r&#233;gions de plus en plus grandes, et contenant de plus en plus de mati&#232;re. Par exemple, avec une expansion dict&#233;e par de la mati&#232;re ordinaire, un nombre croissant de galaxies est visible au cours du temps. Il est donc surprenant que celles-ci poss&#232;dent les m&#234;mes caract&#233;ristiques. <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/noiembrie\/28\/17887_1.jpg\" align=\"center\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">On se rend compte que ce probl&#232;me pourrait &#234;tre r&#233;solu si on imaginait qu&#8217;une certaine information sur l&#8217;&#233;tat de l&#8217;univers ait pu se propager extr&#234;mement rapidement t&#244;t dans l&#8217;histoire de l&#8217;univers. Dans un tel cas, des r&#233;gions extr&#234;mement distantes les unes des autres pourraient avoir &#233;chang&#233; suffisamment d&#8217;information pour qu&#8217;il soit possible qu&#8217;elles soient dans des configurations semblables. La relativit&#233; restreinte stipule cependant que rien ne peut se d&#233;placer plus vite que la lumi&#232;re, aussi para&#238;t-il difficilement imaginable que le processus propos&#233; soit possible. <\/p>\n<p align=\"justify\">N&#233;anmoins, si on suppose que l&#8217;expansion de l&#8217;univers est tr&#232;s rapide et se fait &#224; taux d&#8217;expansion constant, alors on peut contourner la limitation de la relativit&#233; restreinte. En effet, dans un tel cas, la distance entre deux r&#233;gions de l&#8217;univers cro&#238;t exponentiellement au cours du temps, tandis que la taille de l&#8217;univers observable reste constante. Une r&#233;gion initialement tr&#232;s petite et homog&#232;ne va donc avoir la possibilit&#233; de prendre une taille d&#233;mesur&#233;e par rapport &#224; la r&#233;gion de l&#8217;univers qui est observable. Quand cette phase &#224; taux d&#8217;expansion constant s&#8217;ach&#232;ve, la r&#233;gion homog&#232;ne de l&#8217;univers dans laquelle on se trouve peut alors &#234;tre immens&#233;ment plus grande que celle qui est accessible aux observations. Quand bien m&#234;me la phase d&#8217;expansion classique reprend son cours, il devient naturel d&#8217;observer un univers homog&#232;ne sur des distances de plus en plus grandes, tant que les limites de la r&#233;gion homog&#232;ne initiale ne sont pas atteintes. Un tel sc&#233;nario n&#233;cessite que l&#8217;expansion de l&#8217;univers puisse se faire &#224; taux constant, ou plus g&#233;n&#233;ralement de fa&#231;on acc&#233;l&#233;r&#233;e (la vitesse &#224; laquelle deux r&#233;gions distantes s&#8217;&#233;loignent doit cro&#238;tre avec le temps). Les &#233;quations de Friedmann stipulent que ceci est possible, mais au prix de l&#8217;hypoth&#232;se qu&#8217;une forme de mati&#232;re atypique existe dans l&#8217;univers (elle doit avoir une pression n&#233;gative). <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Sur le probl&#232;me de la platitude<\/strong><br \/>\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Le probl&#232;me de la platitude peut se r&#233;soudre de fa&#231;on essentiellement identique. Initialement, le probl&#232;me vient du fait que le rayon de courbure cro&#238;t moins vite que la taille de l&#8217;univers observable. Or ceci peut ne plus &#234;tre vrai si la loi qui gouverne l&#8217;expansion est diff&#233;rente de celle qui gouverne l&#8217;expansion d&#8217;un univers empli de mati&#232;re ordinaire. Si en lieu et place de celle-ci l&#8217;on imagine qu&#8217;une autre forme de mati&#232;re aux propri&#233;t&#233;s atypiques existe (que sa pression soit n&#233;gative), alors on peut montrer que dans un tel cas, le rayon de courbure va cro&#238;tre plus vite que la taille de l&#8217;univers observable. Si une telle phase d&#8217;expansion s&#8217;est produite dans le pass&#233; et a dur&#233; suffisamment longtemps, alors il n&#8217;est plus surprenant que le rayon de courbure ne soit pas mesurable. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Sur le probl&#232;me des monopoles<\/strong><br \/>\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Enfin, le probl&#232;me des monopoles est naturellement r&#233;solu avec une phase d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e, car celle-ci a tendance &#224; diluer toute la mati&#232;re ordinaire de l&#8217;univers. Cela am&#232;ne un nouveau probl&#232;me : la phase d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e laisse un univers homog&#232;ne, spatialement plat, sans reliques massives, mais vide de mati&#232;re. Il faut donc repeupler l&#8217;univers avec de la mati&#232;re ordinaire &#224; l&#8217;issue de cette phase d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e. <\/p>\n<p align=\"justify\">Le sc&#233;nario de l&#8217;inflation cosmique, propos&#233; par Alan Guth au d&#233;but des ann&#233;es 1980 r&#233;pond &#224; l&#8217;ensemble de ces crit&#232;res. La forme de mati&#232;re atypique qui cause la phase d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e est ce que l&#8217;on appelle un champ scalaire (souvent appel&#233; inflaton dans ce contexte), qui poss&#232;de toutes les propri&#233;t&#233;s requises. Il peut &#234;tre &#224; l&#8217;origine du d&#233;marrage de cette phase acc&#233;l&#233;r&#233;e si certaines conditions favorables g&#233;n&#233;riques se trouvent r&#233;unies en un endroit de l&#8217;univers. &#192; l&#8217;issue de cette phase d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e, c&#8217;est le champ scalaire lui-m&#234;me responsable de cette phase d&#8217;expansion qui devient instable et se d&#233;sint&#232;gre en plusieurs &#233;tapes en particules du mod&#232;le standard au cours d&#8217;un ensemble de processus complexes appel&#233;s pr&#233;chauffage et r&#233;chauffage. <\/p>\n<p align=\"justify\">Les premiers mod&#232;les d&#8217;inflation souffraient d&#8217;un certain nombre de probl&#232;mes techniques, notamment les circonstances qui donnaient lieu au d&#233;marrage de la phase d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e et &#224; son arr&#234;t &#233;taient peu satisfaisantes. Les mod&#232;les d&#8217;inflation plus r&#233;cents &#233;vitent ces &#233;cueils, et proposent des sc&#233;narios tout &#224; fait plausibles pour d&#233;crire une telle phase. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Sur la formation des grandes structures<\/strong><br \/>\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/noiembrie\/28\/17887_2.jpg\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">De plus l&#8217;inflation poss&#232;de, comme toute forme de mati&#232;re, des fluctuations quantiques (r&#233;sultat du principe d&#8217;incertitude d&#8217;Heisenberg). Une des cons&#233;quences inattendues de l&#8217;inflation est que ces fluctuations, initialement de nature quantique, &#233;voluent durant la phase d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e pour devenir des variations classiques ordinaires de densit&#233;. Par ailleurs le calcul du spectre de ces fluctuations effectu&#233; dans le cadre de la th&#233;orie des perturbations cosmologiques montre qu&#8217;il suit pr&#233;cis&#233;ment les contraintes du spectre de Harrison-Zeldovitch. <\/p>\n<p align=\"justify\">Ainsi, l&#8217;inflation permet d&#8217;expliquer l&#8217;apparition de petits &#233;carts &#224; l&#8217;homog&#233;n&#233;it&#233; de l&#8217;univers, r&#233;solvant du m&#234;me coup le probl&#232;me de la formation des structures susmentionn&#233;. Ce succ&#232;s inattendu de l&#8217;inflation a imm&#233;diatement contribu&#233; &#224; en faire un mod&#232;le extr&#234;mement attractif, d&#8217;autant que le d&#233;tail des inhomog&#233;n&#233;it&#233;s cr&#233;&#233;es lors de la phase d&#8217;inflation peut &#234;tre confront&#233; aux inhomog&#233;n&#233;it&#233;s existant dans l&#8217;univers actuel. <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;accord remarquable entre des pr&#233;dictions et les observations, observ&#233; par l&#8217;&#233;tude des donn&#233;es relatives aux fluctuations du fond diffus cosmologique observ&#233; entre autres par les satellites COBE et WMAP (et bient&#244;t &#233;galement par le satellite Planck), ainsi que les catalogues de galaxies comme celui r&#233;alis&#233; par la mission SDSS est sans nul doute un des plus grands succ&#232;s de la cosmologie du XXe si&#232;cle. <\/p>\n<p align=\"justify\">Il n&#8217;en demeure pas moins vrai que des alternatives &#224; l&#8217;inflation ont &#233;t&#233; propos&#233;es malgr&#233; les succ&#232;s ind&#233;niables de celle-ci. Parmi ceux-ci, citons le pr&#233; Big Bang propos&#233; entre autres par Gabriele Veneziano, et l&#8217;univers ekpyrotique. Ces mod&#232;les sont globalement consid&#233;r&#233;s comme moins g&#233;n&#233;ratiques, moins esth&#233;tiques et moins achev&#233;s que les mod&#232;les d&#8217;inflation. Ce sont donc ces derniers qui &#224; l&#8217;heure actuelle sont de loin consid&#233;r&#233;s comme les plus r&#233;alistes. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le mod&#232;le standard de la cosmologie<\/strong><br \/>\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">La construction de ce qui est d&#233;sormais appel&#233; le mod&#232;le standard de la cosmologie est la cons&#233;quence logique de l&#8217;id&#233;e du Big Bang propos&#233;e dans la premi&#232;re partie du XXe si&#232;cle. Ce mod&#232;le standard de la cosmologie, qui tire son nom par analogie avec le mod&#232;le standard de la physique des particules, offre une description de l&#8217;univers compatible avec l&#8217;ensemble des observations de l&#8217;univers. <\/p>\n<p>  Il stipule en particuliers les deux points suivants : <br \/>&#8211; L&#8217;univers observable est issu d&#8217;une phase dense et chaude (Big Bang), durant laquelle un m&#233;canisme a permis &#224; la r&#233;gion qui nous est accessible d&#8217;&#234;tre tr&#232;s homog&#232;ne mais de pr&#233;senter de petits &#233;carts &#224; l&#8217;homog&#233;n&#233;it&#233; parfaite. Ce m&#233;canisme est probablement une phase de type inflation, quoique d&#8217;autres m&#233;canismes aient &#233;t&#233; propos&#233;s.<br \/>\n  &#8211; L&#8217;univers actuel est empli de plusieurs formes de mati&#232;res :<br \/>\n  &#8211; Les photons, c&#8217;est-&#224;-dire les particules repr&#233;sentant toute forme de rayonnement &#233;lectromagn&#233;tique,<br \/>\n  &#8211; Les neutrinos,<br \/>\n  &#8211; La mati&#232;re baryonique, qui forme les atomes,<br \/>\n  &#8211; Une ou plusieurs formes de mati&#232;re inconnues en laboratoire mais pr&#233;dites par la physique des particules appel&#233;es mati&#232;re noire, responsable entre autres de la structure des galaxies, bien plus massives que l&#8217;ensemble des &#233;toiles qui les composent,<br \/>\n  &#8211; Une forme d&#8217;&#233;nergie aux propri&#233;t&#233;s inhabituelles, appel&#233;e &#233;nergie noire ou constante cosmologique, responsable de l&#8217;acc&#233;l&#233;ration de l&#8217;expansion de l&#8217;univers observ&#233;e aujourd&#8217;hui (et probablement sans rapport direct avec l&#8217;inflation). <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">Un tr&#232;s grand nombre d&#8217;observations astronomiques rendent ces ingr&#233;dients indispensables pour d&#233;crire l&#8217;univers que nous connaissons. La recherche en cosmologie vise essentiellement &#224; d&#233;terminer l&#8217;abondance et les propri&#233;t&#233;s de ces formes de mati&#232;re, ainsi qu&#8217;&#224; contraindre le sc&#233;nario d&#8217;expansion acc&#233;l&#233;r&#233;e de l&#8217;univers primordial (ou d&#8217;en proposer d&#8217;autres). Des ingr&#233;dients de ce mod&#232;le standard de la cosmologie, trois n&#233;cessitent de faire appel &#224; des ph&#233;nom&#232;nes physiques non observ&#233;s en laboratoire : l&#8217;inflation, la mati&#232;re noire et l&#8217;&#233;nergie noire. N&#233;anmoins, les indications observationnelles en faveur de l&#8217;existence de ces trois ph&#233;nom&#232;nes sont telles qu&#8217;il semble extr&#234;mement difficile d&#8217;envisager pouvoir &#233;viter d&#8217;y faire appel. Il n&#8217;existe de fait aucun mod&#232;le cosmologique satisfaisant s&#8217;affranchissant d&#8217;un ou plusieurs de ces ingr&#233;dients. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Quelques id&#233;es fausses sur le Big Bang<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le Big Bang ne se r&#233;f&#232;re pas &#224; un instant &#171; initial &#187; de l&#8217;histoire de l&#8217;univers <\/strong><br \/>\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Il indique seulement que celui-ci a connu une p&#233;riode dense et chaude. De nombreux mod&#232;les cosmologiques d&#233;crivent de fa&#231;ons tr&#232;s diverses cette phase dense et chaude. Le statut de cette phase a d&#8217;ailleurs &#233;t&#233; soumis &#224; maints remaniements. Dans un des ses premiers mod&#232;les, Georges Lema&#238;tre proposait un &#233;tat initial dont la mati&#232;re aurait la densit&#233; de la mati&#232;re nucl&#233;aire (1015 g\/cm3). Georges Lema&#238;tre consid&#233;rait (avec raison) qu&#8217;il &#233;tait difficile de pr&#233;tendre conna&#238;tre avec certitude le comportement de la mati&#232;re &#224; de telles densit&#233;s, et supposait que c&#8217;&#233;tait la d&#233;sint&#233;gration de ce noyau atomique g&#233;ant et instable qui avait initi&#233; l&#8217;expansion (hypoth&#232;se de l&#8217;atome primitif, voir l&#8217;article en question). Auparavant, Lema&#238;tre avait en 1931 fait remarquer que la m&#233;canique quantique devait invariablement &#234;tre invoqu&#233;e pour d&#233;crire les tout premiers instants de l&#8217;histoire de l&#8217;univers, jetant par-l&#224; les bases de la cosmologie quantique, et que les notions de temps et d&#8217;espace perdaient probablement leur caract&#232;re usuel. Certains mod&#232;les d&#8217;inflation supposent par exemple un univers &#233;ternel, d&#8217;autres mod&#232;les comme celui du pr&#233; Big Bang supposent un &#233;tat initial peu dense mais en contraction suivi d&#8217;une phase de rebond, d&#8217;autres mod&#232;les encore, bas&#233;s sur la th&#233;orie des cordes, pr&#233;disent que l&#8217;univers observable n&#8217;est qu&#8217;un objet appel&#233; &#171; brane &#187; plong&#233; dans un espace &#224; plus de quatre dimensions (le &#171; bulk &#187;), le Big bang et le d&#233;marrage de l&#8217;expansion &#233;tant dus &#224; une collision entre deux branes (univers ekpyrotique). Cependant, c&#8217;est lors de cette phase dense et chaude que se forment les particules &#233;l&#233;mentaires que nous connaissons aujourd&#8217;hui, puis, plus tard toutes les structures que l&#8217;on observe dans l&#8217;univers. Ainsi reste-t-il l&#233;gitime de dire que l&#8217;univers est n&#233; du Big Bang, au sens o&#249; l&#8217;univers tel que nous le connaissons s&#8217;est structur&#233; &#224; cette &#233;poque. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le Big Bang n&#8217;est pas une explosion, il ne s&#8217;est pas produit &#171; quelque part &#187; <\/strong><br \/>\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Le Big Bang ne s&#8217;est pas produit en un point d&#8217;o&#249; aurait &#233;t&#233; &#233;ject&#233;e la mati&#232;re qui forme aujourd&#8217;hui les galaxies, contrairement &#224; ce que son nom sugg&#232;re et &#224; ce que l&#8217;imagerie populaire v&#233;hicule souvent. &#192; l&#8217; &#233;poque du Big Bang les conditions qui r&#233;gnaient partout dans l&#8217;univers (du moins la r&#233;gion de l&#8217;univers observable) &#233;taient identiques. Il est par contre vrai que les &#233;l&#233;ments de mati&#232;re s&#8217;&#233;loignaient alors tr&#232;s rapidement les uns des autres, du fait de l&#8217;expansion de l&#8217;univers. Le terme de Big Bang renvoie donc &#224; la violence de ce mouvement d&#8217;expansion, mais pas &#224; un lieu privil&#233;gi&#233;. En particulier il n&#8217;y a pas de &#171; centre &#187; du Big Bang ou de direction privil&#233;gi&#233;e dans laquelle il nous faudrait observer pour le voir. C&#8217;est l&#8217;observation des r&#233;gions lointaines de l&#8217;univers (quelle que soit leur direction) qui nous permet de voir l&#8217;univers tel qu&#8217;il &#233;tait par le pass&#233; (car la lumi&#232;re voyageant &#224; une vitesse finie, elle fait les gens voir des objets lointains tels qu&#8217;ils &#233;taient &#224; une &#233;poque recul&#233;e, leur &#233;tat actuel &#233;tant d&#8217;ailleurs inaccessible) et donc de se rapprocher de cette &#233;poque. Ce qu&#8217;il est donn&#233; de voir aujourd&#8217;hui n&#8217;est pas l&#8217;&#233;poque du Big Bang lui-m&#234;me, mais le fond diffus cosmologique, sorte d&#8217;&#233;cho lumineux de cette phase chaude de l&#8217;histoire de l&#8217;univers. Ce rayonnement est essentiellement uniforme quelle que soit la direction dans laquelle on l&#8217;observe, ce qui indique que le Big Bang s&#8217;est produit de fa&#231;on extr&#234;mement homog&#232;ne dans les r&#233;gions qu&#8217;il est possible d&#8217;observer. La raison pour laquelle il n&#8217;est pas possible de voir jusqu&#8217;au Big Bang est que l&#8217;univers primordial est opaque au rayonnement du fait de sa densit&#233; &#233;lev&#233;e, de m&#234;me qu&#8217;il n&#8217;est pas possible de voir directement le centre du Soleil mais que l&#8217;on ne peut observer que sa surface. <\/p>\n<p>  Lisez <a style=\"color: \" href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=17944\">la cinqui&#232;me partie <\/a>de cet article<br \/>\n  &#160;<br \/>\n  &#160;<br \/>\n  &#160;<br \/>\n  &#160;<\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><br \/>\n    <br \/>\n    <strong>28 novembre 2018<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lisez&#160;la troisi&#232;me partie de cet article&#160; Solutions propos&#233;es Sur le probl&#232;me de l&#8217;horizon Les probl&#232;mes de l&#8217;horizon et de la platitude ont une origine commune. 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