{"id":25562,"date":"2018-12-23T20:24:08","date_gmt":"2018-12-23T20:24:08","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/sante-fr\/articles-4260-fr\/le-sommeil-faire-la-lumiere-sur-notre-activite-nocturne-2\/"},"modified":"2018-12-23T20:24:08","modified_gmt":"2018-12-23T20:24:08","slug":"le-sommeil-faire-la-lumiere-sur-notre-activite-nocturne-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/le-sommeil-faire-la-lumiere-sur-notre-activite-nocturne-2\/","title":{"rendered":"Le sommeil : faire la lumi\u00e8re sur notre activit\u00e9 nocturne (2)"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">Lisez <a style=\"color: \" href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=18026\">la premi&#232;re partie <\/a>de cet article<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\n    <strong>Sommeil et m&#233;tabolisme<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie\/23\/18175_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">La privation de sommeil augmente l&#8217;app&#233;tit en modulant les hormones qui le r&#233;gulent (leptine, ghr&#233;line, orexine). L&#8217;augmentation des apports, combin&#233;e &#224; la fatigue et la somnolence diurne, se traduit par une baisse des d&#233;penses &#233;nerg&#233;tiques durant les phases d&#8217;&#233;veil, d&#8217;o&#249; un risque de prise de poids. D&#8217;ailleurs, les donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques montrent une corr&#233;lation entre la dur&#233;e de sommeil moyenne d&#8217;une population et son indice de masse corporelle d&#233;finit la corpulence d&#8217;une personne. Il correspond au poids (en kg) divis&#233; par le carr&#233; de la taille (en cm). (IMC d&#233;finit la corpulence d&#8217;une personne. Il correspond au poids (en kg) divis&#233; par le carr&#233; de la taille (en cm)).<\/p>\n<p align=\"justify\">Parall&#232;lement, la diminution de la dur&#233;e de sommeil perturbe le rythme circadien qui r&#233;gule la synth&#232;se de certaines hormones comme le cortisol ou l&#8217;hormone de croissance, impliqu&#233;es dans le m&#233;tabolisme du glucose. Ce ph&#233;nom&#232;ne favoriserait l&#8217;apparition d&#8217;une intol&#233;rance au glucose et l&#8217;&#233;volution progressive vers le diab&#232;te de type 2, ind&#233;pendamment de la prise de poids proprement dite. L&#8217;implication du sommeil dans d&#8217;autres aspects de la sant&#233; cardiovasculaire reste, elle, &#224; mieux d&#233;crire et comprendre.<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>\n    Sommeil et m&#233;tabolisme &#8211; interview &#8211; 3 min 59 &#8211; vid&#233;o extraite de la s&#233;rie POM Bio &#224; croquer (2013)\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Sommeil et immunit&#233;<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Dans les ann&#233;es 1970, des travaux ont sugg&#233;r&#233; qu&#8217;un facteur S, issu de la paroi bact&#233;rienne, avait la capacit&#233; de r&#233;guler le sommeil. Cette hypoth&#232;se a depuis &#233;t&#233; battue en br&#232;che, mais elle a donn&#233; lieu &#224; une intensification de la recherche d&#233;di&#233;e aux relations entre sommeil, infection et immunit&#233;. Et si les connaissances sont encore incompl&#232;tes, de nombreuses donn&#233;es exp&#233;rimentales permettent de tisser de premiers liens : la production de certains m&#233;diateurs de l&#8217;immunit&#233; aurait ainsi un rythme circadien. La nature ou le nombre de cellules immunitaires comme les leucocytes aussi appel&#233;s globules blancs, ce sont des cellules du syst&#232;me immunitaire. Ou les lymphocytes NK cellules immunitaires capables de tuer des cellules tumorales ou infect&#233;es seraient alt&#233;r&#233;s par la privation de sommeil. Enfin, en activant des m&#233;diateurs de l&#8217;immunit&#233; pro-inflammatoire (interleukine 1, TNF alpha&#8230;), certains &#233;pisodes infectieux viraux ou bact&#233;riens favoriseraient l&#8217;allongement de la dur&#233;e de sommeil.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le r&#234;ve, un ph&#233;nom&#232;ne encore myst&#233;rieux<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">A la c&#233;l&#232;bre th&#233;orie psychanalytique de Sigmund Freud, qui voit dans le r&#234;ve l&#8217;expression inconsciente de d&#233;sirs et de sentiments refoul&#233;s, de nombreuses hypoth&#232;ses se sont ajout&#233;es depuis.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les unes estiment que les r&#234;ves permettent de m&#233;moriser des &#233;v&#232;nements, des sentiments ou des apprentissages. En t&#233;moigne l&#8217;implication de plusieurs zones corticales (dont la r&#233;gion frontale) qui ont un r&#244;le dans la parole, la m&#233;moire, la prise de d&#233;cision ou les mouvements. D&#8217;autres jugent que les r&#234;ves permettent d&#8217;int&#233;grer ou r&#233;viser des comportements inn&#233;s ou acquis par leur r&#233;p&#233;tition inconsciente au cours du r&#234;ve.<\/p>\n<p align=\"justify\">A l&#8217;inverse, certaines hypoth&#232;ses soutiennent que le r&#234;ve n&#8217;est qu&#8217;une activit&#233; li&#233;e au r&#233;veil : il serait en r&#233;alit&#233; l&#8217;expression d&#8217;une r&#233;activation brutale de la conscience au cours de laquelle cette derni&#232;re percevrait de mani&#232;re d&#233;sorganis&#233;e l&#8217;activit&#233; c&#233;r&#233;brale inconsciente qui a eu lieu au cours de la nuit. A moins qu&#8217;il ne s&#8217;agisse finalement que d&#8217;une activit&#233; c&#233;r&#233;brale al&#233;atoire, sans organisation ni objets particuliers ? Pour l&#8217;heure, les neurosciences permettent davantage de formuler ces hypoth&#232;ses que de les v&#233;rifier.<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>\n    Pourquoi le cerveau se souvient-il de nos r&#234;ves ? &#8211; communiqu&#233; de presse vid&#233;o &#8211; 3 min 31 &#8211; 2014\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Les troubles du sommeil, fl&#233;au des soci&#233;t&#233;s modernes&#8230;<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie\/23\/18175_2.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Les pathologies li&#233;es au sommeil rassemblent &#224; la fois des troubles sp&#233;cifiques du rythme du sommeil et des affections d&#8217;origines diverses qui se manifestent lors du sommeil :<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Les insomnies<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Il n&#8217;existe pas une, mais des insomnies : certaines sont ponctuelles, d&#8217;autres chroniques. Certaines sont caract&#233;ris&#233;es par des <strong>difficult&#233;s d&#8217;endormissement<\/strong>, d&#8217;autres par des <strong>r&#233;veils nocturnes<\/strong> ou par une <strong>sensation de sommeil non r&#233;cup&#233;rateur<\/strong>. Elles se distinguent &#233;galement par la nature de leurs facteurs d&#233;clenchants : facteurs cognitifs ou somatiques internes, ou facteurs ext&#233;rieurs perturbant le d&#233;clenchement ou le maintien du sommeil (hygi&#232;ne de vie, lumi&#232;re, utilisation tardive d&#8217;&#233;crans ou pratique tardive du sport, prise de certains m&#233;dicaments&#8230;).<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Les hypersomnies et narcolepsie<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;hypersomnie se caract&#233;rise par un <strong>besoin excessif de sommeil et des &#233;pisodes de somnolence excessive durant la journ&#233;e<\/strong>, malgr&#233; une dur&#233;e de sommeil normale ou &#233;lev&#233;e. C&#8217;est un sympt&#244;me qui touche plus de 5% de la population adulte. Parmi les diff&#233;rents types d&#8217;hypersomnie, la narcolepsie, encore appel&#233;e maladie de G&#233;lineau, est un trouble de l&#8217;&#233;veil rare qui touche 0,026 % de la population et se d&#233;clenche essentiellement chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette maladie s&#233;v&#232;re, d&#8217;origine auto-immune probable, se manifeste par des acc&#232;s brutaux et irr&#233;pressibles de sommeil au cours de la journ&#233;e. S&#8217;y ajoutent des hallucinations (r&#234;ves &#233;veill&#233;s) et des attaques de cataplexie au cours desquelles un rel&#226;chement musculaire brusque survient.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Les troubles du rythme circadien<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Ces troubles surviennent suite au <strong>d&#233;r&#232;glement de notre horloge biologique<\/strong>. Ceux qui n&#8217;ont pas sommeil avant une heure avanc&#233;e de la nuit pr&#233;sentent un retard de phase, tandis que ceux qui souffrent d&#8217;un syndrome d&#8217;avance de phase ont des difficult&#233;s &#224; rester &#233;veill&#233;es au-del&#224; de 19h. Il peut exister des troubles &#233;pisodiques, li&#233;s par exemple &#224; un d&#233;calage horaire. Mais d&#8217;autres sont sp&#233;cifiques, comme le syndrome hyper-nycth&#233;m&#233;ral, touchant les personnes aveugles qui ne per&#231;oivent pas l&#8217;alternance veille-sommeil. G&#233;n&#233;ralement, ces personnes ont un rythme circadien voisin de 25 heures, au lieu des 24 heures habituelles. Dans tous les cas, ces troubles sont li&#233;s &#224; la perturbation de la chronobiologie et peuvent, en cons&#233;quence, engendrer des r&#233;percussions somatiques diverses.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>L&#8217;apn&#233;e obstructive du sommeil<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;apn&#233;e du sommeil est un trouble respiratoire dont la fr&#233;quence augmente avec l&#8217;&#226;ge, le surpoids et, a fortiori, l&#8217;ob&#233;sit&#233;. Durant la nuit, de courtes apn&#233;es (de quelques millisecondes &#224; quelques secondes) surviennent en raison de l&#8217;obstruction de la gorge par la langue et par le rel&#226;chement des muscles du pharynx. Elles aggravent &#224; terme le risque cardiovasculaire et favorisent, de par les micro-&#233;veils qu&#8217;elles induisent, une fatigue et une somnolence diurne.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Les parasomnies<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Les parasomnies correspondent &#224; un ensemble de ph&#233;nom&#232;nes anormaux se produisant lors de la phase de sommeil lent profond ou lors du sommeil paradoxal.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie\/23\/18175_3.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Au cours du sommeil lent profond, les parasomnies les plus fr&#233;quentes sont le somnambulisme, le bruxisme (grincement des dents), la somniloquie (paroles), les terreurs nocturnes (fr&#233;quentes chez les enfants, &#224; cheval entre le somnambulisme et la somniloquie) ou l&#8217;&#233;nur&#233;sie (pipi au lit). Au cours du sommeil paradoxal, il s&#8217;agit de mouvements violents (Trouble du comportement en sommeil paradoxal, TCSP), de bruits non articul&#233;s produits par le dormeur (catathr&#233;nie) ou de comportements sexuels inconscients (sexsomnies).<\/p>\n<p align=\"justify\">Les parasomnies ont parfois une composante g&#233;n&#233;tique, mais elles sont le plus souvent favoris&#233;es par des &#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs qui perturbent l&#8217;organisation normale du sommeil (intensit&#233;, dur&#233;e et articulation des phases de sommeil) : maladie neurod&#233;g&#233;n&#233;rative, stress, fi&#232;vre, certains m&#233;dicaments&#8230; Les sexsomnies seraient par exemple favoris&#233;es par le traitement dopaminergique relatif &#224; la dopamine ou aux cellules s&#233;cr&#233;tant cette hormone. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Le syndrome des jambes sans repos<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Le syndrome des jambes sans repos (SJRS ou maladie de Willis-Ekbom) est caract&#233;ris&#233; par un besoin irr&#233;pressible de bouger les jambes, associ&#233; &#224; (ou provoqu&#233;) par des sensations d&#233;sagr&#233;ables au niveau des membres inf&#233;rieurs : on parle parfois d&#8217;&#171; impatiences &#187;. Ces sympt&#244;mes, qui se manifestent habituellement pendant les p&#233;riodes de repos ou d&#8217;inactivit&#233;, s&#8217;intensifient en soir&#233;e et au cours de la nuit. Ils perturbent l&#8217;endormissement et, dans les cas les plus s&#233;v&#232;res, entra&#238;nent des perturbations marqu&#233;es du sommeil (d&#233;sorganisation et fragmentation du sommeil).<\/p>\n<p align=\"justify\">Le m&#233;canisme de la maladie n&#8217;est pas encore &#233;lucid&#233;, mais il implique vraisemblablement une dysfonction du syst&#232;me dopaminergique. Certaines formes de SJSR seraient secondaires &#224; une insuffisance r&#233;nale chronique terminale, une grossesse, une carence en fer ou &#224; la prise de certains m&#233;dicaments (antihistaminiques, neuroleptiques, m&#233;dicaments utilis&#233;s pour combattre les troubles mentaux, antid&#233;presseurs&#8230;). Plusieurs g&#232;nes de pr&#233;disposition, dont l&#8217;expression modifie la transmission dopaminergique, ont &#233;galement &#233;t&#233; identifi&#233;s.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Les enjeux de la recherche<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Poursuivre le d&#233;veloppement des techniques d&#8217;investigation du sommeil<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Avec les nouvelles techniques d&#8217;imagerie et d&#8217;imagerie fonctionnelle, les connaissances sur le sommeil ont beaucoup progress&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es. Mais de nouvelles approches permettent aujourd&#8217;hui de passer de l&#8217;analyse de l&#8217;activit&#233; c&#233;r&#233;brale globale (ou par r&#233;gions anatomiques), &#224; celle des <strong>m&#233;canismes &#224; l&#8217;&#233;chelle du neurone ou du r&#233;seau de neurones :<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">Gr&#226;ce &#224; des &#233;lectrodes implant&#233;es dans le cerveau d&#8217;animaux, il est en effet d&#233;sormais possible de <strong>suivre l&#8217;activit&#233; des r&#233;seaux neuronaux actifs au cours des diff&#233;rentes phases de sommeil<\/strong>. Ce type de donn&#233;es peut aussi &#234;tre obtenue chez des patients souffrant d&#8217;&#233;pilepsie s&#233;v&#232;re et ayant b&#233;n&#233;fici&#233; d&#8217;une implantation d&#8217;&#233;lectrodes c&#233;r&#233;brales &#224; vis&#233;e th&#233;rapeutique. L&#8217;enregistrement de leur activit&#233; c&#233;r&#233;brale permet de r&#233;cup&#233;rer des informations pr&#233;cieuses concernant l&#8217;humain, et d&#8217;identifier la nature des neurotransmetteurs, petite mol&#233;cule qui assure la transmission des messages d&#8217;un neurone &#224; l&#8217;autre, au niveau des synapses impliqu&#233;s.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie\/23\/18175_6.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Depuis quelques ann&#233;es, la recherche en neurosciences a en outre connu un r&#233;el bouleversement : des techniques exp&#233;rimentales d&#233;velopp&#233;es chez l&#8217;animal permettent d&#233;sormais de <strong>manipuler pr&#233;cis&#233;ment un type particulier de neurones ou une petite zone du cerveau<\/strong>. Avec l&#8217;optog&#233;n&#233;tique, les neurones\/zone d&#8217;int&#233;r&#234;t en question sont transfect&#233;s par un g&#232;ne codant pour une prot&#233;ine photo-activable. La lumi&#232;re &#233;mise par une fibre optique permet ensuite d&#8217;activer ou d&#8217;inhiber sp&#233;cifiquement ces neurones, et ainsi d&#8217;en &#233;tudier leur r&#244;le ou leur fonctionnement. La ch&#233;mog&#233;n&#233;tique repose sur le m&#234;me principe, mais en utilisant une mol&#233;cule chimique capable de moduler l&#8217;activit&#233; des neurones exprimant les r&#233;cepteurs de cette mol&#233;cule.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Mieux comprendre les relations entre sommeil et sant&#233;<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Le sommeil n&#8217;a pas encore livr&#233; tous les secrets : En mati&#232;re de <strong>m&#233;morisation<\/strong>, les donn&#233;es exp&#233;rimentales ont pour l&#8217;heure des difficult&#233;s &#224; distinguer le r&#244;le sp&#233;cifique de chacune des phases de sommeil sur ce processus. Si le sommeil lent semble bien impliqu&#233; dans les processus de m&#233;morisation, le sommeil paradoxal ne serait pas en reste : en effet, il constitue la majeure partie du temps de sommeil des nouveau-n&#233;s et des enfants en bas &#226;ge. Et le perturber ou le supprimer engendre des troubles de l&#8217;architecture c&#233;r&#233;brale chez le rat. De plus en plus de donn&#233;es permettent donc aujourd&#8217;hui de lui attribuer un r&#244;le grandissant dans certains processus de m&#233;morisation, et notamment ceux de la m&#233;moire d&#233;clarative ou consciente.<\/p>\n<p align=\"justify\">Parall&#232;lement, des &#233;tudes ont point&#233; un <strong>lien entre troubles du sommeil et alt&#233;ration des capacit&#233;s cognitives<\/strong>, via une pr&#233;sence accrue de plaques s&#233;niles anormaux de b&#234;ta-amylo&#239;des dans le cerveau ces agr&#233;gats de peptides sont un signe caract&#233;ristique de la maladie d&#8217;Alzheimer &#224; l&#8217;imagerie. Le lien entre le sommeil et la capacit&#233; &#224; &#233;vacuer les toxines du tissu c&#233;r&#233;bral a &#233;t&#233; ainsi d&#233;montr&#233;. Toutefois, une meilleure compr&#233;hension des m&#233;canismes impliqu&#233;s est n&#233;cessaire. Elle permettra notamment de d&#233;terminer si les troubles cognitifs sont li&#233;s aux troubles du sommeil, ou si ce sont ces derniers qui favorisent &#224; terme le d&#233;clin cognitif. Un probl&#232;me d&#8217;&#339;uf et de poule en somme, qui n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas unique : les donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques sugg&#232;rent aussi un <strong>lien entre sommeil et d&#233;pression<\/strong> : les troubles du sommeil rendent-ils les personnes vuln&#233;rables au risque de d&#233;pression ou bien la d&#233;pression influence-t-elle la qualit&#233; du sommeil ? De m&#234;me, des observations &#233;pid&#233;miologiques montrent un risque accru d&#8217;hypertension art&#233;rielle, d&#8217;hypercholest&#233;rol&#233;mie, ou d&#8217;&#233;v&#232;nements cardiovasculaires (AVC, coronaropathies) chez les personnes pr&#233;sentant une mauvaise qualit&#233; de sommeil. Ces observations font l&#8217;objet de recherches qui permettront de mieux en comprendre les m&#233;canismes.<\/p>\n<p align=\"justify\">De la m&#234;me fa&#231;on, les <strong>liens entre sommeil et immunit&#233;<\/strong> devront &#234;tre mieux d&#233;crits. Au-del&#224; de la compr&#233;hension du r&#244;le du sommeil dans notre vuln&#233;rabilit&#233; aux infections, les m&#233;canismes qui seront identifi&#233;s pourront probablement aider &#224; comprendre l&#8217;augmentation de la fr&#233;quence des cancers chez les travailleurs de nuit : le sur-risque de cancers du sein, de la prostate ou du c&#244;lon pourraient non seulement &#234;tre li&#233;s &#224; une immunit&#233; moins performante, mais aussi &#224; une d&#233;synchronisation du rythme circadien, qui influence certaines voies de signalisation mol&#233;culaires.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie\/23\/18175_5.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Mieux d&#233;crire les troubles du sommeil et de la vigilance<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Quelle est la fr&#233;quence des troubles du sommeil ? Comment et pourquoi &#233;volue-t-elle ? Quelle est son impact en termes &#233;pid&#233;miologiques ou individuels ? Toutes ces questions font l&#8217;objet de nombreux travaux scientifiques qui passent au crible tous <strong>les facteurs de vie quotidienne d&#233;terminants pour la qualit&#233; du sommeil<\/strong> : rythmes de vie personnelle, scolaire ou professionnelle, l&#8217;influence de l&#8217;alimentation, usage des nouvelles technologies dont la lumi&#232;re d&#233;sorganise nos nuits&#8230; Ces travaux peuvent apporter des informations utiles en termes de sant&#233; publique et de sant&#233; individuelle, mais aussi des informations permettant d&#8217;am&#233;liorer les connaissances et la pr&#233;vention en accidentologie (route, domestique&#8230;) ou en m&#233;decine du travail. Dans ce dernier domaine, les questions relatives au travail de nuit ou au travail post&#233; &#8211; qui modifie les horaires de travail et de sommeil &#8211; doivent encore &#234;tre approfondies.<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>\n    Somnolence au volant : des mesures pour lutter &#8211; documentaire &#8211; 4 min 15 &#8211; 2011\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Les d&#233;terminants non modifiables impliqu&#233;s dans le sommeil font &#233;galement partie des axes les plus prometteurs : les &#233;tudes de criblage technique qui consiste &#224; tester des milliers de mol&#233;cules pour identifier celles susceptibles d&#8217;interagir avec une cible pr&#233;cise g&#233;n&#233;tique permettent d&#8217;identifier <strong>des d&#233;terminants g&#233;n&#233;tiques impliqu&#233;s dans la diversit&#233; des profils de dormeurs<\/strong>. L&#8217;&#233;tude pr&#233;cise de troubles du sommeil particuliers, comme la narcolepsie, ou associ&#233;s &#224; certaines maladies, comme Parkinson, peut apporter des enseignements int&#233;ressants pour la compr&#233;hension de certaines voies neuro-hormonales ou m&#233;taboliques constituant les pivots essentiels d&#8217;une bonne qualit&#233; et quantit&#233; de sommeil.<\/p>\n<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>yogaesoteric<br \/>23 d&#233;cembre 2018<\/strong><br \/>\n    \n  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; Lisez la premi&#232;re partie de cet article Sommeil et m&#233;tabolisme La privation de sommeil augmente l&#8217;app&#233;tit en modulant les hormones qui le r&#233;gulent (leptine, ghr&#233;line, orexine). L&#8217;augmentation des apports, combin&#233;e &#224; la fatigue et la somnolence diurne, se traduit par une baisse des d&#233;penses &#233;nerg&#233;tiques durant les phases d&#8217;&#233;veil, d&#8217;o&#249; un risque de prise [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[1045],"tags":[],"class_list":["post-25562","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-4260-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25562"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25562\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}