{"id":25983,"date":"2019-09-23T18:53:19","date_gmt":"2019-09-23T18:53:19","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr\/les-experiences-au-seuil-de-la-mort-2\/"},"modified":"2019-09-23T18:53:19","modified_gmt":"2019-09-23T18:53:19","slug":"les-experiences-au-seuil-de-la-mort-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/les-experiences-au-seuil-de-la-mort-2\/","title":{"rendered":"Les exp\u00e9riences au seuil de la mort (2)"},"content":{"rendered":"<p align=\"right\">\n    \n  <\/p>\n<p align=\"right\">Par Alain Moreau <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Lisez <a style=\"color: \" href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=20727\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la premi&#232;re partie <\/a>de cet article <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>h) L&#8217;autoscopie :<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/septembrie\/23\/20803_1.jpg\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">Peut-on parler d&#8217;hallucination autoscopique ? Celle-ci est un trouble psychiatrique rare (principalement chez des malades d&#233;pressifs, &#233;pileptiques ou schizophr&#232;nes) au cours duquel le sujet per&#231;oit une image visuelle de son visage ou de la partie sup&#233;rieure du buste, projet&#233;e &#224; quelques dizaines de centim&#232;tres en avant de son corps. Cette image, g&#233;n&#233;ralement sans couleurs et transparente, imite les mouvements et expressions faciales du sujet, et cet &#233;tat, ressenti par le malade comme &#171; irr&#233;el &#187;, laisse ce dernier souvent triste et fatigu&#233;. Cependant, comme l&#8217;observe Michael Sabom, il existe des diff&#233;rences &#233;videntes entre l&#8217;autoscopie et la NDE. Contrairement &#224; cette derni&#232;re, les hallucinations autoscopiques : <\/p>\n<p>  1) sont b&#226;ties sur la perception par le corps physique (l&#8217;&#171; original &#187;) de l&#8217;image projet&#233;e (le &#171; double &#187;) ; <br \/>2) impliquent une interaction directe entre l&#8217;&#171; original &#187; et le &#171; double &#187; ;<br \/>\n  3) sont ressenties comme irr&#233;elles ;<br \/>\n  4) &#233;voquent commun&#233;ment des &#233;motions n&#233;gatives. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p align=\"justify\">Pour toutes ces raisons, &#171; l&#8217;hallucination autoscopique n&#8217;appara&#238;t pas &#234;tre une explication plausible de l&#8217;exp&#233;rience aux fronti&#232;res de la mort &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>i) L&#8217;attente a priori :<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">On ne saurait invoquer l&#8217;attente a priori. Les rescap&#233;s NDE interrog&#233;s par Michael Sabom ne croyaient pas, avant leur exp&#233;rience, &#224; ce qu&#8217;ils ont v&#233;cu, et ils avaient tendance &#224; consid&#233;rer que ceux qui en faisaient &#233;tat &#233;taient des fous ou des menteurs. Ainsi, l&#8217;un d&#8217;eux d&#233;clara qu&#8217;il ne croyait pas, avant sa NDE, que l&#8217;esprit pouvait quitter le corps &#224; la mort de celui-ci. <\/p>\n<p align=\"justify\">En conclusion, la NDE &#171; ne peut &#234;tre directement attribu&#233;e &#224; la r&#233;alisation d&#8217;attentes personnelles de ce qu&#8217;est la mort ou l&#8217;approche de la mort &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>j) La schizophr&#233;nie :<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Pourrait-on invoquer la schizophr&#233;nie ? Celle-ci se traduit notamment par des troubles de la perception, de l&#8217;environnement et des limites du corps, avec une distorsion de l&#8217;image corporelle, une dissolution de l&#8217;identit&#233;, une perte de l&#8217;estimation de la r&#233;alit&#233;, toutes caract&#233;ristiques, note Jean-Pierre Jourdan, &#171; qui la diff&#233;rencient des NDE o&#249; la perception de la r&#233;alit&#233; reste intacte, l&#8217;identit&#233; conserv&#233;e, sans distorsion de l&#8217;image du corps, et toujours une conscience claire et lucide &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>2. Les explications pharmacologiques :<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Kenneth Ring a analys&#233; le r&#244;le &#233;ventuel des anesth&#233;siques, et autres stup&#233;fiants, sur la NDE. <\/p>\n<p align=\"justify\">Une &#233;l&#233;vation de la pression de l&#8217;anhydride carbonique est susceptible de d&#233;clencher des visions. Or, les anesth&#233;siques &#171; n&#8217;ont aucun effet sp&#233;cifique sur le taux d&#8217;anhydride carbonique quand ils sont utilis&#233;s convenablement &#187;. Par surcro&#238;t, dans le cas o&#249; un arr&#234;t du c&#339;ur se produit pendant une op&#233;ration, &#171; l&#8217;administration de l&#8217;anesth&#233;sique est interrompue et remplac&#233;e par celle d&#8217;oxyg&#232;ne &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">De plus, les anesth&#233;siques sont en fait susceptibles d&#8217;emp&#234;cher le souvenir de l&#8217;&#171; exp&#233;rience du substrat &#187;, si celle-ci a lieu. Raymond Moody a cit&#233; le cas d&#8217;une femme &#171; morte &#187; &#224; deux reprises, qui n&#8217;avait pas connu d&#8217;&#171; exp&#233;rience du substrat &#187; lors de sa premi&#232;re crise d&#8217;agonie, ce qu&#8217;elle attribuait au fait d&#8217;avoir &#233;t&#233; anesth&#233;si&#233;e. Par contre, elle eut une NDE au cours de sa seconde crise, alors qu&#8217;aucun stup&#233;fiant ne lui avait &#233;t&#233; administr&#233;. Cette observation concorde, note Kenneth Ring, &#171; avec les d&#233;couvertes de Miller sur le fait que le patient anesth&#233;si&#233; ne conserve apr&#232;s coup aucun souvenir &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">En outre, &#171; dans les circonstances o&#249; &#8211; &#224; propos d&#8217;un cas atypique &#8211; une partie de l&#8217;exp&#233;rience est d&#233;crite, Moody soutient qu&#8217;elle d&#233;vie du sch&#233;ma typique de plusieurs mani&#232;res &#187;. Enfin, certains connaisseurs de l&#8217;exp&#233;rience n&#8217;avaient pas &#233;t&#233; anesth&#233;si&#233;s, et quelques-uns n&#8217;avaient pas re&#231;u de traitement m&#233;dical. <\/p>\n<p align=\"justify\">Peut-on suspecter d&#8217;autres stup&#233;fiants ? Dans de nombreux cas, les connaisseurs de l&#8217;&#171; exp&#233;rience du substrat &#187; n&#8217;ont absorb&#233; aucune esp&#232;ce de stup&#233;fiant. En outre, dans l&#8217;&#233;tude de Kenneth Ring, les cas de tentative de suicide repr&#233;sentaient la cat&#233;gorie d&#8217;enqu&#234;t&#233;s o&#249; le taux de fr&#233;quence des &#171; non-connaisseurs &#187; de l&#8217;exp&#233;rience &#233;tait le plus &#233;lev&#233; (67%). Or, &#224; l&#8217;exception de deux d&#8217;entre eux, tous les enqu&#234;t&#233;s ayant fait une tentative de suicide avaient absorb&#233; des stup&#233;fiants ou de l&#8217;alcool afin d&#8217;essayer de se tuer. Ces stup&#233;fiants, observe Kenneth Ring, &#171; au lieu de faciliter la m&#233;moire, paraissent davantage provoquer une amn&#233;sie r&#233;trograde &#187;. En r&#233;alit&#233;, les rares cas de tentative de suicide accompagn&#233;s d&#8217;une exp&#233;rience du substrat assez profonde &#171; furent ceux o&#249; les sujets n&#8217;avaient pris aucun stup&#233;fiant &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">Karlis Osis et Erlendur Haraldsson ont de m&#234;me constat&#233; que &#171; les &#233;tats en relation avec une absorption de stup&#233;fiants provoquaient une alt&#233;ration de l&#8217;exp&#233;rience d&#8217;agonie &#187;. Que les patients soient d&#233;c&#233;d&#233;s ou qu&#8217;ils soient r&#233;tablis, 80% d&#8217;entre eux ont eu des visions ne pouvant &#234;tre imput&#233;es &#224; des m&#233;dicaments. La plupart des patients n&#8217;avaient pris aucun m&#233;dicament au moment de l&#8217;exp&#233;rience d&#8217;agonie. <\/p>\n<p align=\"justify\">Faut-il parler d&#8217;illusion induite par la drogue ou d&#8217;hallucinations ? Michael Sabom a remarqu&#233; que les &#233;tudes cliniques &#171; portant sur le contenu et la structure des hallucinations dues &#224; la drogue ont montr&#233; que ces exp&#233;riences sont extr&#234;mement variables et idiosyncrasiques &#187;. Ce qui n&#8217;est pas le cas des NDE. L&#8217;examen de certains cas a montr&#233; &#224; Michael Sabom que &#171; les hallucinations ou les d&#233;lires rapport&#233;s par les gens extr&#234;mement malades ou qui viennent juste de recevoir des narcotiques m&#233;dicinaux diff&#232;rent significativement de l&#8217;exp&#233;rience aux fronti&#232;res de la mort tant par le contenu que par la structure &#187;. En outre, ajoute-t-il, &#171; nous avons plusieurs cas nettement document&#233;s o&#249; l&#8217;exp&#233;rience s&#8217;est produite en l&#8217;absence de tout agent hallucinatoire &#224; usage m&#233;dical, ce qui rend l&#8217;hypoth&#232;se de l&#8217;hallucination due &#224; la drogue compl&#232;tement insoutenable dans ces cas &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">Raymond Moody, quant &#224; lui, pr&#233;cise qu&#8217;on poss&#232;de de nombreux comptes rendus de cas o&#249; des gens ont eu une NDE avec un &#233;lectroenc&#233;phalogramme plat. Un EEG plat est le crit&#232;re l&#233;gal de la mort dans de nombreux pays, et il ne peut rien se passer dans le cerveau sans activit&#233; &#233;lectrique, m&#234;me pas des &#171; hallucinations &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>3. Les explications neurologiques et physiologiques :<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/septembrie\/23\/20803_2.jpg\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Nathan Schnaper (professeur de psychiatrie &#224; l&#8217;Universit&#233; du Maryland) a pr&#233;tendu expliquer les &#171; anecdotes &#224; propos de la vie apr&#232;s la mort\/la vie &#187; par des &#233;tats de conscience modifi&#233;s faisant intervenir trois &#233;tiologies principales : physiologique (hypoxie, anoxie, etc.), pharmacologique (narcotiques, etc.), psychologique (r&#233;action &#171; dissociative &#187;, panique, psychose, etc.). Or, nous avons d&#233;j&#224; vu que les explications pharmacologiques et psychologiques sont tout &#224; fait inaptes &#224; rendre compte des NDE. Nous allons maintenant &#233;voquer les explications physiologiques. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>a) L&#8217;hypoxie et l&#8217;hypercapnie :<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Commen&#231;ons par &#233;voquer l&#8217;hypoxie (insuffisance d&#8217;apport en oxyg&#232;ne) et l&#8217;hypercapnie (taux &#233;lev&#233; de dioxyde de carbone). <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;arr&#234;t de l&#8217;apport du sang au cerveau, &#224; la suite d&#8217;un arr&#234;t cardiaque, provoque l&#8217;inconscience en quelques secondes, une d&#233;gradation progressive du cerveau en trois &#224; cinq minutes. Avant la perte de conscience, le patient peut se trouver face &#224; toutes sortes de ph&#233;nom&#232;nes subjectifs. <\/p>\n<p align=\"justify\">Aucune exp&#233;rience du type NDE n&#8217;a &#233;t&#233; signal&#233;e dans l&#8217;&#233;tude r&#233;alis&#233;e, dans les ann&#233;es 1920, par deux m&#233;decins (Y. Henderson et H. W. Haggard), sur les effets mentaux et physiologiques de l&#8217;hypoxie sur des volontaires&#8230; Dans les ann&#233;es 1930, le docteur R. A. Mc Farland &#233;tudia les effets sur des alpinistes expos&#233;s aux conditions &#171; hypoxiques &#187; rencontr&#233;es &#224; grande altitude (au Chili). On nota notamment de la paresse mentale, une importante irritabilit&#233;, des difficult&#233;s de concentration, de la lenteur de raisonnement et des troubles de la m&#233;moire. <\/p>\n<p align=\"justify\">Ainsi, la diminution de l&#8217;apport en oxyg&#232;ne au cerveau entra&#238;ne la confusion et le d&#233;labrement progressif des facult&#233;s cognitives. Ce qui, comme l&#8217;observe Michael Sabom, &#171; est en contraste marqu&#233; avec la clart&#233; du fonctionnement mental et la lucidit&#233; d&#233;crites par les personnes qui ont fait une exp&#233;rience aux fronti&#232;res de la mort &#187;. En outre, la s&#233;quence d&#8217;&#233;v&#232;nements qui caract&#233;rise cette exp&#233;rience &#171; n&#8217;a pas &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e par l&#8217;abaissement graduel de l&#8217;apport en oxyg&#232;ne au cerveau &#224; la limite de l&#8217;inconscience &#187;. Raymond Moody a observ&#233; que les NDE ont &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233;es au cours de crises d&#8217;agonie pendant lesquelles la diminution du flux sanguin dans le cerveau ne s&#8217;est jamais produite. <\/p>\n<p align=\"justify\">De m&#234;me, Karlis Osis et Erlendur Haraldsson ont constat&#233; que les ph&#233;nom&#232;nes des visions de mourants se rencontrent souvent chez des patients lucides n&#8217;ayant pas d&#8217;hallucinations et dont l&#8217;exp&#233;rience s&#8217;est produite bien avant l&#8217;entr&#233;e finale dans le coma pr&#233;c&#233;dent la mort. Ils pr&#233;cisent que &#171; la majorit&#233; des patients qui eurent ces exp&#233;riences de visions se trouvaient dans un &#233;tat d&#8217;&#233;veil normal de la conscience &#187;. Kenneth Ring observe, quant &#224; lui, que la faille de la th&#233;orie de l&#8217;anoxie c&#233;r&#233;brale &#171; tient &#224; ce qu&#8217;on l&#8217;accepte trop facilement et qu&#8217;elle laisse de c&#244;t&#233; la plupart des effets sp&#233;cifiques de l&#8217;exp&#233;rience du substrat &#187;. Par exemple, l&#8217;anoxie c&#233;r&#233;brale ne peut expliquer qu&#8217;un connaisseur de NDE apprenne parfois pendant son exp&#233;rience la mort d&#8217;un &#234;tre cher dont il ignorait le d&#233;c&#232;s. <\/p>\n<p align=\"justify\">Certains chercheurs expliquent la perception du &#171; tunnel obscur &#187; par la privation d&#8217;oxyg&#232;ne dans le cerveau. Dans le cas de l&#8217;anoxie, davantage de cellules g&#232;rent le centre du champ visuel que sa p&#233;riph&#233;rie. Lorsque des stimuli sont envoy&#233;s par les cellules au centre, cela provoque une lumi&#232;re intense au centre qui diminue jusqu&#8217;&#224; l&#8217;obscurit&#233; compl&#232;te &#224; la p&#233;riph&#233;rie. Le biologiste mol&#233;culaire Mario Markus (Institut Max Planck, Allemagne) a simul&#233; ce processus sur ordinateur : on observe l&#8217;impact de la rar&#233;faction d&#8217;oxyg&#232;ne sur les cellules p&#233;riph&#233;riques. Du fait de la distorsion visuelle, la lumi&#232;re blanche, &#224; l&#8217;extr&#233;mit&#233; du &#171; tunnel &#187;, semble se rapprocher. Cependant, nous verrons que le &#171; tunnel &#187; et la lumi&#232;re blanche per&#231;us s&#8217;expliquent en r&#233;alit&#233; par l&#8217;acc&#232;s &#224; l&#8217;Univers super-lumineux (ou Plan astral). Il faut tenir compte aussi des explications pr&#233;c&#233;dentes invalidant l&#8217;explication de l&#8217;hypoxie ou anoxie. <\/p>\n<p align=\"justify\">Dans les ann&#233;es 1950, L. J. Meduna (un psychiatre de l&#8217;Universit&#233; de l&#8217;Illinois) a &#233;tudi&#233; les effets de diff&#233;rents degr&#233;s d&#8217;hypercapnie dans la perspective d&#8217;un &#233;ventuel traitement d&#8217;&#233;tats &#171; neuropsychopathologiques &#187;, et il a constat&#233; que certains ph&#233;nom&#232;nes sensoriels subjectifs &#171; comportaient la perception d&#8217;une lumi&#232;re brillante, une sensation de d&#233;tachement physique, le r&#233;veil de souvenirs du pass&#233;, l&#8217;ineffabilit&#233;, la communication t&#233;l&#233;pathique avec une pr&#233;sence religieuse, et des sentiments d&#8217;importance cosmique et d&#8217;extase &#187;. Ces &#233;l&#233;ments sont typiques d&#8217;une NDE. Le docteur Meduna a identifi&#233; une trame commune &#224; ces exp&#233;riences sous hypercapnie, trame qu&#8217;il a d&#233;finie comme &#171; quelque fonction sous-jacente de structures c&#233;r&#233;brales &#187; agissant ind&#233;pendamment de la &#171; personnalit&#233; et des probl&#232;mes et difficult&#233;s de l&#8217;individu &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">Cependant, il est possible que dans ces cas l&#8217;hypercapnie ait r&#233;ellement provoqu&#233; chez le sujet une d&#233;corporation. A ceux qui pensent qu&#8217;il s&#8217;agit l&#224; d&#8217;une &#171; &#233;chappatoire &#187;, je m&#8217;empresse de signaler ce cas &#8211; extrait des dossiers de Michael Sabom &#8211; concernant un homme dont on avait mesur&#233; les taux sanguins en oxyg&#232;ne et en dioxyde de carbone au moment de sa NDE et de son arr&#234;t cardiaque : <\/p>\n<p align=\"justify\">&#171; Pendant son exp&#233;rience autoscopique, alors qu&#8217;il &#233;tait sans connaissance, il a clairement observ&#233; comment un m&#233;decin lui pla&#231;ait une aiguille dans l&#8217;aine pour pr&#233;lever du sang dans l&#8217;art&#232;re f&#233;morale en vue d&#8217;une analyse des gaz sanguins. Les r&#233;sultats du laboratoire ont montr&#233; un taux d&#8217;oxyg&#232;ne bien sup&#233;rieur &#224; la normale (ce qui est fr&#233;quent quand on administre au patient de fortes concentrations en oxyg&#232;ne pendant la r&#233;animation cardio-pulmonaire) et un taux de dioxyde de carbone art&#233;riel en fait inf&#233;rieur &#224; la normale (les valeurs effectives &#233;taient : p O =138, p CO =28, pH =7,46). Le fait qu&#8217;il avait observ&#233; &#8220; visuellement &#8221; cette prise de sang indique que le pr&#233;l&#232;vement a &#233;t&#233; effectu&#233; au moment o&#249; son exp&#233;rience avait lieu. Donc, dans ce seul cas document&#233;, il n&#8217;y a ni taux d&#8217;oxyg&#232;ne bas (hypoxie), ni taux de dioxyde de carbone &#233;lev&#233; (hypercapnie) qui expliquerait l&#8217;exp&#233;rience aux fronti&#232;res de la mort ! &#187; <\/p>\n<p align=\"justify\">On a donc l&#8217;assurance qu&#8217;une NDE peut se produire sans invoquer l&#8217;hypoxie ou l&#8217;hypercapnie. Dans certains cas, il est cependant possible que l&#8217;&#233;laboration de dioxyde de carbone dans le cerveau puisse &#234;tre le d&#233;clencheur qui lance la NDE. Il ne faut cependant pas oublier qu&#8217;il existe nombre d&#8217;&#233;l&#233;ments de l&#8217;exp&#233;rience &#171; hypercapnique &#187; n&#8217;ayant rien &#224; voir avec la NDE : &#171; polyopsie &#187; (voir double, triple, etc.), perception effrayante d&#8217;une &#171; horreur sans forme et sans raison &#187;, etc. Certains sujets de Meduna ont aussi montr&#233; des signes de dysfonctionnement neurologique extr&#234;me&#8230; <\/p>\n<p align=\"justify\">On a voulu aussi expliquer l&#8217;&#233;pisode du tunnel, dans la NDE, par un exc&#232;s de dioxyde de carbone dans le sang. Mais cette explication se heurte aux constats signal&#233;s ci-dessus &#224; propos de l&#8217;hypercapnie. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>b) Les neuropeptides et les endorphines :<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" style=\"border-top-color: ; border-left-color: ; border-bottom-color: ; border-right-color: \" border=\"0\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/septembrie\/23\/20803_3.jpg\" \/>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong><br \/>\n    <\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Pour le neurochirurgien Bruno Duroux, &#171; l&#8217;hypoth&#232;se neurophysiologique la plus probable &#187; concerne une lib&#233;ration finale de neuropeptides, mol&#233;cules permettant la circulation d&#8217;informations dans le cerveau. Il s&#8217;agirait d&#8217;une &#171; sorte de r&#233;action programm&#233;e du cerveau face &#224; l&#8217;ultime &#233;preuve &#187;. Cette explication simpliste est tout &#224; fait inapte &#224; expliquer de nombreux &#233;l&#233;ments de la NDE (tunnel, lumi&#232;re, d&#233;corporation, perception de parents d&#233;funts, etc.) et ce d&#8217;autant plus qu&#8217;il n&#8217;est pas n&#233;cessaire d&#8217;&#234;tre confront&#233; &#224; l&#8217;&#171; ultime &#233;preuve &#187; pour vivre une d&#233;corporation&#8230; <\/p>\n<p align=\"justify\">La psychologue Susan Blackmore invoque, quant &#224; elle, l&#8217;anoxie et la s&#233;cr&#233;tion d&#8217;endorphines. Nous venons de voir que l&#8217;anoxie ou hypoxie n&#8217;avait rien &#224; voir avec les NDE (l&#8217;anoxie pouvant tout au plus &#234;tre un facteur d&#233;clenchant de la lib&#233;ration de la conscience hors du corps). Que dire alors de la s&#233;cr&#233;tion d&#8217;endorphines ? On a attribu&#233; &#224; la B-endorphine, s&#233;cr&#233;t&#233;e par le cerveau, la cause de l&#8217;absence de douleur rapport&#233;e au cours de la NDE. <\/p>\n<p align=\"justify\">Lors d&#8217;une &#233;tude, rapport&#233;e dans la revue m&#233;dicale britannique &#171; The Lancet &#187;, en janvier 1980, on fit &#233;tat du soulagement complet de la douleur chez 14 patients volontaires souffrant de douleurs intraitables dues &#224; un cancer total, et ce, cons&#233;cutivement &#224; l&#8217;injection de B-endorphine directement dans le liquide c&#233;r&#233;bro-spinal. Cependant, ce soulagement total a dur&#233; de 22 &#224; 73 heures, ce qui ne concorde pas avec les r&#233;cits de NDE, exp&#233;riences au cours desquelles l&#8217;absence de souffrances n&#8217;existe que pendant celles-ci. D&#232;s la fin de la NDE, la douleur physique revient brutalement. Ainsi, dans un cas cit&#233; par Micha&#235;l Sabom, un homme vit tout &#224; coup sa douleur dispara&#238;tre alors qu&#8217;il se &#171; d&#233;corporait &#187;. Lorsqu&#8217;il revint dans son corps, il &#233;prouva une souffrance &#233;pouvantable. <\/p>\n<p align=\"justify\">Micha&#235;l Sabom observe aussi que, chez la majorit&#233; des patients &#224; qui on a inject&#233; de la B-endorphine, &#171; somnolence et sommeil ont &#233;t&#233; signal&#233;s comme effets psychodynamiques majeurs du produit &#187;. Cette observation, ajoute-t-il, &#171; ne cadre pas du tout avec &#8220; l&#8217;hyperlucidit&#233; &#8221;d&#233;crite pendant l&#8217;exp&#233;rience aux fronti&#232;res de la mort o&#249; il y a clart&#233; de &#8220; vision &#8221; et de pens&#233;e &#187;. <\/p>\n<p align=\"justify\">Par ailleurs, la perception de la ponction d&#8217;une veine et d&#8217;un l&#233;ger toucher demeurait intacte chez les patients. Ceci diff&#232;re des NDE dans lesquelles a &#233;t&#233; signal&#233;e une totale absence de souffrance et d&#8217;inconfort. Ainsi, une femme fit la remarque suivante &#224; propos du moment o&#249; elle se trouvait hors de son corps et observait son m&#233;decin qui cherchait o&#249; placer une aiguille dans son poignet : <\/p>\n<p align=\"justify\">&#171; Je me rappelle que je ne pouvais pas sentir quand ils cherchaient o&#249; mettre l&#8217;aiguille. C&#8217;&#233;tait &#233;tonnant parce que d&#8217;habitude c&#8217;est quelque chose qu&#8217;on peut sentir&#8230; C&#8217;est la premi&#232;re fois que je peux honn&#234;tement dire qu&#8217;une intraveineuse ne m&#8217;a pas fait mal. &#187; <\/p>\n<p align=\"justify\">Michael Sabom conclut qu&#8217;il appara&#238;t invraisemblable que la B-endorphine puisse rendre compte des NDE. <\/p>\n<p align=\"justify\">D. Carr (1982) a suppos&#233; &#8211; Ronald Siegel a propos&#233; une hypoth&#232;se similaire &#8211; qu&#8217;une lib&#233;ration massive d&#8217;endorphines d&#233;sinhibe l&#8217;hippocampe en abaissant le seuil d&#8217;excitabilit&#233; du lobe temporal, provoquant de la sorte des d&#233;charges &#233;pilepto&#239;des au niveau des lobes limbique et temporal. Jean-Pierre Jourdan rappelle que les endorphines et enk&#233;phalines &#171; sont ce que l&#8217;on appelle des opio&#239;des endog&#232;nes, ayant une action analg&#233;sique et euphorisante, et dont la lib&#233;ration est provoqu&#233;e en particulier par les &#233;tats de stress &#187;. Mais des &#233;tudes faites chez des patients ayant re&#231;u de fortes doses de narcotiques provoquant des effets similaires, ajoute Jean-Pierre Jourdan, &#171; n&#8217;ont montr&#233; aucun cas de N.D.E., mais des hallucinations n&#8217;ayant aucun rapport avec celles-ci &#187;. En outre, pr&#233;cise-t-il, &#171; si l&#8217;absence de douleur pendant la N.D.E. &#233;tait li&#233;e &#224; une lib&#233;ration massive d&#8217;endorphines, l&#8217;analg&#233;sie devrait persister pendant 24 &#224; 72 heures apr&#232;s le retour, comme cela a &#233;t&#233; retrouv&#233; dans des &#233;tudes o&#249; de la b&#234;ta-endorphine a &#233;t&#233; administr&#233;e &#224; des patients canc&#233;reux &#187;. Or, dans les NDE, &#171; le retour &#224; la conscience normale s&#8217;accompagne d&#8217;un retour simultan&#233; de la souffrance &#187;. La participation de ces mol&#233;cules &#224; la gen&#232;se des NDE &#171; est donc peu probable &#187;. <\/p>\n<p>  La <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=20876\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">deuxieme partie<\/a> de cet article<br \/>\n  &#160;<\/p>\n<p>    <strong><\/p>\n<p>yogaesoteric<\/strong><br \/>\n    <br \/>\n    <strong>23 septembre 2019<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Alain Moreau Lisez la premi&#232;re partie de cet article h) L&#8217;autoscopie : &#160; Peut-on parler d&#8217;hallucination autoscopique ? Celle-ci est un trouble psychiatrique rare (principalement chez des malades d&#233;pressifs, &#233;pileptiques ou schizophr&#232;nes) au cours duquel le sujet per&#231;oit une image visuelle de son visage ou de la partie sup&#233;rieure du buste, projet&#233;e &#224; quelques [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[359],"tags":[],"class_list":["post-25983","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25983","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25983"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25983\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25983"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25983"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25983"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}