{"id":25997,"date":"2019-09-28T21:17:54","date_gmt":"2019-09-28T21:17:54","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr\/les-experiences-au-seuil-de-la-mort-3\/"},"modified":"2019-09-28T21:17:54","modified_gmt":"2019-09-28T21:17:54","slug":"les-experiences-au-seuil-de-la-mort-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/les-experiences-au-seuil-de-la-mort-3\/","title":{"rendered":"Les exp\u00e9riences au seuil de la mort (3)"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p>  Par Alain Moreau<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Lisez <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=20803 \" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la deuxi&#232;me partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p>    <strong>c) La crise temporale :<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Dans l&#8217;&#233;pilepsie temporale, &#233;crit Jean-Pierre Jourdan, les hallucinations sont &#171; souvent st&#233;r&#233;otyp&#233;es et moins complexes que ce qui est per&#231;u dans les NDE &#187;.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/septembrie\/28\/20876_1.jpg\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p>  &#171; Les crises auditives provoquent la perception de bourdonnements et de bruits divers, parfois per&#231;us au d&#233;but des NDE (mais dans lesquelles ils ne sont pas anxiog&#232;nes). Les perceptions de voix sont st&#233;r&#233;otyp&#233;es. Les troubles de l&#8217;image du corps sont vari&#233;s, alors que dans la NDE le corps est soit non per&#231;u, soit per&#231;u de mani&#232;re non d&#233;form&#233;e. Dans les crises uncin&#233;es, on trouve un &#8216;&#233;tat de r&#234;ve&#8217; avec une impression d&#8217;irr&#233;alit&#233;, le plus souvent domin&#233;e par un sentiment d&#8217;angoisse, avec parfois des ph&#233;nom&#232;nes de m&#233;moire panoramique. Les hallucinations, bien per&#231;ues comme telles, sont critiqu&#233;es a posteriori par les patients, alors que la NDE est v&#233;cue comme parfaitement r&#233;elle, avec un sentiment de paix et de d&#233;tachement. Autre diff&#233;rence, et de taille, la NDE ne se termine jamais par une crise comitiale &#187;.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Noyes et Kletti ont avanc&#233; l&#8217;hypoth&#232;se que certains aspects des NDE, comme le bilan panoramique de la vie, peuvent s&#8217;expliquer par des d&#233;charges de neurones, de type &#233;pileptique, dans le lobe temporal. On retrouve ce genre d&#8217;interpr&#233;tation chez Michael Persinger, un sp&#233;cialiste canadien du cerveau. En soumettant le cerveau d&#8217;individus &#224; des impulsions &#233;lectromagn&#233;tiques, il est parvenu, dit-il, &#224; d&#233;clencher chez eux des exp&#233;riences de mort imminente. Or, le docteur M. C. Walker, membre d&#8217;un groupe de recherche sur l&#8217;&#233;pilepsie, &#171; rappelle notamment que la stimulation c&#233;r&#233;brale, si elle provoque des contractions musculaires, des illusions optiques ou des troubles &#233;motionnels, n&#8217;a en revanche jamais induit des hallucinations complexes et durables &#187;. Et Walker d&#8217;ajouter que le syndrome &#233;pileptique s&#8217;accompagne toujours de naus&#233;es, d&#8217;&#233;tourdissements et de palpitations. Or, les sujets relatant une exp&#233;rience extracorporelle &#171; n&#8217;ont jamais ressenti ces troubles, ni avant ni pendant leur voyage &#187;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Raymond Moody et Michael Sabom ont trouv&#233; l&#8217;interpr&#233;tation de Noyes et Kletti incapable d&#8217;expliquer la s&#233;rie compl&#232;te des NDE. Dans les ann&#233;es 1950, le docteur Wilder Penfield avait stimul&#233; &#233;lectriquement diverses zones des lobes pari&#233;taux et temporaux du cerveau. Mais, contrairement &#224; ce que d&#233;clare un professeur de neurologie cit&#233; par Michael Sabom, il existe des diff&#233;rences fondamentales entre la &#171; crise psychique &#187; induite par de telles stimulations et une NDE. Michael Sabom &#233;num&#232;re celles-ci :<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  &#171; 1) Dans la crise psychique, la perception de l&#8217;environnement imm&#233;diat est souvent d&#233;form&#233;e, alors qu&#8217;elle n&#8217;est pas perturb&#233;e lors de l&#8217;exp&#233;rience de nos sujets ; 2) l&#8217;&#233;motion typique d&#8217;une crise psychique est la peur, la tristesse et la solitude, alors que de l&#8217;autre c&#244;t&#233; nous voyons paix, calme et joie ; 3) les sens du go&#251;t et du toucher, typiquement pr&#233;sents lors de nombreuses crises psychiques, sont absents chez nos patients ; 4) la reviviscence d&#8217;&#233;v&#232;nements de la vie pass&#233;e implique, lors d&#8217;une crise psychique, un &#233;v&#233;nement banal, pris au hasard, sans signification particuli&#232;re, mais lors d&#8217;une exp&#233;rience aux fronti&#232;res de la mort elle consiste en une succession rapide d&#8217;&#233;v&#233;nements multiples et charg&#233;s de sens ; 5) le t&#233;lescopage des id&#233;es n&#8217;appara&#238;t que dans la crise psychique. Nous voyons donc que la description classique, par Penfield et d&#8217;autres, d&#8217;une crise psychique ou temporale, ne s&#8217;applique pas &#224; l&#8217;exp&#233;rience aux fronti&#232;res de la mort. &#187;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Il convient cependant de mentionner ici les travaux du p&#233;diatre am&#233;ricain Melvin Morse. Celui-ci eut une discussion avec Art Ward, ex-pr&#233;sident du d&#233;partement de neurochirurgie de l&#8217;Universit&#233; de Washington, qui lui pr&#233;cisa qu&#8217;un patient &#233;tudi&#233; par Wilder Penfield avait v&#233;cu tous les traits d&#8217;une NDE (impression de quitter le corps, perception du tunnel&#8230;). Chez les patients concern&#233;s, la zone stimul&#233;e se situait dans le lobe temporal droit. L&#8217;excitation &#233;lectrique des environs imm&#233;diats de la scissure de Sylvius avait produit des &#171; visions divines &#187;, des auditions musicales, des rencontres d&#8217;amis et de parents d&#233;c&#233;d&#233;s, et des visions panoramiques de la vie pass&#233;e.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Melvin Morse n&#8217;omet cependant pas de rappeler les travaux de Micha&#235;l Sabom (cardiologue d&#8217;Atlanta) relatifs notamment aux t&#233;moignages de rescap&#233;s NDE qui avaient correctement d&#233;crit le d&#233;roulement d&#8217;une r&#233;animation, en comparaison des descriptions fournies par des malades qui n&#8217;avaient pas eu de NDE mais qui avaient en principe &#233;t&#233; inform&#233;s d&#8217;une telle proc&#233;dure. Vingt-trois des vingt-cinq membres du groupe de contr&#244;le commirent des erreurs majeures dans leur description des proc&#233;dures de r&#233;animation, &#171; alors que les trente-deux patients r&#233;ellement parvenus aux fronti&#232;res de la mort avaient d&#233;peint les gestes des m&#233;decins avec une parfaite pr&#233;cision ; on pouvait en d&#233;duire que ceux-l&#224; avaient bel et bien contempl&#233; leur enveloppe charnelle de l&#8217;ext&#233;rieur, ainsi qu&#8217;ils le pr&#233;tendaient &#187;. Ces patients en &#233;tat critique avaient en effet affirm&#233; &#234;tre sortis de leur corps et avoir observ&#233; leur propre r&#233;animation dans une salle des urgences ou au cours d&#8217;une op&#233;ration chirurgicale. Melvin Morse cite le cas d&#8217;un enfant sorti du coma deux jours apr&#232;s &#234;tre tomb&#233; d&#8217;un pont. Cet enfant se mit &#224; d&#233;crire le sauvetage dans les moindres d&#233;tails, sauvetage qu&#8217;il avait suivi alors qu&#8217;il se trouvait &#224; l&#8217;ext&#233;rieur du corps.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Il faut noter que Melvin Morse, bien qu&#8217;il fasse &#233;tat d&#8217;une zone particuli&#232;re du cerveau (le lobe temporal droit) qui serait &#224; l&#8217;origine des NDE, n&#8217;en reconna&#238;t pas moins que ces donn&#233;es anatomiques n&#8217;excluent pas la dimension spirituelle inh&#233;rente &#224; ces exp&#233;riences. Un groupe de neurologues chiliens a aussi abouti &#224; la conclusion que ces exp&#233;riences d&#233;coulaient d&#8217;une activit&#233; neuronale localis&#233;e dans la scissure de Sylvius. Cependant, Melvin Morse se pose la question de savoir si la NDE marque les &#171; pr&#233;mices d&#8217;un voyage spirituel au terme duquel l&#8217;&#226;me se branche sur une autre source d&#8217;&#233;nergie &#187;. Il a abouti &#224; la conclusion que la lumi&#232;re per&#231;ue par les sujets est localis&#233;e &#224; l&#8217;ext&#233;rieur du corps.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En outre, le docteur Michael Schroeter, philosophe et neuropsychologue &#224; l&#8217;Universit&#233; de Heidelberg en Allemagne, &#171; est l&#8217;un de ceux qui croient que le lobe temporal droit repr&#233;sente le point de convergence du cerveau, de l&#8217;esprit et de l&#8217;&#226;me &#187;. Le lobe temporal est consid&#233;r&#233;, &#233;crit Melvin Morse, &#171; comme un syst&#232;me r&#233;cepteur nous permettant d&#8217;entendre des voix issues d&#8217;une source ext&#233;rieure &#224; notre corps et de percevoir une lumi&#232;re qui vient &#224; nous au seuil de la mort &#187;.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>d) La k&#233;tamine :<\/strong><\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/septembrie\/28\/20876_2.jpg\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p>  Philippe Chambon &#233;voque la k&#233;tamine, laquelle passe pour provoquer une exp&#233;rience mentale identique aux NDE. Celle-ci fut utilis&#233;e par des animateurs am&#233;ricains du mouvement psych&#233;d&#233;lique. Cependant, si les patients se sentaient s&#233;par&#233;s de leur corps et ne percevaient pas la douleur de l&#8217;op&#233;ration, cette substance provoquait une dissociation de la personnalit&#233;. Il a &#233;t&#233; montr&#233; que la k&#233;tamine se fixait sur un r&#233;cepteur particulier des neurones qui se trouve alors bloqu&#233;. Il est normalement activ&#233; par un neurotransmetteur, le glutamate. A haute dose, les effets du glutamate sont toxiques, et les &#171; neurones r&#233;cepteurs s&#8217;en prot&#232;gent alors en emp&#234;chant le calcium d&#8217;entrer &#187;. Selon Philippe Chambon, c&#8217;est peut-&#234;tre cette r&#233;action qui est &#224; l&#8217;origine des NDE. Le fait qu&#8217;un anesth&#233;siant provoquant des NDE, la k&#233;tamine, bloque de la m&#234;me fa&#231;on les r&#233;cepteurs du glutamate, &#171; tend &#224; le prouver &#187;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Philippe Chambon se r&#233;f&#232;re en outre au m&#234;me &#171; arsenal &#187; explicatif des NDE, que j&#8217;ai d&#233;j&#224; critiqu&#233;, et qui fait intervenir les endorphines (pr&#233;sent&#233;es comme &#233;tant responsables de la f&#233;licit&#233; qui accompagne g&#233;n&#233;ralement l&#8217;exp&#233;rience) et l&#8217;&#233;pilepsie temporale. Il se r&#233;f&#232;re &#224; Susan Blackmore et &#224; Michael Persinger. Il n&#8217;oublie pas d&#8217;&#233;voquer le dysfonctionnement de l&#8217;hippocampe sous l&#8217;effet de la privation d&#8217;oxyg&#232;ne, du stress ou de la perte de sang, trouble pouvant provoquer une crise d&#8217;&#233;pilepsie avec souvenirs et impression de &#171; d&#233;j&#224; vu &#187;. Il mentionne l&#8217;interpr&#233;tation de Susan Blackmore concernant la perception de la lumi&#232;re, selon laquelle cette sensation serait due &#224; un trouble du syst&#232;me visuel &#224; la suite d&#8217;une privation d&#8217;oxyg&#232;ne ou de perturbations neurochimiques : les perceptions seraient engendr&#233;es par le cortex lui-m&#234;me qui fonctionnerait en &#171; roue libre &#187;, sans r&#233;f&#233;rence &#224; des stimuli sensoriels. Philippe Chambon conclut que la plupart des aspects des NDE trouvent des explications physiologiques raisonnables, conclusion avec laquelle je ne suis &#233;videmment pas d&#8217;accord.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Dans son premier livre, Raymond Moody avait &#233;voqu&#233; la k&#233;tamine (ou cyclohexanone) et avait not&#233; que les visions attribu&#233;es &#224; la drogue demeuraient toujours extr&#234;mement vagues, les scenarii variant par ailleurs consid&#233;rablement entre eux et se diff&#233;renciant par cons&#233;quent des &#171; vraies &#187; exp&#233;riences de mort. En outre, note Raymond Moody, &#171; dans de nombreux cas aucun m&#233;dicament d&#8217;aucune sorte n&#8217;avait &#233;t&#233; administr&#233; avant l&#8217;exp&#233;rience, et gu&#232;re davantage apr&#232;s coup &#187;. Bien des sujets, &#233;crit-il, &#171; ont au contraire tenu &#224; mettre l&#8217;accent sur le fait que leur exp&#233;rience avait eu lieu avant l&#8217;intervention d&#8217;une drogue quelconque, et parfois bien avant d&#8217;avoir obtenu des soins m&#233;dicaux &#187;. Dans ces conditions, comment la k&#233;tamine aurait pu d&#233;clencher une NDE alors que cet anesth&#233;sique n&#8217;a pas &#233;t&#233; utilis&#233; ?<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Quant &#224; la s&#233;cr&#233;tion d&#8217;endorphines et &#224; l&#8217;&#233;pilepsie temporale, nous avons d&#233;j&#224; vu ce qu&#8217;il fallait en penser : elles ne sont pas impliqu&#233;es dans les NDE.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Jean-Pierre Jourdan a &#233;voqu&#233; l&#8217;hypoth&#232;se du N&#233;o-Z&#233;landais K. L. R. Jansen. La k&#233;tamine agit (en particulier au niveau du n&#233;ocortex, du thalamus et de l&#8217;hippocampe) en se fixant sur les r&#233;cepteurs de type NMDA (N Methyl D Aspartate), la &#171; clef &#187; physiologique du r&#233;cepteur NMDA &#233;tant le L-glutamate, un acide amin&#233; neurotransmetteur. Si le L-glutamate est lib&#233;r&#233; en trop grande quantit&#233;, il devient toxique, et l&#8217;anoxie est l&#8217;une des causes principales de lib&#233;ration excessive de L-glutamate. La k&#233;tamine interdit l&#8217;acc&#232;s des r&#233;cepteurs NMDA au L-glutamate, ce qui a pour effet de prot&#233;ger le syst&#232;me nerveux contre l&#8217;anoxie. Des ligands endog&#232;nes (des &#171; clefs &#187; fabriqu&#233;es dans le cerveau), appel&#233;s alpha et b&#234;ta-endopsychosines, se fixent sur les r&#233;cepteurs NMDA comme le fait la k&#233;tamine, et Jansen suppose que ces substances, en cas de manque d&#8217;oxyg&#232;ne, pourraient &#171; &#234;tre lib&#233;r&#233;es dans un but de neuro-protection et participer &#224; la gen&#232;se de la NDE, expliquant la similarit&#233; de ce qui est v&#233;cu sous k&#233;tamine &#187;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Les neurones poss&#233;dant des r&#233;cepteurs-NMDA sont le si&#232;ge d&#8217;un ph&#233;nom&#232;ne appel&#233; potentialisation &#224; long terme : si &#171; une seconde stimulation par le L-glutamate survient alors que le neurone est encore d&#233;polaris&#233;, celle-ci provoque une entr&#233;e d&#8217;ions calcium dans la cellule qui la d&#233;polarise de fa&#231;on durable (jusqu&#8217;&#224; plusieurs jours, parfois d&#233;finitivement) &#187;.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  &#171; La k&#233;tamine, et peut-&#234;tre les endopsychosines, emp&#234;chent la survenue de ce ph&#233;nom&#232;ne, sugg&#233;rant pour Jansen que, la porte &#233;tant ferm&#233;e aux stimuli ext&#233;rieurs, de nombreux souvenirs anciens puissent revenir au premier plan. Cela donne une explication &#233;l&#233;gante &#224; l&#8217;afflux de souvenirs constituant la &#8220; revue de vie &#8221;, mais ne s&#8217;applique qu&#8217;aux cas o&#249; il y a anoxie et semble en contradiction avec la qualit&#233; exceptionnelle de la m&#233;morisation de ce type d&#8217;exp&#233;rience. D&#8217;autre part, le fait que la k&#233;tamine, et donc probablement aussi les endopsychosines, semblent isoler certaines parties du cerveau en bloquant le passage de l&#8217;influx nerveux provenant des organes des sens, conjugu&#233; au fait que la conscience peut, dans de telles circonstances, non seulement persister, mais aussi recueillir des informations et les m&#233;moriser, ne manque pas d&#8217;int&#233;r&#234;t et pose un certain nombre de questions qui restent pour l&#8217;instant sans r&#233;ponses&#8230; &#187;. (J.-P. Jourdan)<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Il y a cependant une autre fa&#231;on d&#8217;envisager le r&#244;le &#233;ventuel de la k&#233;tamine dans certains cas de NDE. Il faut se r&#233;f&#233;rer ici au mod&#232;le d&#8217;explication neurophysiologique propos&#233; par Melvin Morse, D. J. Venecia et J. Milstein (1989). Partant de l&#8217;id&#233;e que le LSD, la k&#233;tamine et l&#8217;hypercapnie peuvent induire certaines caract&#233;ristiques des NDE, cette hypoth&#232;se suppose l&#8217;action de certains neurom&#233;diateurs, et en particulier la s&#233;rotonine. Jean-Pierre Jourdan mentionne les donn&#233;es suivantes :<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  &#8211; Des exp&#233;riences de stimulation &#233;lectrique dans le lobe temporal (W. Penfield, 1955) ont provoqu&#233; des sensations de type NDE : sensation de d&#233;corporation, audition de musiques &#171; c&#233;lestes &#187;, m&#233;moire panoramique, visions mystiques&#8230;<br \/>\n  &#8211; Les zones du cerveau (syst&#232;me limbique, hippocampe, amygdale) assurant le traitement et la redistribution de l&#8217;information sont directement reli&#233;es au lobe temporal, en particulier par des neurones dont le neurotransmetteur est la s&#233;rotonine&#8230;<br \/>\n  &#8211; Le LSD agit sur le syst&#232;me monoaminergique (en particulier s&#233;rotoninergique).<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/septembrie\/28\/20876_3.jpg\" align=\"center\" \/><\/p>\n<p>  Des perturbations &#171; de la transmission au niveau des noyaux du syst&#232;me limbique seraient responsables, en d&#233;sinhibant certains neurones cibles du lobe temporal, des perceptions caract&#233;ristiques que W. Penfield a provoqu&#233;es par stimulation directe &#187;. Les auteurs supposent que la k&#233;tamine agit selon les m&#234;mes principes, &#171; et pour eux l&#8217;hypercapnie agirait directement au niveau du lobe temporal &#187;. Ils supposent que, &#171; dans une situation critique mettant la vie en jeu, conjugu&#233;e &#224; une hypercapnie qu&#8217;ils supposent associ&#233;e &#224; toute situation de mort imminente, des perturbations des voies s&#233;rotoninergiques puissent, en stimulant les zones d&#233;couvertes par Penfield, provoquer en particulier la d&#233;corporation et les hallucinations qui sont d&#233;crites dans les NDE &#187;. Ils reconnaissent cependant &#171; que tout cela n&#8217;est qu&#8217;une hypoth&#232;se sp&#233;culative, la seule chose qui semble bien &#233;tablie &#233;tant l&#8217;existence, au niveau du cerveau, de zones sp&#233;cifiques pouvant d&#233;clencher une d&#233;corporation &#187;. Et ils &#171; reconnaissent explicitement que tout se passe comme si cette zone servait &#224; provoquer la lib&#233;ration de la conscience au moment de la mort &#187;.&#160;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  N&#8217;oublions pas, cependant, que l&#8217;hypercapnie ou l&#8217;utilisation d&#8217;anesth&#233;siques comme la k&#233;tamine sont absentes dans de nombreux cas de NDE.<\/p>\n<p>  Lisez <a style=\"color: \" href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=20938\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la quatri&#232;me partie <\/a>de cet article <\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><\/p>\n<p>    <strong>28 septembre 2019<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n<p>  &#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Alain Moreau Lisez la deuxi&#232;me partie de cet article c) La crise temporale : Dans l&#8217;&#233;pilepsie temporale, &#233;crit Jean-Pierre Jourdan, les hallucinations sont &#171; souvent st&#233;r&#233;otyp&#233;es et moins complexes que ce qui est per&#231;u dans les NDE &#187;. &#171; Les crises auditives provoquent la perception de bourdonnements et de bruits divers, parfois per&#231;us au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[359],"tags":[],"class_list":["post-25997","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25997","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25997"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25997\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25997"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=25997"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=25997"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}