{"id":26083,"date":"2019-12-06T16:00:23","date_gmt":"2019-12-06T16:00:23","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/actualite-fr\/opinions-1602-fr\/resistance-politique-etat-monopole-de-la-violence-pseudo-legitime-contre-la-cooperation-emancipatrice-2\/"},"modified":"2019-12-06T16:00:23","modified_gmt":"2019-12-06T16:00:23","slug":"resistance-politique-etat-monopole-de-la-violence-pseudo-legitime-contre-la-cooperation-emancipatrice-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/resistance-politique-etat-monopole-de-la-violence-pseudo-legitime-contre-la-cooperation-emancipatrice-2\/","title":{"rendered":"R\u00e9sistance politique : \u00c9tat, monopole de la violence pseudo-l\u00e9gitime contre la coop\u00e9ration \u00e9mancipatrice (2)"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\n    Le sociologue Mathieu Rigouste, auteur d&#8217;&#201;tat d&#8217;urgence et business de la s&#233;curit&#233;, se porte en faux : la police et les forces de l&#8217;ordre doivent &#234;tre analys&#233;es en tant que syst&#232;me, cadre et structure, et non plus consid&#233;r&#233;es comme une somme d&#8217;agents autonomes et plus ou moins &#171; bons &#187; ou &#171; m&#233;chants &#187;, &#171; r&#233;publicains &#187; ou &#171; honn&#234;tes &#187;. Entretien avec ce partisan libertaire de l&#8217;&#171; autod&#233;fense populaire &#187; :<\/p>\n<p>Lisez <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=21626\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la premi&#232;re partie<\/a> de cet article <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie 2019\/6\/21676_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Comme l&#8217;ont montr&#233; les peuples r&#233;volutionnaires du Chiapas ou du Rojava, la r&#233;volution est un mouvement continu qui ne peut pas passer par la reprise en main des formes de la domination, dont l&#8217;&#201;tat fait partie. Et m&#234;me si les langues coloniales les appellent parfois &#171; polices communautaires &#187;, ce sont des formes d&#8217;autod&#233;fense populaire collectives qui sont exp&#233;riment&#233;es et non &#171; une police &#187; comme appareil d&#8217;&#201;tat, ni m&#234;me &#171; de la police &#187; comme dispositif de pouvoir. En revanche, comme on l&#8217;observe dans certaines r&#233;gions du Mexique et dans diff&#233;rentes configurations historiques, des &#171; autod&#233;fenses populaires &#187; qui ne sont pas directement et continuellement l&#8217;expression d&#8217;un mouvement de lib&#233;ration collective, qui ne seraient pas l&#8217;incarnation quotidienne du peuple en armes, semblent condamn&#233;es &#224; voir resurgir leur affiliation &#224; des syst&#232;mes mafieux et para-&#233;tatiques &#8211; et donc &#224; se transformer en police.<\/p>\n<p>Je crois donc que la locution &#171; r&#233;gime &#233;mancipateur &#187; est pi&#233;g&#233;e et inop&#233;rante parce qu&#8217;elle pourrait laisser croire &#224; des mani&#232;res d&#8217;&#233;manciper les gens et &#224; des formes d&#8217;&#201;tat assimilables &#224; de l&#8217;autonomie populaire. L&#8217;Histoire nous d&#233;montre en permanence que, si personne ne se lib&#232;re tout seul, personne ne lib&#232;re les autres non plus. Les formes &#233;tatiques qui se sont d&#233;clar&#233;es &#171; gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple &#187; ont g&#233;n&#233;ralement d&#233;montr&#233;, au contraire, la colonialit&#233; du pouvoir centralis&#233;. L&#8217;expression &#171; se gouverner soi-m&#234;me &#187; utilis&#233;e au Chiapas notamment, est une traduction en espagnol qui trahit en fait les expressions indig&#232;nes auxquelles elle renvoie, lesquelles ne parlent pas de &#171; bon gouvernement &#187; mais plut&#244;t de &#171; bonne mani&#232;re de faire les choses &#187;. Et pourtant l&#8217;expression &#171; buen gobierno &#187; fait sens dans tout le Mexique, m&#234;me aupr&#232;s des anarchistes, dans sa mani&#232;re d&#8217;&#234;tre utilis&#233;e pour d&#233;signer justement des formes d&#8217;autonomisation populaires.<\/p>\n<p>Quel que soit le nom qu&#8217;on donne aux formes r&#233;elles d&#8217;autod&#233;fense et d&#8217;auto-organisations, la logique de police, de gouvernement et de gestion s&#8217;abolit en m&#234;me temps que les classes et les rapports de domination, &#224; travers le processus r&#233;volutionnaire. Il ne peut exister d&#8217;&#233;mancipation que par la transformation des conditions r&#233;elles d&#8217;existence au quotidien, par la mise en commun et l&#8217;autonomisation concr&#232;te des classes domin&#233;es. Tandis que la contre-insurrection tente de nous renfermer sur la guerre et la mise en d&#233;pendance, de nous pousser &#224; faire la guerre pour la gagner, et &#224; nous transformer en reflet du pouvoir, nous cherchons &#224; d&#233;structurer l&#8217;ancien syst&#232;me et &#224; construire autre chose.<\/p>\n<p>Dans l&#8217;interstice des monstres, la r&#233;pression oblige le mouvement r&#233;volutionnaire &#224; se d&#233;fendre. Le champ de bataille impose la guerre. Mais si le mouvement de lib&#233;ration choisit de se structurer pour prendre l&#8217;&#201;tat, il commence &#224; creuser sa propre tombe&#8230; Mais, dans les fissures du vieux monde, &#233;mergent partout des r&#233;sistances et des formes d&#8217;auto-organisations qui nous invitent &#224; penser la r&#233;volution comme un mouvement sans fin, un mouvement de lutte contre toutes les formes de domination, un mouvement en auto-construction permanente de nouvelles formes de vie &#233;mancipatrices.<\/p>\n<p><strong>Q :<\/strong> Le continuum entre police et justice est r&#233;guli&#232;rement trac&#233; : est-on dans une logique d&#8217;institutions qui d&#233;fendent leur pr&#233; carr&#233; au sein de l&#8217;&#201;tat ou d&#8217;une alliance de ces institutions avec les gouvernements qui se succ&#232;dent ?<\/p>\n<p><strong>R :<\/strong> Ce sont deux logiques qui coexistent r&#233;ellement et ne sont pas contradictoires. Les institutions polici&#232;res et judiciaires se reproduisent historiquement en assurant le maintien de l&#8217;ordre pyramidal de la soci&#233;t&#233;. Elles sont intimement li&#233;es notamment parce qu&#8217;elles partagent la production de l&#8217;incarc&#233;ration de masse et les aspects r&#233;pressifs du socio-apartheid. Michel Foucault avait s&#251;rement raison d&#8217;observer que la Justice ayant de plus en plus besoin de la police, elle lui est de plus en plus subordonn&#233;e. Mais aucune institution n&#8217;est pour autant homog&#232;ne ni monolithique. Chacune est un champ de bataille o&#249; des fractions se font concurrence tout en cherchant &#224; prot&#233;ger leur march&#233; commun. Pour autant, les &#233;tats-majors policiers et judiciaires partagent le m&#234;me syst&#232;me d&#8217;int&#233;r&#234;ts et de privil&#232;ges, avec des fractions des classes dirigeantes et poss&#233;dantes. Mes recherches ont tendance &#224; observer que la police et la justice sont structur&#233;es par des logiques internes de champs, des logiques externes entre champs en m&#234;me temps que par des logiques transversales de classes et de strates.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie 2019\/6\/21676_2.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Q :<\/strong><br \/>\n    Une partie de la population, militants syndicaux compris, s&#8217;&#233;tait insurg&#233;e contre les &#171; casseurs &#187;. Les oppositions entre &#171; bons et mauvais manifestants &#187; et l&#8217;instrumentalisation de la part des gouvernants ont-ils alors affaibli le mouvement ?<\/p>\n<p>    <strong>R :<\/strong> Je n&#8217;ai pas per&#231;u d&#8217;insurrection de la population g&#233;n&#233;rale contre les &#171; casseurs &#187;. Le mouvement a commenc&#233; sur des bases habituelles quant aux formes institu&#233;es et inoffensives de mobilisation. Mais c&#8217;est en rejoignant les possibilit&#233;s de formes offensives, autonomes et libres du cort&#232;ge de t&#234;te, que des strates tr&#232;s diversifi&#233;es des classes populaires et de la petite-bourgeoisie en voie de pr&#233;carisation ont pu se confronter diff&#233;remment aux questions des mat&#233;riels de protection physique, de protection de son anonymat et aux pratiques de sabotage. Je crois que c&#8217;est ce qui a permis de fissurer la figure d&#8217;ennemi int&#233;rieur forg&#233;e par les appareils m&#233;diatico-policiers.<\/p>\n<p>Des centaines, parfois des milliers de pr&#233;caires et de personnes issues de strates privil&#233;gi&#233;es, des jeunes des centres-villes et d&#8217;autres de banlieue, des ados et des vieux, des travailleuses syndiqu&#233;es ou non, des ch&#244;meurs et des lyc&#233;ennes se sont auto-organis&#233;s collectivement &#224; travers le cort&#232;ge de t&#234;te mais aussi dans de multiples blocages et occupations. Tous ont particip&#233; &#224; cette forme de lutte digne et joyeuse dans laquelle il &#233;tait l&#233;gitime d&#8217;attaquer des banques, des agences immobili&#232;res, des magasins de luxe&#8230; Du coup, la figure du d&#233;glingo qui vient tout p&#233;ter parce qu&#8217;il est, au choix, selon le territoire &#224; r&#233;primer, &#171; un voyou ethnique &#187; ou un &#171; gauchiste antiflic &#187;, a &#233;t&#233; consid&#233;rablement fragilis&#233;e. Tout cela a eu des impacts aussi sur ce grand retour de la classe ouvri&#232;re au-devant de la sc&#232;ne politico-m&#233;diatique mais aussi de la culture populaire.<\/p>\n<p>&#192; l&#8217;int&#233;rieur de la CGT, depuis plusieurs grands mouvements, des bases s&#8217;autonomisent face &#224; leur bureaucratie. Comme le monde ouvrier en g&#233;n&#233;ral, elles n&#8217;ont pas particuli&#232;rement peur de l&#8217;emploi de la contre-attaque et des pratiques d&#8217;action et de d&#233;mocratie directes y trouvent de nouveaux &#233;chos. Le sabotage est peut-&#234;tre l&#8217;une des formes de contre-attaque les mieux partag&#233;es dans l&#8217;histoire par le mouvement ouvrier, les mouvements r&#233;volutionnaires, les r&#233;sistances antifascistes et anticolonialistes, les luttes des prisonniers et celles des esclaves. Je crois en la diversit&#233; strat&#233;gique. On peut concevoir des puzzles de luttes, de tactiques et de cibles dont la diversit&#233; brouille les capacit&#233;s de pr&#233;vision du contr&#244;le et multiplie les probabilit&#233;s de d&#233;faillance des m&#233;caniques institutionnelles. On peut r&#233;ussir &#224; associer les luttes autonomes et forger des complicit&#233;s pour que les tactiques se renforcent les unes les autres plut&#244;t que de se g&#234;ner ou de se faire concurrence.<\/p>\n<p><strong>Q : <\/strong>Que faire des policiers militant dans des syndicats de gauche ? Comment aborder la fameuse question des &#171; contradictions internes &#187; de la police ?<\/p>\n<p><strong>R :<\/strong> Plut&#244;t que de v&#233;ritables contradictions, il y a de la concurrence interne dans la police, des lignes d&#8217;opposition pour son commandement et des frictions &#224; sa t&#234;te. Il existe aussi des conflits entre strates sociales dominantes et domin&#233;es dans la production du travail policier. La syndicalisation des institutions polici&#232;res et carc&#233;rales est structurelle ; elle permet &#224; l&#8217;&#201;tat de g&#233;rer la &#171; grogne &#187; permanente de ses agents en contexte s&#233;curitaire, c&#8217;est-&#224;-dire en situation de mobilisation intensive. Elle permet &#233;galement, comme d&#8217;autres bureaucraties syndicales, de maintenir l&#8217;ordre social et politique &#224; l&#8217;int&#233;rieur d&#8217;une corporation. Les dirigeants de ces syndicats peuvent continuer leurs carri&#232;res directement dans les hautes strates de l&#8217;&#201;tat comme dans les pr&#233;fectures, ou pantoufler dans le priv&#233;, notamment dans l&#8217;intelligence &#233;conomique ainsi que dans le &#171; conseil et l&#8217;audit &#187;, pour les industriels.<\/p>\n<p>&#192; la marge de cette syndicalisation structurelle, il y a quelques minorit&#233;s &#171; de gauche &#187; dont le militantisme consiste g&#233;n&#233;ralement &#224; en appeler &#224; un mod&#232;le r&#233;publicain mythologique qui aurait &#233;t&#233; trahi et qu&#8217;il faudrait r&#233;tablir, mais aussi &#224; demander &#171; plus de moyens &#187; pour ce &#171; service public &#187;. L&#8217;expression politico-m&#233;diatique de ces &#171; syndicats de gauche &#187; tente de faire croire &#224; une pluralit&#233; de discours et au mythe de la pluralit&#233; d&#233;mocratique jusqu&#8217;&#224; l&#8217;int&#233;rieur des institutions d&#8217;&#201;tat. Mais elle permet aussi de l&#233;gitimer certaines strat&#233;gies d&#8217;&#201;tat parfois en contradictions avec les revendications des syndicats de police majoritaires. Dans la r&#233;alit&#233;, l&#8217;&#201;tat conjugue toujours des politiques &#171; de gauche &#187; et &#171; de droite &#187;, des formes de hard et de soft power, des dispositifs de conqu&#234;te des c&#339;urs et des esprits, des moyens biopolitiques et des dispositifs d&#8217;&#233;crasement n&#233;cro et thanato-politiques.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie 2019\/6\/21676_3.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nJe ne crois pas beaucoup en la d&#233;fection de policiers par suite de critiques id&#233;ologiques ou d&#8217;analyses sociologiques, ni parce qu&#8217;on les aurait appel&#233;s &#224; &#171; rejoindre les luttes &#187;. La police est justement l&#8217;institution qui a invent&#233; des modes de s&#233;lection et de domestication de ses agents qui lui permettent d&#8217;&#233;viter des ruptures de ce type. Cela consiste &#224; trier et former des agents ayant tendance &#224; renforcer leurs convictions dans le m&#233;tier &#224; mesure qu&#8217;ils produisent des violences de plus en plus &#171; ill&#233;gitimes &#187; et &#224; mesure qu&#8217;ils se confrontent aux col&#232;res sociales qui surgissent face &#224; leurs violences. J&#8217;ai plut&#244;t l&#8217;impression que c&#8217;est l&#8217;intensit&#233;, la diversit&#233;, la cr&#233;ativit&#233; des luttes sociales qui approfondissent les lignes de tension et de concurrence dans la police ainsi qu&#8217;entre la police et les autres institutions et qui peuvent donc faire augmenter les probabilit&#233;s de dysfonctionnements et d&#8217;impuissance dans l&#8217;appareil.<\/p>\n<p>Des policiers et des militaires ne &#171; rompent les rangs &#187; que lorsque l&#8217;&#201;tat n&#8217;est plus capable de leur assurer une &#171; s&#233;curit&#233; &#187; minimale face aux contre-attaques populaires. Lorsqu&#8217;il ne peut plus l&#233;gitimer le degr&#233; de violence qu&#8217;il leur demande de fournir. Mais aussi lorsqu&#8217;il n&#8217;a plus les moyens de les r&#233;mun&#233;rer assez pour cela. Cela nous renvoie &#224; la n&#233;cessit&#233; de construire les moyens de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e et un mouvement de lib&#233;ration capable de proposer un niveau d&#8217;organisation sociale cr&#233;dible, des formes de vie sociale libres, autonomes, &#233;galitaires et joyeuses qui montrent &#224; l&#8217;ensemble des forces en pr&#233;sence que la vie est bien plus digne et promet plus de justice sociale du c&#244;t&#233; des mouvements d&#8217;&#233;mancipation que du c&#244;t&#233; de leur &#233;crasement.<\/p>\n<p><strong>Q :<\/strong> Comme dans de nombreuses villes de France, un collectif d&#233;non&#231;ant les violences polici&#232;res s&#8217;est cr&#233;&#233; &#224; Strasbourg, plus pr&#233;cis&#233;ment autour de l&#8217;affaire du meurtre d&#8217;Hocine Bouras, jeune homme abattu par un gendarme lors d&#8217;un transf&#232;rement le 26 ao&#251;t 2014. Quels moyens d&#8217;action sont les plus pertinents, selon vous, afin que ces collectifs puissent avoir plus de port&#233;e ?<\/p>\n<p><strong>R :<\/strong> La construction de leur autonomie est l&#8217;axe central. En se donnant leurs propres moyens de s&#8217;organiser, de penser et de lutter, ces collectifs peuvent ensuite trouver des moyens de s&#8217;associer ou de coop&#233;rer sur certains plans avec d&#8217;autres forces auto-organis&#233;es. Chaque collectif a besoin de diff&#233;rents types de soutien (argent, lieux de r&#233;union et d&#8217;organisation, pr&#233;sence dans les manifs et rassemblements, m&#233;dias ind&#233;pendants&#8230;), et &#224; chacun de d&#233;terminer l&#8217;aide qu&#8217;il veut recevoir, sa provenance ainsi que les fronti&#232;res de ses alliances. Une fois cela admis, je crois qu&#8217;on peut s&#8217;activer pour mettre en synergie des lieux et des collectifs autonomes permettant notamment aux luttes des classes les plus populaires de profiter de ce que le mouvement libertaire r&#233;ussit &#224; faire &#233;clore : des lieux et des moyens ainsi que des r&#233;pertoires de pratiques et d&#8217;id&#233;es li&#233;es &#224; l&#8217;autonomisation notamment.<\/p>\n<p>La construction dans les villes et les campagnes, puis un jour dans chaque quartier et chaque village, de comit&#233;s d&#8217;autod&#233;fense populaire face &#224; la police et &#224; toutes les violences d&#8217;&#201;tat peut &#234;tre un premier mouvement en direction d&#8217;une entraide r&#233;elle des luttes contre toutes les formes de dominations. Nous pouvons r&#233;ussir &#224; faire coop&#233;rer avec les luttes d&#8217;autod&#233;fense populaire, des lieux autonomes de production alimentaire, vestimentaire, &#233;nerg&#233;tique, des projets de sant&#233; communautaire et d&#8217;&#233;ducation populaire. Il s&#8217;agirait de mettre en commun tous les moyens de briser les mises en d&#233;pendance qui assurent la reproduction du syst&#232;me imp&#233;rialiste.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nyogaesoteric<br \/>\n6 d&#233;cembre 2019<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le sociologue Mathieu Rigouste, auteur d&#8217;&#201;tat d&#8217;urgence et business de la s&#233;curit&#233;, se porte en faux : la police et les forces de l&#8217;ordre doivent &#234;tre analys&#233;es en tant que syst&#232;me, cadre et structure, et non plus consid&#233;r&#233;es comme une somme d&#8217;agents autonomes et plus ou moins &#171; bons &#187; ou &#171; m&#233;chants &#187;, &#171; [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[383],"tags":[],"class_list":["post-26083","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-opinions-1602-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26083","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26083"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26083\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26083"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26083"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26083"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}