{"id":26088,"date":"2019-12-10T16:14:33","date_gmt":"2019-12-10T16:14:33","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/actualitate-ro\/societate-1602-ro\/lavortement-matrice-des-libertes-denaturees\/"},"modified":"2019-12-10T16:14:33","modified_gmt":"2019-12-10T16:14:33","slug":"lavortement-matrice-des-libertes-denaturees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/lavortement-matrice-des-libertes-denaturees\/","title":{"rendered":"L\u2019avortement : matrice des \u00ab libert\u00e9s d\u00e9natur\u00e9es \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p align=\"right\">\n    <br \/>\nPar Gr&#233;gor Puppinck<\/p>\n<p align=\"justify\">&#192; l&#8217;occasion de la Marche pour la vie du 20 janvier 2019, Gr&#233;gor Puppinck revient sur l&#8217;&#233;volution de la compr&#233;hension du droit &#224; la vie. Il est docteur en droit et directeur du Centre europ&#233;en pour le droit et la justice (ECLJ). Il a r&#233;cemment publi&#233; Les droits de l&#8217;homme d&#233;natur&#233; (Le Cerf, 2018) et Droit et pr&#233;vention de l&#8217;avortement en Europe (LEH, 2016).<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie 2019\/10\/21721_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Durant la r&#233;daction de la D&#233;claration universelle des droits de l&#8217;homme, la d&#233;termination du commencement du droit &#224; la vie fut vivement d&#233;battue. &#192; l&#8217;ONU, la Commission sur le statut des femmes, pr&#233;sid&#233;e par Mme Begtrup, recommanda de pr&#233;voir des exceptions au respect du droit &#224; la vie afin de permettre la &#171; pr&#233;vention de la naissance d&#8217;enfants mentalement handicap&#233;s &#187; et d&#8217;enfants &#171; n&#233;s de parents souffrant de maladie mentale &#187;. Le repr&#233;sentant du Chili fit remarquer la similitude de ces propositions avec la l&#233;gislation nazie. Charles Malik, libanais orthodoxe, proposa de garantir, &#224; l&#8217;inverse, &#171; le droit &#224; la vie et &#224; l&#8217;int&#233;grit&#233; physique de toute personne d&#232;s le moment de la conception, quel que soit son &#233;tat de sant&#233; physique ou mentale &#187;. Ici encore, les deux conceptions de l&#8217;homme et de la dignit&#233; se faisaient front. Objectant que plusieurs pays autorisent l&#8217;avortement lorsque la vie de la m&#232;re est en danger, le repr&#233;sentant de la Chine, soutenu par l&#8217;Union Sovi&#233;tique et le Royaume-Uni, s&#8217;opposa &#224; la protection explicite de la vie humaine d&#232;s la conception. Finalement, le texte resta volontairement silencieux sur ce point.<\/p>\n<p>Cette question n&#8217;a cess&#233; depuis d&#8217;&#234;tre vivement d&#233;battue, les promoteurs du contr&#244;le des naissances essayant inlassablement d&#8217;imposer un droit universel &#224; l&#8217;avortement. Au Conseil de l&#8217;Europe, en 1979, il s&#8217;est encore trouv&#233; une majorit&#233; de d&#233;put&#233;s &#224; l&#8217;Assembl&#233;e parlementaire du Conseil de l&#8217;Europe pour d&#233;fendre &#171; Les droits de chaque enfant &#224; la vie d&#232;s le moment de sa conception &#187; et pour souligner quelques ann&#233;es plus tard &#171; que d&#232;s la f&#233;condation de l&#8217;ovule, la vie humaine se d&#233;veloppe de mani&#232;re continue &#187;. <\/p>\n<p>En restant silencieuse sur le statut de l&#8217;homme avant sa naissance, la Cour &#233;vite de se prononcer sur son droit &#224; la vie et laisse &#224; chaque &#201;tat le choix de permettre ou non l&#8217;avortement.<\/p>\n<p>Au fil de sa jurisprudence, la Cour europ&#233;enne des droits de l&#8217;homme a pr&#233;cis&#233; que la Convention europ&#233;enne des droits de l&#8217;homme ne garantit aucun droit &#224; subir un avortement, ni de le pratiquer, ni m&#234;me de concourir impun&#233;ment &#224; sa r&#233;alisation &#224; l&#8217;&#233;tranger. Elle a aussi jug&#233; que l&#8217;interdiction de l&#8217;avortement ne viole pas la Convention. Enfin, elle a soulign&#233; que l&#8217;article 8 de la Convention qui garantit le droit &#224; l&#8217;autonomie personnelle &#171; ne saurait (&#8230;) s&#8217;interpr&#233;ter comme consacrant un droit &#224; l&#8217;avortement &#187;.<\/p>\n<p>Ainsi, il n&#8217;existe pas de droit &#224; l&#8217;avortement au titre de la Convention europ&#233;enne. L&#8217;existence d&#8217;un tel droit de vie et de mort sur l&#8217;&#234;tre humain avant la naissance supposerait de nier absolument son humanit&#233; ; et il ne s&#8217;est pas &#8211; encore &#8211; trouv&#233; de majorit&#233; au sein de la Cour pour ce faire. Celle-ci a suivi l&#8217;approche ambigu&#235; de la D&#233;claration universelle, en jugeant que les &#201;tats peuvent &#171; l&#233;gitimement choisir de consid&#233;rer l&#8217;enfant &#224; na&#238;tre comme une personne et prot&#233;ger sa vie &#187;, tout comme ils peuvent faire le choix inverse.<\/p>\n<p>En restant silencieuse sur le statut de l&#8217;homme avant sa naissance, la Cour &#233;vite de se prononcer sur son droit &#224; la vie et laisse &#224; chaque &#201;tat le choix de permettre ou non l&#8217;avortement. Cette position peut sembler &#233;quilibr&#233;e, mais concr&#232;tement, elle a bien plus pour effet de tol&#233;rer l&#8217;avortement que de prot&#233;ger la vie humaine ant&#233;natale. De fait, la Cour n&#8217;a jamais prot&#233;g&#233; un seul enfant &#224; na&#238;tre parmi les millions qui ont &#233;t&#233; avort&#233;s ; elle a en revanche condamn&#233; l&#8217;Irlande, la Pologne et le Portugal en raison de leur l&#233;gislation restrictive sur l&#8217;avortement.<\/p>\n<p>C&#8217;est en se pla&#231;ant sur le terrain de la vie priv&#233;e de la m&#232;re, plut&#244;t que sur celui du droit &#224; la vie de l&#8217;enfant, que la Cour est parvenue &#224; introduire l&#8217;avortement dans la logique des droits de l&#8217;homme. Tout en reconnaissant que la Convention ne garantit pas de droit &#224; la vie &#224; l&#8217;enfant in utero, ni de droit &#224; l&#8217;avortement &#224; la m&#232;re, la Cour a jug&#233; que la facult&#233; d&#8217;avorter entre dans le champ de la vie priv&#233;e de la femme au titre du respect de &#171; l&#8217;int&#233;grit&#233; physique et morale de la personne &#187;. Elle a alors conclu que les modalit&#233;s d&#8217;acc&#232;s &#224; l&#8217;avortement doivent respecter la Convention d&#232;s lors qu&#8217;un &#201;tat en permet la pratique, m&#234;me par exception. Jugeant ces modalit&#233;s trop restrictives en Irlande et en Pologne, la Cour est ainsi parvenue &#224; condamner ces pays &#224; faciliter l&#8217;acc&#232;s &#224; l&#8217;avortement au nom d&#8217;une Convention qui n&#8217;en garantit pas la pratique ! La Cour fait le grand &#233;cart : elle conc&#232;de d&#8217;une main le principe de l&#8217;absence de droit &#224; l&#8217;avortement, mais enjoint de l&#8217;autre les &#201;tats &#224; lib&#233;raliser sa pratique.<\/p>\n<p><strong>La subjectivisation de l&#8217;&#234;tre humain<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie 2019\/10\/21721_2.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nPour pouvoir juger ainsi, la Cour a d&#251; rendre subjective et relative la d&#233;finition de l&#8217;homme, sujet et b&#233;n&#233;ficiaire des droits de l&#8217;homme, en l&#8217;identifiant &#224; la seule conscience individuelle. L&#8217;homme des droits de l&#8217;homme n&#8217;est plus l&#8217;&#234;tre humain biologique, le continuum de l&#8217;embryon au vieillard ; il est la conscience qu&#8217;il a de lui-m&#234;me : l&#8217;esprit. <\/p>\n<p>Pour la Cour europ&#233;enne, un membre de &#171; l&#8217;esp&#232;ce humaine &#187; n&#8217;est pas n&#233;cessairement &#171; une personne &#187; prot&#233;g&#233;e par la Convention. Ainsi en est-il des enfants &#224; na&#238;tre dont elle affirme ne pas pouvoir &#171; r&#233;pondre dans l&#8217;abstrait &#224; la question de savoir si l&#8217;enfant &#224; na&#238;tre est une &#8220; personne &#8221;, alors m&#234;me qu&#8217;elle reconna&#238;t son appartenance &#8220; &#224; l&#8217;esp&#232;ce humaine &#8221; &#187;. Il appartient biologiquement &#224; l&#8217;esp&#232;ce humaine, mais pas encore &#224; l&#8217;humanit&#233;. La Cour adopte ainsi la distinction entre vie humaine biologique et personnelle selon laquelle la vie des &#234;tres priv&#233;s de conscience ne serait qu&#8217;une vie humaine biologique et non pas une vie humaine personnelle qui seule serait digne de protection. <\/p>\n<p>Mais la Cour refuse de d&#233;terminer quand s&#8217;op&#232;rerait le passage de la vie biologique &#224; la vie personnelle, et donc &#224; partir de quand garantir le droit &#224; la vie. Elle prend pr&#233;texte d&#8217;une pr&#233;tendue &#171; absence de consensus europ&#233;en sur la d&#233;finition scientifique et juridique des d&#233;buts de la vie &#187;, s&#8217;agissant m&#234;me d&#8217;un enfant tu&#233; in utero &#224; huit mois de grossesse, comme si la science ou le droit &#233;taient capables de r&#233;pondre &#224; cette question. Le vrai probl&#232;me pour la Cour n&#8217;est pas tant le &#171; d&#233;but de la vie &#187;, dont chacun sait qu&#8217;il se situe &#224; la conception, mais le d&#233;but de la vie humaine personnelle. En fait, l&#8217;incapacit&#233; de la Cour &#224; d&#233;terminer &#224; partir de quand il se trouverait suffisamment d&#8217;esprit dans un corps pour en faire une personne digne de protection t&#233;moigne directement de sa conception dualiste et ath&#233;e de l&#8217;&#234;tre humain. Selon cette conception, l&#8217;enfant ne deviendrait humain que progressivement, &#224; mesure que l&#8217;esprit &#233;mergerait de son corps, &#224; la diff&#233;rence des chr&#233;tiens pour qui l&#8217;&#226;me est insuffl&#233;e par Dieu d&#232;s la conception. Le &#171; seuil d&#8217;humanit&#233; &#187; est alors fix&#233; par les adultes, par reconnaissance : l&#8217;enfant est humain si on se reconnait en lui. La fixation de ce seuil est arbitraire. Combien faut-il d&#8217;esprit pour faire un homme ; et qu&#8217;est-ce que l&#8217;esprit pour un &#234;tre priv&#233; de parole (infants) ? <\/p>\n<p>Ce n&#8217;est donc pas la vie r&#233;elle qui est prot&#233;g&#233;e, mais la vie comme support de l&#8217;esprit.<\/p>\n<p>En fait, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, l&#8217;homme en soi n&#8217;existerait pas. L&#8217;&#234;tre ne serait prot&#233;g&#233; par les droits de l&#8217;homme qu&#8217;en tant que support de l&#8217;esprit. La Cour dit ainsi que &#171; c&#8217;est la potentialit&#233; de cet &#234;tre [l&#8217;enfant &#224; na&#238;tre] et sa capacit&#233; &#224; devenir une personne qui doivent &#234;tre prot&#233;g&#233;es au nom de la dignit&#233; humaine &#187;. Ce n&#8217;est donc pas la vie r&#233;elle qui est prot&#233;g&#233;e, mais la vie comme support de l&#8217;esprit, lequel serait seul rev&#234;tu de la dignit&#233; humaine. C&#8217;est l&#224; une conception mat&#233;rialiste et ath&#233;e de la personne.<\/p>\n<p>L&#8217;&#234;tre humain est alors une personne &#224; raison de son animation par l&#8217;esprit : le f&#339;tus ne l&#8217;est pas encore, le comateux ne l&#8217;est plus vraiment. Encore d&#233;pourvu de conscience et de volont&#233; propres, l&#8217;&#234;tre con&#231;u et port&#233; n&#8217;acquiert de valeur qu&#8217;en proportion de la volont&#233; dont il est d&#8217;abord l&#8217;objet puis le sujet. Son existence vaut ainsi &#224; la mesure du projet parental que l&#8217;adulte est capable de former &#224; son &#233;gard, puis &#224; mesure de son propre niveau de conscience, c&#8217;est-&#224;-dire d&#8217;autonomie, selon un processus d&#8217;individuation progressive qui se poursuit encore longtemps apr&#232;s la naissance. Cette conception de la vie humaine conduit &#224; l&#8217;acceptation de l&#8217;infanticide n&#233;onatal &#8211; qui est tol&#233;r&#233;e en Europe dans le cadre m&#233;dical &#8211; et de l&#8217;avortement dit &#171; post-natal &#187;.<\/p>\n<p>Cette pr&#233;sentation peut para&#238;tre excessive, c&#8217;est pourtant bien ce qui ressort, par exemple, de l&#8217;opinion publi&#233;e par six juges dans une importante affaire d&#8217;avortement. Ceux-ci d&#233;fendirent l&#8217;in&#233;galit&#233; ontologique et juridique des &#234;tres humains en fonction de leur capacit&#233;. Ils &#233;crivirent ainsi que &#171; Les valeurs &#224; prot&#233;ger &#8211; les droits du f&#339;tus et les droits d&#8217;une personne en vie &#8211; sont, par nature, in&#233;gaux : d&#8217;un c&#244;t&#233;, nous avons les droits d&#8217;une personne participant d&#233;j&#224; activement &#224; la vie sociale, et de l&#8217;autre les droits d&#8217;un f&#339;tus, qui se trouve dans le ventre de sa m&#232;re, dont la vie n&#8217;est pas d&#233;finitivement &#233;tablie tant que le processus aboutissant &#224; la naissance n&#8217;est pas achev&#233;, et qui n&#8217;est pas encore acteur de la vie sociale &#187;.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/decembrie 2019\/10\/21721_3.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nCertes, l&#8217;in&#233;gale valeur de la vie de la m&#232;re et de celle de l&#8217;enfant &#224; na&#238;tre est g&#233;n&#233;ralement admise ; mais les juges extrapol&#232;rent cette in&#233;galit&#233; &#224; toute personne d&#233;j&#224; n&#233;e en ajoutant aussit&#244;t : &#171; Du point de vue de la Convention, on peut &#233;galement soutenir que les droits consacr&#233;s par cet instrument visent essentiellement &#224; prot&#233;ger contre des actions ou omissions de l&#8217;&#201;tat des individus qui participent activement &#224; la vie quotidienne ordinaire d&#8217;une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique &#187;. Autrement dit, un sujet est titulaire de droits non pas en vertu de son &#233;gale dignit&#233; ontologique, mais en raison et proportion de sa participation &#224; la vie sociale !<\/p>\n<p>Une telle affirmation est terrifiante, elle autorise une moindre protection de ceux qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas participer activement &#224; la vie quotidienne ordinaire d&#8217;une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique. Et que signifie &#171; participer activement &#224; la vie quotidienne ordinaire d&#8217;une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique &#187; ? Qui en serait juge ? Seraient exclus de la protection des droits de l&#8217;homme non seulement les plus faibles, mais aussi tous ceux qui ne participent pas activement &#224; la vie sociale (les solitaires et les religieux) et les non-d&#233;mocrates, voire ceux que la soci&#233;t&#233; rejette. Ces propos sont choquants car explicites ; ils &#233;clairent la jurisprudence de la Cour en ce qu&#8217;elle met en opposition la volont&#233; (la capacit&#233; &#224; agir) &#224; l&#8217;&#234;tre pour faire pr&#233;valoir la premi&#232;re.<\/p>\n<p>C&#8217;est cette m&#234;me conception qui fonde l&#8217;acceptation du suicide assist&#233; et de l&#8217;euthanasie lorsque l&#8217;esprit d&#8217;une personne se trouve comme enferm&#233; dans un corps souffrant ou lorsqu&#8217;il s&#8217;est d&#233;j&#224;, apparemment, &#233;teint. C&#8217;est d&#8217;ailleurs en s&#8217;appuyant sur sa jurisprudence en mati&#232;re d&#8217;avortement que la Cour europ&#233;enne a accept&#233; que la vie de Vincent Lambert ne soit plus prot&#233;g&#233;e. L&#8217;avortement a ouvert la voie &#224; l&#8217;euthanasie. Dans un cas comme dans l&#8217;autre, la d&#233;shumanisation est un pr&#233;alable &#224; la destruction. L&#8217;avortement est r&#233;ellement une matrice des &#171; libert&#233;s d&#233;natur&#233;es &#187;.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nyogaesoteric<br \/>\n10 d&#233;cembre 2019<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Gr&#233;gor Puppinck &#192; l&#8217;occasion de la Marche pour la vie du 20 janvier 2019, Gr&#233;gor Puppinck revient sur l&#8217;&#233;volution de la compr&#233;hension du droit &#224; la vie. Il est docteur en droit et directeur du Centre europ&#233;en pour le droit et la justice (ECLJ). 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