{"id":26248,"date":"2020-03-10T14:43:34","date_gmt":"2020-03-10T14:43:34","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/demasquer-la-maconnerie-fr\/documents-des-preuves-incontestables-sur-les-plans-diaboliques-de-la-franc-maconnerie-3480-fr\/intervention-humanitaire-et-nouvel-ordre-mondial-la-violation-du-droit-international-3\/"},"modified":"2020-03-10T14:43:34","modified_gmt":"2020-03-10T14:43:34","slug":"intervention-humanitaire-et-nouvel-ordre-mondial-la-violation-du-droit-international-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/intervention-humanitaire-et-nouvel-ordre-mondial-la-violation-du-droit-international-3\/","title":{"rendered":"\u00ab Intervention humanitaire \u00bb et \u00ab Nouvel ordre mondial \u00bb : La violation du droit international (3)"},"content":{"rendered":"<p>Lisez <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=22610\">la deuxi&#232;me partie<\/a> de cet article <\/p>\n<p>\nL&#8217;OTAN a lanc&#233; une intervention militaire contre la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie (Serbie et Mont&#233;n&#233;gro) le 24 mars 1999, au nom de la protection des Droits de l&#8217;homme des Albanais du Kosovo. En d&#8217;autres termes, les 78 jours de frappes a&#233;riennes barbares ont &#233;t&#233; formellement justifi&#233;s comme &#233;tant une &#171; intervention humanitaire &#187;, bas&#233;e principalement sur des op&#233;rations &#171; sous fausse bani&#232;re &#187;, et des informations fallacieuses (comme le cas Rachak) provenant des medias du syst&#232;me, ou de mensonges &#233;hont&#233;s venant du terrain (comme ceux de William Walker &#8211; Chef de la mission de v&#233;rification du Kosovo).<\/p>\n<p><strong>Partie 1 &#8722; Partie 2<\/strong><\/p>\n<p><strong>L&#8217;agression de l&#8217;OTAN contre la Serbie et le Mont&#233;n&#233;gro en 1999<\/strong><\/p>\n<p>&#160;<\/p>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/martie 2020\/10\/22672_1.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">\nSelon la Charte des Nations Unies, les organisations r&#233;gionales telles que l&#8217;OTAN n&#8217;ont, par essence, pas le droit de s&#8217;immiscer dans les affaires int&#233;rieures d&#8217;un pays, pas m&#234;me dans les affaires int&#233;rieures de leurs propres &#201;tats membres. Ce supr&#234;me document international et instrument de la s&#233;curit&#233; mondiale exige explicitement l&#8217;approbation par le Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies du lancement de toute action arm&#233;e de la part d&#8217;une organisation r&#233;gionale. L&#8217;OTAN n&#8217;a jamais demand&#233; d&#8217;autorisation et n&#8217;a jamais &#233;t&#233; autoris&#233;e &#224; effectuer une intervention militaire contre la Serbie et le Mont&#233;n&#233;gro en 1999 et, de ce fait, conform&#233;ment au Droit international public moderne, cette intervention &#171; humanitaire &#187; arm&#233;e fut un pur acte d&#8217;agression brutale contre un pays souverain, un crime contre la paix. Par la suite, les Droits de l&#8217;homme ont servi en l&#8217;esp&#232;ce de justification &#224; la r&#233;alisation de certains objectifs g&#233;opolitiques dans les Balkans. Cela devint limpide, lorsqu&#8217;en f&#233;vrier 2008, les Albanais du Kosovo proclam&#232;rent la R&#233;publique du Kosovo ind&#233;pendante, reconnue par tous les satellites am&#233;ricains dans le monde. En 1999, l&#8217;OTAN n&#8217;a pas bombard&#233; la Serbie et le Mont&#233;n&#233;gro pour l&#8217;ind&#233;pendance du Kosovo, mais uniquement pour prot&#233;ger les &#171; Droits de l&#8217;homme &#187; (des Albanais). Cependant, la m&#234;me organisation n&#8217;a rien fait pour prolonger la protection des Droits de l&#8217;homme (des Serbes du Kosovo et autres non-Albanais) apr&#232;s la guerre, lorsque la province fut plac&#233;e sous le protectorat et le contr&#244;le complets de l&#8217;OTAN, qui n&#8217;a rien fait pour emp&#234;cher les extr&#233;mistes Albanais (anciens membres de l&#8217;UCK (Arm&#233;e de lib&#233;ration du Kosovo)) de proc&#233;der au nettoyage ethnique complet de la province.<\/p>\n<p>Bien que, comme il en est question ci-dessus, toute intervention arm&#233;e soit strictement interdite par le Droit international public et la Charte des Nations Unies, l&#8217;OTAN, (cr&#233;&#233;e en 1949 sur le fondement de l&#8217;article 51 de la Charte des Nations Unies qui traite du droit de la l&#233;gitime d&#233;fense collective et individuelle), a attaqu&#233; la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie le 24 mars 1999 par des frappes a&#233;riennes barbares continuelles pendant les 77 jours suivants. Le terme &#171; frappes a&#233;riennes &#187;, fut r&#233;guli&#232;rement utilis&#233; par l&#8217;OTAN lors de ses propres conf&#233;rences de presse durant l&#8217;agression contre la Serbie et le Mont&#233;n&#233;gro, de m&#234;me que le terme &#171; dommages collat&#233;raux &#187; pour d&#233;signer les destructions massives et les pertes civiles caus&#233;es par les bombardements de l&#8217;OTAN. Dans leurs d&#233;clarations officielles, les responsables de l&#8217;OTAN ont pr&#233;tendu dans leurs d&#233;clarations que la principale raison de ces frappes a&#233;riennes (ill&#233;gales) &#233;tait un ensemble de probl&#232;mes humanitaires dont les trois les plus importants &#233;taient : 1) la protection individuelle des Droits de l&#8217;homme , 2) la violation des droits des Albanais au Kosovo, en tant que minorit&#233; nationale, et 3) la pr&#233;vention de la potentielle politique de g&#233;nocide et de nettoyage ethnique contre les Albanais de souche par les forces de s&#233;curit&#233; Yougoslaves. N&#233;anmoins, l&#8217;agression s&#8217;est accompagn&#233;e d&#8217;une propagande m&#233;diatique puissante et ignoble qui, bien entendu, fut directement soutenue par un certain nombre d&#8217;experts juridiques et des Droits de l&#8217;homme politiquement &#171; corrects &#187;, pour laver les cerveaux du public occidental. La plupart d&#8217;entre eux ont justifi&#233; l&#8217;agression en invoquant le droit des Albanais du Kosovo &#224; l&#8217;autod&#233;termination, bien que ce droit ne soit soutenu par aucun instrument international valable, dans la mesure o&#249; le droit &#224; l&#8217;autod&#233;termination signifie la destruction de l&#8217;int&#233;grit&#233; territoriale du pays. Toutefois, les m&#234;mes experts n&#8217;ont pas reconnu le m&#234;me droit &#224; l&#8217;autod&#233;termination des Serbes de Croatie et de Bosnie lors de la dissolution de l&#8217;ex-Yougoslavie.<\/p>\n<p>L&#8217;ancien pr&#233;sident Yougoslave Slobodan Milosevic, au centre, avec les gardes de s&#233;curit&#233; du tribunal &#224; gauche et &#224; droite, compara&#238;t devant le tribunal des crimes de guerre de l&#8217;ONU &#224; La Haye, le mardi 3 juillet 2001. Milosevic est entr&#233; dans la salle d&#8217;audience du tribunal de l&#8217;ONU, mardi, sans avocat pour le repr&#233;senter contre les accusations de crimes de guerre perp&#233;tr&#233;s contre des Albanais de souche au Kosovo en 1999. Milosevic est d&#233;c&#233;d&#233; le 11 mars 2006 dans sa cellule de la prison de La Haye, pr&#233;tendument victime d&#8217;un coup de chaleur, juste quelques mois avant l&#8217;annonce du verdict.<\/p>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/martie 2020\/10\/22672_2.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">\nRappelons que, selon le Droit international public et la Charte des Nations Unies, l&#8217;agression comprend &#233;galement les bombardements par les forces arm&#233;es d&#8217;un pays contre le territoire d&#8217;un autre pays, ou l&#8217;utilisation d&#8217;armes ou de forces arm&#233;es d&#8217;un pays contre le territoire d&#8217;un autre, comme dans le cas de l&#8217;OTAN, par exemple, qui utilisa l&#8217;UCK des Albanais du Kosovo comme forces au sol pendant la guerre du Kosovo. Mais le fait crucial, concernant la guerre du Kosovo de 1998-1999, est qu&#8217;il n&#8217;y eut pas de v&#233;ritable catastrophe humanitaire avant l&#8217;agression de l&#8217;OTAN du 24 mars 1999 contre la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie. Il fallait donc en susciter une, ce que l&#8217;OTAN a exactement fait avec sa campagne de frappes a&#233;riennes de 78 jours, afin de justifier l&#8217;occupation de la province apr&#232;s la guerre, puis la s&#233;cession du Kosovo de la Serbie en 2008.<\/p>\n<p><strong>Violation des Droits de l&#8217;Homme au Kosovo<\/strong><\/p>\n<p>Personne ne pr&#233;tend que les Droits de l&#8217;homme de tous les citoyens, y compris des Albanais de souche vivant au Kosovo-Metochia, n&#8217;aient pas &#233;t&#233; viol&#233;s dans une quelconque mesure avant la campagne militaire de l&#8217;OTAN en 1999. En attestent plusieurs r&#233;solutions du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies avant l&#8217;agression de l&#8217;OTAN, mais le fait qui est syst&#233;matiquement cach&#233; est qu&#8217;une violation flagrante ant&#233;rieure des Droits de l&#8217;homme dans la province est venue du c&#244;t&#233; de l&#8217;UCK Albanaise, alors que cette organisation terroriste avait lanc&#233; une politique g&#233;n&#233;ralis&#233;e d&#8217;attaques, d&#8217;enl&#232;vements et d&#8217;assassinats de Serbes, visant &#224; provoquer les forces de s&#233;curit&#233; Serbes qui ont r&#233;agi, en violant les Droits de l&#8217;homme de ces m&#234;mes Albanais qui avaient soutenu ou particip&#233; aux actions de l&#8217;UCK. Il ne faut pas oublier ici que la majorit&#233; des Albanais du Kosovo n&#8217;a pas soutenu les m&#233;thodes de combat de l&#8217;UCK, y compris celle de M. Ibrahim Rugova, chef politique des Albanais du Kosovo. Afin de calmer la situation politique dans la province, le gouvernement yougoslave avait conclu avec diff&#233;rentes organisations internationales, telles que l&#8217;OSCE ou l&#8217;OTAN, plusieurs accords autorisant la mission de surveillance de l&#8217;OSCE au Kosovo-Metochia. Le gouvernement yougoslave accepta &#233;galement de limiter les activit&#233;s de ses forces de s&#233;curit&#233; si l&#8217;opposition (l&#8217;UCK) faisait de m&#234;me. Le fait que la partie albanaise, avant l&#8217;agression de l&#8217;OTAN, ait commis des crimes de guerre, ressort clairement de l&#8217;invitation, adress&#233;e &#224; la Yougoslavie et &#224; la partie albanaise du Kosovo par la communaut&#233; internationale, &#224; coop&#233;rer avec le Tribunal sp&#233;cial des Nations Unies (est. 1993) pour les crimes commis sur le territoire de l&#8217;ex-Yougoslavie (y compris le Kosovo-Metochia). Le fait est que, concernant cette invitation &#224; coop&#233;rer avec le procureur du Tribunal de La Haye, les dirigeants de la &#171; communaut&#233; nationale albanaise &#187; furent &#233;galement invit&#233;s, et pas la seule partie Yougoslave, &#224; participer &#224; l&#8217;enqu&#234;te sur toutes les infractions relevant de la comp&#233;tence du Tribunal. En d&#8217;autres termes, la partie albanaise a &#233;t&#233; invit&#233;e &#224; participer &#224; l&#8217;enqu&#234;te sur l&#8217;implication personnelle des membres de l&#8217;UCK, pour des crimes commis contre d&#8217;autres groupes ethniques au Kosovo-Metochia, l&#8217;objectif final &#233;tant la s&#233;cession de cette province de la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie.<\/p>\n<p>N&#233;anmoins, aucune r&#233;solution sur le Kosovo avant le 24 mars 1999 n&#8217;avait mentionn&#233; de &#171; menace contre la paix &#187; dans la province, aucun ordre n&#8217;avait &#233;t&#233; donn&#233; par le Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies de constituer des forces arm&#233;es internationales ayant le droit de r&#233;tablir la paix et l&#8217;ordre au Kosovo, c&#8217;est-&#224;-dire d&#8217;entreprendre certaines actions arm&#233;es contre la Serbie et le Mont&#233;n&#233;gro. En 1998, la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie, en tant qu&#8217;&#201;tat souverain, combattait le mouvement s&#233;paratiste albanais au Kosovo-Metochia, parfois avec un recours excessif &#224; la force, mais il n&#8217;y avait pas encore de v&#233;ritable catastrophe humanitaire &#224; cette &#233;poque. L&#8217;exp&#233;rience r&#233;cente de violations des Droits de l&#8217;homme dans la province, selon la d&#233;finition contemporaine, sugg&#232;re que la situation critique s&#8217;est aggrav&#233;e avec la cr&#233;ation de l&#8217;UCK en 1995, qui a pris des mesures terroristes globales pour cr&#233;er la s&#233;cession du Kosovo de la Serbie. Les forces de s&#233;curit&#233; yougoslaves ont eu de graves conflits avec diff&#233;rents groupes de l&#8217;UCK, et le pouvoir judiciaire de la RFY, accompagn&#233; d&#8217;experts et d&#8217;universitaires comp&#233;tents, a qualifi&#233;, &#224; juste titre, les actions arm&#233;es des s&#233;paratistes du Kosovo de terrorisme classique, et d&#8217;actes criminels contre un &#201;tat souverain.<\/p>\n<p>L&#8217;ancien dirigeant de l&#8217;UCK, Ramush Haradinaj, arr&#234;t&#233; le 5 janvier 2017 en vertu d&#8217;un mandat d&#8217;arr&#234;t d&#233;livr&#233; par la police des fronti&#232;res fran&#231;aise &#224; son arriv&#233;e &#224; l&#8217;EuroAirport Basel Mulhouse Freiburg, &#224; bord d&#8217;un vol en provenance de Pristina. Les autorit&#233;s serbes ont demand&#233; &#224; la France d&#8217;extrader Haradinaj, citant le fait qu&#8217;il avait personnellement pris part &#224; la torture, au meurtre et au viol de civils. Le 27 avril 2017, un tribunal fran&#231;ais a rejet&#233; une demande serbe d&#8217;extradition de Ramush Haradinaj et l&#8217;a lib&#233;r&#233;. Depuis le 9 septembre 2017, Haradinaj est le Premier ministre du Kosovo autoproclam&#233;.<\/p>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/martie 2020\/10\/22672_3.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">\nAvant l&#8217;agression de la RFY par l&#8217;OTAN, les probl&#232;mes de protection des Droits de l&#8217;homme au Kosovo-Metochia existaient, mais certainement pas avec l&#8217;ampleur de leur exag&#233;ration par les m&#233;dias et les d&#233;cideurs politiques occidentaux, ils n&#8217;&#233;taient, pour le moins, pas sup&#233;rieurs aux probl&#232;mes rencontr&#233;s en de nombreux autres coins du monde, comme en Colombie, ou dans la partie orientale de la Turquie peupl&#233;e de Kurdes. Certes, la situation en mati&#232;re de Droits de l&#8217;homme en Turquie depuis 1994 est bien plus grave qu&#8217;au Kosovo-Metochia en 1998, les Droits de l&#8217;homme des minorit&#233;s Kurdes &#233;tant viol&#233;s de mani&#232;re drastique comme en 1994, lorsqu&#8217;un grand nombre de villages kurdes furent d&#233;truits par la police turque et les forces de l&#8217;arm&#233;e r&#233;guli&#232;re, provoquant la fuite de pr&#232;s d&#8217;un million de Kurdes de souche hors de la Turquie, vers les &#201;tats voisins, mais l&#8217;administration am&#233;ricaine n&#8217;a tout simplement rien fait pour prot&#233;ger les Droits de l&#8217;homme des Kurdes. Aucune initiative ne fut m&#234;me prise pour que l&#8217;ONU entreprenne une action internationale l&#233;gale, afin d&#8217;emp&#234;cher les autorit&#233;s turques de continuer &#224; g&#233;n&#233;rer une catastrophe humanitaire.<\/p>\n<p><strong>Produire une catastrophe humanitaire sans qu&#8217;elle soit caract&#233;ris&#233;e comme une agression<\/strong><\/p>\n<p>Le bombardement de l&#8217;OTAN contre la Serbie et le Mont&#233;n&#233;gro a eu pour principal r&#233;sultat le fait que le tr&#232;s grand nombre de r&#233;fugi&#233;s de toutes nationalit&#233;s du Kosovo-Metochia a form&#233; en fait une une v&#233;ritable catastrophe humanitaire. Toutefois, au cours de cet exode de populations, l&#8217;agression militaire de l&#8217;OTAN sous couvert &#171; d&#8217;intervention humanitaire arm&#233;e &#187; s&#8217;est m&#234;me renforc&#233;e, en d&#233;pit de toutes les interdictions pr&#233;vues par le Droit international public. Cependant, pendant et apr&#232;s le bombardement de la RFY, les r&#233;solutions des Nations Unies, comme la r&#233;solution du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies du 10 juin 1999, ne mentionnaient tout simplement pas le bombardement pour la raison bien pr&#233;cise que, s&#8217;il avait &#233;t&#233; mentionn&#233;, il aurait d&#251; &#234;tre officiellement qualifi&#233; &#171; d&#8217;agression &#187;, ce qui signifie une violation du Droit international public et de la Charte des Nations Unies. Dans ce cas, toutefois, en raison du syst&#232;me de vote &#233;tabli au sein du Conseil de s&#233;curit&#233; (menace d&#8217;utiliser les droits de veto russes et chinois), aucune r&#233;solution n&#8217;a pu &#234;tre adopt&#233;e. En fait, la r&#233;solution du 10 juin 1999 ne parle que du d&#233;ploiement des forces de s&#233;curit&#233; internationales, y compris celles de l&#8217;OTAN dans la province apr&#232;s la guerre, afin de &#171; &#8230; cr&#233;er un environnement s&#251;r pour tous les habitants du Kosovo, et faciliter le retour de tous les d&#233;plac&#233;s et r&#233;fugi&#233;s dans leur pays en toute s&#233;curit&#233; &#187;. En d&#8217;autres termes, le texte entier de la r&#233;solution ne mentionne nulle part le bombardement de la RFY, c&#8217;est-&#224;-dire un acte d&#8217;agression pure contre un &#201;tat souverain. Il en &#233;tait all&#233; de m&#234;me avec une autre r&#233;solution ant&#233;rieure adopt&#233;e lors de l&#8217;agression (r&#233;solution 1239 du 14 mai 1999), qui ne disait pas un mot du bombardement de l&#8217;OTAN, mais en disant simplement que la Communaut&#233; internationale exprimait sa grave pr&#233;occupation face &#224; la catastrophe humanitaire au sein et autour du Kosovo, en r&#233;sultat de la crise persistante, sans que le texte de la r&#233;solution indique clairement qui avait provoqu&#233; la crise. Le m&#234;me texte confirme le droit de tous les r&#233;fugi&#233;s et personnes d&#233;plac&#233;es de rentrer chez eux dans des conditions de s&#233;curit&#233; et de dignit&#233;, mais le contexte r&#233;el de la crise n&#8217;est pas clair. Selon les r&#233;solutions de l&#8217;ONU sur le Kosovo, le bombardement barbare de l&#8217;OTAN et acte d&#8217;agression classique contre un &#201;tat souverain, croyez-le ou non, n&#8217;a jamais eu lieu !<\/p>\n<p>Citons les quelques tentatives de la Russie et de la Chine au CSNU, visant &#224; adopter une r&#233;solution appropri&#233;e dans laquelle il aurait &#233;t&#233; reconnu que les frappes a&#233;riennes de l&#8217;OTAN de 1999 s&#8217;&#233;taient r&#233;ellement d&#233;roul&#233;es sur le terrain, et qu&#8217;elles devaient par cons&#233;quent &#234;tre qualifi&#233;es d&#8217;&#171; agression &#187;. Cependant, ces propositions de r&#233;solution n&#8217;ont pas abouti, et ne furent pas adopt&#233;es pour la seule raison du droit de veto utilis&#233; par les &#201;tats-Unis, le Royaume-Uni et la France (l&#8217;obstruction Occidentale).<\/p>\n<p><strong>Arguments contre l&#8217;intervention humanitaire<\/strong><\/p>\n<p>Les universitaires, les d&#233;cideurs et les juristes s&#8217;opposent de plusieurs mani&#232;res &#224; l&#8217;intervention humanitaire pr&#233;conis&#233;e &#224; diverses &#233;poques. Nous aborderons ici les arguments les plus importants contre l&#8217;intervention humanitaire, notamment dans le cas du bombardement de la RFY par l&#8217;OTAN en 1999 :<\/p>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/martie 2020\/10\/22672_4.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">\n1 &#8211; Il n&#8217;y a aucune base r&#233;elle de l&#8217;intervention humanitaire en Droit international public. Le bien commun est mieux pr&#233;serv&#233; en maintenant l&#8217;interdiction de tout recours &#224; la force non autoris&#233; par le Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations Unies. Les intervenants ont g&#233;n&#233;ralement pr&#233;tendu agir soit en l&#233;gitime d&#233;fense conform&#233;ment &#224; l&#8217;&#171; autorisation implicite &#187; des r&#233;solutions du CSNU et de la Charte des Nations Unies, soit s&#8217;abstenir de pr&#233;senter des arguments juridiques raisonnables fond&#233;s sur le Droit international public.<\/p>\n<p>2 &#8211; Les &#201;tats n&#8217;interviennent pas pour des raisons essentiellement humanitaires. Les &#201;tats ont toujours de complexes raisons r&#233;elles pour motiver des interventions humanitaires et autres, et sont tr&#232;s rarement dispos&#233;s &#224; sacrifier leurs propres soldats &#224; l&#8217;&#233;tranger. Cela signifie que l&#8217;intervention humanitaire est guid&#233;e par des calculs d&#8217;int&#233;r&#234;t national, mais pas par ce qui convient le mieux aux victimes au nom desquelles l&#8217;intervention est formellement mise en &#339;uvre.<\/p>\n<p>3 &#8211;Les &#201;tats ne sont pas autoris&#233;s &#224; risquer la vie de leurs propres soldats pour sauver des &#233;trangers. Les dirigeants politiques ne poss&#232;dent aucun droit moral de verser le sang de leurs propres citoyens au nom des &#233;trangers souffrants. Les citoyens assument la responsabilit&#233; exclusive de leur &#201;tat, et leur &#201;tat rel&#232;ve enti&#232;rement de leur comp&#233;tence. Par cons&#233;quent, si une autorit&#233; civile fait d&#233;faut, la responsabilit&#233; en incombe uniquement aux citoyens et aux dirigeants politiques de cet &#201;tat, mais pas aux puissances &#233;trang&#232;res.<\/p>\n<p>4 &#8211; La question de l&#8217;abus. En l&#8217;absence d&#8217;un m&#233;canisme sans coloration politique permettant de d&#233;cider de l&#8217;autorisation d&#8217;une v&#233;ritable intervention humanitaire, les &#201;tats peuvent prendre des motivations humanitaires pour pr&#233;texte formel visant &#224; couvrir moralement la poursuite de l&#8217;int&#233;r&#234;t national, comme par exemple, A. Hitler le fit avec le territoire des Sud&#232;tes.<\/p>\n<p>5 &#8211; S&#233;lectivit&#233; de la r&#233;ponse. Les &#201;tats appliquent toujours les principes de l&#8217;intervention humanitaire de mani&#232;re s&#233;lective, dans le respect de leurs int&#233;r&#234;ts nationaux mais sans protection r&#233;elle des Droits de l&#8217;homme. En d&#8217;autres termes, le comportement d&#8217;un &#201;tat est toujours r&#233;gi par ce que le gouvernement d&#233;cide d&#8217;&#234;tre dans son int&#233;r&#234;t et, par cons&#233;quent, les &#201;tats sont s&#233;lectifs quant au moment o&#249; ils choisissent d&#8217;intervenir. Par exemple, la s&#233;lectivit&#233; de la r&#233;ponse est l&#8217;argument selon lequel l&#8217;intervention &#171; humanitaire &#187; de l&#8217;OTAN au Kosovo en 1999 ne pouvait pas &#234;tre motiv&#233;e par de v&#233;ritables pr&#233;occupations humanitaires, car elle n&#8217;a rien fait pour faire face, par exemple, &#224; la catastrophe humanitaire beaucoup plus vaste au Darfour, province du Soudan occidental (g&#233;nocide au Darfour).<\/p>\n<p>6 &#8211; Un probl&#232;me de principes moraux. Il n&#8217;existe g&#233;n&#233;ralement pas de consensus sur un ensemble de principes moraux en mati&#232;re d&#8217;intervention humanitaire, qui ne devrait pas &#234;tre autoris&#233;e en cas de d&#233;saccord, sur ce qui constitue des cas extr&#234;mes de violation des Droits de l&#8217;homme.<\/p>\n<p>7- En pratique, l&#8217;intervention humanitaire ne fonctionne pas. L&#8217;intervention humanitaire n&#8217;est pas r&#233;alisable car les acteurs ext&#233;rieurs ne peuvent imposer les Droits de l&#8217;homme, en particulier pour ceux qui ont le m&#234;me probl&#232;me chez eux. La d&#233;mocratie ne peut &#234;tre &#233;tablie que par une lutte nationale pour la libert&#233;, mais pas de l&#8217;ext&#233;rieur. Cela signifie que les Droits de l&#8217;homme ne peuvent pas s&#8217;enraciner s&#8217;ils sont impos&#233;s de l&#8217;ext&#233;rieur. L&#8217;argument est que les peuples opprim&#233;s devraient renverser eux-m&#234;mes l&#8217;autorit&#233; non d&#233;mocratique. <\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Les normes du Droit international public et la doctrine de la s&#233;curit&#233; collective apr&#232;s 1945 pr&#233;sent&#233;es ci-dessus n&#8217;ont malheureusement pas mis fin &#224; diff&#233;rentes formes d&#8217;interventions arm&#233;es dans le monde, mais plus particuli&#232;rement celles des &#201;tats-Unis, pays qui est devenu un champion mondial de l&#8217;agression. Les interventions &#171; humanitaires &#187; arm&#233;es sont toujours et vont &#234;tre une r&#233;alit&#233; des relations internationales pr&#233;sentes et futures dans le cadre de la Responsabilit&#233; de prot&#233;ger.<\/p>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/martie 2020\/10\/22672_5.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"justify\">\nApr&#232;s la guerre froide, l&#8217;intervention humanitaire la plus brutale, ill&#233;gale et honteuse s&#8217;est d&#233;roul&#233;e dans la province du Kosovo-Metochia, au Sud de la Serbie, en 1999. Il s&#8217;agissait en r&#233;alit&#233; d&#8217;une agression de l&#8217;OTAN contre la RFY sous la forme d&#8217;une campagne a&#233;rienne. Cependant, outre cet exemple d&#8217;intervention humanitaire constituant une violation du Droit international public, de nombreuses interventions similaires ont exist&#233; auparavant. En 1983, les &#201;tats-Unis avaient envahi l&#8217;&#201;tat souverain de la Grenade avec quelque 8.000 soldats, au pr&#233;texte de la protection de la vie d&#8217;environ 1.000 citoyens Am&#233;ricains qui y vivaient, convaincus qu&#8217;ils &#233;taient menac&#233;s par les troubles dans ce pays. Cependant, la v&#233;ritable raison de cette &#171; intervention humanitaire &#187;&#233;tait de nature purement politique et g&#233;ostrat&#233;gique plut&#244;t qu&#8217;humanitaire : les troupes am&#233;ricaines ont occup&#233; l&#8217;ensemble de l&#8217;&#238;le (&#201;tat) de Grenade, y compris les zones dans lesquelles les citoyens am&#233;ricains ne vivaient pas. La principale preuve d&#8217;abus du Droit international public tenait au fait que les troupes am&#233;ricaines occupaient de fait Grenade, et qu&#8217;elles rest&#232;rent dans l&#8217;&#238;le, m&#234;me apr&#232;s le d&#233;part du pays de tous les citoyens am&#233;ricains, et apr&#232;s le changement de son gouvernement.<\/p>\n<p>Il ressort clairement de l&#8217;expos&#233; ci-dessus que l&#8217;action militaire de l&#8217;OTAN contre la Serbie et le Mont&#233;n&#233;gro en 1999 ne peut &#234;tre qualifi&#233;e de guerre juste, &#171; d&#8217;intervention humanitaire &#187;, m&#234;me selon les crit&#232;res du philosophe hollandais du XVIIe si&#232;cle, Hugo Grotius, sans parler de l&#8217;ensemble moderne de crit&#232;res incorpor&#233;s dans la Charte des Nations Unies et le Droit international public. Par cons&#233;quent, l&#8217;action &#233;tait plut&#244;t un exemple classique d&#8217;agression militaire brutale contre un &#201;tat souverain couvert par les m&#233;dias de masse occidentaux politis&#233;s. Il est vrai que les &#171; m&#233;dias ne sont pas seulement spectateurs des conflits modernes, mais doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des participants actifs formant l&#8217;opinion publique et cr&#233;ant et dirigeant la perception de la menace &#187;. Ce fut exactement le cas de la guerre du Kosovo de 1998-1999, lorsque les m&#233;dias occidentaux du syst&#232;me r&#233;ussirent &#224; convaincre l&#8217;opinion publique que &#171; l&#8217;intervention humanitaire &#187;de l&#8217;OTAN &#233;tait une guerre juste.<\/p>\n<p><strong>yogaesoteric<br \/>\n10 mars 2020<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lisez la deuxi&#232;me partie de cet article L&#8217;OTAN a lanc&#233; une intervention militaire contre la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie (Serbie et Mont&#233;n&#233;gro) le 24 mars 1999, au nom de la protection des Droits de l&#8217;homme des Albanais du Kosovo. En d&#8217;autres termes, les 78 jours de frappes a&#233;riennes barbares ont &#233;t&#233; formellement justifi&#233;s comme &#233;tant [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[1203],"tags":[],"class_list":["post-26248","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documents-des-preuves-incontestables-sur-les-plans-diaboliques-de-la-franc-maconnerie-3480-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26248","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26248"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/26248\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26248"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=26248"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=26248"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}