{"id":26353,"date":"2020-04-24T14:29:11","date_gmt":"2020-04-24T14:29:11","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/hommes-remarquables-1603-fr\/la-lecon-de-vie-de-charlie-chaplin-la-subversion-par-lamour\/"},"modified":"2020-04-24T14:29:11","modified_gmt":"2020-04-24T14:29:11","slug":"la-lecon-de-vie-de-charlie-chaplin-la-subversion-par-lamour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/la-lecon-de-vie-de-charlie-chaplin-la-subversion-par-lamour\/","title":{"rendered":"La le\u00e7on de vie de Charlie Chaplin : la subversion par l\u2019amour\u2026"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p align=\"center\">\n    <strong>R&#233;flexions sur une conclusion autobiographique<\/strong><br \/>\n    \n  <\/p>\n<p><\/p>\n<p align=\"justify\">\nCharles Chaplin (1889-1977) publie en 1964, &#224; l&#8217;&#226;ge de 75 ans et 13 ans avant sa mort, son autobiographie. Il termine son livre de 477 pages en une conclusion de 4 paragraphes, que nous reproduisons traduits ci-dessous. <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/24\/23253_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nDans sa longue vie d&#8217;artiste commenc&#233;e &#224; Londres o&#249; il est n&#233;, avec son fr&#232;re Sydney, passant par une &#233;migration aux Etats-Unis puis par un retour en Europe suite &#224; des diff&#233;rents r&#233;p&#233;t&#233;s avec son pays d&#8217;accueil, Chaplin raconte avec un sens du d&#233;tail, du souvenir (la narration de son enfance dans les rues et les cabarets, th&#233;&#226;tres du Londres populaire est &#233;poustouflante) et de la juste pudeur, une vie qui bien qu&#8217;ayant eu autant de bas que de hauts, l&#8217;a amen&#233; &#224; c&#244;toyer un nombre incroyable de personnalit&#233;s des mondes du spectacle, du cin&#233;ma, de la litt&#233;rature, des arts, de la politique. Sa narration passe avec un d&#233;tachement amus&#233;, parfois gouailleur sur ses rencontres, ses affinit&#233;s ou inimiti&#233;s avec des personnes connues et inconnues comme son grand et seul ami dans le monde du cin&#233;ma: Douglas Fairbanks, dont il ne se remettra jamais tout a fait du d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233;, de son &#233;pouse Mary Pickford (les trois ayant &#233;t&#233; les associ&#233;s fondateurs de United Artists), Mack Sennett, Randolph Hearst, Albert Einstein, Winston Churchill, Lord Mountbatten, Serge&#239; Rachmaninov, Anna Pavlova, Igor Moussorski, Nikita Kroutchev, Edna Purvance, ses deux derni&#232;res &#233;pouses Paulette Goddard (Les temps modernes et le Dictateur) et bien s&#251;r Oona O&#8217;Neill (fille du dramaturge Eugene O&#8217;Neill), Mahatma Gandhi, Nehru, Chou en La&#239; et on en passe.<\/p>\n<p>Chaplin et ses personnages travers&#232;rent deux guerres mondiales et une bonne partie de la guerre froide. Le livre (qui a &#233;t&#233; traduit en fran&#231;ais: &#171; Ma vie &#187;, 1982) foisonne d&#8217;anecdotes sur sa vie sociale et sur sa cr&#233;ation artistique, ainsi que sur son engagement politique, bien qu&#8217;il s&#8217;en d&#233;fend&#238;t toujours, et &#224; la fin du narratif de cette vie incroyablement riche en &#233;v&#232;nements et en &#233;motions, il conclut puissamment et &#233;tonnamment de la sorte :<\/p>\n<p>&#171; Ainsi maintenant, je mets un terme &#224; mon odyss&#233;e. Je r&#233;alise pleinement que le temps et les circonstance m&#8217;ont grandement favoris&#233;. J&#8217;ai &#233;t&#233; couv&#233; dans l&#8217;affection du monde, j&#8217;ai &#233;t&#233; aim&#233; et ha&#239;s. Oui, le monde m&#8217;a donn&#233; le meilleur et un peu de son pire. Quelles que furent mes quelques vicissitudes, je crois que la chance et la malchance passe sur tout &#224; chacun de mani&#232;re identique telles les nuages au gr&#233; du vent. En connaissance de cause, je ne suis jamais trop surpris des mauvaises choses qui se produisent et suis toujours agr&#233;ablement surpris du bien. Je n&#8217;ai pas de recette de vie, pas de philosophie, qu&#8217;elle soit sage ou folle, nous devons nous accoutumer des combats de la vie. Je vacille d&#8217;inconsistances: parfois de petites choses vont particuli&#232;rement m&#8217;ennuyer et &#224; d&#8217;autres moments, des catastrophes vont me laisser compl&#232;tement indiff&#233;rent.<\/p>\n<p>Quoi qu&#8217;il en soit, ma vie est bien plus passionnante aujourd&#8217;hui qu&#8217;elle ne le fut jamais. Je suis en bonne sant&#233;, suis toujours cr&#233;atif et j&#8217;ai des projets de toujours faire des films, peut-&#234;tre pas me mettant en sc&#232;ne, du reste mais les &#233;crire et les r&#233;aliser avec les membres de ma famille dont certains ont une tr&#232;s bonne aptitude pour les choses du th&#233;&#226;tre*. J&#8217;ai toujours de l&#8217;ambition, je ne pourrais jamais prendre ma retraite. Il y a tant de choses que je d&#233;sire faire &#224; part avoir quelques scripts inachev&#233;s pour le cin&#233;ma, j&#8217;aimerai &#233;crire une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre et un op&#233;ra, si le temps me le permet.<\/p>\n<p>Schopenhauer a dit que le bonheur est un &#233;tat n&#233;gatif, mais je ne suis pas d&#8217;accord avec lui. Ces derni&#232;res vingt ann&#233;es, j&#8217;ai su ce que voulait dire qu&#8217;&#234;tre heureux. J&#8217;ai l&#8217;insigne privil&#232;ge d&#8217;&#234;tre mari&#233; &#224; une femme merveilleuse et extraordinaire. J&#8217;aimerai bien &#233;crire plus &#224; ce sujet, mais cela implique l&#8217;amour et l&#8217;amour parfait est la plus belle de toutes les frustrations parce qu&#8217;il est bien plus que tout ce qu&#8217;on peut exprimer par les mots. En vivant avec Oona, la profondeur et la beaut&#233; de sa personne et de son caract&#232;re sont une perp&#233;tuelle r&#233;v&#233;lation pour moi. M&#234;me lorsqu&#8217;elle marche devant moi sur un des &#233;troits trottoirs de Vevey avec cette simple dignit&#233;, sa petite silhouette droite, ses longs cheveux noirs tir&#233;s en arri&#232;re et montrant quelques &#233;clairs de gris, je suis submerg&#233; par une soudaine vague d&#8217;amour et d&#8217;admiration devant tout ce qu&#8217;elle est et repr&#233;sente et ma gorge se noue.<\/p>\n<p>Submerg&#233; de tant de bonheur, je m&#8217;assieds parfois sur notre terrasse au coucher du soleil, contemple au-del&#224; d&#8217;une vaste pelouse verte le lac au loin, mon regard poursuit plus loin encore au del&#224; du lac vers les montagnes rassurantes et dans cet &#233;tat d&#8217;esprit, ne pense &#224; rien d&#8217;autre que d&#8217;appr&#233;cier &#224; sa juste valeur cette magnifique s&#233;r&#233;nit&#233;. &#187;<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/24\/23253_2.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n(*) Apr&#232;s cette autobiographie, Chaplin ne r&#233;alisera plus qu&#8217;un seul long m&#233;trage sorti en 1967: &#171; La comtesse de Hong Kong &#187; avec Sophia Loren et Marlon Brando. Comme indiqu&#233; pr&#233;c&#233;demment, Chaplin ne se mettra plus en sc&#232;ne, il ne fait que deux tr&#232;s courtes apparitions dans l&#8217;encadrure d&#8217;une porte qu&#8217;on lui referme au nez, l&#8217;emp&#234;chant d&#8217;entrer, en tant que stewart sur le paquebot o&#249; se d&#233;roule la trame du film. Par deux fois la porte se referme sur lui comme un clap de fin d&#233;finitif, apr&#232;s la mort du clown dans &#171; Les feux de la rampe &#187;.<\/p>\n<p>Dans ce film il fera jouer son fils Sydney et sa fille G&#233;raldine y fera une courte apparition dans les bras de Brando sur la piste de danse du navire, respectant ainsi les dires de sa r&#233;v&#233;rence autobiographique finale&#8230;<\/p>\n<p>= = =<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/24\/23253_3.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nCharles Chaplin (1889-1977) a laiss&#233; &#224; la post&#233;rit&#233; du patrimoine de l&#8217;humanit&#233; 70 courts et moyens m&#233;trages r&#233;alis&#233;s entre 1914 et 1923 et 11 longs m&#233;trages r&#233;alis&#233;s entre 1920 et 1967. <\/p>\n<p>Ces long m&#233;trages sont, dans l&#8217;ordre chronologique:<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Le Kid (The Kid, 1920)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Une femme &#224; Paris (A Woman in Paris, 1923)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; La ru&#233;e vers l&#8217;or (The Gold Rush, 1925)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Le cirque (The Circus, 1928)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Les lumi&#232;res de la ville (City Lights, 1931)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Les temps modernes (Modern Times, 1936)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Le dictateur (The Great Dictator, 1940)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Monsieur Verdoux (Monsieur Verdoux, 1947)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Les feux de la rampe (Limelight, 1953)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; Un roi &#224; New York (A King in New-York, 1957)<br \/>\n&#8226;&#160;&#160;&#160; La comtesse de Hong Kong (A Countess from Hong Kong, 1967)<\/p>\n<p>Son plus gros succ&#232;s commercial fut avec &#171; Le dictateur &#187;, qui en donn&#233;es corrig&#233;es d&#8217;argent moderne, rapporta l&#8217;&#233;quivalent actuel de 260 millions de dollars. Issus d&#8217;un milieu artistique tr&#232;s modeste, absorb&#233; par son propre travail artistique, Chaplin ne fut jamais vraiment concern&#233; par l&#8217;argent, ni par bien des frivolit&#233;s de ce monde. Il ne se tint jamais au courant des fluctuations financi&#232;res de sa co-entreprise de renomm&#233;e mondiale, United Artists, qu&#8217;ils revendirent a minima apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Fairbanks et une bataille l&#233;gale avec Pickford. Il engageait tr&#232;s souvent son argent personnel dans la production de ses films et se moquait des d&#233;passements de budget. Non satisfait de la sc&#232;ne finale des &#171; Lumi&#232;res de la ville &#187;, il renvoya l&#8217;&#233;quipe du tournage &#224; la maison avec salaire pendant pr&#232;s de 6 mois, ce qui lui co&#251;ta &#233;norm&#233;ment d&#8217;argent, mais la sc&#232;ne finale de ce film fait partie de l&#8217;anthologie du cin&#233;ma et Chaplin narre avec pudeur, respect et humour un Albert Einstein fondant en larmes &#224; la fin du film lors de la premi&#232;re qu&#8217;il visionna &#224; ses c&#244;t&#233;s.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/24\/23253_4.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nChaplin se fit de puissants ennemis au sein de la caste dominante aux Etats-Unis et en Europe, mais aussi nombre d&#8217;amis. Le &#171; discours du barbier &#187;, grandiose sc&#232;ne finale du &#171; Dictateur &#187; lui valut les foudres des nombreux soutiens politiques et industriels des nazis aux Etats-Unis &#224; l&#8217;&#233;poque, ainsi que celles de bien des patriotes ahuris qu&#8217;il ne pouvait comprendre. Chaplin se voyait comme un &#171; citoyen du monde &#187; et c&#8217;est dans &#171; Monsieur Verdoux &#187; qu&#8217;il fera sans aucun doute sa critique la plus acerbe de la soci&#233;t&#233;, si le vagabond Charlot colporta un certain sens de la vie de Chaplin, le personnage de Verdoux exprime la vision du monde d&#8217;un Chaplin vieillissant, mais peut aussi &#234;tre per&#231;u comme une parabole sur la psycho-pathologie ambiante induite par un monde devenu fou, condamnant certaines cr&#233;atures criminelles qu&#8217;il produit en son sein, mais pas toutes&#8230;<\/p>\n<p>Cela lui vaudra les foudres de la censure am&#233;ricaine. Il d&#251;t d&#233;fendre certains de ses choix artistiques devant des commissions de censure quasi staliniennes et fut contraint de r&#233;&#233;crire certaines parties du script sous peine de passer &#224; la trappe et d&#8217;&#234;tre ruin&#233;. Il le fit avec finesse et intelligence, ne perdant rien du message colport&#233; par le film, faisant de ce fait, un bras d&#8217;honneur final &#224; Hollywood. Il quitta les Etats-Unis avec sa famille pour ne plus jamais y revenir dans la dur&#233;e. Sa femme Oona renon&#231;a &#224; sa citoyennet&#233; am&#233;ricaine et Chaplin, jamais naturalis&#233; am&#233;ricain, rendit son permis de s&#233;jour.<\/p>\n<p>Laissons cependant le dernier mot artistique &#224; l&#8217;int&#233;ress&#233;, Charlot qui, &#224; la page 444 de son autobiographie, nous dit ceci :<br \/>\n&#171; Quoi qu&#8217;il en soit, je crois que &#8216;Monsieur Verdoux&#8217; est le film le plus intelligent et le plus brillant que j&#8217;ai jamais r&#233;alis&#233;. &#187;<\/p>\n<p>* * *<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/24\/23253_5.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    Traduction des paroles de Verdoux &#224; la fin de son proc&#232;s :<\/p>\n<p>Judge : &#171; Monsieur Verdoux, vous avez &#233;t&#233; trouv&#233; coupable, avez-vous quelque chose &#224; dire avant que nous vous communiquions la peine de votre condamnation ? &#187;<br \/>Verdoux : &#171; Oui, Monsieur, [en fran&#231;ais dans le texte original] j&#8217;ai quelque chose &#224; dire.<br \/>\nMalgr&#233; la r&#233;ticence du procureur &#224; me complimenter, il a au moins admis que j&#8217;&#233;tais intelligent. Merci monsieur, je le suis en effet. Pendant trente cinq ans j&#8217;ai utilis&#233; cette intelligence honn&#234;tement, apr&#232;s cela, plus personne n&#8217;en a voulu&#8230; J&#8217;ai donc &#233;t&#233; forc&#233; de faire mes propres affaires. Quant &#224; me qualifier de tueur en s&#233;rie, le monde ne l&#8217;encourage t&#8217;il pas ? N&#8217;a t&#8217;il pas r&#233;duit en miettes des femmes et des enfants innocents, ne l&#8217;a t&#8217;il pas fait de mani&#232;re tr&#232;s scientifique ? En tant que tueur de masse, je ne suis qu&#8217;un simple amateur en comparaison. Quoi qu&#8217;il en soit, je ne d&#233;sire pas perdre mon sang-froid parce que tr&#232;s bient&#244;t je vais perdre ma t&#234;te. N&#233;anmoins, en quittant cette petite &#233;tincelle de vie terrestre, j&#8217;ai ceci &#224; dire&#8230; Nous allons nous revoir tr&#232;s bient&#244;t&#8230; tr&#232;s bient&#244;t&#8230; &#187;<\/p>\n<p>Comme mentionn&#233; plus haut, Chaplin fut contraint par la censure am&#233;ricaine de r&#233;&#233;crire certaines parties du script, ci-dessous, quelques lignes de l&#8217;allocution de Verdoux &#224; son proc&#232;s qui durent &#234;tre retir&#233;es et qui ne figurent malheureusement plus au montage final :<\/p>\n<p>&#171; &#202;tre choqu&#233; par la nature de mon crime est une sombre ironie, une escroquerie ! Vous vous vautrez dans le meurtre&#8230; vous le l&#233;galisez&#8230; Vous enrubannez ses tresses dor&#233;es ! Vous le c&#233;l&#233;brez et en faite des parades ! L&#8217;assassinat de masse est l&#8217;entreprise par laquelle votre syst&#232;me prosp&#232;re ! C&#8217;est gr&#226;ce &#224; lui que votre industrie fleurit et s&#8217;engraisse !&#8230; &#187;<br \/>\n(Source: correspondance de Chaplin avec le comit&#233; de censure)<\/p>\n<p>Manifestement, le syst&#232;me n&#8217;&#233;tait pas d&#8217;accord avec&#8230; Mr Verdoux et donc avec Chaplin. Il n&#8217;est pas d&#8217;accord avec tous les diseurs de v&#233;rit&#233; du reste, il les r&#233;prime et les ostracise, c&#8217;est sa nature profonde, celle de toute supercherie cherchant &#224; se prot&#233;ger co&#251;te que co&#251;te de la lumi&#232;re r&#233;v&#233;latrice projet&#233;e sur ses crimes et forfaitures.<\/p>\n<p>Le v&#233;ritable humanisme de Chaplin resplendira toujours de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, car du vagabond &#224; Mr Verdoux, Chaplin titille notre r&#233;flexion avec l&#8217;intelligence subtile et masqu&#233;e de l&#8217;artiste accompli pour finalement, par l&#8217;amour et la compassion universels, changer le monde.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/24\/23253_6.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\n    <strong><br \/>\n      <br \/>\nyogaesoteric<br \/>\n24 avril 2020<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R&#233;flexions sur une conclusion autobiographique Charles Chaplin (1889-1977) publie en 1964, &#224; l&#8217;&#226;ge de 75 ans et 13 ans avant sa mort, son autobiographie. 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