{"id":26442,"date":"2020-06-13T22:15:24","date_gmt":"2020-06-13T22:15:24","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/spiritualite-universelle-fr\/la-priere-1603-fr\/petit-traite-sur-la-priere-alexis-carrel-2\/"},"modified":"2020-06-13T22:15:24","modified_gmt":"2020-06-13T22:15:24","slug":"petit-traite-sur-la-priere-alexis-carrel-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/petit-traite-sur-la-priere-alexis-carrel-2\/","title":{"rendered":"Petit trait\u00e9 sur la Pri\u00e8re \u2013 Alexis Carrel (2)"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p>  &#160;<br \/>\n  Lisez <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=5191 \" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la premi&#232;re partie<\/a> se cet article<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Quelles sont les causes de notre ignorance ?<\/strong><\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/13\/23716_1.jpg\" align=\"center\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  D&#8217;abord, la raret&#233; de la pri&#232;re. Le sens du sacr&#233; est en voie de disparition chez les civilis&#233;s. Il est probable que le nombre des Fran&#231;ais qui prient habituellement ne d&#233;passe pas 4 ou 5 % de la population (appr&#233;ciation de l&#8217;&#233;poque). Ensuite, la pri&#232;re est souvent st&#233;rile car la plupart de ceux qui prient sont des &#233;go&#239;stes, des menteurs, des orgueilleux, des pharisiens incapables de foi et d&#8217;amour. Enfin, ses effets, quand ils se produisent, tr&#232;s souvent nous &#233;chappent. La r&#233;ponse &#224; nos demandes et &#224; notre amour est donn&#233;e habituellement de fa&#231;on lente, insensible, presque inaudible. La petite voix qui murmure cette r&#233;ponse au fond de nous est facilement &#233;touff&#233;e par les bruits du monde. Les r&#233;sultats mat&#233;riels de la pri&#232;re eux aussi sont obscurs. Ils se confondent g&#233;n&#233;ralement avec d&#8217;autres ph&#233;nom&#232;nes.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Peu de gens, m&#234;me parmi les pr&#234;tres, ont donc eu l&#8217;occasion de les observer de fa&#231;on pr&#233;cise. Et les m&#233;decins, par manque d&#8217;int&#233;r&#234;t, laissent souvent passer sans les &#233;tudier les cas qui se trouvent &#224; leur port&#233;e. En outre, les observateurs sont souvent d&#233;rout&#233;s par le fait que la r&#233;ponse est loin d&#8217;&#234;tre toujours celle attendue. Par exemple, tel qui demande d&#8217;&#234;tre gu&#233;ri d&#8217;une maladie organique reste malade, mais subit une profonde et inexplicable transformation morale. N&#233;anmoins, l&#8217;habitude de la pri&#232;re, quoique exceptionnelle dans l&#8217;ensemble de la population, est relativement fr&#233;quente dans les groupes rest&#233;s fid&#232;les &#224; la religion ancestrale. C&#8217;est dans ces groupes qu&#8217;il est possible encore aujourd&#8217;hui d&#8217;&#233;tudier son influence. Parmi ses innombrables effets, le m&#233;decin a surtout l&#8217;occasion d&#8217;observer ceux que l&#8217;on appelle psychophysiologiques et curatifs.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La pri&#232;re agit sur l&#8217;esprit et sur le corps d&#8217;une mani&#232;re qui semble d&#233;pendre de sa qualit&#233;, de son intensit&#233; et de sa fr&#233;quence. Il est facile de conna&#238;tre quelle est la fr&#233;quence de la pri&#232;re et, dans une certaine mesure, son intensit&#233;. Sa qualit&#233; demeure inconnue, car nous n&#8217;avons pas le moyen de mesurer la foi et la capacit&#233; d&#8217;amour d&#8217;autrui. Cependant, la mani&#232;re dont vit celui qui prie peut nous &#233;clairer sur la qualit&#233; des invocations qu&#8217;il envoie &#224; Dieu. M&#234;me quand la pri&#232;re est de faible valeur et consiste surtout en la r&#233;citation machinale de formules, elle exerce un effet sur le comportement. Elle fortifie &#224; la fois le sens du sacr&#233; et le sens moral. Les milieux o&#249; l&#8217;on prie se caract&#233;risent par une certaine persistance du sentiment du devoir et de la responsabilit&#233;, par moins de jalousie et de m&#233;chancet&#233;, par quelque bont&#233; &#224; l&#8217;&#233;gard des autres. Il para&#238;t d&#233;montr&#233; que, &#224; &#233;galit&#233; de d&#233;veloppement intellectuel, le caract&#232;re et la valeur morale sont plus &#233;lev&#233;s chez les individus qui prient, m&#234;me de fa&#231;on m&#233;diocre, que chez ceux qui ne prient pas.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Quand la pri&#232;re est habituelle et vraiment fervente, son influence devient tr&#232;s claire. Elle est un peu comparable &#224; celle d&#8217;une glande &#224; s&#233;cr&#233;tion interne, telles que la glande thyro&#239;de ou la glande surr&#233;nale, par exemple.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Elle consiste en une sorte de transformation mentale et organique. Cette transformation s&#8217;op&#232;re de fa&#231;on progressive. On dirait que dans la profondeur de la conscience une flamme s&#8217;allume. L&#8217;homme se voit tel qu&#8217;il est. Il d&#233;couvre son &#233;go&#239;sme, sa cupidit&#233;, ses erreurs de jugement, son orgueil. Il se plie &#224; l&#8217;accomplissement du devoir moral. Il tente d&#8217;acqu&#233;rir l&#8217;humilit&#233; intellectuelle. Ainsi s&#8217;ouvre devant lui le royaume de la gr&#226;ce&#8230; Peu &#224; peu, il se produit un apaisement int&#233;rieur, une harmonie des activit&#233;s nerveuses et morales, une plus grande endurance &#224; l&#8217;&#233;gard de la pauvret&#233;, de la calomnie, des soucis, la capacit&#233; de supporter sans faiblir la perte des siens, la douleur, la maladie, la mort. Aussi le m&#233;decin qui voit un malade se mettre &#224; prier peut se r&#233;jouir, le calme engendr&#233; par la pri&#232;re est une aide puissante &#224; la th&#233;rapeutique.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Cependant, la pri&#232;re ne doit pas &#234;tre assimil&#233;e &#224; la morphine, car elle d&#233;termine, en m&#234;me temps que le calme, une int&#233;gration des activit&#233;s mentales, une sorte de floraison de la personnalit&#233;, parfois l&#8217;h&#233;ro&#239;sme. Elle marque ses fid&#232;les d&#8217;un sceau particulier. La puret&#233; du regard, la tranquillit&#233; du maintien, la joie sereine de l&#8217;expression, la virilit&#233; de la conduite et, quand il est n&#233;cessaire, la simple acceptation de la mort du soldat ou du martyr, traduisent la pr&#233;sence du tr&#233;sor cach&#233; au fond des organes et de l&#8217;esprit. Sous cette influence, m&#234;me les ignorants, les retard&#233;s, les faibles, les mal dou&#233;s, utilisent mieux leurs forces intellectuelles et morales.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  La pri&#232;re, semble-t-il, soul&#232;ve les hommes au-dessus de la stature mentale qui leur appartient de par leur h&#233;r&#233;dit&#233; et leur &#233;ducation. Ce contact avec Dieu les impr&#232;gne de paix. Et la paix rayonne d&#8217;eux. Et ils portent la paix partout o&#249; ils vont. Malheureusement, il n&#8217;y a actuellement dans le monde qu&#8217;un nombre infime d&#8217;individus qui sachent prier de fa&#231;on effective.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Ce sont les effets curatifs de la pri&#232;re qui, &#224; toutes les &#233;poques, ont principalement attir&#233; l&#8217;attention des hommes. Aujourd&#8217;hui encore, dans les milieux o&#249; l&#8217;on prie, on parle assez fr&#233;quemment de gu&#233;risons obtenues gr&#226;ce &#224; des supplications adress&#233;es &#224; Dieu ou &#224; ses saints. Mais quand il s&#8217;agit des maladies susceptibles de gu&#233;rir spontan&#233;ment ou &#224; l&#8217;aide des m&#233;dications ordinaires, il est difficile de savoir quel a &#233;t&#233; l&#8217;agent v&#233;ritable de la gu&#233;rison.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/13\/23716_2.jpg\" align=\"center\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  Ce n&#8217;est que dans les cas o&#249; toute th&#233;rapeutique est inapplicable ou a &#233;chou&#233;, que les r&#233;sultats de la pri&#232;re peuvent &#234;tre s&#251;rement constat&#233;s. Le bureau m&#233;dical de Lourdes a rendu un grand service &#224; la science en d&#233;montrant la r&#233;alit&#233; de ces gu&#233;risons. La pri&#232;re a parfois un effet pour ainsi dire explosif. Des malades ont &#233;t&#233; gu&#233;ris presque instantan&#233;ment d&#8217;affections telles que lupus de la face, cancer, infections du rein, ulc&#232;res, tuberculose pulmonaire, osseuse ou p&#233;riton&#233;al. Le ph&#233;nom&#232;ne se produit presque toujours de la m&#234;me mani&#232;re. Une grande douleur. Puis le sentiment d&#8217;&#234;tre gu&#233;ri. En quelques secondes, au plus quelques heures, les sympt&#244;mes disparaissent, et les l&#233;sions anatomiques se r&#233;parent. Le miracle est caract&#233;ris&#233; par une acc&#233;l&#233;ration extr&#234;me des processus normaux de gu&#233;rison.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Jamais une telle acc&#233;l&#233;ration n&#8217;a &#233;t&#233; observ&#233;e jusqu&#8217;&#224; pr&#233;sent au cours de leurs exp&#233;riences par les chirurgiens et les physiologistes.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Pour que ces ph&#233;nom&#232;nes se produisent, il n&#8217;est pas besoin que le malade prie. Des petits enfants encore incapables de parler et des incroyants on &#233;t&#233; gu&#233;ris &#224; Lourdes. Mais, pr&#232;s d&#8217;eux, quelqu&#8217;un priait. La pri&#232;re faite pour un autre est toujours plus f&#233;conde que celle faite pour soi-m&#234;me. C&#8217;est de l&#8217;intensit&#233; et de la qualit&#233; de la pri&#232;re que parait d&#233;pendre son effet. A Lourdes, les miracles sont beaucoup moins fr&#233;quents qu&#8217;ils l&#8217;&#233;taient il y a quarante ou cinquante ans car les malades n&#8217;y trouvent plus l&#8217;atmosph&#232;re de profond recueillement qui y r&#233;gnait jadis. Les p&#232;lerins sont devenus des touristes et leurs pri&#232;res inefficaces.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Tels sont les r&#233;sultats de la pri&#232;re dont j&#8217;ai une connaissance certaine. A c&#244;t&#233; d&#8217;eux il y en a une multitude d&#8217;autres. L&#8217;histoire des saints, m&#234;me modernes, relate beaucoup de faits merveilleux. Il n&#8217;est pas douteux que la plupart des miracles attribu&#233;s, par exemple, au cur&#233; d&#8217;Ars, sont v&#233;ridiques. Cet ensemble de ph&#233;nom&#232;nes nous introduit dans un monde nouveau, dont l&#8217;exploration n&#8217;est pas commenc&#233;e et sera fertile en surprises. Ce que nous savons d&#233;j&#224; de fa&#231;on s&#251;re, c&#8217;est que la pri&#232;re produit des effets tangibles. Quelque &#233;trange que la chose puisse para&#238;tre, nous devons consid&#233;rer comme vrai que quiconque demande re&#231;oit, et qu&#8217;on ouvre &#224; celui qui frappe.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En somme, tout se passe comme si Dieu &#233;coutait l&#8217;homme et lui r&#233;pondait. Les effets de la pri&#232;re ne sont pas une illusion. Il ne faut pas r&#233;duire le sens du sacr&#233; &#224; l&#8217;angoisse &#233;prouv&#233;e par l&#8217;homme devant les dangers qui l&#8217;entourent et le myst&#232;re de l&#8217;univers, ni notre peur de la souffrance, de la maladie et de la mort. Quelle est donc la signification du sens du sacr&#233; ? Et quelle place la nature elle-m&#234;me assigne-t-elle &#224; la pri&#232;re dans notre vie ? En fait, cette place est tr&#232;s importante. A presque toutes les &#233;poques, les hommes d&#8217;Occident ont pri&#233;. La Cit&#233; antique &#233;tait principalement une institution religieuse. les Romains &#233;levaient partout des temples. Nos anc&#234;tres du Moyen-&#226;ge couvrirent de cath&#233;drales et de chapelles gothiques le sol de la chr&#233;tient&#233;. De nos jours encore, au-dessus de chaque village s&#8217;&#233;l&#232;ve un clocher. C&#8217;est par des &#233;glises, par des universit&#233;s et des usines, que les p&#232;lerins venus d&#8217;Europe instaur&#232;rent dans le nouveau monde la civilisation d&#8217;occident. Au cours de notre histoire, prier a &#233;t&#233; un besoin aussi &#233;l&#233;mentaire que celui de conqu&#233;rir, de travailler, de construire ou d&#8217;aimer.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En v&#233;rit&#233;, le sens du sacr&#233; para&#238;t &#234;tre une impulsion venue du plus profond de notre nature, une activit&#233; fondamentale. Ses variations dans un groupe humain sont presque toujours li&#233;es &#224; celles d&#8217;autres activit&#233;s servant de base au sens moral, au caract&#232;re, et parfois au sens du beau. C&#8217;est &#224; cette partie si importante de nous-m&#234;mes que nous avons permis de s&#8217;atrophier et souvent de dispara&#238;tre.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Il faut se souvenir que l&#8217;homme ne peut pas sans danger se conduire au gr&#233; de sa fantaisie. Pour r&#233;ussir, la vie doit &#234;tre men&#233;e suivant des r&#232;gles invariables qui d&#233;pendent de sa structure m&#234;me. Nous courons un risque grave, quand nous laissons mourir en nous quelque activit&#233; fondamentale, qu&#8217;elle soit d&#8217;ordre physiologique, intellectuel ou spirituel.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Par exemple, le manque de d&#233;veloppement des muscles, du squelette, et des activit&#233;s non rationnelles de l&#8217;esprit chez certains intellectuels est aussi d&#233;sastreux que l&#8217;atrophie de l&#8217;intelligence et du sens moral chez certains athl&#232;tes.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Il y a d&#8217;innombrables exemples de familles prolifiques et fortes qui ne produisirent que des d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s ou s&#8217;&#233;teignirent, apr&#232;s la disparition des croyances ancestrales et du culte de l&#8217;honneur. Nous avons appris par une dure exp&#233;rience, que la perte du sens moral et du sens du sacr&#233; dans la majorit&#233; des &#233;l&#233;ments actifs d&#8217;une nation am&#232;ne la d&#233;ch&#233;ance de cette nation et son asservissement &#224; l&#8217;&#233;tranger. La chute de la Gr&#232;ce antique fut pr&#233;c&#233;d&#233;e d&#8217;un ph&#233;nom&#232;ne analogue. De toute &#233;vidence, la suppression d&#8217;activit&#233;s mentales voulues par la nature est incompatible avec la r&#233;ussite de la vie.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En pratique, les activit&#233;s morales et religieuses sont li&#233;es les unes aux autres. Le sens moral s&#8217;&#233;vanouit peu de temps apr&#232;s le sens du sacr&#233;. L&#8217;homme n&#8217;a pas r&#233;ussi &#224; construire, comme le voulait Socrate, un syst&#232;me de morale ind&#233;pendant de toute doctrine religieuse.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Les soci&#233;t&#233;s o&#249; dispara&#238;t le besoin de prier ne sont g&#233;n&#233;ralement pas &#233;loign&#233;es de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence. C&#8217;est pourquoi tous les civilis&#233;s incroyants, aussi bien que croyants, doivent s&#8217;int&#233;resser &#224; ce grave probl&#232;me du d&#233;veloppement de chaque activit&#233; dont l&#8217;&#234;tre humain est capable.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  Pour quelle raison le sens du sacr&#233; joue-t-il un r&#244;le aussi important dans la r&#233;ussite de la vie ?<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>Par quel m&#233;canisme la pri&#232;re agit-elle sur nous ?<\/strong><\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/13\/23716_3.jpg\" align=\"center\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>  Ici nous quittons le domaine de l&#8217;observation pour celui de l&#8217;hypoth&#232;se. Mais l&#8217;hypoth&#232;se, m&#234;me hasardeuse, est n&#233;cessaire au progr&#232;s de la connaissance. Il faut nous rappeler d&#8217;abord que l&#8217;homme est un tout indivisible compos&#233; de tissus, de liquides organiques et de conscience. Il se croit ind&#233;pendant de son milieu mat&#233;riel, c&#8217;est-&#224;-dire de l&#8217;univers cosmique, en r&#233;alit&#233; il en est ins&#233;parable. Car il est li&#233; &#224; ce milieu par son besoin incessant de l&#8217;oxyg&#232;ne de l&#8217;air et des aliments que lui fournit la Terre.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  D&#8217;autre part, le corps vivant n&#8217;est pas enti&#232;rement compris dans le continuum physique. Il se compose d&#8217;esprit aussi bien que de mati&#232;re, Et l&#8217;esprit, quoique r&#233;sidant dans nos organes, se prolonge hors des quatre dimensions de l&#8217;espace et du temps. Ne nous est-il pas permis de croire que nous habitons &#224; la fois le monde cosmique et un milieu intangible, invisible, immat&#233;riel, d&#8217;une nature ressemblant &#224; celle de la conscience, et dont nous ne r&#233;ussirons pas plus &#224; nous passer sans dommage que de l&#8217;univers mat&#233;riel et humain ? Ce milieu ne serait autre que l&#8217;&#234;tre immanent dans tous les &#234;tres, et les transcendant tous, que nous appelons Dieu. On pourrait donc comparer le sens du sacr&#233; au besoin d&#8217;oxyg&#232;ne. Et la pri&#232;re aurait quelque analogie avec la fonction respiratoire. Elle devrait alors &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme l&#8217;agent des relations naturelles entre la conscience et son milieu propre ; comme une activit&#233; biologique d&#233;pendant de notre structure, en d&#8217;autres termes, comme une fonction normale de notre corps et de notre esprit.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>  En r&#233;sum&#233;, le sens du sacr&#233; rev&#234;t, par rapport aux autres activit&#233;s de l&#8217;esprit, une importance singuli&#232;re. Car il nous met en communication avec l&#8217;immensit&#233; myst&#233;rieuse du monde spirituel. C&#8217;est par la pri&#232;re que l&#8217;homme va &#224; Dieu et que Dieu entre en lui. Prier appara&#238;t comme indispensable &#224; notre d&#233;veloppement optimum. Nous ne devons pas prendre la pri&#232;re pour un acte auquel seuls se livrent les faibles d&#8217;esprit, les mendiants ou les l&#226;ches. &#171; Il est honteux de prier &#187; &#233;crivait Nietzsche. En fait, il n&#8217;est pas plus honteux de prier que de boire ou de respirer. L&#8217;homme a besoin de Dieu comme il a besoin d&#8217;eau et d&#8217;oxyg&#232;ne. Joint &#224; l&#8217;intuition, au sens moral, au sens du beau et &#224; la lumi&#232;re de l&#8217;intelligence, le sens du sacr&#233; donne &#224; la personnalit&#233; son plein &#233;panouissement. Il n&#8217;est pas douteux que la r&#233;ussite de la vie demande le d&#233;veloppement int&#233;gral de chacune de nos activit&#233;s physiologiques, intellectuelles, affectives et spirituelles. L&#8217;esprit est &#224; la fois raison et sentiment. Il nous faut donc aimer la beaut&#233; de la science et aussi la beaut&#233; de Dieu. Nous devons &#233;couter Pascal avec autant de ferveur que nous &#233;coutons Descartes.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>    <strong>yogaesoteric<\/strong><\/p>\n<p>    <strong>13 juin 2020<\/strong><\/p>\n<p>  &#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; Lisez la premi&#232;re partie se cet article Quelles sont les causes de notre ignorance ? D&#8217;abord, la raret&#233; de la pri&#232;re. Le sens du sacr&#233; est en voie de disparition chez les civilis&#233;s. 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