{"id":26444,"date":"2020-06-17T16:26:34","date_gmt":"2020-06-17T16:26:34","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/sante-fr\/toute-maladie-est-un-professeur-4260-fr\/le-sens-des-maladies-4\/"},"modified":"2020-06-17T16:26:34","modified_gmt":"2020-06-17T16:26:34","slug":"le-sens-des-maladies-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/le-sens-des-maladies-4\/","title":{"rendered":"Le sens des maladies (4)"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p align=\"right\">\n    <br \/>\nPar Dr. Olivier Soulier<\/p>\n<p align=\"justify\">\nLisez <a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=23702\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la troisi&#232;me partie<\/a> de cet article<\/p>\n<p><strong>La spasmophilie, maladie du manque d&#8217;amour qui s s&#8217;ignore<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/17\/23758_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nMaladie si fr&#233;quente, si banale, mais si mal comprise. C&#8217;est bien l&#224; le mot. Certaines personnes ont fait de la spasmophilie, d&#8217;autres se d&#233;finissent comme spasmophiles.<\/p>\n<p>Maladie de base de la psychosomatique, c&#8217;est en fait la maladie d&#8217;entr&#233;e dans la psychosomatique. Mieux encore, c&#8217;est celle d&#8217;avant l&#8217;entr&#233;e dans la psychosomatique.<\/p>\n<p>La somatisation c&#8217;est l&#8217;expression par le corps d&#8217;une &#233;motion, d&#8217;un manque ou d&#8217;une souffrance qui ne peut se dire par des mots. Que cette &#233;motion soit consciente et indicible, ou encore inconsciente et donc exprimable uniquement par le corps.<\/p>\n<p>Toute souffrance a besoin d&#8217;&#234;tre nomm&#233;e. Cette somatisation sert de solution et d&#8217;expression. D&#233;couvrir ce ballet du psycho\/soma, c&#8217;est aborder le fonctionnement de la vie.<\/p>\n<p>Parmi toutes les souffrances que peut rencontrer un &#234;tre humain il y en a une qui est fondamentale&#160;: c&#8217;est la souffrance de la non-connaissance de l&#8217;amour, celle de ne pas &#234;tre aim&#233;. Souffrance fondamentale, car l&#8217;amour nous fonde et nous cr&#233;e. Toutes les autres souffrances lui sont post&#233;rieures et subordonn&#233;es.<\/p>\n<p>C&#8217;est l&#8217;amour primaire qui nous permet d&#8217;exister, qui nous apporte la s&#233;curit&#233; de base, qui nous permet de nous construire, la certitude d&#8217;&#234;tre, car l&#8217;on est aim&#233;. C&#8217;est cela qui manque chez les spasmophiles. Cet amour de base n&#8217;a pas fait son travail de construction, et le spasmophile n&#8217;arrive pas &#224; se d&#233;finir. Ni lui, ni ses besoins. Le second point important chez les spasmophiles est la non-conscience r&#233;elle de ce manque. Le manque d&#8217;amour qui ne se sait pas. Car pour savoir ce qui vous manque, il faut savoir ce dont on a besoin. Et pour cela il faut avoir acc&#232;s &#224; cet amour de base.<\/p>\n<p>Dans la spasmophilie, l&#8217;amour qui ouvre au besoin n&#8217;a pas encore fait son travail. On tourne en rond. &#171;&#160;Je manque d&#8217;amour mais je ne sais pas que je manque d&#8217;amour&#160;&#187;. Comment sentir le manque de quelque chose que l&#8217;on ne conna&#238;t pas&#160;? Comme une soif sans savoir le go&#251;t de l&#8217;eau. La spasmophilie se manifeste de nombreuses mani&#232;res. Le plus souvent par des spasmes diss&#233;min&#233;s des muscles. Les muscles m&#233;morisent notre v&#233;cu &#233;motif. La contraction traduit la tension et le refus comme le petit b&#233;b&#233; qui s&#8217;arqueboute en arri&#232;re pour manifester son refus. Sait-il ce qu&#8217;il veut, pas toujours. Mais il sait son manque et ce qui ne lui va pas.<\/p>\n<p>Chaque muscle permet un mouvement, l&#8217;expression d&#8217;une intention, et de l&#8217;&#233;motion qui va avec. Dans la spasmophilie les muscles ne manifestent aucun mouvement pr&#233;cis, aucune intention pr&#233;cise. O&#249; aller, il ne sait pas&#8230; Ils se contentent de se spasmer pour dire que cela ne va pas, sans avoir de solution &#224; proposer. Le malaise d&#8217;avant la connaissance du besoin.<\/p>\n<p>D&#232;s que je sais qu&#8217;il me manque de l&#8217;amour, d&#232;s que j&#8217;ai fait l&#8217;exp&#233;rience v&#233;ritable de l&#8217;amour, et que je peux nommer ce manque, alors la je ne suis plus spasmophile. Je sais ce qui me manque. Je somatise enfin d&#8217;une autre mani&#232;re, de fa&#231;on plus pr&#233;cise, par une maladie correspondante &#224; la conscience et au v&#233;cu de mon manque.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/17\/23758_2.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nC&#8217;est pour cela que la spasmophilie est la maladie d&#8217;avant l&#8217;entr&#233;e dans la psychosomatisation.<\/p>\n<p>La gu&#233;rison, c&#8217;est un changement de stade, la d&#233;couverte du puits et du droit d&#8217;y boire. Le manque essentiel, ressenti, omnipr&#233;sent, invisible et impalpable, devient concret. La maladie commence &#224; se somatiser&#160;; le manque appara&#238;t, le travail du besoin peut commencer.<\/p>\n<p>Le h&#233;ros de l&#8217;antispasmophilie c&#8217;est ce petit enfant qui a fait une b&#234;tise &#224; l&#8217;&#233;cole et qui se fait gronder, m&#234;me avec raison. L&#224; ou les autres paniqueraient, douteraient, culpabiliseraient, lui se l&#232;ve, assume, et dit&#160;: &#171;&#160;moi je m&#8217;en fous, de toute fa&#231;on mes parents m&#8217;aiment&#160;&#187;.<br \/><strong><br \/>\nMASCULIN &#8211; FEMININ<\/strong><\/p>\n<p>Nous poursuivons l&#224; notre tour des croyances dans le grand sujet qui anime notre existence&#160;: les rapports masculin &#8211; f&#233;minin depuis la cr&#233;ation du monde.<\/p>\n<p>Il existe une traditionnelle opposition masculin &#8211; f&#233;minin, cerveau droit, cerveau gauche, d&#8217;intuition pour le premier et de raison pour le deuxi&#232;me, mais les choses ne sont pas si claires.<\/p>\n<p>L&#8217;opposition masculin &#8211; f&#233;minin, Mars &#8211; V&#233;nus est une grande g&#233;n&#233;ratrice de maladies alors que leur coop&#233;ration est une des cl&#233;s de l&#8217;existence. Depuis Young et son &#233;quilibre animus &#8211; anima, nous savons qu&#8217;il y a en chaque &#234;tre du masculin et du f&#233;minin. Disons en quelques mots que les hommes ont &#224; se r&#233;approprier plus pleinement leur vision intuitive et les femmes leur vision raisonn&#233;e. Autrement dit une femme peut faire une pathologie pour ne pas avoir assez tenu compte de sa raison et un homme de son intuition et de son affectif. <\/p>\n<p>De nouvelles donn&#233;es scientifiques viennent illustrer cette r&#233;alit&#233;&#160;:<br \/>\n&#8226;&#160; C&#8217;est la femme qui est l&#8217;initiatrice, et nous savons maintenant de fa&#231;on positive que dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanit&#233;, c&#8217;est la femme qui passe les fronti&#232;res et initie les changements (comme le confirme un article du National G&#233;ographie sur la langue maternelle et les chromosomes).<br \/>\n&#8226;&#160; On vient de d&#233;couvrir chez les rates un g&#232;ne de l&#8217;instinct maternel, et pas des moindres, issu du chromosome paternel&#160;: celui de la capacit&#233; &#224; faire le nid et sauvegarder les petits.<br \/>\n&#8226;&#160; Le cerveau du f&#339;tus se diff&#233;rencie en f&#233;minin en absence d&#8217;hormones f&#233;minines. Et il se diff&#233;rencie en masculin, sous l&#8217;action des hormones masculines (enfin une donn&#233;e coh&#233;rente) mais apr&#232;s transformation en hormones f&#233;minines (JD Vincent, biologie des passions). Tiens donc.<\/p>\n<p>Je vais aller plus loin&#160;: cette dualit&#233; est la chance essentielle de notre vie. D&#8217;abord car elle permet notre &#233;volution et notre reproduction, c&#8217;est une &#233;vidence, mais aussi car cette dualit&#233; est une des cl&#233;s de la solution par la coop&#233;ration des cerveaux droit et gauche, masculin et f&#233;minin.<\/p>\n<p>Nous devons apprendre &#224; utiliser pleinement toutes nos faces, comme un alpiniste qui remonte une paroi lisse en s&#8217;appuyant sur les deux bords d&#8217;une faille. La faille, c&#8217;est notre souffrance, nos croyances erron&#233;es, notre survie. Les deux faces, les deux c&#244;t&#233;s de nous-m&#234;mes. Comme dans la Bible quand la femme est cr&#233;&#233;e comme l&#8217;autre &#171;&#160;c&#244;t&#233;&#160;&#187; de l&#8217;homme. Alors fini l&#8217;opposition, voil&#224; la r&#233;union.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/17\/23758_3.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nA propos des maladies, prenons un exemple&#160;: par opposition l&#8217;homme et la femme s&#8217;affrontent, sur le terrain de l&#8217;&#233;quilibre acido-basique, pour le contr&#244;le du fruit de leur sexualit&#233;&#160;: leur descendance.<\/p>\n<p>La femme a une acidit&#233; vaginale. Cette acidit&#233; est fondamentalement incompatible avec les spermatozo&#239;des. Seule la glaire cervicale les sauve de la mort s&#251;re. L&#8217;homme peut contrer cette acidit&#233; par l&#8217;alcalinit&#233; de son sperme li&#233;e au liquide prostatique. Imaginez un couple en guerre. La femme devient de plus en plus acide (&#224; tous les sens du terme). Elle favorise la survenue de vaginites qui concr&#233;tiseront son refus du partenaire. L&#8217;homme compense par un effort de s&#233;cr&#233;tion prostatique pour assurer le suivi de sa descendance. C&#8217;est le risque de maladies de la prostate.<\/p>\n<p>Les hormones jouent un r&#244;le fondamental en donnant une coloration, une ambiance hormonale particuli&#232;re &#224; notre syst&#232;me de croyances, comme une photo dans laquelle on aurait forc&#233; sur les bleus, les jaunes ou les rouges.<\/p>\n<p>&#8226;&#160; Les &#339;strog&#232;nes (qui cr&#233;ent l&#8217;&#339;strus, &#171;&#160;&#339;uf et co&#239;t&#160;&#187;), sont pr&#233;dominants chez la femme, en premi&#232;re partie du cycle. Ils orientent la vision du monde dans le sens de tout ce qui pourrait permettre de g&#233;n&#233;rer l&#8217;&#339;uf. On voit bien tout ce qui va dans ce sens, et fort peu le reste. En deuxi&#232;me partie de cycle, la femme est sous ambiance &#171;&#160;projet &#8211; st&#233;rone&#160;&#187;, l&#8217;hormone du projet. Elle est alors sous l&#8217;influence toutes les consid&#233;rations de faisabilit&#233; et de projets familiaux transmis de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration. Cela peut expliquer qu&#8217;un partenaire soit choisi en premi&#232;re partie de cycle comme bon reproducteur et soit rejet&#233; en seconde partie, ou pendant la grossesse, comme ne correspondant pas au projet personnel ou familial.<br \/>\n&#8226;&#160; La testost&#233;rone nous fait rechercher la &#171;&#160;t&#234;te&#160;&#187;.<br \/>\n&#8226;&#160; L&#8217;hormone thyro&#239;dienne colore particuli&#232;rement toutes nos &#233;motions, augmente le c&#244;t&#233; &#233;motionnel de la vision des faits.<br \/>\n&#8226;&#160; La cortisone nous renforce dans la croyance qu&#8217;il faut se soumettre au groupe pour survivre.<br \/>\n&#8226;&#160; La responsabilit&#233; est une chose essentielle. Quand Adam et Eve croquent la pomme, et quand Dieu dit &#224; Adam&#160;: &#171;&#160;qu&#8217;as-tu fait&#160;&#187;, ce dernier lui r&#233;pond&#160;: &#171;&#160;c&#8217;est pas moi, c&#8217;est l&#8217;autre&#8230;&#160;&#187;. Ce qui traduit l&#8217;attitude habituelle de ne pas reconna&#238;tre notre responsabilit&#233; dans ce qui nous arrive.<\/p>\n<p>Samuel Hahnemann, le fondateur de l&#8217;hom&#233;opathie, disait&#160;: &#171;&#160;la maladie commence quand nous justifions, par l&#8217;ext&#233;rieur, le malaise int&#233;rieur&#160;&#187;. La gu&#233;rison passe par la connaissance. Cela passe aussi par la responsabilit&#233;. La gu&#233;rison est juste apr&#232;s.<\/p>\n<p><strong>C&#244;lon et prejuges<\/strong><\/p>\n<p>Colite, colopathie, constipation, diarrh&#233;e, combien de pathologies si fr&#233;quentes et d&#8217;autres plus graves&#160;: recto-colite, polypes, ou diverticules.<\/p>\n<p>Int&#233;ressons-nous donc au c&#244;lon&#160;: ce n&#8217;est pas une mince affaire, le gros intestin, car il s&#8217;agit bien l&#224; de parler des pr&#233;jug&#233;s. Le mot est l&#226;ch&#233;, il est plus facile d&#8217;en parler que de les l&#226;cher, les pr&#233;jug&#233;s.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/17\/23758_4.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>La diarrh&#233;e&#160;: laisser couler la vie pour ne pas capter les croyances<\/strong><\/p>\n<p>Pierre a deux ans et vient me voir pour des diarrh&#233;es chroniques. Sa maman en a assez des culottes tach&#233;es et des cacas en urgence. Rien n&#8217;y fait, ni les cures r&#233;p&#233;t&#233;es d&#8217;antibiotiques, ni les modifications judicieuses de r&#233;gime. Cela n&#8217;arrange rien, car l&#8217;ambiance n&#8217;est d&#233;j&#224; pas tr&#232;s bonne. &#171;&#160;Pierre n&#8217;ob&#233;it pas du tout&#160;&#187;, me dit sa maman, &#171;&#160;Il n&#8217;en fait qu&#8217;&#224; sa t&#234;te, et moi j&#8217;aime que les choses filent droit. Mon mari me dit toujours que je suis trop rigide et que je devrais prendre plus les choses comme elles viennent. Je pense qu&#8217;il a raison, mais c&#8217;est plus fort que moi, je n&#8217;arrive pas &#224; faire autrement&#160;&#187;. Pierre, lui, est beaucoup plus libre&#160;: il ne garde rien, sit&#244;t entr&#233;, sit&#244;t sorti.<\/p>\n<p>Quand nous mangeons quelque chose qui ne nous convient pas, nous avons deux solutions&#160;: ou nous le vomissons de suite, si c&#8217;est clairement agressif, ou nous avons une diarrh&#233;e si ce n&#8217;est, en fin de compte, pas bon pour nous. C&#8217;est ce que fait Pierre, par r&#233;flexe, autant que par libert&#233;. Ce qui est le plus libre en nous, c&#8217;est l&#8217;enfant. La diarrh&#233;e, dans sa forme prolong&#233;e et chronique chez les enfants, traduit souvent un conflit prolong&#233; d&#8217;autorit&#233;, avec un enfant de caract&#232;re assez libre.<\/p>\n<p><strong>La tourista, rencontre d&#8217;autres cultures<\/strong><\/p>\n<p>Quand nous partons en voyage dans les pays chauds, Afrique du Nord ou ailleurs, il y a une maladie que nous rencontrons assez souvent&#160;: la tourista.<\/p>\n<p>Mani&#232;re &#233;l&#233;gante de qualifier la diarrh&#233;e habituelle des touristes nouveaux venus dans un pays. Quand nous arrivons dans un nouveau pays, une nouvelle civilisation, nous devons nous adapter, en commen&#231;ant par l&#8217;alimentation, premier abord de la vie. Et, pour accueillir de nouvelles choses, il nous faut d&#8217;abord faire le vide&#8230; ce que nous faisons de force, si nous ne savons le faire de gr&#233;. Est-ce un hasard si le &#171;&#160;c&#244;lon&#160;&#187; et les &#171;&#160;colonies&#160;&#187; ont une origine commune&#160;? Coloniser, c&#8217;est exporter, &#171;&#160;de force&#160;&#187;, notre culture et nos principes de vie. Le c&#244;lon est le lieu de toutes nos habitudes et tous nos pr&#233;jug&#233;s culturels, &#233;ducatifs, sociaux. Pour avancer, il nous faut les &#233;vacuer.<\/p>\n<p><strong>Diff&#233;rencier pour avancer, s&#233;parer pour r&#233;unir<\/strong><\/p>\n<p>Dans la physiologie digestive, le c&#244;lon intervient &#224; la fin du processus de digestion. L&#8217;intestin gr&#234;le, qui le pr&#233;c&#232;de, a fait l&#8217;essentiel de l&#8217;absorption. Il reste au c&#244;lon, ou gros intestin, &#224; jouer son r&#244;le de r&#233;absorption de l&#8217;eau et des min&#233;raux. Il g&#232;re l&#8217;eau, le sec et l&#8217;humide, la diff&#233;renciation.<\/p>\n<p>Revenons &#224; la gen&#232;se&#160;: au deuxi&#232;me jour. Dieu s&#233;pare les eaux d&#8217;en haut, le ciel, et les eaux d&#8217;en bas. Moment d&#233;licat, le seul jour o&#249;, &#224; l&#8217;inverse de tous les autres jours, il n&#8217;est pas dit &#171;&#160;Dieu vit que cela &#233;tait bon&#160;&#187;. Moment d&#233;licat et essentiel aussi pour nous que la diff&#233;renciation des eaux, moment d&#233;licat que celui qui conduit au stade anal, o&#249; l&#8217;on accepte de l&#226;cher nos excr&#233;ments, de dire que notre &#234;tre s&#8217;arr&#234;te &#224; un moment, que c&#8217;est une des premi&#232;res lois de la vie que notre finitude. Acceptation du nouveau, avarice du stade anal, l&#226;cher de l&#8217;ancien, limites de nous-m&#234;mes. Les lois, qui g&#232;rent notre relation aux autres, le l&#226;cher. Le c&#244;lon est bien le lieu de tous les pr&#233;jug&#233;s &#224; l&#226;cher.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/17\/23758_5.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Constipation&#160;: la &#171;&#160;peur des &#233;preuves et des microbes&#160;&#187;<\/strong><\/p>\n<p>Le c&#244;lon appara&#238;t comme le lieu du pr&#233;con&#231;u, de l&#8217;inconscient parental, surtout maternel. Celui dont l&#8217;enfant doit sortir pour acc&#233;der &#224; l&#8217;&#226;ge adulte. Quitter son h&#233;ritage, pour devenir soi-m&#234;me. Le &#171;&#160;va vers toi&#8230;&#160;&#187;, &#171;&#160;tu quitteras p&#232;re et m&#232;re&#8230;&#160;&#187;, la sortie du D&#233;dale, l&#8217;inconscient parental et h&#233;rit&#233;, le mythe du Minotaure&#160;: moiti&#233; taureau, moiti&#233; homme, il n&#8217;a pas encore nomm&#233; les forces animales qui l&#8217;habitent. Lors du d&#233;luge, Dieu dit &#224; No&#233; de mettre dans une arche un animal m&#226;le et femelle de chaque esp&#232;ce, et de traverser les eaux du d&#233;luge. Il nous invite &#224; nommer les animaux h&#233;rit&#233;s et qui habitent notre int&#233;rieur&#160;: &#233;preuve initiatique par laquelle il faut passer pour se conna&#238;tre et &#234;tre soi-m&#234;me, et non plus le fruit des principes h&#233;rit&#233;s.<\/p>\n<p>Revenons au c&#244;lon. La peur de quitter, de l&#226;cher ces valeurs et, concr&#232;tement, tout ce qui nous a appartenu un jour, d&#8217;une mani&#232;re o&#249; d&#8217;une autre, c&#8217;est cela la constipation. Bien &#233;videment, elle s&#8217;aggrave d&#232;s que l&#8217;on est en voyage, loin de ses habitudes et de ses marques, sur des toilettes qui ne sont pas les siennes, avec l&#8217;excuse de la propret&#233; caract&#233;ristique de ces personnes, la phobie des microbes et de leur r&#244;le d&#8217;&#233;preuve mutatrice. Dr&#244;le de peur que cette peur des microbes chez ses personnes qui, en gardant leurs selles, transforment leur ventre en une usine &#224; cultiver les microbes. A moins que le voyage ne les soumette &#224; l&#8217;&#233;preuve de la nouveaut&#233; et &#224; la diarrh&#233;e.<\/p>\n<p><strong>Les colites<\/strong><\/p>\n<p>Le petit Arnaud est inquiet. La famille change. Un autre enfant va arriver. Son monde bouge. De toute mani&#232;re, cela a toujours &#233;t&#233; un b&#233;b&#233; inquiet, sursautant facilement, se renfermant parfois. Son univers change, on le sent perturb&#233;, mais il le manifeste peu. Sauf par une constipation opini&#226;tre. Il pousse parfois longtemps, pour des selles tr&#232;s dures qui lui ab&#238;ment l&#8217;anus. Certains sont en permanence en conflit avec les principes re&#231;us. Pour ceux-l&#224;, c&#8217;est les crises de colites, bagarres douloureuses avec l&#8217;h&#233;ritage, luttes intestines incessantes, tant qu&#8217;ils ne savent s&#8217;ils vont les accepter et se soumettre, ou les refuser. C&#8217;est le risque d&#8217;alternance de diarrh&#233;e et de constipation. Malaise constant, le plus souvent inconscient dans sa cause, mais tr&#232;s r&#233;el dans ses signes. Malaise d&#8217;avant la prise de conscience de ce qui ne va pas. Peur de ne pas &#234;tre &#224; la hauteur.<\/p>\n<p><strong>Les diverticules<\/strong><\/p>\n<p>Luc est r&#233;serv&#233; et conciliant, timide, restant dans la r&#232;gle. C&#8217;est un enfant parfait devenu adulte. Pour lui c&#8217;est important. Pourtant, cette r&#232;gle l&#8217;emp&#234;che parfois de vivre pleinement, d&#8217;&#234;tre vraiment lui-m&#234;me. C&#8217;est une conscience confuse, mais bien r&#233;elle. Il le sait, il subit la pression d&#8217;une &#233;ducation qu&#8217;il reproduit mais qui l&#8217;&#233;touff&#233; un peu. Il s&#8217;en &#233;chapperait bien, il ferait bien baisser la pression, mais il ne sait pas comment. Il a des diverticules sur le c&#244;lon&#160;: la pression interne a d&#233;clench&#233; de petites hernies de la paroi, vers l&#8217;ext&#233;rieur, c&#8217;est-&#224;-dire dans la grande cavit&#233; abdominale.<\/p>\n<p><strong>Les polypes<\/strong><\/p>\n<p>Georges est assez envahi par sa famille, proche ou plus large. Il les aime, mais aimerait aussi respirer. Il est assez conscient de cela, mais il ne sait pas s&#8217;en d&#233;gager. Bien qu&#8217;ils l&#8217;aiment, ils lui font parfois des tours de cochon, par amour bien s&#251;r&#8230; enfin, le plus souvent. Dans tous les cas, c&#8217;est ce que l&#8217;on dit. Et l&#224;, il ne les aime plus du tout. Il en con&#231;oit beaucoup de chagrin, de col&#232;re, parfois plus. Il a des polypes au gros intestin.<\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/iunie 2020\/17\/23758_6.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>R&#233;sumons-nous<\/strong><\/p>\n<p>Le c&#244;lon repr&#233;sente nos pr&#233;jug&#233;s. Comment les vivons-nous et comment vivons-nous avec&#160;?<\/p>\n<p>La diarrh&#233;e est un refus, une fuite, une volont&#233; d&#8217;&#233;puration, ou une &#233;puration obligatoire pour aller de l&#8217;avant.<\/p>\n<p>La constipation est le souci de rester attach&#233; &#224; nos principes, nos valeurs, nos possessions. Tout, quoi&#8230;<\/p>\n<p>La colite, c&#8217;est la bagarre entre nous et nos pr&#233;jug&#233;s. On les accepte, on les refuse. Des luttes intestines&#8230; La peur aussi deR&#233;sumons-nousvant l&#8217;autorit&#233;, ne pas &#234;tre &#224; la hauteur.<\/p>\n<p>Les diverticules, c&#8217;est une pression &#233;ducative &#224; laquelle on cherche &#224; &#233;chapper. Cette pression est plus pressante que collante. La nuance est d&#8217;importance.<\/p>\n<p>Dans les polypes, nous sommes en d&#233;sir d&#8217;&#233;liminer nos pr&#233;jug&#233;s, mais nous ne sommes pas si clairs que cela. Nous participons &#224; cette d&#233;pendance.<\/p>\n<p>A chacun de confronter ses propositions d&#8217;interpr&#233;tation et de sens avec son v&#233;cu et sa pratique.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nyogaesoteric<br \/>\n17 juin 2020<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Dr. Olivier Soulier Lisez la troisi&#232;me partie de cet article La spasmophilie, maladie du manque d&#8217;amour qui s s&#8217;ignore Maladie si fr&#233;quente, si banale, mais si mal comprise. C&#8217;est bien l&#224; le mot. Certaines personnes ont fait de la spasmophilie, d&#8217;autres se d&#233;finissent comme spasmophiles. 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