{"id":29921,"date":"2021-03-18T23:31:39","date_gmt":"2021-03-18T23:31:39","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/?p=29921"},"modified":"2021-03-31T13:15:05","modified_gmt":"2021-03-31T13:15:05","slug":"criigen-note-dexpertise-grand-public-sur-les-vaccins-ayant-recours-aux-technologies-de-modifications-genetiques-des-organismes-i","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/criigen-note-dexpertise-grand-public-sur-les-vaccins-ayant-recours-aux-technologies-de-modifications-genetiques-des-organismes-i\/","title":{"rendered":"CRIIGEN \u2014 Note d&#8217;expertise grand public sur les vaccins ayant recours aux technologies de modifications g\u00e9n\u00e9tiques des organismes (I)"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>Nous reproduisons ici de la \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/criigen.org\/wp-content\/uploads\/2020\/12\/2020-09_Note-dExpertise-Vaccins-GM_C.Ve%CC%81lot-06.pdf\"><em>Note d&#8217;expertise grand public sur les vaccins ayant recours aux technologies OGM<\/em><\/a>\u00a0\u00bb \u00e9crite et publi\u00e9e en septembre 2020 par le Dr Christian V\u00e9lot, g\u00e9n\u00e9ticien mol\u00e9culaire \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Paris-Saclay et Pr\u00e9sident du Conseil scientifique du CRIIGEN.<\/p>\n<p><strong>I. Rappels de quelques notions et de terminologie<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>1. La cellule, l&#8217;ADN, l&#8217;ARN, les prot\u00e9ines<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/yogaesoteric.net\/all_uploads\/uploads6\/martie%202021\/18\/26375_1.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>L&#8217;ADN est le support de l&#8217;information g\u00e9n\u00e9tique. Il est localis\u00e9 dans un compartiment particulier de chaque cellule de l&#8217;organisme, le noyau, lequel est s\u00e9par\u00e9 du reste de la cellule (le cytoplasme) par une membrane biologique appel\u00e9e membrane nucl\u00e9aire et contenant des ouvertures (les pores nucl\u00e9aires). Chaque cellule est elle-m\u00eame d\u00e9limit\u00e9e par une membrane biologique appel\u00e9e membrane plasmique et constitu\u00e9e d&#8217;une bicouche de lipides (Figure 1). L&#8217;information g\u00e9n\u00e9tique est identique dans toutes les cellules du corps d&#8217;un m\u00eame individu, et est r\u00e9partie sur plusieurs entit\u00e9s appel\u00e9es chromosomes. Chez les humains, le nombre de chromosomes diff\u00e9rents est de 23. Ils sont pr\u00e9sents en double dans chaque cellule (\u00e0 l&#8217;exception des spermatozo\u00efdes et des ovules o\u00f9 ils ne sont qu&#8217;en un seul exemplaire), soit 46 chromosomes (23 paires comprenant chacune un chromosome provenant du p\u00e8re et l&#8217;autre provenant de la m\u00e8re). L&#8217;ensemble des chromosomes d&#8217;un organisme vivant constitue son g\u00e9nome. Chaque chromosome est constitu\u00e9 de deux brins parall\u00e8les entour\u00e9s autour d&#8217;un axe pour former une double h\u00e9lice : la double h\u00e9lice d&#8217;ADN. Chacun des deux brins de cette double h\u00e9lice est lui-m\u00eame constitu\u00e9 de l&#8217;encha\u00eenement de quatre mol\u00e9cules plus petites, les nucl\u00e9otides, que l&#8217;on d\u00e9signe par leurs initiales respectives, c&#8217;est-\u00e0-dire quatre lettres : A, G, C, T (Figure 1).<\/p>\n<p>Les g\u00e8nes sont des segments de chromosomes (des morceaux de s\u00e9quences en quatre lettres) qui d\u00e9tiennent une (ou des) information(s) biologique(s) permettant aux cellules de fonctionner. Un m\u00eame g\u00e8ne chez une m\u00eame esp\u00e8ce peut exister sous diff\u00e9rentes formes, avec de l\u00e9g\u00e8res modifications de s\u00e9quence : ce sont les diff\u00e9rents all\u00e8les d&#8217;un g\u00e8ne. Les all\u00e8les de l&#8217;ensemble des g\u00e8nes d&#8217;un individu d\u00e9terminent son g\u00e9notype. Pour l&#8217;essentiel des g\u00e8nes que nous connaissons aujourd&#8217;hui (et qui ne repr\u00e9sentent qu&#8217;une toute petite partie d&#8217;un g\u00e9nome), les g\u00e8nes d\u00e9tiennent le secret de fabrication des prot\u00e9ines. Les prot\u00e9ines sont de grosses mol\u00e9cules constitu\u00e9es par l&#8217;encha\u00eenement lin\u00e9aire, non pas de quatre, mais de 20 mol\u00e9cules diff\u00e9rentes : les acides amin\u00e9s (Figure 1). Le passage d&#8217;un g\u00e8ne \u00e0 une prot\u00e9ine correspond donc au passage d&#8217;un langage en quatre lettres (A, G, C, T : le langage g\u00e9n\u00e9tique) \u00e0 un langage en 20 lettres (les 20 acides amin\u00e9s : le langage prot\u00e9ique). Ce processus s&#8217;appelle d&#8217;ailleurs la traduction.<\/p>\n<p>Toutefois, le passage du g\u00e8ne \u00e0 la prot\u00e9ine n&#8217;est pas direct : il n\u00e9cessite une mol\u00e9cule interm\u00e9diaire, constitu\u00e9e elle aussi de l&#8217;encha\u00eenement de quatre nucl\u00e9otides (langage g\u00e9n\u00e9tique A, G, C, U au lieu de A, G, C, T) et form\u00e9e d&#8217;un seul brin (simple h\u00e9lice). Il s&#8217;agit d&#8217;une mol\u00e9cule d&#8217;ARN, appel\u00e9e aussi transcrit car elle est le r\u00e9sultat d&#8217;un processus appel\u00e9 transcription (passage de l&#8217;ADN \u00e0 l&#8217;ARN) qui a lieu dans le noyau. Cette mol\u00e9cule d&#8217;ARN va ensuite sortir du noyau par les pores nucl\u00e9aires pour rejoindre le cytoplasme o\u00f9 elle sera traduite en prot\u00e9ine. L&#8217;expression d&#8217;un g\u00e8ne codant une prot\u00e9ine se fait donc en deux \u00e9tapes, la premi\u00e8re (nucl\u00e9aire) \u00e9tant la transcription, et la seconde (cytoplasmique) la traduction (Figure 1).<\/p>\n<p>Pr\u00e9cisons que tous les g\u00e8nes ne codent pas des prot\u00e9ines. Autrement dit, l&#8217;expression des g\u00e8nes ne comprend pas toujours une \u00e9tape de traduction mais, en revanche, passe syst\u00e9matiquement par une \u00e9tape de transcription. Les transcrits ne sont donc pas toujours des interm\u00e9diaires mais peuvent \u00eatre les produits finis de l&#8217;expression g\u00e9nique.<\/p>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>2. Les virus<\/strong><\/div>\n<div>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/yogaesoteric.net\/all_uploads\/uploads6\/martie%202021\/18\/26375_2.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>Les virus sont des agents infectieux constitu\u00e9s d&#8217;une coque prot\u00e9ique appel\u00e9e capside, constitu\u00e9e de la juxtaposition d&#8217;un grand nombre d&#8217;exemplaires d&#8217;une prot\u00e9ine virale, et renfermant le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique du virus (Figure 2) qui est soit de l&#8217;ADN soit de l&#8217;ARN. De nombreux virus sont en plus entour\u00e9s d&#8217;une enveloppe qui est constitu\u00e9e d&#8217;une bicouche de lipides correspondant \u00e0 celle de la membrane plasmique de leurs cellules h\u00f4tes (les cellules qu&#8217;ils infectent) et contenant des prot\u00e9ines qui y sont ench\u00e2ss\u00e9es : les prot\u00e9ines de surface du virus (Figure 2). Les virus poss\u00e9dant une enveloppe sont appel\u00e9s des virus envelopp\u00e9s ; ceux n&#8217;en poss\u00e9dant pas sont les virus nus (Figure 2). Le virus SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19, est un virus envelopp\u00e9, de m\u00eame que le virus de la grippe ou le VIH, responsable du SIDA.<\/p>\n<p>Les virus n&#8217;ont pas la capacit\u00e9 de se reproduire seuls et doivent n\u00e9cessairement infecter des cellules h\u00f4tes dont ils d\u00e9tournent l&#8217;activit\u00e9 au profit de leur propre multiplication. Pour cela, les virus injectent leur mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique dans les cellules qu&#8217;ils infectent. Celles-ci vont alors multiplier ce mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique et exprimer les g\u00e8nes viraux qu&#8217;il contient afin de produire en grand nombre les prot\u00e9ines virales. De nombreuses particules virales vont alors se reconstituer \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la cellule infect\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour les virus nus, la reconnaissance des cellules h\u00f4tes se fait par l&#8217;interm\u00e9diaire des prot\u00e9ines de la capside qui vont interagir sp\u00e9cifiquement avec une ou plusieurs prot\u00e9ine(s) situ\u00e9e(s) dans la membrane plasmique des cellules h\u00f4tes. Cette interaction permet l&#8217;encrage du virus \u00e0 la surface de la membrane plasmique puis sa p\u00e9n\u00e9tration dans les cellules ainsi infect\u00e9es. Dans le cas des virus envelopp\u00e9s, la reconnaissance et l&#8217;encrage se fait par la prot\u00e9ine de surface, et la p\u00e9n\u00e9tration du virus par fusion entre l&#8217;enveloppe virale et la membrane plasmique de la cellule h\u00f4te.<\/p>\n<p>Une fois \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de la cellule infect\u00e9e, le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique viral va y \u00eatre pris en charge selon des m\u00e9canismes diff\u00e9rents en fonction notamment de sa nature : ADN ou ARN.<\/p>\n<p>Pour les virus \u00e0 ADN, l&#8217;ADN viral est directement pris en charge par la machinerie de la cellule infect\u00e9e afin de le r\u00e9pliquer et d&#8217;exprimer ses g\u00e8nes pour produire les prot\u00e9ines virales. Dans un certain nombre de cas, l&#8217;ADN viral peut aussi s&#8217;int\u00e9grer dans le g\u00e9nome des cellules infect\u00e9es (c&#8217;est notamment le cas du papillomavirus responsable de cancers de l&#8217;ut\u00e9rus).<\/p>\n<p>Concernant les virus \u00e0 ARN, on distingue deux grands cas de figure.<\/p>\n<p>Pour certains virus \u00e0 ARN, comme le VIH, l&#8217;ARN viral est d&#8217;abord transform\u00e9 en ADN sous l&#8217;action d&#8217;une enzyme virale, la transcriptase inverse, inject\u00e9e dans la cellule infect\u00e9e avec l&#8217;ARN viral. Cette \u00e9tape est donc l&#8217;inverse d&#8217;une transcription, qui, elle, consiste \u00e0 faire de l&#8217;ARN \u00e0 partir d&#8217;ADN (Figure 1). L&#8217;ADN viral ainsi obtenu p\u00e9n\u00e8tre dans le noyau par les pores nucl\u00e9aires et s&#8217;int\u00e8gre alors au g\u00e9nome des cellules infect\u00e9es. Cette seconde \u00e9tape, pour se faire avec une grande efficacit\u00e9, n\u00e9cessite \u00e0 nouveau une enzyme virale : l&#8217;int\u00e9grase. La cellule infect\u00e9e peut alors prendre en charge l&#8217;ADN viral comme s&#8217;il s&#8217;agissait du sien et le transcrire en un grand nombre d&#8217;exemplaires, certains des transcrits seront traduits afin de produire les prot\u00e9ines virales.<\/p>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/yogaesoteric.net\/all_uploads\/uploads6\/martie%202021\/18\/26375_3.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Pour d&#8217;autres virus \u00e0 ARN, comme le SARS-CoV-2, l&#8217;ARN viral est directement pris en charge par la machinerie cellulaire pour le traduire et ainsi fabriquer les diff\u00e9rentes prot\u00e9ines virales, dont l&#8217;enzyme n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9plication en un grand nombre d&#8217;exemplaires de cet ARN. Il n&#8217;y a donc pas dans ce cas pr\u00e9sence ou production d&#8217;ADN viral, et donc pas d&#8217;int\u00e9gration du g\u00e9nome viral dans les cellules infect\u00e9es. C&#8217;est aussi le cas du virus de la grippe m\u00eame si son ARN viral ne peut \u00eatre traduit directement par la machinerie cellulaire et doit d&#8217;abord \u00eatre r\u00e9pliqu\u00e9 en une copie compl\u00e9mentaire gr\u00e2ce \u00e0 une enzyme virale directement lib\u00e9r\u00e9e dans la cellule avec l&#8217;ARN.<\/p>\n<p><strong>II. La vaccination<\/strong><\/p>\n<p>La vaccination a pour but de stimuler les d\u00e9fenses immunitaires d&#8217;un humain ou d&#8217;un animal vis-\u00e0-vis d&#8217;un agent infectieux en l&#8217;exposant volontairement \u00e0 cet agent (sous une forme att\u00e9nu\u00e9e ou inactiv\u00e9e) ou \u00e0 l&#8217;un de ses composants appel\u00e9 antig\u00e8ne (g\u00e9n\u00e9ralement une prot\u00e9ine). Pour ce qui est des virus, la plupart des vaccins consiste jusqu&#8217;\u00e0 aujourd&#8217;hui \u00e0 injecter une forme att\u00e9nu\u00e9e (\u00ab vaccins vivants \u00bb) ou inactiv\u00e9e (\u00ab vaccins inactiv\u00e9s \u00bb) du virus entier.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;att\u00e9nuation<\/strong>\u00a0est obtenue principalement selon deux proc\u00e9d\u00e9s. Le premier consiste \u00e0 faire passer le virus sur des cultures de cellules d&#8217;une autre esp\u00e8ce : il reste alors immunisant mais ne peut plus se multiplier chez l&#8217;homme. C&#8217;est le proc\u00e9d\u00e9 utilis\u00e9 notamment pour les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rub\u00e9ole, la varicelle. Le second proc\u00e9d\u00e9 consiste \u00e0 utiliser soit des mutants thermosensibles du virus, soit des virus adapt\u00e9s au froid apr\u00e8s passages successifs en cultures cellulaires \u00e0 basse temp\u00e9rature : ces virus ont alors une capacit\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9duite \u00e0 se multiplier \u00e0 37\u00b0C (et donc chez l&#8217;humain). Ce proc\u00e9d\u00e9 a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 notamment pour un ancien vaccin contre le virus de la grippe administr\u00e9 par voie nasale (Fluenz\u00ae, aujourd&#8217;hui retir\u00e9) et pour le vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS). Les principaux inconv\u00e9nients sont d&#8217;une part les risques d&#8217;apparition de r\u00e9vertants du virus (souche sauvage) par recombinaison entre la souche vaccinale et une souche pathog\u00e8ne pr\u00e9sente chez l&#8217;h\u00f4te vaccin\u00e9 (c&#8217;est-\u00e0-dire une r\u00e9-acquisition de pathog\u00e9nicit\u00e9 par la souche vaccinale initialement att\u00e9nu\u00e9e), et d&#8217;autre part une contre-indication chez les personnes immunod\u00e9prim\u00e9es ou chez les femmes enceintes en raison d&#8217;un risque d&#8217;att\u00e9nuation insuffisante pour ces personnes.<\/p>\n<p>L&#8217;utilisation de virus\u00a0<strong>inactiv\u00e9s<\/strong>\u00a0est donc plus s\u00fbre (mais pas d\u00e9nu\u00e9e de tout risque pour autant : voir section IV.1.). L&#8217;inactivation est soit chimique (traitement au formald\u00e9hyde essentiellement), soit physique (chaleur ou irradiation). Ce type de vaccins dits \u00ab inactiv\u00e9s \u00bb concerne notamment la grippe, l&#8217;h\u00e9patite A, la poliomy\u00e9lite, la rage. Leur d\u00e9savantage est qu&#8217;ils provoquent une r\u00e9ponse immunitaire plus faible, ce qui n\u00e9cessite des injections multiples et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, ainsi que l&#8217;utilisation d&#8217;adjuvants tels que l&#8217;aluminium ajout\u00e9s pour potentialiser l&#8217;effet immunog\u00e8ne du vaccin, et susceptibles d&#8217;engendrer des effets toxiques.<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 90, des vaccins sont obtenus en ayant recours aux biotechnologies. Actuellement, cela consiste principalement \u00e0 faire produire \u00e0 des cellules cultiv\u00e9es en laboratoire (essentiellement des cellules de bact\u00e9ries, de levures ou de champignons filamenteux) une prot\u00e9ine d&#8217;un agent infectieux (antig\u00e8ne). Il s&#8217;agit donc de cellules transg\u00e9niques dans le g\u00e9nome desquelles a \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9 le g\u00e8ne de l&#8217;agent infectieux codant cet antig\u00e8ne. L&#8217;antig\u00e8ne en question est alors purifi\u00e9 et associ\u00e9 \u00e0 divers adjuvants pour \u00e9laborer un vaccin qui sera inject\u00e9 aux patients. C&#8217;est notamment le cas du vaccin Engerix\u2122-B contre l&#8217;h\u00e9patite B o\u00f9 la prot\u00e9ine de surface de ce virus a \u00e9t\u00e9 produite dans des cellules d&#8217;une levure transg\u00e9nique (levure de boulanger) exprimant le g\u00e8ne viral en question. Le co\u00fbt de production est relativement \u00e9lev\u00e9 en raison notamment de l&#8217;\u00e9tape de purification de l&#8217;antig\u00e8ne \u00e0 partir des cellules transg\u00e9niques qui le produisent.<\/p>\n<div>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/yogaesoteric.net\/all_uploads\/uploads6\/martie%202021\/18\/26375_4.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Enfin, de nouvelles strat\u00e9gies faisant \u00e9galement appel aux biotechnologies sont en cours de d\u00e9veloppement depuis plusieurs ann\u00e9es. Elles consistent \u00e0 faire produire l&#8217;antig\u00e8ne de l&#8217;agent infectieux directement par les cellules de l&#8217;h\u00f4te (de la personne que l&#8217;on cherche \u00e0 vacciner) en lui injectant l&#8217;ADN ou l&#8217;ARN codant la prot\u00e9ine virale en question.<\/p>\n<p>L&#8217;introduction de ce mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique dans les cellules de l&#8217;h\u00f4te n\u00e9cessite d&#8217;utiliser des \u00ab v\u00e9hicules \u00bb appel\u00e9s vecteurs. Ces vecteurs sont soit d\u00e9riv\u00e9s de petites mol\u00e9cules d&#8217;ADN circulaire bact\u00e9rien, appel\u00e9es plasmides, et dans lesquelles a \u00e9t\u00e9 introduit l&#8217;ADN viral codant la prot\u00e9ine antig\u00e9nique, soit des nanoparticules de lipides dans lesquelles sont emprisonn\u00e9es l&#8217;ARN codant cet antig\u00e8ne, soit encore des virus g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s dits \u00ab d\u00e9sarm\u00e9s \u00bb, c&#8217;est-\u00e0-dire rendus notamment incapables de se r\u00e9pliquer par \u00e9limination d&#8217;une partie de leur mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique (ADN ou ARN), lequel est remplac\u00e9 par le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique d&#8217;int\u00e9r\u00eat que l&#8217;on souhaite introduire dans les cellules de l&#8217;h\u00f4te. Dans ce dernier cas, on utilise alors la capacit\u00e9 naturelle des virus en question \u00e0 injecter le mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique qu&#8217;ils contiennent dans les cellules humaines.<\/p>\n<p><strong>III. Les projets de vaccins contre la Covid-19<\/strong><\/p>\n<p>Selon la liste de l&#8217;Organisation Mondiale de la Sant\u00e9 (OMS) actualis\u00e9e au 22 septembre 2020, 38 candidats vaccins font l&#8217;objet d&#8217;essais cliniques (de phase I, II ou III).<\/p>\n<p>Six d&#8217;entre eux utilisent le virus inactiv\u00e9, tous les autres reposent sur des approches biotechnologiques et consistent \u00e0 injecter soit a) une prot\u00e9ine du virus (antig\u00e8ne) ; b) des particules pseudo-virales ; c) l&#8217;ADN ou l&#8217;ARN codant l&#8217;antig\u00e8ne.<\/p>\n<p>a. Dans le cas o\u00f9 le vaccin consiste \u00e0 injecter une prot\u00e9ine du virus, celle-ci est produite en laboratoire par des cellules transg\u00e9niques dans lesquelles a \u00e9t\u00e9 introduit une construction g\u00e9n\u00e9tique contenant le g\u00e8ne viral correspondant et permettant son expression en grande quantit\u00e9 dans les cellules en question. Ces cellules sont alors cultiv\u00e9es \u00e0 grande \u00e9chelle dans des fermenteurs (bior\u00e9acteurs) et la prot\u00e9ine est extraite des cellules et purifi\u00e9e. Cela concerne 13 des 38 vaccins en cours d&#8217;essais<\/p>\n<p>b. Une particule pseudo-virale (VLP en anglais : virus-like particle) est en fait la capside sans le g\u00e9nome viral, obtenue par l&#8217;assemblage spontan\u00e9 de la prot\u00e9ine de la capside elle-m\u00eame produite en laboratoire dans des cellules transg\u00e9niques. Dans ce cas pr\u00e9cis (1 seul des 38 vaccins test\u00e9s), il s&#8217;agit de cellules de plantes.<\/p>\n<p>c. Les 18 vaccins restants consistent donc \u00e0 introduire du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique viral dans les cellules de la personne \u00e0 vacciner (l&#8217;administration est essentiellement intramusculaire, voire intradermique dans deux des cas). Il s&#8217;agit soit d&#8217;ARN emprisonn\u00e9 dans des nanoparticules de lipides (6 cas), soit d&#8217;ADN ins\u00e9r\u00e9 dans un plasmide (4 cas), soit encore d&#8217;ADN ou d&#8217;ARN d\u00e9livr\u00e9 par un virus g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 d\u00e9sarm\u00e9 (8 cas).<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-FR\" align=\"justify\">Lisez <a href=\"http:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/criigen-note-dexpertise-grand-public-sur-les-vaccins-ayant-recours-aux-technologies-de-modifications-genetiques-des-organismes-ii\/\">la deuxi\u00e8me partie<\/a> de cet article<\/p>\n<div><strong>yogaesoteric<\/strong><\/div>\n<div><strong>18 mars 2021<\/strong><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous reproduisons ici de la \u00ab\u00a0Note d&#8217;expertise grand public sur les vaccins ayant recours aux technologies OGM\u00a0\u00bb \u00e9crite et publi\u00e9e en septembre 2020 par le Dr Christian V\u00e9lot, g\u00e9n\u00e9ticien mol\u00e9culaire \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Paris-Saclay et Pr\u00e9sident du Conseil scientifique du CRIIGEN. 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