{"id":3018,"date":"2015-09-24T17:49:01","date_gmt":"2015-09-24T17:49:01","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/la-tradition-du-yoga-fr\/de-la-sagesse-des-maitres-yogis-3712-fr\/lhistoire-dune-revelation\/"},"modified":"2015-09-24T17:49:01","modified_gmt":"2015-09-24T17:49:01","slug":"lhistoire-dune-revelation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/lhistoire-dune-revelation\/","title":{"rendered":"L\u2019histoire d\u2019une r\u00e9v\u00e9lation"},"content":{"rendered":"<p>\n    <strong><br \/>\n      <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/articole\/4875\/4875_2.jpg\" width=\"250\" align=\"right\" height=\"299\" \/>&#8222;Dieu &#233;tait en moi, Il m&#8217;attendait.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Henriette Yvonne Stahl, &#233;crivaine d&#8217;origine roumaine, est une personnalit&#233; peu connue. Sa vie a &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par une recherche continue du &#8222;sens&#8221; de la vie, par un d&#233;sir intense de conna&#238;tre un bonheur &#8222;parfait et permanent&#8221;. &#8222;Le besoin inn&#233; de bonheur parfait, la nostalgie sans raison, po&#233;tique, que tout sujet conna&#238;t pendant certains moments, doivent &#234;tre la preuve incontestable de l&#8217;existence de ce bonheur parfait. R&#233;p&#233;tant &#224; nouveau et &#224; nouveau le d&#233;clenchement de la joie par diverses formes, j&#8217;ai compris que j&#8217;&#233;tais un si&#232;ge o&#249; la joie habitait. Et que cette joie existe comme une virtualit&#233; &#233;ternelle en chacun de nous.&#8221; Dans son ouvrage &#8222;Le T&#233;moin de l&#8217;Eternit&#233;&#8221;, elle d&#233;crit la rencontre avec le ma&#238;tre spirituel, celui qui l&#8217;a guid&#233; sur la voie du non-dualisme, vers l&#8217;exp&#233;rience de la r&#233;alisation du Soi.<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">&#8222;Ce trouble que je vivais devenait palpable, tangible. Je touchais les objets autour de moi comme si je voulais me convaincre de leur r&#233;alit&#233;, je regardais les gens avec la certitude que bient&#244;t ils allaient &#234;tre tous morts. Je savais que moi-m&#234;me, in&#233;vitablement, j&#8217;allais mourir. Mourir sans avoir compris pourquoi je suis venue au monde, pourquoi j&#8217;ai v&#233;cu, pourquoi j&#8217;ai souffert et cherch&#233;&#160;? Ou devenir un Surhomme pour voir autour de moi que de la souffrance&#160;? Bien s&#251;r, il n&#8217;existe pas que de la souffrance dans ce monde, mais la joie n&#8217;efface pas les larmes, les g&#233;missements ni la laideur.<\/p>\n<p align=\"justify\">D&#233;cid&#233;ment, j&#8217;&#233;tais obs&#233;d&#233;e, je ne pensais qu&#8217;&#224; cela, jour et nuit. Oh, ces nuits o&#249; mon esprit ne dormait jamais en totalit&#233;, et ces jours lorsqu&#8217;engourdie par le manque de compr&#233;hension, je vivais en attente du miracle qui aurait pu tout expliquer ! J&#8217;aurais voulu prier Dieu qu&#8217;Il ait piti&#233; de moi&#160;! J&#8217;ai pris ce Dieu dont je ne croyais pas &#224; l&#8217;existence. Je L&#8217;ai pri&#233; d&#8217;avoir piti&#233; de moi. Je me souviens l&#8217;heure, l&#8217;heure exacte de cette soumission. Mais, m&#234;me en L&#8217;implorant, je n&#8217;&#233;tais pas compl&#232;tement soumise &#224; la pri&#232;re, &#233;tant toujours d&#233;cid&#233;e &#224; Lui lancer la provocation de L&#8217;attendre toujours, jusqu&#8217;&#224; la fin de ma vie. Mon &#226;me languissait de pouvoir s&#8217;&#233;lancer vers l&#8217;amour. J&#8217;ai parl&#233; &#224; Dieu comme &#224; un amant virtuel et, dans un fou d&#233;sespoir, je Lui ai promis que je n&#8217;allais aimer personne d&#8217;autre avec la m&#234;me intensit&#233; que Lui.<\/p>\n<p align=\"justify\">A genoux, j&#8217;ai fait acte d&#8217;ob&#233;issance. J&#8217;ai sentis mon visage inond&#233; de larmes, j&#8217;ai sentis tout mon corps, tout mon &#234;tre tendus, et j&#8217;ai entendu ma voix consacrant le &#8222;pacte&#8221; entre Dieu et moi. Je Lui ai demand&#233;, je L&#8217;ai implor&#233; de se montrer &#224; moi, en Lui promettant qu&#8217;apr&#232;s je serais pour toujours &#224; Son service. Sans savoir pourquoi je prenais cette d&#233;cision, j&#8217;ai promis aussi qu&#8217;&#171;&#160;apr&#232;s&#160;&#187;, je n&#8217;abandonnerais plus les gens, ces &#234;tres qu&#8217;Il a cr&#233;&#233; si loin de Sa perfection et qui, pourtant, se d&#233;clarent &#224; Son image. Epuis&#233;e, incapable de rester encore &#224; genoux, je me suis allong&#233;e au sol. Je suis rest&#233;e l&#224; longtemps, resserr&#233;e contre moi, le visage baign&#233; dans des larmes. Puis avec un dernier reste de force, je me suis soulev&#233;e et me suis allong&#233;e sur mon lit. Un moment de relaxation, les yeux ferm&#233;s. Involontairement, je me suis souvenue de l&#8217;exercice de la rose que j&#8217;avais lu dans un livre de Rudolf Steiner. J&#8217;ai imagin&#233; une rose. Elle &#233;tait rouge, en velours et tr&#232;s tr&#232;s fra&#238;che, la ros&#233;e brillait sur ses p&#233;tales. Je regardais la rose les yeux ferm&#233;s. Elle &#233;tait belle, pure, si proche de mon visage. J&#8217;ai senti son parfum. Ce parfum glissait dans mon c&#339;ur. Ensuite il n&#8217;y eut plus de rose. L&#8217;essence de la rose avait tout accapar&#233;. C&#8217;&#233;tait comme si l&#8217;essence du parfum de rose m&#8217;avait remplac&#233; &#224; l&#8217;int&#233;rieur de mon c&#339;ur. Ensuite un vide. Un vide immense s&#8217;est ouvert en moi, me gardant &#233;veill&#233;e. Puis je suis tomb&#233;e dans ce vide, m&#8217;identifiant &#224; lui. Et dans le vide de mon &#234;tre, Dieu a trouv&#233; Sa place. Il &#233;tait l&#224;. Il m&#8217;attendait.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/articole\/4875\/4875_3.jpg\" width=\"250\" align=\"right\" height=\"292\" \/>Le moment o&#249; nous faisons de la place en nous &#224; Dieu, ressemble &#224; la mort. Celui qui meurt c&#8217;est toi-m&#234;me, celui que tu as &#233;t&#233; jusqu&#8217;alors. J&#8217;ai senti moi-m&#234;me cela et c&#8217;est exactement cela qui m&#8217;a lib&#233;r&#233; de mon moi. Alors c&#8217;est l&#8217;&#233;ternit&#233; qui a habit&#233; en moi. Une peur sacr&#233;e m&#8217;a aid&#233; &#224; assister &#224; cette mort de mon propre &#234;tre, m&#8217;offrant un bonheur sans limites, m&#8217;offrant ensuite la chance de comprendre ce qu&#8217;est de na&#238;tre &#224; nouveau. Il m&#8217;a &#233;t&#233; impossible de savoir combien a dur&#233; cet &#233;tat unique&#160;: deux minutes&#160;? Un quart d&#8217;heure&#160;? Une heure&#160;? En revenant &#224; l&#8217;&#233;tat de conscience quotidienne, la premi&#232;re chose dont je me suis rendue compte &#233;tait que j&#8217;avais du mal &#224; reprendre la respiration normale. Je soup&#231;onnais que pour un certain temps je n&#8217;avais m&#234;me pas respir&#233;. Donc, on peut vivre sans respirer&#160;! Donc la vie est ind&#233;pendante du corps&#160;! Ces pens&#233;es m&#8217;ont sembl&#233;, pour le moment, de moindre importance&#160;; elles ont travers&#233; mon esprit instantan&#233;ment.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ce qui avait de l&#8217;importance &#224; ce moment &#233;tait la qualit&#233; de la joie qui me dominait. Une joie calme, profonde. Elle ne ressemblait pas du tout &#224; une ivresse, c&#8217;&#233;tait un &#233;tat &#233;veill&#233;, d&#8217;amour accompli. Un amour sacr&#233;. Chaque fibre de mon &#234;tre b&#233;n&#233;ficiait de cette r&#233;v&#233;lation. Mais d&#8217;une importance supr&#234;me, &#233;blouissante, a &#233;t&#233; la d&#233;couverte qu&#8217;au-del&#224; de tout ce qu&#8217;on pourrait penser et sentir, il existe quelque chose d&#8217;inconnu, de cach&#233; en nous qui d&#233;passe toute attente, toute imagination. La sacralit&#233; de cette d&#233;couverte &#233;tait comblante. Par aucun moyen c&#233;r&#233;bral, par aucune force volitive on n&#8217;aurait pu atteindre cette nouvelle dimension de la conscience. D&#233;passant de fa&#231;on absolue le cadre logique du mental, il &#233;tait &#233;vident que le langage humain ne pouvait pas &#234;tre un instrument ad&#233;quat pour exprimer une chose existant dans une dimension ultramentale. Je me suis rendue compte avec humilit&#233; qu&#8217;on reproche &#224; tort aux mystiques, aux yogis le fait qu&#8217;ils ne parlent pas de leurs exp&#233;riences extatiques. M&#234;me si on le voulait, on ne le pourrait pas. Ne pas &#234;tre capable d&#8217;exprimer ce bonheur, cet &#233;tat de gr&#226;ce, devient une torture pour celui qui, apr&#232;s avoir v&#233;cu l&#8217;extase en sa &#8222;r&#233;alit&#233;&#8221; directe, se trouve dans l&#8217;impossibilit&#233; de partager avec les proches qui veulent le comprendre. Il ne leur reste plus rien d&#8217;autre &#224; faire que de s&#8217;exprimer par l&#8217;exemple de leur propre vie. Est-il possible d&#8217;expliquer la musique &#224; un sourd alors que, pour la comprendre, il faut l&#8217;&#233;couter?&#8221;<\/p>\n<p align=\"justify\">&#8222;Le T&#233;moin de l&#8217;Eternit&#233; s&#8217;&#233;tait &#233;veill&#233; en moi, je suis devenue consciente moi-m&#234;me de cette Eternit&#233;. La fusion entre la conscience et l&#8217;&#233;ternit&#233; une fois r&#233;alis&#233;e, chaque moment est implicitement devenu &#233;ternel, par le fait qu&#8217;il se passe dans cette Eternit&#233;. Ne pas &#234;tre que ceci : &#202;tre. L&#8217;&#233;ternit&#233;, contenant une infinit&#233; de modalit&#233;s, englobe facilement l&#8217;Illusion. Le paradoxe n&#8217;avait plus de valeur, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une affirmation ou d&#8217;une n&#233;gation. Toute chose surajout&#233;e ne modifiait en rien la perfection originaire absolue de l&#8217;Eternit&#233;. C&#8217;&#233;tait troublant, c&#8217;&#233;tait pratique, naturel, viable, r&#233;el, exaltant. Je ne d&#233;pendais de rien. J&#8217;existais. J&#8217;existais &#233;ternellement. Cette ouverture qui peut op&#233;rer dans l&#8217;homme par une dilatation naturelle de son &#234;tre continue dans une autre dimension. L&#8217;homme s&#8217;en laisse emporter avec lucidit&#233;, ma&#238;tre de lui-m&#234;me et apte pour assumer la responsabilit&#233; de la vie. Une extase, une b&#233;atitude inconsciente est une exp&#233;rience humaine de plus, et, quoique extravagante, elle reste plus ou moins &#233;gale &#224; toute autre exp&#233;rience humaine. Pourtant, une liaison directe avec l&#8217;Absolu &#8211; &#233;tant &#233;tabli dans l&#8217;Absolu &#8211; est une exp&#233;rience qui peut te projeter au-del&#224; de tout ce qui est familier, au-del&#224; du mental, pour mieux dire, qui te permet de d&#233;passer toute exp&#233;rience en les englobant toutes.&#8221;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\n    <strong>yogaesoteric<br \/>septembre 2015<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>&#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8222;Dieu &#233;tait en moi, Il m&#8217;attendait.&#8221; Henriette Yvonne Stahl, &#233;crivaine d&#8217;origine roumaine, est une personnalit&#233; peu connue. 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