{"id":3484,"date":"2014-05-14T18:51:49","date_gmt":"2014-05-14T18:51:49","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/shivaisme-fr\/articles-1588-fr\/pourquoi-dieu-ne-va-pas-partir-la-science-du-cerveau-et-la-biologie-de-la-croyance-2\/"},"modified":"2014-05-14T18:51:49","modified_gmt":"2014-05-14T18:51:49","slug":"pourquoi-dieu-ne-va-pas-partir-la-science-du-cerveau-et-la-biologie-de-la-croyance-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/pourquoi-dieu-ne-va-pas-partir-la-science-du-cerveau-et-la-biologie-de-la-croyance-2\/","title":{"rendered":"Pourquoi Dieu ne va pas partir. La science du cerveau et la biologie de la croyance (2)"},"content":{"rendered":"<p>par Iolanda Kosti<br \/>\n  &#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n<p>      <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_1.jpg\" width=\"250\" height=\"225\" \/>Aujourd&#8217;hui, &#224; l&#8217;&#232;re maximale de la pratique de la rationalit&#233;, le sentiment religieux est, bien que m&#233;pris&#233; et repouss&#233; dans la sph&#232;re de l&#8217;obscur, toujours pr&#233;sent. Pourquoi les gens gardent-ils leurs croyances ? Est-il possible qu&#8217;un jour la science efface Dieu de l&#8217;&#233;quation ? Des recherches relativement r&#233;centes en neurosciences offrent de nouvelles perspectives sur la r&#233;solution de ces questions troublantes, r&#233;v&#233;lant un fait tr&#232;s simple et aussi tr&#232;s rigoureux du point de vue scientifique : le sentiment religieux est enracin&#233; dans la biologie du cerveau humain.\n  <\/p>\n<p>    Les chercheurs am&#233;ricains Andrew Newbeg, membre de l&#8217;&#233;quipe de M&#233;decine nucl&#233;aire de l&#8217;H&#244;pital de l&#8217;Universit&#233; de Pennsylvania, Eug&#232;ne d&#8217;Aquili et Vince Rause fondent cette conclusion sur une longue &#233;tude sur le fonctionnement du comportement du cerveau humain. Au centre de la th&#233;orie scientifique des trois auteurs pr&#233;sent&#233;e dans le livre &#171;Why God won&#8217;t go away. Brain science &amp; the biology of belief&#187; se trouve un mod&#232;le neurologique qui offre un lien entre l&#8217;exp&#233;rience mystique et les fonctions c&#233;r&#233;brales observables.<br \/>\n    &#160;<br \/>\n    &#160;<\/p>\n<p>  Lisez ici la premi&#232;re partie de cet article :<br \/><a href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=5098\">Pourquoi Dieu ne va pas partir. La science du cerveau et la biologie de la croyance (1)<\/a><\/p>\n<p>&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>La formation du mental dans le cadre de l&#8217;ontogen&#232;se<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">La voie dont le moi se forme est un myst&#232;re, mais les trois chercheurs am&#233;ricains pensent qu&#8217;il peut prendre naissance par un processus de &#171;r&#233;ification&#187;. La r&#233;ification est la capacit&#233; de convertir un concept en une chose concr&#232;te ou, plus bri&#232;vement, d&#8217;accorder &#224; quelque chose la qualit&#233; d&#8217;&#234;tre r&#233;el ou vrai. Dans sa d&#233;finition neurologique, le terme se r&#233;f&#232;re &#224; la puissance de l&#8217;esprit pour donner sens et substance &#224; ses propres perceptions, pens&#233;es, croyances et consid&#233;rer qu&#8217;ils ont une signification particuli&#232;re.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le cerveau de l&#8217;enfant commence &#224; interagir avec le monde d&#8217;au-del&#224; de ses sens et de ses op&#233;rations internes, produisant des sons et des actions physiques. Dans un premier temps, le cerveau ext&#233;riorise ces actions, puis les observe et les analyse. Ensuite, il les int&#233;riorise comme des informations nouvelles. Enfin, le cerveau identifie ou r&#233;ifie ces actions, pens&#233;es, &#233;motions comme &#233;tant le &#171;moi&#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Imaginez un enfant qui balbutie dans son berceau. Lorsqu&#8217;il entend le babillage, ceci devient une partie du monde ext&#233;rieur et il est pr&#233;sent&#233; au cerveau de l&#8217;enfant comme une nouvelle &#171;entr&#233;e&#187; (stimulus) sensorielle, que le cerveau reconna&#238;t comme &#233;tant un r&#233;sultat de son propre fonctionnement neurologique. Dans le m&#234;me temps, le cerveau de l&#8217;enfant per&#231;oit la pr&#233;sence de sa m&#232;re, qui r&#233;pond au son de son babillage, le b&#233;b&#233; applaudissant ravi. Le cerveau de l&#8217;enfant ne peut trouver aucune corr&#233;lation en lui-m&#234;me pour ce comportement, en d&#8217;autres termes, il reconna&#238;t le comportement de sa m&#232;re comme quelque chose de diff&#233;rent de lui-m&#234;me. En comparant ces perceptions, le cerveau de l&#8217;enfant commence &#224; reconna&#238;tre les cat&#233;gories g&#233;n&#233;rales de stimuli sensoriels &#8211; le premier est une cons&#233;quence de son comportement, le second est un stimulus qu&#8217;il ne g&#233;n&#232;re ou ne contr&#244;le pas. La perception de ces cat&#233;gories est la premi&#232;re &#233;tape dans la capacit&#233; du cerveau &#224; tracer une ligne entre la r&#233;alit&#233; int&#233;rieure subjective et la r&#233;alit&#233; ext&#233;rieure du monde.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_2.jpg\" width=\"250\" height=\"189\" \/>A mesure que l&#8217;exp&#233;rience avec le monde ext&#233;rieur se poursuit, le cerveau de l&#8217;enfant est capable de reconna&#238;tre un nombre croissant de comportements qui semblent &#234;tre les siens. Les diverses fonctions ind&#233;pendantes &#8211; les pens&#233;es, les &#233;motions, les intentions, les actions et les souvenirs &#8211; sont probablement class&#233;es ensemble comme un syst&#232;me unique, distinct et coh&#233;rent. En d&#8217;autres termes, elles seront r&#233;ifi&#233;es en quelque chose de familier, durable et tr&#232;s personnel, le &#171;moi&#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ce &#171;moi&#187; n&#8217;est pas identique au mental. Le mental existe avant lui et, d&#8217;une mani&#232;re ou d&#8217;une autre, il nourrit les souvenirs, les &#233;motions essentielles ainsi que les autres parties composantes essentielles qui forment le &#8220;moi&#8221;. Si ces &#233;l&#233;ments pouvaient &#234;tre en quelque sorte d&#233;cel&#233;s, la formation du moi deviendrait plus clair.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les auteurs de cette &#233;tude estiment que c&#8217;est exactement ce qui se produit lorsque l&#8217;aire d&#8217;orientation et d&#8217;autres aires qui pourraient maintenir un sens du moi sont touch&#233;es, priv&#233;es de nouveaux stimuli sensoriels. On isole alors ces aires des souvenirs, des &#233;motions et des mod&#232;les de comportement que le mental reconna&#238;t comme &#233;tant le moi. Cette modification n&#8217;a pas pour effet de priver le mental de conscience, mais simplement lib&#232;re la conscience du sens ordinaire, subjectif du moi, ainsi que de tout le sens de la spatialit&#233; du monde o&#249; ce moi pourrait exister. Tout l&#8217;ensemble des constructions du mental conscient &#8211; les &#233;motions, les souvenirs, les pens&#233;es et les intuitions sans forme, par lequel nous connaissons le moi &#8211; vont se dissoudre dans cette pure conscience fondamentale qui serait le plus profond et v&#233;ritable moi, le soi universel d&#233;crit par les mystiques.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Comment se produisent du point de vue neurologique les &#233;tats de&#160; conscience sup&#233;rieurs ?<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Ils sont le r&#233;sultat de la diminution du sens commun du moi et cr&#233;ent la sensation d&#8217;absorption dans une r&#233;alit&#233; plus vaste. En &#233;tudiant les SPECT (single photon emission computed tomography) du cerveau pendant la m&#233;ditation, les chercheurs am&#233;ricains ont remarqu&#233; que ces sensations sont produites suite &#224; la modification de l&#8217;activit&#233; de l&#8217;aire c&#233;r&#233;brale qui assemble le sens de l&#8217;orientation (aire que nous appelons en bref zone d&#8217;orientation), notamment parce qu&#8217;elle est priv&#233;e de stimuli neuronaux.<\/p>\n<p align=\"justify\">Cette zone corticale est situ&#233;e &#224; l&#8217;arri&#232;re du lobe pari&#233;tal et re&#231;oit des stimuli sensoriels &#224; partir du sens du toucher et des autres sens, en particulier de la vue et de l&#8217;ou&#239;e. Ceci lui conf&#232;re la possibilit&#233; de cr&#233;er la sensation de tridimensionalit&#233; du corps et d&#8217;orientation de celui-ci dans l&#8217;espace. Il y a deux zones d&#8217;orientation situ&#233;es dans chaque h&#233;misph&#232;re c&#233;r&#233;bral, et qui accomplissent des t&#226;ches diff&#233;rentes mais connexes, montr&#233;es dans les images SPECT. La zone d&#8217;orientation de l&#8217;h&#233;misph&#232;re c&#233;r&#233;bral droit est responsable de la cr&#233;ation de la matrice de neurones, que nous &#233;prouvons en tant qu&#8217;espace physique, et celle de l&#8217;h&#233;misph&#232;re c&#233;r&#233;bral gauche joue un r&#244;le tr&#232;s important dans la cr&#233;ation du sens du moi subjectif.<\/p>\n<p align=\"justify\">La modification de l&#8217;activit&#233; de la zone d&#8217;orientation peut &#234;tre produite par les activit&#233;s rythmiques des comportements rituels (religieux ou non) et par diverses autres formes de comportement rythmique, par exemple, &#233;couter une musique ambiante lente, la r&#233;citation ou la lecture d&#8217;un beau po&#232;me, bercer un b&#233;b&#233; ou des activit&#233;s dynamiques comme la course de fond, les jeux amoureux, l&#8217;enthousiasme &#224; la vue d&#8217;un spectacle impressionnant etc. Ce processus de changement de l&#8217;activit&#233; au niveau de la zone d&#8217;orientation conduit &#224; des moments d&#8217;unit&#233; spirituelle transcendante aux degr&#233;s d&#8217;intensit&#233; divers selon le niveau de blocage d&#8217;&#233;coulement de neurones vers cette zone corticale.<\/p>\n<p align=\"justify\">Nous pouvons d&#233;crire un continuum unitaire des &#233;tats de conscience, o&#249; le point de d&#233;part (le plus bas) est l&#8217;&#233;tat quotidien et familier dans lequel nous vivons : manger, dormir, travailler, interagir avec les autres. Tandis que nous sommes conscients de notre connexion avec le monde autour de nous, nous &#233;prouvons un &#233;tat d&#8217;individualit&#233; distincte.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_3.jpg\" width=\"250\" height=\"188\" \/>A mesure que nous avan&#231;ons le long de ce continuum, l&#8217;&#233;tat de s&#233;paration du monde diminue de plus en plus. Nous pouvons &#233;prouver des sensations faibles d&#8217;unification, par exemple &#224; travers l&#8217;art ou la musique ou en nous promenant dans la for&#234;t en automne. Nous pouvons atteindre des &#233;tats plus profonds d&#8217;unit&#233; lorsque nous sommes romantiques ou amoureux. En outre, nous pouvons exp&#233;rimenter des &#233;tats spirituels d&#8217;extase spirituelle, par exemple &#224; partir d&#8217;une exp&#233;rience amoureuse tantrique. A l&#8217;extr&#233;mit&#233; sup&#233;rieure du continuum sont les &#233;tats de compl&#232;te transcendance du moi individuel limit&#233; et de totale unit&#233; spirituelle avec l&#8217;univers, que les mystiques de toutes les traditions authentiques ont d&#233;crits.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour atteindre ces &#233;tats sup&#233;rieurs de conscience, les voies spirituelles mettent &#224; disposition des m&#233;thodes sp&#233;cifiques appropri&#233;es, qui &#233;veillent dans l&#8217;&#234;tre de l&#8217;aspirant des &#233;nergies tr&#232;s intenses. Ainsi, certains m&#233;ditent afin de concentrer l&#8217;&#233;nergie du mental comme un laser, d&#8217;autres pour le rendre parfaitement calme et dissoudre toute pens&#233;e troublante qui pourrait distraire sa nature ultime, tandis que d&#8217;autres utilisent l&#8217;immense &#233;nergie naturelle de l&#8217;&#233;ros pour le m&#234;me but. <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>L&#8217;abord passif<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Toute approche spirituelle commence par un acte de volont&#233;. Dans le mod&#232;le de la m&#233;ditation passive, il y a tout d&#8217;abord l&#8217;intention de purifier nos pens&#233;es, nos &#233;motions et nos perceptions. Cette intention consciente est induite par la zone corticale de l&#8217;attention &#8211; la source primordiale des actions volontaires &#8211; comme une n&#233;cessit&#233; de prot&#233;ger le mental des intrusions sensoriels et des stimuli cognitifs. &#192; cette fin, la zone de l&#8217;attention se transforme via le thalamus en structure limbique appel&#233;e hippocampe, centre important d&#8217;&#233;change d&#8217;informations entre les diff&#233;rentes parties du cerveau afin de r&#233;duire le flux de stimuli neuronaux. Ce blocage neural influence de nombreuses structures c&#233;r&#233;brales, y compris la zone d&#8217;orientation qui est de plus en plus priv&#233;e d&#8217;informations et dont l&#8217;activit&#233; est modifi&#233;e.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans les premiers instants de m&#233;ditation, ce changement est faible, mais &#224; mesure que l&#8217;&#233;tat m&#233;ditatif devient plus profond et que la zone de l&#8217;attention fait des efforts pour garder le mental imperturbable devant les pens&#233;es, la zone d&#8217;orientation est avec l&#8217;hippocampe de plus en plus d&#233;pourvue de flux neuronal. Comme le blocage continue, de v&#233;ritables effusions de l&#8217;influx nerveux commencent &#224; circuler avec l&#8217;&#233;nergie croissante de la zone d&#8217;orientation, dont l&#8217;activit&#233; est modifi&#233;e par le syst&#232;me limbique, vers la structure neuronale connue sous le nom de l&#8217;hypothalamus. Ce dernier relie les activit&#233;s plus &#233;volu&#233;es du cerveau avec les fonctions de base du syst&#232;me nerveux autonome et contr&#244;le sa capacit&#233; &#224; cr&#233;er des sensations de relaxation (la composante parasympathique) ou de tonification (la composante sympathique). Les impulsions qui atteignent l&#8217;hypothalamus ont un effet puissant sur le syst&#232;me parasympathique. Ceci g&#233;n&#232;re en arri&#232;re du syst&#232;me limbique une explosion d&#8217;impulsions neuronales qui atteint finalement la zone de l&#8217;attention. Celle-ci enregistre des impulsions de relaxation et les renvoie dans le circuit pour un autre tour.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ainsi, le circuit cr&#233;&#233; dans le cerveau gagne de la puissance &#224; mesure que les impulsions glissent encore et encore le long du chemin neuronal. Ils cr&#233;ent ainsi une r&#233;sonance sp&#233;cifique, produisant une m&#233;ditation de plus en plus profonde &#224; chaque reprise de ce cycle.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_4.jpg\" width=\"250\" height=\"187\" \/>Pendant ce temps, le sujet qui m&#233;dite continue le processus de vider le mental de pens&#233;es, provoquant progressivement la formation de l&#8217;&#233;nergie nerveuse qui bloque de plus en plus l&#8217;entr&#233;e du flux de stimuli sensoriels dans la zone d&#8217;orientation. Il en r&#233;sulte un changement de plus en plus accentu&#233; de l&#8217;activit&#233; de cette zone corticale et une augmentation proportionnelle du taux de d&#233;charges neurales &#224; travers le syst&#232;me limbique vers l&#8217;hypothalamus. Ce bombardement neural continu pousse bient&#244;t la fonction de relaxation de l&#8217;hypothalamus &#224; sa limite. Ces niveaux &#233;lev&#233;s de relaxation g&#233;n&#232;rent une diminution proportionnelle de la fonction du syst&#232;me sympathique. Dans ces conditions survient le &#171;&#160;renversement&#160;&#187; neurologique, l&#8217;activation maximale du syst&#232;me parasympathique d&#233;clenche une r&#233;ponse imm&#233;diate de dynamisation maximale du syst&#232;me sympathique.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au fur et &#224; mesure que les syst&#232;mes sympathique et parasympathique se dynamisent de plus en plus, le mental est submerg&#233; par un flot &#233;norme de neurones, provoquant un &#233;tat de calme et d&#8217;&#233;veil en m&#234;me temps. Le r&#233;sultat est une &#171;&#160;explosion&#160;&#187; de l&#8217;activit&#233; neuronale qui s&#8217;&#233;l&#232;ve tout &#224; coup de l&#8217;hypothalamus, &#224; travers le syst&#232;me limbique vers la zone d&#8217;attention d&#233;termin&#233;e &#224; travailler &#224; pleine capacit&#233;. En r&#233;ponse, la modification de l&#8217;activit&#233; de la zone d&#8217;orientation augmente et, dans un intervalle de quelques millisecondes, elle est au maximum.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le stoppage total des stimuli neuronaux a un effet radical tant sur le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation que sur le c&#244;t&#233; gauche. Le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation, en charge de cr&#233;er la matrice des neurones qui nous donnent la&#160; sensation de l&#8217;espace, sera priv&#233; de l&#8217;information n&#233;cessaire pour cr&#233;er le contexte spatial n&#233;cessaire au moi pour s&#8217;orienter. La seule option pour lui est de g&#233;n&#233;rer une sensation d&#8217;absence totale de l&#8217;espace, qui sera interpr&#233;t&#233;e par le sujet comme un sentiment d&#8217;espace infini et d&#8217;&#233;ternit&#233;, ou, au contraire, comme vide d&#233;pourvu de temps et d&#8217;espace. Dans le m&#234;me temps, le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation, qu&#8217;on a d&#233;crit comme ayant un r&#244;le crucial dans la g&#233;n&#233;ration du sens subjectif de soi, n&#8217;est plus en mesure de reconna&#238;tre les limites corporelles. La perception de soi devient alors celle d&#8217;illimitation. En fait, le sentiment du moi individuel n&#8217;existe alors plus du tout.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans cet &#233;tat de totale modification de l&#8217;activit&#233; de la zone d&#8217;orientation, le mental per&#231;oit une r&#233;alit&#233; neurologique similaire aux nombreuses descriptions des &#233;tats mystiques d&#8217;unit&#233; spirituelle ultime : les objets ou les &#234;tres qui nous entourent ne sont plus per&#231;us, tout comme dispara&#238;t la sensation d&#8217;espace et de passage du temps. Il n&#8217;y a plus de s&#233;paration entre moi et le reste de l&#8217;univers. En fait, le sens de l&#8217;individualit&#233; s&#233;par&#233;e dispara&#238;t totalement, il y a seulement un &#233;tat d&#8217;unit&#233; absolue &#8211; sans pens&#233;es, sans mots, sans sensations. Nous continuons d&#8217;exister, mais sans le sentiment de l&#8217;ego et dans un &#233;tat de conscience pure et indiff&#233;renci&#233;e.<\/p>\n<p align=\"justify\">Gene et Andrew appellent cette condition &#233;nigmatique l&#8217;&#233;tat d&#8217;Existence Absolue Unifi&#233;e. Dans les traditions mystiques de l&#8217;Orient, il est connu sous le nom de Vide, Conscience Absolue, Nirvana, Brahman, Atman, Tao. Quel que soit le nom qui lui est attribu&#233;, cet &#233;tat d&#8217;unit&#233; ineffable est unanimement consid&#233;r&#233; comme l&#8217;essence ineffable de tout ce qui existe, la v&#233;rit&#233; pure. Au niveau neurologique, ces &#233;tats peuvent &#234;tre expliqu&#233;s comme une s&#233;quence de processus neuronaux qui sont d&#233;clench&#233;s par l&#8217;intention volontaire de calmer le mental conscient. Ces &#233;tats &#233;lev&#233;s de conscience repr&#233;sentent le but mill&#233;naire de la m&#233;ditation passive.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>L&#8217;abord actif<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_5.jpg\" width=\"250\" height=\"196\" \/>Les m&#233;ditations actives ne commencent pas avec l&#8217;intention de purifier le mental des pens&#233;es, mais avec celle de le focaliser avec intensit&#233; sur une pens&#233;e ou un objet particulier. Par exemple, un bouddhiste r&#233;p&#232;te un mantra ou se concentre sur la flamme d&#8217;une bougie ou au-dessus d&#8217;un bol d&#8217;eau, tandis qu&#8217;un chr&#233;tien prie, le mental concentr&#233; sur Dieu ou sur le symbole de la croix.<\/p>\n<p align=\"justify\">Imaginez que nous concentrons notre attention, mentalement, sur l&#8217;image de J&#233;sus. Le processus de m&#233;ditation commence comme dans le cas de l&#8217;approche passive avec la zone de l&#8217;attention, ce qui traduit en termes neurologiques l&#8217;intention consciente de prier. Mais dans ce cas, puisque notre intention est celle de nous concentrer sur un objet ou une pens&#233;e, la zone de l&#8217;attention facilite le flux neuronal, au lieu de l&#8217;inhiber. <\/p>\n<p align=\"justify\">Dans notre mod&#232;le, cette augmentation du d&#233;bit neuronal d&#233;termine le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation (responsable de la cr&#233;ation de la matrice espace-temps) simultan&#233;ment avec la zone visuelle &#224; fixer l&#8217;objet r&#233;el ou imaginaire dans le mental. La focalisation continue sur l&#8217;image induite par la contemplation soutenue provoque des d&#233;charges neuronales du c&#244;t&#233; droit de la zone de l&#8217;attention qui circule en bas &#224; travers le syst&#232;me limbique vers l&#8217;hypothalamus. Ceci d&#233;clenche la dynamisation du syst&#232;me nerveux sympathique. Il en r&#233;sulte un &#233;tat agr&#233;able de l&#233;g&#232;re excitation. A mesure que la contemplation s&#8217;approfondit, la circulation de l&#8217;influx nerveux augmente jusqu&#8217;&#224; ce que la fonction r&#233;veil de l&#8217;hypothalamus atteint un maximum. A ce point se produit le basculement, provoquant imm&#233;diatement la croissance au maximum de la fonction d&#8217;activation parasympathique de l&#8217;hypothalamus.<\/p>\n<p align=\"justify\">La dynamisation simultan&#233;e du syst&#232;me sympathique et parasympathique envoie un flux neuronal, qui produit une stimulation maximale &#224; travers le syst&#232;me limbique vers les deux c&#244;t&#233;s de la zone de l&#8217;attention. En raison du flux neural maximal, l&#8217;activit&#233; de la zone de l&#8217;attention est pouss&#233;e &#224; un niveau de fonctionnement maximal, ce qui augmente la capacit&#233; de concentration du mental sur l&#8217;objet de l&#8217;attention, g&#233;n&#233;rant des r&#233;percussions importantes sur les deux c&#244;t&#233;s de la zone de l&#8217;orientation.<\/p>\n<p align=\"justify\">Au niveau de la zone d&#8217;orientation de l&#8217;h&#233;misph&#232;re c&#233;r&#233;bral gauche, on observe les m&#234;mes r&#233;sultats qu&#8217;on a surpris &#224; l&#8217;approche passive: la restriction du flux neuronal exerc&#233; par l&#8217;hippocampe conduit &#224; une modification de l&#8217;activit&#233;, d&#8217;o&#249; r&#233;sulte la perturbation du sens du moi. Les effets sur le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation sont cependant assez diff&#233;rents. Rappelons-nous que la zone de l&#8217;attention a d&#233;termin&#233; la zone d&#8217;orientation &#224; se concentrer de plus en plus sur l&#8217;image de J&#233;sus. A mesure que la zone de l&#8217;attention atteint le niveau de fonctionnement maximal, elle cesse de bloquer la circulation de l&#8217;information vers le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation, comme elle l&#8217;a fait avec celui vers la gauche. Au contraire, la zone de l&#8217;attention a d&#233;termin&#233; le c&#244;t&#233; droit &#224; se focaliser davantage sur l&#8217;image de J&#233;sus.<\/p>\n<p align=\"justify\">Pour une focalisation tr&#232;s intense sur cette image, la zone de l&#8217;attention commence &#224; priver le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation de stimuli neuronaux diff&#233;rents de ceux issus de la contemplation de l&#8217;image de J&#233;sus. En d&#8217;autres termes, le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation, &#224; mesure qu&#8217;elle s&#8217;efforce de cr&#233;er une matrice spatiale dans laquelle le moi puisse exister, n&#8217;a rien d&#8217;autre &#224; faire fonctionner que les impulsions provenant de la zone de l&#8217;attention. Par cons&#233;quent, la seule possibilit&#233; est de cr&#233;er une r&#233;alit&#233; spatiale de la contemplation unidirectionnelle dirig&#233;e vers la zone de l&#8217;attention, l&#8217;image de J&#233;sus. Comme le processus se poursuit, que toutes les impulsions nerveuses non pertinentes sont supprim&#233;es et que le mental devient plus concentr&#233;, l&#8217;image de J&#233;sus &#171;s&#8217;expansionne&#187; et en vient &#224; &#234;tre per&#231;ue par le mental comme occupant la totalit&#233; de l&#8217;ouverture et de la profondeur de la r&#233;alit&#233;.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_6.jpg\" width=\"250\" height=\"211\" \/>Parall&#232;lelement avec la modification de l&#8217;activit&#233; dans le c&#244;t&#233; droit de la zone d&#8217;orientation, la modification de l&#8217;activit&#233; dans le c&#244;t&#233; gauche augmente &#233;galement, ce qui provoque la diminution de la perception des limites du moi. Lorsque le sens de l&#8217;ego est totalement an&#233;anti par la compl&#232;te modification de l&#8217;activit&#233; dans cette zone, le mental exp&#233;rimente l&#8217;&#233;tonnante perception d&#8217;absorption myst&#233;rieuse du moi individuel dans la r&#233;alit&#233; transcendante de J&#233;sus. Ainsi, la neurologie peut expliquer l&#8217;Unio Mystica, l&#8217;union myst&#233;rieuse avec Dieu qui caract&#233;rise les exp&#233;riences spirituelles des mystiques chr&#233;tiens. En fait, les neuroscientifiques peuvent expliquer en termes neurologiques tout &#233;tat mystique o&#249; on per&#231;oit la pr&#233;sence d&#8217;une divinit&#233; personnelle.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il est cependant important de comprendre que cet &#233;tat de fusion n&#8217;est pas l&#8217;&#233;tat de transcendance totale ou d&#8217;existence absolue ultime, o&#249; il n&#8217;y a plus du sens de moi individuel ou de perception de Dieu ou de la r&#233;alit&#233;. Cependant il est tr&#232;s probable que la m&#233;ditation active, qui a conduit le mystique &#224; l&#8217;Unio Mystica, pourrait le conduire encore plus loin, &#224; l&#8217;&#233;tat ultime. Cela se produit lorsque le mental se d&#233;tend (dans son effort de concentration) et lorsque la zone de l&#8217;attention affaiblit son activit&#233;, privant ainsi la zone d&#8217;orientation de l&#8217;unique influx nerveux existant, en la projetant, ensemble avec le c&#244;t&#233; gauche, dans l&#8217;&#233;tat d&#8217;activit&#233; totalement modifi&#233;e. &#192; ce stade, le mental va entrer dans la m&#234;me r&#233;alit&#233; d&#233;pourvue du sens de l&#8217;ego et de limites que celle obtenue pendant la m&#233;ditation passive: la r&#233;alit&#233; de l&#8217;existence absolue unifi&#233;e.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Il ne peut y avoir plusieurs versions d&#8217;un &#233;tat d&#8217;unit&#233; absolue<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">Du point de vue neurologique et philosophique, il ne peut y avoir deux versions de l&#8217;&#233;tat absolu d&#8217;unification. Mais il peut &#171;&#234;tre&#187; diff&#233;rent, r&#233;trospectivement, selon les croyances culturelles et les interpr&#233;tations personnelles: une religieuse catholique peut interpr&#233;ter toute exp&#233;rience mystique comme une fusion avec J&#233;sus, tandis qu&#8217;un bouddhiste qui ne croit pas en un Dieu personnifi&#233; peut interpr&#233;ter la fusion mystique comme une fusion avec le vide. A ce stade, il est important de comprendre que les diff&#233;rentes interpr&#233;tations sont d&#8217; in&#233;vitables distorsions de la subjectivit&#233;. Dans l&#8217;&#233;tat d&#8217;existence absolue unifi&#233;e, les observations subjectives sont impossibles &#8211; d&#8217;une part il n&#8217;y a pas de moi subjectif qui les produise, et d&#8217;autre part, il n&#8217;y a rien de s&#233;par&#233; de l&#8217;observateur. L&#8217;observateur et l&#8217;objet de l&#8217;observation sont les m&#234;mes, il n&#8217;y a pas de degr&#233;s de diff&#233;renciation, ou de ceci et de cela comme le disent les mystiques. Il n&#8217;y a que l&#8217;unit&#233; absolue et il ne peut y avoir deux versions d&#8217;une m&#234;me r&#233;alit&#233; unique.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>Sur quoi se base l&#8217;intol&#233;rance religieuse<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;histoire montre que l&#8217;intol&#233;rance religieuse est avant tout un ph&#233;nom&#232;ne culturel, fond&#233; sur l&#8217;ignorance, la peur, les pr&#233;jug&#233;s, la x&#233;nophobie et le chauvinisme ethnique. Mais les auteurs de cette &#233;tude estiment que l&#8217;intol&#233;rance a sa source dans quelque chose de plus profond que la simple &#233;troitesse mentale. Ils pensent qu&#8217;elle est bas&#233;e sur les m&#234;mes exp&#233;riences transcendantes qui nourrissent la foi en la supr&#233;matie absolue de dieux personnifi&#233;s.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_7.jpg\" width=\"250\" height=\"192\" \/>Comme nous l&#8217;avons vu, les &#233;tats transcendants se retrouvent le long d&#8217;un continuum de niveaux progressifs, de plus en plus &#233;lev&#233;s d&#8217;existence unifi&#233;e, continuum qui se termine &#224; un point o&#249; l&#8217;unit&#233; devient absolue. Dans l&#8217;&#233;tat d&#8217;unit&#233; absolue, il n&#8217;y a pas de versions concurrentielles de la v&#233;rit&#233;. Il n&#8217;existe que la v&#233;rit&#233; elle-m&#234;me, donc les croyances conflictuelles ou d&#8217;autres contradictions ne sont m&#234;me pas possibles. Si toutefois un mystique ne parvient pas &#224; r&#233;aliser l&#8217;unit&#233; absolue &#8211; si, en termes neurologiques, l&#8217;activit&#233; de la zone d&#8217;orientation n&#8217;est pas compl&#232;tement bloqu&#233;e &#8211; , alors la conscience de la subjectivit&#233; ne dispara&#238;tra pas compl&#232;tement et le mystique&#160;&#160;&#160; interpr&#233;tera cette exp&#233;rience comme une union mystique et ineffable entre soi et un autre.<\/p>\n<p align=\"justify\">La neurobiologie d&#8217;un tel &#233;tat &#8211; Unio Mystica &#8211; a &#233;t&#233; examin&#233;e pendant la pr&#233;sentation de la m&#233;ditation active. Comme tous les &#233;tats profonds d&#8217;unit&#233;, cette unit&#233; myst&#233;rieuse va cr&#233;er une forte sensation de r&#233;alit&#233;: les mystiques vont m&#234;me ressentir au niveau tr&#232;s organique qu&#8217;ils se trouvaient en pr&#233;sence de la r&#233;alit&#233; absolue. Un chr&#233;tien pourrait appeler cette v&#233;rit&#233; J&#233;sus, un musulman peut invoquer le nom d&#8217;Allah, dans les cultures primitives, elle pourrait &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme un fort esprit de la nature. Mais dans chaque cas, il s&#8217;agit de l&#8217;exp&#233;rience d&#8217;une v&#233;rit&#233; spirituelle s&#233;par&#233;e qui est au-del&#224; de toute autre v&#233;rit&#233;.<\/p>\n<p align=\"justify\">La &#171;d&#233;couverte&#187; d&#8217;une telle v&#233;rit&#233; &#224; travers l&#8217;exp&#233;rience mystique donne au croyant un puissant sentiment de contr&#244;le sur les caprices du destin, autrement incontr&#244;lables. La pr&#233;sence d&#8217;un fort alli&#233; spirituel convainc le croyant que sa vie fait partie d&#8217;un plan compr&#233;hensible, que le bien gouverne le monde et qu&#8217;en fin de compte, la mort elle-m&#234;me peut &#234;tre vaincue. Ce qui rend ces croyances un peu plus r&#233;els que de simples r&#234;ves, c&#8217;est que Dieu, qui est derri&#232;re elles, a &#233;t&#233; per&#231;u lors d&#8217;une r&#233;union mystique et directe comme une v&#233;rit&#233; effective absolue. Toute provocation quant &#224; l&#8217;authenticit&#233; de cette v&#233;rit&#233; est donc une attaque non seulement contre quelques id&#233;es sur Dieu, mais aussi contre une certitude plus profonde soutenue du point de vue neurobiologique, qui rend Dieu r&#233;el. Si Dieu est irr&#233;el, alors il en est de m&#234;me avec notre plus grande source d&#8217;espoir et de r&#233;demption.<\/p>\n<p align=\"justify\">Il ne peut y avoir qu&#8217;une seule v&#233;rit&#233; absolue, il s&#8217;agit d&#8217;une question de fondement existentiel. Toutes les autres ne sont que des menaces de nature essentielle et elles doivent &#234;tre expos&#233;es comme les escroqueries. En d&#8217;autres termes, la pr&#233;somption de la v&#233;rit&#233; &#171;unique&#187; fond&#233;e sur l&#8217;intol&#233;rance religieuse peut provenir des &#233;tats incomplets de transcendance neurobiologique. Lorsque le processus de la transcendance est men&#233; &#224; la logique extr&#234;me et neurobiologique, le mental est confront&#233; &#224; un &#233;tat d&#8217;unit&#233; absolue, sans concession, o&#249; tous les conflits, toutes les contradictions et toutes les variations concurrentielles de la v&#233;rit&#233; disparaissent en une unit&#233; harmonieuse et unique. Si ces id&#233;es sont vraies, si les religions et les dieux qu&#8217;elles d&#233;finissent sont en fait des interpr&#233;tations de l&#8217;exp&#233;rience transcendantale, alors toutes les interpr&#233;tations de Dieu ont leur source en fin de compte dans la m&#234;me exp&#233;rience de l&#8217;unit&#233; transcendante. Cela reste vrai, que la r&#233;alit&#233; ultime soit r&#233;elle ou qu&#8217;elle soit seulement une perception neurologique caus&#233;e par la condition c&#233;r&#233;brale inhabituelle. Par cons&#233;quent, toutes les religions sont li&#233;es. Aucune d&#8217;entre elles ne peut d&#233;tenir la v&#233;rit&#233; ultime; tout au plus, elles guident les c&#339;urs et le mental dans la bonne direction.<\/p>\n<p align=\"justify\">L&#8217;histoire de l&#8217;humanit&#233; prouve que peu de religions ont souhait&#233; assumer une telle vision globale et pleine de compr&#233;hension, et le conflit &#233;tait presque toujours la r&#232;gle. Cependant, il y a des signes encourageants qu&#8217;un certain nombre d&#8217;importants penseurs religieux ont commenc&#233; &#224; accepter la possibilit&#233;, voire la perspective, que toutes les religions partagent un but spirituel commun.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>L&#8217;&#233;tat mystique est-il la perception d&#8217;une r&#233;alit&#233; ou seulement un &#233;tat subjectif ?<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_9.jpg\" width=\"250\" height=\"190\" \/>Nos outils de perception qui nous disent que rien n&#8217;est plus r&#233;el que la terre sur laquelle nous marchons et la chaise sur laquelle nous sommes assis peuvent nous pousser &#224; rejeter la r&#233;alit&#233; spirituelle. Un examen appropri&#233; de l&#8217;exp&#233;rience mystique nous montre cependant que cela ne peut &#234;tre fait facilement. Comme nous l&#8217;avons vu, nous ne pouvons affirmer cat&#233;goriquement que les mystiques sont des victimes de l&#8217;illusion, parce que leurs exp&#233;riences sont bas&#233;es sur des fonctions observables du cerveau. Les origines neurologiques de ces exp&#233;riences les rendent aussi r&#233;elles que toute autre perception du cerveau. Donc, les mystiques ne soutiennent pas des fantasmagories; ils rapportent des &#233;v&#233;nements neurologiques authentiques.<\/p>\n<p align=\"justify\">C&#8217;est la conclusion tir&#233;e par les chercheurs am&#233;ricains et elle exige une question provocatrice sur la nature ultime de la spiritualit&#233; humaine : toute forme de spiritualit&#233; ou d&#8217;exp&#233;rience de la r&#233;alit&#233; de Dieu peut-elle &#234;tre r&#233;duite &#224; un &#233;ph&#233;m&#232;re flux d&#8217;impulsions et d&#8217;&#233;clairs &#233;lectrochimiques qui &#171;courent&#187; le long des voies nerveuses du cerveau ? Sur la base de notre compr&#233;hension actuelle de la fa&#231;on dont le cerveau transforme l&#8217;influx nerveux dans des perceptions de l&#8217;exp&#233;rience humaine, la meilleure r&#233;ponse est oui. Dans ce cas, nous affirmons que Dieu est juste une id&#233;e, n&#8217;ayant plus de substance qu&#8217;un fantasme ou un r&#234;ve ? Sur la base de la compr&#233;hension profonde de la fa&#231;on dont le mental interpr&#232;te les perceptions du cerveau, la r&#233;ponse la plus simple est non.<\/p>\n<p align=\"justify\">La science de notre cerveau ne peut confirmer ou nier l&#8217;existence de Dieu, du moins pas par de simples r&#233;ponses. Les aspects neurobiologiques de l&#8217;exp&#233;rience spirituelle soutiennent l&#8217;opinion de la r&#233;alit&#233; de Dieu. Cependant, nous interpr&#233;tons et filtrons ce que notre cerveau nous dit &#234;tre r&#233;el, par la conscience subjective de soi.<\/p>\n<p align=\"justify\">La science est mythologie et, comme tout syst&#232;me mythologique de croyances, elle est bas&#233;e sur une hypoth&#232;se fondamentale : tout ce qui est r&#233;el peut &#234;tre v&#233;rifi&#233; par des mesures scientifiques et donc tout ce qui ne peut pas &#234;tre v&#233;rifi&#233;e scientifiquement n&#8217;est pas vraiment r&#233;el. Apr&#232;s tout, l&#8217;autorit&#233; de la science est ancr&#233;e dans l&#8217;hypoth&#232;se que la r&#233;alit&#233; mat&#233;rielle est la r&#233;alit&#233; dans sa forme la plus haute, qu&#8217;il n&#8217;y a rien de plus r&#233;el que la substance physique et mat&#233;rielle de l&#8217;univers. Mais m&#234;me dans la perspective scientifique, la nature de la r&#233;alit&#233; mat&#233;rielle pourrait &#234;tre beaucoup plus &#171;glissante&#187; que nous le sugg&#232;rent nos sens. Albert Einstein pensait certainement ainsi. En 1938, il a exprim&#233; la conviction que les interpr&#233;tations scientifiques sur le monde physique seraient moins s&#251;res que ce que les rationalistes mat&#233;rialistes veulent croire :<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" border=\"0\" hspace=\"5\" alt=\"\" vspace=\"5\" align=\"right\" src=\"\/all_uploads\/uploads\/images\/6spiritualitate\/stiinta\/5268\/5268_10.jpg\" width=\"250\" height=\"192\" \/>&#171;Les concepts physiques sont des cr&#233;ations libres de l&#8217;esprit humain, et non pas comme cela puisse para&#238;tre, d&#233;termin&#233;s sans doute par le monde ext&#233;rieur. Dans notre effort pour comprendre la r&#233;alit&#233;, nous ressemblons &#224; un homme qui essaie de comprendre le m&#233;canisme d&#8217;une horloge scell&#233;. Il voit le cadran et les aiguilles en mouvement, il entend m&#234;me le tic-tac, mais il ne peut pas ouvrir la bo&#238;te. S&#8217;il est ing&#233;nieux, il peut concevoir une id&#233;e sur un &#233;ventuel m&#233;canisme responsable de toutes les choses qu&#8217;il observe, mais il ne pourra jamais &#234;tre s&#251;r que cette image est la seule explication pour ses observations. Il ne sera jamais en mesure de comparer l&#8217;image qu&#8217;il a fait avec le m&#233;canisme r&#233;el et il ne peut m&#234;me pas imaginer la possibilit&#233; ou la signification d&#8217;une telle comparaison.&#187;<\/p>\n<p align=\"justify\">La chose la plus pr&#233;cise que la science peut nous offrir est une image m&#233;taphorique de la r&#233;alit&#233;, et si cette image a un sens, cela ne signifie pas que c&#8217;est n&#233;cessairement vrai. Dans ce cas, la science est une sorte de mythologie, un recueil d&#8217;histoires explicatives qui r&#233;solvent certains des myst&#232;res de l&#8217;existence et nous aident &#224; faire face aux d&#233;fis de la vie. Cela serait valable m&#234;me si la r&#233;alit&#233; mat&#233;rielle &#233;tait en v&#233;rit&#233; le plus haut niveau de la r&#233;alit&#233;, parce que malgr&#233; l&#8217;inqui&#233;tude de la science quant &#224; la v&#233;rit&#233; objectivement v&#233;rifiable, le mental humain est incapable d&#8217;observations purement objectives. Toutes nos perceptions sont, de par leur nature, tr&#232;s subjectives, parce que de m&#234;me que nous ne pouvons pas regarder &#224; l&#8217;int&#233;rieur de l&#8217;horloge d&#8217;Einstein, il n&#8217;y a pas moyen de se faufiler en&#160; dehors de la subjectivit&#233; du cerveau pour voir la r&#233;alit&#233; derri&#232;re. Cela signifie donc que toute connaissance scientifique est m&#233;taphorique. M&#234;me les plus simples perceptions sensorielles du monde environnant peuvent &#234;tre vues comme une histoire explicative cr&#233;&#233;e par le cerveau.<\/p>\n<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <strong>yogaesoteric<br \/>Mai 2014<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>&#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Iolanda Kosti &#160; Aujourd&#8217;hui, &#224; l&#8217;&#232;re maximale de la pratique de la rationalit&#233;, le sentiment religieux est, bien que m&#233;pris&#233; et repouss&#233; dans la sph&#232;re de l&#8217;obscur, toujours pr&#233;sent. Pourquoi les gens gardent-ils leurs croyances ? Est-il possible qu&#8217;un jour la science efface Dieu de l&#8217;&#233;quation ? Des recherches relativement r&#233;centes en neurosciences offrent [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[1284,359],"tags":[],"class_list":["post-3484","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles-1588-fr","category-la-science-confirme-les-traditions-spirituelles-1603-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3484","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3484"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3484\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3484"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3484"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3484"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}