{"id":8147,"date":"2016-03-15T15:55:56","date_gmt":"2016-03-15T15:55:56","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/actualite-fr\/editorial-1602-fr\/est-ce-gregorian-bivolaru-lennemi-n-1-des-services-secrets-roumains-2\/"},"modified":"2016-03-15T15:55:56","modified_gmt":"2016-03-15T15:55:56","slug":"est-ce-gregorian-bivolaru-lennemi-n-1-des-services-secrets-roumains-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/est-ce-gregorian-bivolaru-lennemi-n-1-des-services-secrets-roumains-2\/","title":{"rendered":"Est-ce Gregorian Bivolaru l\u2019ennemi n\u00b0 1 des services secrets roumains? (2)"},"content":{"rendered":"<p>&#160;<br \/>\n  par Mihai Vasilescu<\/p>\n<p>&#160;<br \/>\n  Lisez <a style=\"color: \" href=\"\/moved_content.php?lang=FR&amp;item=9343\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici la premi&#232;re partie <\/a>de cet article <\/p>\n<p>&#160;<br \/>\n  La r&#233;sistance des yogis devant la r&#233;pression de la Securitate est, selon le chercheur Gabriel Andreescu, un ph&#233;nom&#232;ne unique en Roumanie pendant la p&#233;riode communiste. Cette r&#233;sistance tenace des yogis est due en grande partie aux qualit&#233;s que la pratique du yoga &#233;veille chez l&#8217;humain: dignit&#233;, force int&#233;rieure, courage, patience, etc. Malheureusement, &#233;tant donn&#233; que les conditions pour la pratique du yoga en Roumanie n&#8217;ont pas beaucoup chang&#233; aujourd&#8217;hui, les yogis doivent d&#233;montrer encore et encore ces qualit&#233;s au fil des ann&#233;es face &#224; l&#8217;injustice, aux abus des autorit&#233;s et aux attaques haineuses des m&#233;dias. Et ce que nous trouvons derri&#232;re l&#8217;ensemble du ph&#233;nom&#232;ne, si l&#8217;on regarde attentivement, ce sont justement les intrigues de la Securitate et de son descendant direct, SRI. Dans un r&#233;gime apparemment libre, les yogis sont redevenus par la force des circonstances, un groupe de r&#233;sistance et leur pers&#233;v&#233;rance a commenc&#233; &#224; susciter l&#8217;admiration des gens intelligents qui parviennent &#224; voir au-del&#224; des apparences.&#160; <\/p>\n<p align=\"justify\">Le dossier de Bivolaru r&#233;dig&#233; par la Securitate peut &#234;tre consult&#233; par les chercheurs et les journalistes dans les archives de CNSAS. Ceux qui auront un minimum de curiosit&#233; &#224; le consulter d&#233;couvriront les efforts faits par les tortionnaires de la Securitate pour lui mettre en sc&#232;ne des d&#233;lits de droit commun. Ce qui a terriblement &#233;nerv&#233; les employ&#233;s de la Securitate est que, bien qu&#8217;ils aillent des informateurs dans tous les groupes de yoga coordonn&#233;s par Gregorian Bivolaru, ils n&#8217;ont pratiquement r&#233;ussi &#224; &#171; documenter &#187; aucun acte ill&#233;gal, sauf la pratique du yoga, que la Securitate avait d&#233;clar&#233; comme ill&#233;gale. Les raids, les arrestations, les interrogatoires, les repr&#233;sailles brutales au travail, les menaces ont &#233;chou&#233; &#224; arracher des pratiquants de yoga des fausses d&#233;clarations, incriminant leur professeur de yoga. L&#8217;effort de la Securitate s&#8217;est alors orient&#233; vers la fabrication des preuves (d&#233;clarations qui correspondent aux objectifs poursuivis, des photos manipul&#233;es, etc.), mais ceux-ci ne suffisaient pas pour une condamnation.<\/p>\n<p align=\"justify\">En ce qui concerne Gregorian Bivolaru, la documentation de la Securitate montre clairement la vie introvertie qu&#8217;il menait, passionn&#233; par l&#8217;&#233;tude, par les livres, la pratique du yoga. Apr&#232;s des raids r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; son domicile (quand &#224; chaque fois lui &#233;taient confisqu&#233;s des livres de yoga qu&#8217;il avait r&#233;ussi &#224; trouver ou copier) est ressorti que Gregorian Bivolaru entretenait une correspondance avec Mircea Eliade, consid&#233;r&#233; alors &#171; ennemi du r&#233;gime &#187;. Cependant, m&#234;me alors, la Securitate n&#8217;a pas opt&#233; pour une condamnation politique. Il lui &#233;tant impossible de trouver quoi que ce soit, la Securitate a bricol&#233; une accusation sur la base de &#171; diffusion de pornographie &#187;. Il s&#8217;agissait de quelques magazines Playboy trouv&#233;es dans sa maison &#8211; magazines alors ill&#233;gales &#8211; mais l&#8217;enqu&#234;te ne pouvait pas bouger trop, parce que quand il a &#233;t&#233; interrog&#233;, Gregorian Bivolaru a dit que ces magazines il les avait re&#231;us d&#8217;un officier de la Securitate.<\/p>\n<p align=\"justify\">Dans l&#8217;article pr&#233;c&#233;dent nous avons parl&#233; &#224; propos de l&#8217;obsession de certains membres &#233;minents de la Securitate pour prouver que Gregorian Bivolaru planifiait une attaque paranormale &#224; l&#8217;adresse de Ceausescu. Il &#233;tait une fiction con&#231;ue pour obtenir la promotion et l&#8217;appr&#233;ciation du dictateur. Enferm&#233; et brutalement interrog&#233; pour reconna&#238;tre le &#171; complot &#187;, Gregorian Bivolaru &#233;chappe. Par son propre t&#233;moignage, il l&#8217;a fait parce que c&#8217;&#233;tait la seule forme de protestation qui lui &#233;tait accessible, mais aussi pour informer ses amis de ce qui lui &#233;tait arriv&#233;, pour que les membres de la Securitate ne s&#8217;imaginent pas pouvoir l&#8217;emprisonner, torturer ou tuer sans que cela soit connu. Finalement, Gregorian Bivolaru a &#233;t&#233; captur&#233; &#224; nouveau et emprisonn&#233;, accus&#233; d&#8217;avoir &#233;chapper &#224; la garde de la Securitate, et cette fois des cha&#238;nes de 10 kg lui ont attach&#233;es aux pieds. Voici, bien que dans les actes il n&#8217;y ait aucune accusation formelle contre lui expliquant pourquoi il a &#233;t&#233; ferm&#233; (pour avoir d&#8217;o&#249; &#233;chapper), Gregorian Bivolaru a fait prison pour &#171; &#233;vasion &#187;. Ceci est juste l&#8217;un des nombreux paradoxes aberrants du cas juridique Bivolaru.<\/p>\n<p align=\"justify\">Une p&#233;riode de carrefour de ces &#233;v&#233;nements dramatiques est venue avec la d&#233;cision que, au lieu de lui mettre en sc&#232;ne certaines infractions, il soit d&#233;clar&#233; malade mental et emprisonn&#233; ensemble avec d&#8217;autres prisonniers politiques (qui n&#8217;&#233;taient pas appel&#233;s ainsi &#224; l&#8217;&#233;poque), &#224; Poiana Mare. Les communistes &#233;taient au moins coh&#233;rentes sur le plan juridique, ce qui ne peut pas &#234;tre dit au sujet du r&#233;gime actuel: une fois qu&#8217;ils ont abusivement d&#233;clar&#233; Gregorian Bivolaru comme malade mental dangereux, ils ne l&#8217;ont plus accus&#233; d&#8217;infractions p&#233;nales parce que, par la loi, les malades mentaux ne peuvent pas &#234;tre tenus responsables devant la loi pour leurs actions. La grande chance de Gregorian Bivolaru, en 1989, est que le psychiatre de Poiana Mare l&#8217;a aid&#233; &#224; dissimuler qu&#8217;il suivait le traitement et donc supporter la p&#233;riode de d&#233;tention dans le &#171; sanatorium &#187; psychiatrique, qui &#233;tait en fait une prison pour les d&#233;tenus politiques, hospice d&#233;guis&#233;, o&#249; ceux-ci &#233;taient contraints de prendre des m&#233;dicaments qui les tournaient en &#171; l&#233;gumes &#187;.<\/p>\n<p align=\"justify\">La R&#233;volution de 1989 a trouv&#233; Gregorian Bivolaru &#224; Poiana Mare, d&#8217;o&#249; il a &#233;t&#233; imm&#233;diatement lib&#233;r&#233;, mais sans aucune preuve &#224; l&#8217;appui, parce que les m&#233;decins craignaient de ne pas &#234;tre accus&#233;s par la suite de faute professionnelle et d&#8217;abus. Compte tenu de l&#8217;histoire impressionnante de la dissidence de Gregorian Bivolaru pendant le r&#233;gime communiste, il &#233;tait attendu qu&#8217;il soit absous, apr&#232;s 1989, de toutes les accusations absurdes apport&#233;es par la Securitate pour qu&#8217;il puisse mener une vie normale pour profiter de tous les droits de citoyen garantis th&#233;oriquement par la Constitution de l&#8217;Etat roumain: le droit &#224; la vie priv&#233;e, le droit d&#8217;association, le droit de choisir ses propres croyances, etc. Malheureusement, tandis que pour d&#8217;autres (beaucoup moins opprim&#233;s par le r&#233;gime communiste) la soi-disant r&#233;volution de 1989 a marqu&#233; une nouvelle libert&#233;, pour Gregorian Bivolaru cela n&#8217;a apport&#233; ni de justice, ni de reconnaissance des abus, ni de tentative pour compenser toutes les souffrances endur&#233;es.<\/p>\n<p align=\"justify\">S&#8217;il existe encore des na&#239;fs en Roumanie qui s&#8217;imaginent qu&#8217;en 1990 que notre pays a dit adieu au r&#233;gime et &#224; la mentalit&#233; communiste ou que les structures r&#233;pressives du communisme ont &#233;t&#233; abolies, une br&#232;ve analyse du dossier de Bivolaru va leur montrer combien ils ont tort. Il y a une diff&#233;rence notable: ce qui &#233;tait alors dans l&#8217;ombre, maintenant, il se d&#233;roule dans la lumi&#232;re du jour. Les autorit&#233;s ont maintenant r&#233;ussi non seulement &#224; fabriquer et documenter avec des fausses d&#233;clarations une infraction de droit commun, mais aussi d&#8217;obtenir une condamnation pour &#171; acte sexuel avec une mineure &#187; alors qu&#8217;il n&#8217;y a pas de victime!<\/p>\n<p align=\"justify\">La premi&#232;re grande injustice de laquelle les autorit&#233;s du r&#233;gime postcommuniste se font coupables dans le cas de Bivolaru est le fait qu&#8217;elles n&#8217;ont pas reconnu le caract&#232;re politique de son hospitalisation psychiatrique. Selon la d&#233;claration du professeur de yoga, lorsqu&#8217;il a demand&#233; de clarifier cette question et de recevoir un document qui prouve son &#233;tat de sant&#233; mentale, la r&#233;ponse (verbale) qu&#8217;il a re&#231;u &#233;tait non seulement une n&#233;gation v&#233;h&#233;mente, mais aussi l&#8217;assurance pleine de venin re&#231;ue de ceux qui l&#8217;avaient enqu&#234;t&#233; avant 1989 que &#171; toute sa vie il aura des papiers de fou &#187;. Dans ces circonstances, o&#249; les autorit&#233;s roumaines &#171; post-r&#233;volutionnaires &#187; ont refus&#233; d&#8217;annuler l&#8217;abominable abus du r&#233;gime Ceausescu, nous ne pouvons ne pas remarquer une autre bizarrerie de ce cas : Gregorian Bivolaru est le seul Roumain qui est, simultan&#233;ment, avec les actes &#171; l&#233;gaux &#187; d&#233;livr&#233;s par l&#8217;&#201;tat roumain, irresponsable mentalement, et aussi condamn&#233; &#224; la prison, comme ce certificat n&#8217;existerait pas. Ce double aspect (de malade mental et de condamn&#233;) est un autre paradoxe absurde du cas Bivolaru.<\/p>\n<p align=\"justify\">La continuit&#233; des repr&#233;sailles contre les yogis et, en particulier, contre Gregorian Bivolaru, avant et apr&#232;s 1989, montre &#233;galement la continuit&#233; du fonctionnement des services secrets roumains qui, apr&#232;s la restructuration de 1990, ont re&#231;u un nouveau nom, SRI au lieu de Securitate, mais c&#8217;est tout ce qui a chang&#233; en ce qui les concerne. En pr&#233;vision du prochain article nous pr&#233;sentons ici quelques arguments sur ce que les services secrets se trouvent derri&#232;re la campagne visant &#224; discr&#233;diter Gregorian Bivolaru et sont &#233;galement responsables du fait qu&#8217;il soit chass&#233; par les corps juridiques et de police: apr&#232;s 1990, divers journaux dont les liens avec les services secrets ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; prouv&#233;s, sont ceux qui a donn&#233; le ton de la campagne contre lui. A peu pr&#232;s tous les journalistes impliqu&#233;s &#171; corps et &#226;me &#187; dans la campagne contre Gregorian Bivolaru se sont r&#233;v&#233;l&#233;s &#234;tre des informateurs, des collaborateurs, des employ&#233;s ou des cadres sup&#233;rieurs SRI. Ces preuves sont surgies plus tard et nous permettent maintenant, &#224; une analyse r&#233;trospective, de comprendre qui a commenc&#233; cette campagne, qui l&#8217;a entretenue et qui a fourni du mat&#233;riel pour elle. En 1992 et 1993, avant la cr&#233;ation de CNSAS, avant qu&#8217;on puisse consulter l&#233;galement les fragments du dossier Bivolaru, des fragments de ce dossier sont apparus dans la presse: il s&#8217;agit exactement des fabrications des documents pour les infractions de droit commun.<\/p>\n<p align=\"justify\">Tr&#232;s ouvertement, SRI est responsable pour inoculer l&#8217;id&#233;e que MISA serait une &#171; secte &#187; et plus encore, une &#171; secte dangereuse &#187;. SRI a supervis&#233; plus ou moins l&#233;galement (ou carr&#233;ment ill&#233;galement) l&#8217;activit&#233; de MISA de sa fondation jusqu&#8217;&#224; pr&#233;sent et il a surveill&#233; en continu Gregorian Bivolaru. Par cons&#233;quent, de tous les &#171; acteurs &#187; dans le cas Bivolaru, SRI est celui qui sait trop bien qu&#8217;il n&#8217;est coupable d&#8217;aucun fait p&#233;nal (car il n&#8217;y a aucune preuve contre lui), mais il est aussi le plus actif &#224; inventer des accusations contre lui &#8211; comme la Securitate le faisait pendant le r&#233;gime communiste.<\/p>\n<p align=\"justify\">Sous le communisme, les membres de la Securitate ont men&#233; un combat in&#233;gal, f&#233;roce contre les &#171; yogis de Bivolaru &#187; et ont fait de Gregorian Bivolaru l&#8217;ennemi no. 1 du r&#233;gime communiste. Maintenant, le SRI est celui qui tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de faire de sa propre haine et de son acharnement contre un professeur de yoga une cause nationale.<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    (&#224; suivre)\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">&#160;<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\n    <strong>yogaesoteric<br \/>15 mars 2016<\/strong>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>&#160;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#160; par Mihai Vasilescu &#160; Lisez ici la premi&#232;re partie de cet article &#160; La r&#233;sistance des yogis devant la r&#233;pression de la Securitate est, selon le chercheur Gabriel Andreescu, un ph&#233;nom&#232;ne unique en Roumanie pendant la p&#233;riode communiste. 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