{"id":9894,"date":"2020-04-26T18:54:46","date_gmt":"2020-04-26T18:54:46","guid":{"rendered":"http:\/\/dev.yogaesoteric.net\/sante-fr\/alimentation-saine-4260-fr\/epices-et-herbes-aromatiques-un-benefice-pour-notre-sante\/"},"modified":"2020-04-26T18:54:46","modified_gmt":"2020-04-26T18:54:46","slug":"epices-et-herbes-aromatiques-un-benefice-pour-notre-sante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/epices-et-herbes-aromatiques-un-benefice-pour-notre-sante\/","title":{"rendered":"\u00c9pices et herbes aromatiques : un b\u00e9n\u00e9fice pour notre sant\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\nUtilis&#233;es pour le plaisir, les &#233;pices et les herbes culinaires fournies par notre environnement ont aussi des qualit&#233;s nutritionnelles &#233;tonnantes qui participent &#224; la sant&#233; de l&#8217;Homme. <\/p>\n<p align=\"center\">\n    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/26\/11192_1.jpg\" \/>\n  <\/p>\n<p align=\"justify\">\nLeurs compos&#233;s odorants et au go&#251;t prononc&#233; participent souvent &#224; la d&#233;fense de la plante qui les fabrique contre les atteintes de leur environnement. Ing&#233;r&#233;s dans notre alimentation, ils conservent en grande partie leurs propri&#233;t&#233;s bioactives : ils ont par exemple des propri&#233;t&#233;s anti-oxydantes utiles &#224; notre sant&#233;. Ils diminuent le risque de maladies dites de civilisation comme l&#8217;ob&#233;sit&#233;, le diab&#232;te de type 2, les maladies cardiovasculaires et, comme tr&#232;s r&#233;cemment d&#233;montr&#233;, ils favorisent la croissance des &#171; bonnes &#187; bact&#233;ries de notre microbiote. De plus, les &#233;pices permettent de r&#233;duire dans notre cuisine les doses de gras, de sel et de sucre gr&#226;ce &#224; l&#8217;intensit&#233; de leurs parfums et de leurs saveurs.<\/p>\n<p><strong>1. A la d&#233;couverte des herbes et des &#233;pices<\/p>\n<p>1.1. &#201;pices et civilisation<\/strong><\/p>\n<p>Le terme &#171; &#233;pices &#187; vient du latin &#171; species &#187;, d&#8217;o&#249; vient &#233;galement &#171; &#233;picier &#187;, vendeur d&#8217;&#233;pices. Originaires des pays lointains, symbole de luxe, ne dit-on pas &#171; payer en esp&#232;ces &#187;, et de raffinement, les &#233;pices ont &#233;t&#233;, au cours des si&#232;cles, sources de luttes et de violences pour avoir le monopole de leur commerce. Leur histoire est celle des civilisations. L&#8217;usage d&#8217;&#233;pices est retrouv&#233; il y a plus de 6.000 ans au Nord de l&#8217;Europe, puis, appr&#233;ci&#233;es pour leur go&#251;t, leur couleur et leur ar&#244;me, ou pour leur pouvoir de conservation des aliments, dans l&#8217;Antiquit&#233;, en M&#233;sopotamie comme dans l&#8217;&#201;gypte ancienne. La multiplication des &#233;changes avec la Grande Gr&#232;ce, et les conqu&#234;tes de l&#8217;Empire Romain am&#232;nent ensuite les &#233;pices en Europe. <\/p>\n<p>Jusqu&#8217;au 20e si&#232;cle, l&#8217;usage des &#233;pices est rest&#233; essentiellement h&#233;doniste (saveur, parfum) au contraire des herbes dont les vertus m&#233;dicinales sont connues en Europe depuis le Moyen-Age.<\/p>\n<p><strong>1.2. Herbes, &#233;pices, un sujet d&#8217;int&#233;r&#234;t en Sant&#233; Publique<\/strong><\/p>\n<p>C&#8217;est seulement depuis peu que nous disposons d&#8217;&#233;tudes scientifiques qui d&#233;montrent le b&#233;n&#233;fice potentiel des herbes et des &#233;pices en Sant&#233; Publique. Ces travaux portent essentiellement sur trois domaines :<br \/>\n&#8226; l&#8217;aspect analytique et l&#8217;identification des principes bioactifs ;<br \/>\n&#8226; l&#8217;aspect comportemental avec leur r&#244;le dans le suivi des recommandations nutritionnelles du Haut Conseil de Sant&#233; Publique (HCSP) : moins de sel, de gras, de sucres, plus de l&#233;gumes et de l&#233;gumineuses ;<br \/>\n&#8226; l&#8217;aspect biologique et clinique avec les &#233;tudes d&#233;montrant leur capacit&#233; &#224; pr&#233;venir ou retarder les maladies &#224; composante nutritionnelle.<\/p>\n<p><strong>1.3. Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une &#233;pice ou une herbe aromatique ?<\/strong><\/p>\n<p>&#201;pices et herbes aromatiques sont toutes d&#8217;origine v&#233;g&#233;tale. De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, nous distinguons les &#233;pices (spices dans les pays anglophones), d&#233;riv&#233;es des parties non-chlorophylliennes des v&#233;g&#233;taux et les herbes (herbs), dont on utilise les parties vertes.<\/p>\n<p>Souvent pr&#233;sentes dans les jardins potagers ou dans &#233;tals des maraichers, les herbes aromatiques sont utilis&#233;es pour leurs qualit&#233;s aromatiques, condimentaires ou m&#233;dicinales, parfois combin&#233;es en m&#233;langes aromatiques. Leurs principes actifs sont pr&#233;sents dans les feuilles (persil, laurier sauce, ciboulette&#8230;) ou les bulbes (ail, &#233;chalote, oignons). En cuisine, le bouquet garni sert &#224; aromatiser un plat mijot&#233;. Compos&#233; de diff&#233;rentes fines herbes, il contient g&#233;n&#233;ralement des feuilles de laurier, de thym et de persil.<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/26\/11192_2.jpg\" \/><\/p>\n<p>    Principaux organes v&#233;g&#233;taux sources d&#8217;&#233;pices<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\nLes &#233;pices sont utilis&#233;es en petite quantit&#233; en cuisine, essentiellement pour parfumer et assaisonner les plats, parfois pour leur donner de la couleur ou favoriser leur conservation. Dans les &#233;pices, les principes actifs peuvent &#234;tre pr&#233;sents dans la fleur (safran), le bourgeon (clou de girofle), l&#8217;&#233;corce (cannelle), la racine, le fruit (poivre, aneth, moutarde), de rhizomes (gingembre) ou les graines (fenouil, coriandre, muscade) du v&#233;g&#233;tal.<\/p>\n<p>A noter que les &#233;pices stimulent nos sens non seulement gr&#226;ce aux compos&#233;s odorants ou sapides qu&#8217;elles contiennent, mais surtout, des compos&#233;s &#224; action trig&#233;minale, ce qui les distingue des aromates. Elles sont donc responsables des odeurs (orthonasale : par les narines ; ou r&#233;tronasales : par les fosses r&#233;tronasales, qui relient la bouche au nez), des saveurs, et des stimulations du nerf trijumeau (piquants, frais&#8230;).<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/26\/11192_3.jpg\" \/><\/p>\n<p>    Diversit&#233; des compos&#233;s bioactifs des herbes et &#233;pices<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\nLes herbes et les &#233;pices n&#8217;ont pas de r&#233;elle valeur nutritive mais sont riches en compos&#233;s bioactifs, polyph&#233;nols, alcalo&#239;des, terp&#232;nes et carot&#233;no&#239;des, autant de mol&#233;cules dou&#233;es de propri&#233;t&#233;s qui permettent une adaptation de la plante &#224; son environnement.<\/p>\n<p>Leurs m&#233;tabolites secondaires au sein de la plante ont un r&#244;le protecteur contre les stress thermiques, bact&#233;riens ou viraux. Par exemple, les curcuminoides de la poudre de curcuma dont la curcumine est la mieux connue du public, sont d&#8217;abord des protecteurs de la plante qui, lorsqu&#8217;elle est expos&#233;e &#224; une agression, modifient sa signalisation cellulaire et induisent des d&#233;fenses antioxydantes et antiinflammatoires. Ce m&#233;canisme est fr&#233;quent dans le r&#232;gne v&#233;g&#233;tal et, en incorporant les &#233;pices &#224; nos aliments, nous b&#233;n&#233;ficions de ces propri&#233;t&#233;s.<\/p>\n<p><strong>1.4. Les herbes et les &#233;pices, sources d&#8217;antioxydants alimentaires<\/strong><\/p>\n<p>Le pouvoir antioxydant des herbes et des &#233;pices est &#233;lev&#233;. A titre d&#8217;exemple, 1 cuill&#232;re &#224; caf&#233; d&#8217;origan s&#233;ch&#233; &#233;quivaut, en pouvoir antioxydant, &#224; 80 gr de raisins et une cuill&#232;re &#224; caf&#233; de cannelle &#224; 250 ml de jus de grenade. La pr&#233;sence d&#8217;herbes aromatiques dans l&#8217;assaisonnement d&#8217;une salade double son pouvoir antioxydant. Il faut souligner, que, au contraire des vitamines, les polyph&#233;nols pr&#233;sents dans les herbes et les &#233;pices r&#233;sistent &#224; la dessiccation et aux traitements thermiques.<\/p>\n<p><strong>2. Les herbes et les &#233;pices pour consommer moins de sel, moins de sucre, moins de gras, plus de l&#233;gumes<\/strong><\/p>\n<p>Les mauvais choix alimentaires augmentent le risque de maladies &#224; composante nutritionnelle telles que l&#8217;ob&#233;sit&#233;, le diab&#232;te de type 2, l&#8217;hypertension art&#233;rielle, les maladies inflammatoires, le cancer ou plus r&#233;cemment &#233;tudi&#233;es, les alt&#233;rations du microbiote intestinal et la dysbioses.<\/p>\n<p>Corriger nos choix alimentaires est, de ce fait, un v&#233;ritable enjeu de Sant&#233; Publique. Cet objectif est difficile &#224; atteindre. Malgr&#233; les programmes PNNS (Plan National Nutrition Sant&#233;) qui se sont succ&#233;d&#233;s de 2001 &#224; 2017, et de nombreuses campagnes d&#8217;information nutritionnelle aupr&#232;s du grand public, les derni&#232;res enqu&#234;tes de consommation alimentaire montrent que nous continuons, en grande majorit&#233;, &#224; consommer trop peu de l&#233;gumes, &#224; manger trop gras, trop sal&#233;, et trop sucr&#233;.<\/p>\n<p>Or, les &#233;tudes d&#8217;intervention chez l&#8217;homme nous enseignent qu&#8217;utiliser les herbes et les &#233;pices r&#233;guli&#232;rement aide &#224; corriger ces erreurs alimentaires.<\/p>\n<p><strong>2.1. Les herbes et les &#233;pices pour r&#233;duire la prise de sel<br \/><\/strong><br \/>\nL&#8217;exc&#232;s de sel est reconnu comme un facteur majeur d&#8217;hypertension art&#233;rielle, de maladies cardio-vasculaires, et de cancer de l&#8217;estomac. La r&#233;duction de l&#8217;apport en sel constitue un objectif phare des Programmes Nationaux Nutrition Sant&#233; (PNNS) successifs. Le PNNS 3 (2011-2015) a ainsi fix&#233; un objectif de 8 g\/j de sel pour les hommes et 6,5 g\/j pour les femmes et les enfants, soit une diminution de la consommation de sel de 20% compar&#233;e &#224; la consommation moyenne de la population fran&#231;aise.<\/p>\n<p>R&#233;cemment publi&#233;s, plusieurs travaux montrent que l&#8217;utilisation d&#8217;herbes et d&#8217;&#233;pices dans une alimentation &#224; teneur en sel r&#233;duite constitue un moyen efficace de r&#233;duction de la consommation de sel. Ainsi, lorsque l&#8217;alimentation comporte des herbes et des &#233;pices au quotidien, on constate, apr&#232;s 6 mois d&#8217;intervention, une diminution significative de la quantit&#233; de sel consomm&#233; et une baisse de l&#8217;excr&#233;tion urinaire du sodium. Dans un autre essai, la perception du go&#251;t sal&#233; par les sujets enr&#244;l&#233;s dans l&#8217;&#233;tude, est modifi&#233;e par les saveurs &#233;pic&#233;es, ce qui leur permet de diminuer leur consommation de sel en conservant le plaisir gustatif. Sur le plan clinique, ce b&#233;n&#233;fice s&#8217;accompagne de plus d&#8217;une baisse de l&#8217;hypertension art&#233;rielle des participants. Enfin, une publication anglaise r&#233;cente rapporte que l&#8217;ajout d&#8217;herbes et &#233;pices &#224; une soupe &#224; teneur en sel r&#233;duite de 53% en augmente, compar&#233;e &#224; une soupe sal&#233;e industriellement, l&#8217;acceptance et m&#234;me l&#8217;app&#233;tence.<\/p>\n<p>Manger &#171; relev&#233; en go&#251;t &#187; aide ainsi un large public &#224; r&#233;duire les apports en sel, maintient l&#8217;app&#233;tence en d&#233;pit de la diminution de sel et pr&#233;vient l&#8217;hypertension art&#233;rielle.<\/p>\n<p><strong>2.2. Les herbes et les &#233;pices pour consommer plus de l&#233;gumes<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/26\/11192_4.jpg\" \/><\/p>\n<p>    Plus de l&#233;gumes !<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\nAugmenter la consommation de fruits et l&#233;gumes est un point-cl&#233; des recommandations nutritionnelles. La consommation stagne en France malgr&#233; les campagnes d&#8217;information r&#233;p&#233;t&#233;es. Le go&#251;t est la premi&#232;re motivation du choix en mati&#232;re de l&#233;gumes, la maitrise de la sant&#233; ou du poids &#233;tant g&#233;n&#233;ralement moins prioritaires. Dans un essai d&#8217;intervention, r&#233;alis&#233; chez des sujets en surpoids, petits consommateurs de l&#233;gumes (&lt; 3 portions\/j), manger &#233;pic&#233; et utiliser les herbes culinaires augmente la consommation de l&#233;gumes, les meilleurs r&#233;sultats &#233;tant observ&#233;s chez les sujets habituellement les moins amateurs de l&#233;gumes chez qui on note une augmentation de 91 % de leur consommation.<\/p>\n<p>Important pour l&#8217;&#233;ducation nutritionnelle des sujets jeunes, plusieurs &#233;tudes chez l&#8217;enfant ou chez les lyc&#233;ens, soulignent qu&#8217;ajouter des herbes et des &#233;pices aux aliments aide &#224; consommer des l&#233;gumes mal aim&#233;s, (c&#233;leri et courge) et &#224; acqu&#233;rir des choix alimentaires sains.<\/p>\n<p><strong>2.3. Les herbes et les &#233;pices pour consommer plus facilement des aliments moins gras et moins sucr&#233;s<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;&#233;pid&#233;mie de surpoids et d&#8217;ob&#233;sit&#233; est en grande partie due &#224; la consommation excessive de graisses et de sucres, sodas en particulier. Deux &#233;tudes am&#233;ricaines, r&#233;alis&#233;es chez des volontaires en surpoids, montrent que l&#8217;app&#233;tence pour les aliments moins gras et moins sucr&#233;s mais assaisonn&#233;s d&#8217;herbes et d&#8217;&#233;pices est augment&#233;e, alors qu&#8217;elle est diminu&#233;e quand le m&#234;me aliment ne comporte ni herbes ni &#233;pices.<\/p>\n<p><strong>3. Les herbes et les &#233;pices, nos alli&#233;es pour pr&#233;venir les maladies nutritionnelles<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/26\/11192_5.jpg\" \/><\/p>\n<p>    &#201;pices, herbes et pr&#233;vention des pathologies<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\nDevant l&#8217;incidence croissante des maladies &#224; composante nutritionnelle, les b&#233;n&#233;fices potentiels des herbes et des &#233;pices sur le plan biologique et clinique font l&#8217;objet d&#8217;une recherche tr&#232;s active. L&#8217;essentiel de ces recherches porte sur l&#8217;impact des &#233;pices et herbes aromatiques dans l&#8217;ob&#233;sit&#233;, les maladies cardiovasculaires, les maladies inflammatoires et les dysbioses.<\/p>\n<p><strong>3.1. Herbes, &#233;pices et ob&#233;sit&#233;<\/strong><\/p>\n<p>Certaines &#233;pices, utilis&#233;es r&#233;guli&#232;rement et &#224; doses nutritionnelles, participent au contr&#244;le du poids par un triple m&#233;canisme : augmentation de la d&#233;pense &#233;nerg&#233;tique, &#233;l&#233;vation de la thermogen&#232;se et activation des m&#233;tabolismes qui br&#251;lent les graisses.<\/p>\n<p>Les &#233;pices le plus souvent cit&#233;es sont le piment de Cayenne, riche en capsa&#239;ne et le gingembre, riche en gingerols et shoagols. Il faut souligner qu&#8217;il est dangereux de d&#233;passer les doses nutritionnelles h&#233;doniques, c&#8217;est-&#224;-dire celles qui procurent du plaisir gustatif car l&#8217;exc&#232;s de capsino&#239;des peut entrainer une agression intestinale et gastrique avec sensation de brulures et une alt&#233;ration de la perm&#233;abilit&#233; intestinale conduisant &#224; des dysbioses.<br \/><strong><br \/>\n3.2. Herbes, &#233;pices et insulino-r&#233;sistance : du syndrome m&#233;tabolique au diab&#232;te de type 2<\/strong><\/p>\n<p>Le syndrome m&#233;tabolique, qui touche plus d&#8217;un fran&#231;ais sur 5, est un &#233;tat pr&#233;-diab&#233;tique caract&#233;ris&#233; par une ob&#233;sit&#233; abdominale, de l&#8217;hypertension art&#233;rielle, trop de cholest&#233;rol et de triglyc&#233;rides dans le sang, une glyc&#233;mie &#233;lev&#233;e et un &#233;tat d&#8217;insulino r&#233;sistance. Le syndrome m&#233;tabolique expose &#224; un risque &#233;lev&#233; de diab&#232;te de type 2, de maladies cardiovasculaires et de d&#233;clin cognitif pr&#233;coce.<\/p>\n<p>Il est scientifiquement &#233;tabli que plusieurs &#233;pices (cannelle, curcuma, cumin, clou de girofle, et r&#233;cemment cardamone) et les herbes m&#233;diterran&#233;ennes (laurier, estragon, romarin) r&#233;gulent la glyc&#233;mie, augmentent la sensibilit&#233; &#224; l&#8217;insuline et am&#233;liorent les marqueurs biologiques du syndrome m&#233;tabolique. Donnons une mention sp&#233;ciale &#224; la poudre de cannelle dont 1g par jour suffit &#224; ramener &#224; des valeurs physiologiques la glyc&#233;mie de sujets en syndrome m&#233;tabolique.<\/p>\n<p><strong>3.3. Herbes, &#233;pices et maladies cardiovasculaires<\/strong><\/p>\n<p>Premi&#232;re cause de mortalit&#233; en France, les maladies cardiovasculaires ont souvent une origine nutritionnelle (exc&#232;s de sel, de sucres, de graisses satur&#233;es) qui s&#8217;accompagne d&#8217;hypercholest&#233;rol&#233;mie, d&#8217;hypertriglyc&#233;rid&#233;mie, de lipoprot&#233;ines de basse densit&#233; (LDL) oxyd&#233;es et donc ath&#233;rog&#232;nes, d&#8217;hypertension et de dysfonction vasculaire.<\/p>\n<p>En termes de pr&#233;vention cardiovasculaire, les r&#233;sultats les plus significatifs sont obtenus avec l&#8217;ail en relation avec sa richesse en compos&#233;s alliac&#233;s soufr&#233;s. La consommation r&#233;guli&#232;re d&#8217;ail, en poudre (600mg\/j) ou en gousse (2,7 g\/j) abaisse la cholest&#233;rol&#233;mie, diminue l&#8217;agr&#233;gation plaquettaire et exerce un effet hypotenseur.<\/p>\n<p>La cardamone, la coriandre, le curcuma, le gingembre et le clou de girofle, consomm&#233;s r&#233;guli&#232;rement, concourent &#233;galement &#224; pr&#233;venir les maladies cardiovasculaires car ces &#233;pices, comme d&#233;crit dans le paragraphe pr&#233;c&#233;dent combattent, via leurs effets antioxydants et antiinflammatoires, le syndrome m&#233;tabolique et ses cons&#233;quences vasculaires.<\/p>\n<p>De plus, le r&#244;le &#233;mergent du curcuma dans la protection de l&#8217;endoth&#233;lium vasculaire semble du, non seulement &#224; ses propri&#233;t&#233;s anti inflammatoires et antioxydantes mais aussi &#224; l&#8217;induction de la production de NO, vasodilatateur et hypoagr&#233;gant.<\/p>\n<p><strong>3.4. Curcuma, gingembre et maladies inflammatoires<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/26\/11192_6.jpg\" \/><\/p>\n<p>    Dessin repr&#233;sentant un plant de gingembre et les rhizomes<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\nLe curcuma et gingembre bloquent l&#8217;activit&#233; des facteurs de transcription cellulaires pro inflammatoires et la production des m&#233;diateurs lipidiques de l&#8217;inflammation.<\/p>\n<p>Le gingembre, riche en gingerols et shoagols, utilis&#233; sous forme de poudre de rhizome, &#224; 2g\/j pendant 3 semaines, diminue significativement les douleurs musculaires chroniques .<\/p>\n<p>Le curcuma et son principe actif, la curcumine sont des antiinflammatoires puissants reconnus depuis des si&#232;cles par la M&#233;decine ayurv&#233;dique. Cependant la tr&#232;s mauvaise biodisponibilit&#233; de la poudre de curcuma r&#233;duit son efficacit&#233; et des doses &#233;lev&#233;es, de l&#8217;ordre de 10gr\/j, sont n&#233;cessaires. Les propri&#233;t&#233;s de la curcumine sont valid&#233;es par de nombreuses &#233;tudes internationales. La curcumine se r&#233;v&#232;le, &#224; 500mg\/j, aussi efficace que les m&#233;dicaments antiinflammatoires non st&#233;roidiens (AINS) pour traiter l&#8217;inflammation articulaire.<\/p>\n<p align=\"center\">\n<p>    <img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"\/all_uploads\/uploads5\/aprilie 2020\/26\/11192_7.jpg\" \/><\/p>\n<p>    Rhizome, tranches et poudre de curcuma<\/p>\n<p align=\"justify\">\n    <br \/>\n    <strong>3.5. Herbes, &#233;pices et microbiote : le futur<\/strong><\/p>\n<p>Cette aire de recherche est tr&#232;s prometteuse. Le r&#233;gime alimentaire est le principal facteur qui influence la composition du microbiote intestinal et donc, notre sant&#233;.<\/p>\n<p>Plusieurs travaux r&#233;cents, in vitro, in vivo, montrent que les polyph&#233;nols alimentaires influencent l&#8217;abondance et la nature de la flore bact&#233;rienne intestinale. Les sources alimentaires de polyph&#233;nols (th&#233;, cacao, fruits) r&#233;duisent le nombre de bact&#233;ries pathog&#232;nes, et augmentent le nombre de bifidobact&#233;ries et de lactobacilles b&#233;n&#233;fiques. Dans ce contexte, l&#8217;effet de type pr&#233;biotique d&#8217;un m&#233;lange de 7 &#233;pices et herbes (origan, romarin, turmeric, poivre noir, piment de Cayenne, cannelle, gingembre) vient d&#8217;&#234;tre publi&#233; et ouvre des perspectives prometteuses dans la pr&#233;vention et traitement des dysbioses et des troubles de la perm&#233;abilit&#233; intestinale.<\/p>\n<p><strong>4. Herbes, &#233;pices et sant&#233; : des b&#233;n&#233;fices et des limites<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les b&#233;n&#233;fices<\/strong><br \/>\nA partir d&#8217;&#233;tudes scientifiques valid&#233;es, il ressort que la consommation r&#233;guli&#232;re d&#8217;herbes aromatiques et d&#8217;&#233;pices entraine de nombreux b&#233;n&#233;fices pour notre Sant&#233;. Les herbes aromatiques et les &#233;pices :<br \/>\n&#8211; augmentent la qualit&#233; nutritionnelle de nos aliments en les prot&#233;geant de l&#8217;oxydation et de la formation de compos&#233;s canc&#233;rig&#232;nes<br \/>\n&#8211; permettent l&#8217;acquisition d&#8217;habitudes alimentaires saines : moins de sel, de sucres, de graisses et plus de l&#233;gumes<br \/>\n&#8211; participent gr&#226;ce &#224; leurs propri&#233;t&#233;s antioxydantes, antiinflammatoires et potentialisatrices de l&#8217;insuline, &#224; la pr&#233;vention :<br \/>\n&#8226; du surpoids,<br \/>\n&#8226; des maladies cardiovasculaires,<br \/>\n&#8226; du syndrome m&#233;tabolique et du diab&#232;te de type 2,<br \/>\n&#8226; des maladies inflammatoires<br \/>\n&#8226; et r&#233;cemment d&#233;montr&#233;, des dysbioses intestinales. <br \/><strong><br \/>\nLes limites : <\/strong><br \/>\n&#8211; Les doses quotidiennes, efficaces sans effets secondaires, restent empiriques et de nouvelles &#233;tudes d&#8217;intervention seraient n&#233;cessaires pour mieux les d&#233;finir<br \/>\n&#8211; Le risque de contamination par des pesticides et des m&#233;taux lourds ne doit pas &#234;tre sous-estim&#233;. Il peut &#234;tre dangereux de consommer des herbes aromatiques et des &#233;pices import&#233;es sans tra&#231;abilit&#233; conforme &#224; la l&#233;gislation europ&#233;enne.<\/p>\n<p>La culture des &#233;pices demande en principe peu de pesticides et d&#8217;herbicides. C&#8217;est leur stockage qui peut repr&#233;senter un risque de toxicit&#233; avec des contaminations par des bact&#233;ries ou des microorganismes. Le contr&#244;le des conditions de culture, de stockage et de la qualit&#233; analytique sont de ce fait indispensables.<\/p>\n<p>Ces limites ne remettent pas en cause l&#8217;int&#233;r&#234;t de la consommation d&#8217;herbes aromatiques et d&#8217;&#233;pices pour la sant&#233; de l&#8217;homme mais soulignent les dangers de la non information dans le domaine de la Nutrition comme dans le cadre, plus g&#233;n&#233;ral, de notre environnement.<\/p>\n<p><strong>5. Messages &#224; retenir<\/strong><\/p>\n<p>&#8226; L&#8217;usage r&#233;gulier d&#8217;herbes culinaires et d&#8217;&#233;pices d&#233;passe largement la simple recherche du plaisir gustatif car les introduire dans nos habitudes alimentaires, permet d&#8217;acqu&#233;rir des habitudes alimentaires saines et participe &#224; la pr&#233;vention nutritionnelle des maladies non transmissibles &#224; composante nutritionnelle.<br \/>\n&#8226; Cependant, la recherche clinique doit encore progresser car les doses optimales d&#8217;apport d&#8217;herbes et d&#8217;&#233;pices dans la pr&#233;vention des pathologies et les m&#233;canismes d&#8217;action ne sont pas encore compl&#232;tement connues.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nyogaesoteric<br \/>\n26 avril 2020<\/strong><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Utilis&#233;es pour le plaisir, les &#233;pices et les herbes culinaires fournies par notre environnement ont aussi des qualit&#233;s nutritionnelles &#233;tonnantes qui participent &#224; la sant&#233; de l&#8217;Homme. Leurs compos&#233;s odorants et au go&#251;t prononc&#233; participent souvent &#224; la d&#233;fense de la plante qui les fabrique contre les atteintes de leur environnement. Ing&#233;r&#233;s dans notre alimentation, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"footnotes":""},"categories":[1027],"tags":[],"class_list":["post-9894","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-alimentation-saine-4260-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9894","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9894"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9894\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9894"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9894"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/yogaesoteric.net\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9894"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}