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La destinée ultime de l’homme est la sagesse (3)

 
Par le professeur de yoga Gregorian Bivolaru
 
 
Lisez ici la deuxième partie de cet article

Seule la richesse spirituelle est durable 
 
Le silence profonde de l’âme est le secret pour acquérir non pas l’inquiétude, mais les choses essentielles dont nous avons besoin.
Jésus nous averti clairement que le souci bloque l’accomplissement de nos désirs, et l’immaculation et le détachement total des choses nous permettent de les avoir pleinement. A cette fin il faut être conscients que les choses sont des moyens et non des buts.

Nous rappelons dans ce sens une autre citation des enseignements de Jésus : „celui qui a recevra, et celui qui n’a pas, il lui sera même pris ce qu’il a déjà“. Ce sont les mots de Jésus. Mais ils ne parlent pas d’une punition qui sera administrée aux pauvres, mais d'une punition à la suite de la sottise humaine, généré par notre penchant pour le maître de ce monde matériel, Mammon ou Satan. Le résultat du don de soi total, non pas envers Dieu, mais envers Satan.

L’attachement exacerbé face aux choses conduit souvent à leur perte et ce n’est pas une punition de Dieu, mais une conséquence qui apparaît surtout pour que l’homme comprenne l’expérience de son orientation excessive uniquement vers les aspects matériaux, à l’extérieur de lui-même.
La parabole contient à la fois la promesse de la vie de l’âme après la mort : „Amassez des choses au ciel où les mites ne peuvent les manger.
Ce conseil est valable aussi en ce qui concerne la sublimation des énergies dans le microcosme de notre être. Lorsque nous faisons en sorte que la substance soit transmutée en énergie et que cette énergie soit ensuite montée dans les couches supérieures mystérieuses de l’être, dans les différents corps invisibles du microcosme de notre être, même si nous ne le savons pas, nous commençons déjà à accumuler des trésors aux cieux.
 
L’âme est immortelle et, contrairement au corps, elle n’est pas sujette à la pourriture. Bien sûr, le corps a son importance, ce que Jésus mentionne dans d’autres paraboles. Bien que le corps n’ait pas obligatoirement besoin ni de palais, ni de vêtements en or, Dieu promet tout ceci à ceux qui Le découvrent.
Dans un sens plus profond, il est dévoilé le fait que la richesse peut avec deux causes et peut donc générer ainsi deux effets distincts. Les gens s’enrichissent au prix de sacrifices énormes, risquant même leur vie, même si, comme Jésus le dit : „Vous ne pouvez même pas créer un seul fil de cheveux.” Il est vrai, la science contemporaine non plus n’est pas capable d’une telle chose. Le fil de cheveux a été créé par Dieu et le secret de la réalisation Lui appartient.
Dans ce contexte, il est suggéré le fait que l’homme qui se prosterne devant Mammon ou Satan attente à son propre corps, à sa propre santé. Et son âme ne peut pas se soutenir avec un corps épuisé et tendu par la poursuite des choses matérielles. Même s’ils ne s’en rendent pas compte, les gens riches qui sacrifient leur santé et leur âme pour les choses matérielles se prosternent en fait devant Satan.
Ceux qui sont vraiment riches, ceux qui ont de l’intuition et qui sont divinement inspirés, les sages et les gens bons doivent se pencher avant tout devant Dieu et Lui accorder la première place dans leur vie.
Jésus nous dit que tout comme les oiseaux trouvent la nourriture sur leur chemin, tout comme le lys a reçu un vêtement royal, Dieu offrira toutes les choses nécessaires à l’homme pur qui connaît le Père Céleste.
Mais lorsque nous pensons que Dieu a été injuste avec nous parce que nous perdons tout ce que nous avons bien que nous soyons bons et croyants, cela est un signe clair que pour l’instant, nous maintenons cachés dans notre âme les sentiments de dévotion. Quelque chose que nous n’avons pas encore compris s’oppose alors à Dieu et c’est pourquoi nous en supportons toutes les conséquences.
Cette parabole nous aide aussi à comprendre pourquoi il existe des sociétés riches et des sociétés très pauvres. Celles qui sont riches ont eu un haut niveau de compréhension de la spiritualité, mais elles n’ont pas échappé au risque de l’attachement aux choses et au monde extérieur.
Toute société riche qui s’appauvrit prouve qu’elle a perdu le maître authentique. Elle a perdu Dieu, alors que les sociétés pauvres peuvent être susceptibles de ne pas avoir compris la signification réelle des choses, de l’attachement très puissant envers le monde matériel.
 
Lorsque le but d’une société est vraiment spirituel, alors elle place Dieu à la première place : elle peut devenir épanouissante et habillée de belle manière comme le lys sauvage. Alors elle est libre comme l’oiseau des cieux. Ce n’est pas un scénario fantaisiste, car nous pouvons le déduire de la parabole de Jésus Christ, qui dit que ce n’est pas Dieu qui décide si nous serons riches ou pauvres.
Nous-mêmes faisons ce choix. Et le choix par lequel nous offrons à Dieu la première place dans notre vie signifie entre autres richesse sans sacrifices, par la connaissance et la foi.
Alors que choisir Mammon ou Satan signifie richesse pleine de labeurs, de souffrance, risquée et éphémère, parce qu’on paye avec la santé du corps et la pauvreté, où le manque de certaines choses fait en sorte que ceux qui sont dans cette situation se prosternent inconsciemment devant ces objets qui deviennent pour eux une sorte de Dieu étrange, un Dieu renversé.


„Nous saurons que nous sommes fous et ainsi nous serons lucides”
 
Voilà une autre histoire pleine de sens.
J’ai lu dans les étoiles”, avait dit un roi à son conseiller, „que tous ceux qui vont nourrir de la récolte suivante vont devenir fous. Que pouvons nous faire ?
Le problème est facile à résoudre, Majesté”, lui avait tranquillement répondu le conseiller, „vous et moi nous n’allons pas manger, nous allons acheter et mettre de côté ce qui est resté de la récolte passée et ainsi nous aurons de quoi vivre l’année prochaine
Et les autres ?
Majesté, vous devez savoir qu’il n’y a pas de réserves suffisantes pour tout le monde, elles ne suffiront que pour nous deux.
Ce n’est pas possible”, s'était exclamé le roi. „Comment rester calme et détaché alors que tous nos sujets seront touchés par la folie ? Et, réfléchis, si nous agissons de la sorte cela signifie que nous allons nous isoler de notre peuple. Il vaut mieux partager avec eux la folie, parce qu'en restant parfaitement lucides dans un monde en délire, les fous nous prendrons pour des fous … mais il faudra garder le souvenir de cette décision fondamentale.
C’est pourquoi nous allons auparavant faire une marque qui sera le signe de la folie sur notre front. A à chaque fois que je vais te regarder, à chaque fois que tu vas me regarder, nous saurons l’un et l’autre que nous sommes fous, et ainsi nous serons lucides.

Voilà le message de cette histoire – cette histoire montre la folie ou l’illusion dans laquelle nous nous complaisons et tous les indices de la sagesse qui sont là pour nous la rappeler lorsque nous nous en éloignons.
Sage est celui qui sait lire lucidement et avec attention les signes qui lui apparaissent sur la voie spirituelle et qui créé même d’autres signes nouveaux justement pour éviter de se perdre dans ce monde de l’illusion.


Fais attention à ce que tu souhaites 
 
Parfois, nous voulons être quelqu’un d’autre et alors nous nous disons „si j’avais”, „si j’étais”, „lorsque je serais”, „où cas où je vais arriver”, „seulement avec la condition x je vais être satisfait et content en totalité”. Est-ce vrai ? Une histoire sage nous donne la réponse.

Il y avait un paysan pauvre dont le travail était de casser les rochers de la montagne pour les tailler en pierres pour la construction de routes. L’homme travaillait chaque jour des heures d’affilée, sous un soleil ardent, cassant les pierres. Un jour, le roi en personne passa par là, sur un cheval magnifique et paré des signes de son rang.
Notre paysan l’avait aperçu et il mit à penser : „Ah, quels pouvoirs j’aurais si j’étais roi ! Je cheminerais le royaume et je ferais beaucoup de bien à mes sujets.” Dieu tout puissant entendit ses pensées et le changea en grand souverain. L’homme parcourait maintenant le royaume à cheval, vêtu en vêtements riches et lourds, et accordait à tous sa grâce de roi. Comment le soleil était tout le temps torride, le roi sentait souvent qu’il s’évanouissait.
Ah, si j’étais le soleil, quel pouvoir immense j’aurais !”, pensait alors le paysan roi. „J’éclairerais avec force les gens et je serais pour eux toujours une source de grands bienfaits”. Le tout puissant Dieu l’entendit à nouveau et le transforma tout de suite en soleil. En tant qu’astre, il éclairait maintenant les terres de l'aube au crépuscule et il chauffait de ses rayons bienfaisants. Mais, voilà qu’un nuage le traversa et le couvrit, et le monde entier s'assombrit.

Ha, ha… voilà que le soleil n’est pas si puissant qu’il semble être”, dit alors le paysan soleil. „Mais si j’étais un nuage… j’avais un pouvoir immense ! J’apporterais la pluie et le temps serein et ainsi, je serais une source de bienfaits pour les gens”. Le tout puissant Dieu, en entendant ses mots, transforma sur l champs le paysan-soleil en un nuage. Maintenant, il apportait la pluie lorsqu’il fallait et les gens récoltaient de riches récoltes.
Mais voilà qu’un jour, il ne put passer au-delà d’une montagne trop haute qui empêchait son avancée. „Ah”, commença à pleurer le paysan-nuage, „voilà que les nuages ne sont pas si puissants qu’ils semblent être. La montagne est au-dessus de tout”, dit-il. „Si j’étais une montagne, je ferais une ombre bienfaisante à tous les gens et je les protégerais contre le vent”. En l’entendant, le tout puissant Dieu le transforma en montagne et le paysan-montagne se sentit brusquement fier de lui-même. Sauf qu’en regardant en bas, qu’est-ce que ses yeux virent ? Un vieil homme pauvre qui le cassait, le transformant en pierre pour les routes.

 

yogaesoteric
2016