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Au-delà de la porte du cœur c’est DIEU qui nous attend


Je suis partie pour mon premier Camp de révélation du Soi auquel j’ai participé avec un état de joie, d’enchantement et d’émotion. A part la méditation pour la sélection pour le camp, je n’ai jamais fait de méditations de révélation du Soi, mais même à partir du moment où j’ai décidé d’aller pour cette sélection, j’ai senti que quelque chose de très important allait se passer. J’avais quelques craintes à cause de mon état de santé. Un jour avant le départ, j’ai attrapé froid, j’avais de la fièvre, des migraines, des frissons, je toussais beaucoup, j’avais du mal à respirer par le nez, il m’était difficile de rester dans une posture de méditation, avec la colonne droite… ce qui pouvait être un grand obstacle pour les méditations de longue durée qui allaient être réalisées là. A un moment donné, je me suis même demandé si cela avait un sens d’y aller. Mais j’ai eu la foi que si DIEU m’a offert la grâce d’être sélectionnée pour participer à ce camp, Il m’aidera à faire face au programme du camp. J’ai consacré à DIEU les fruits de l’action d’y aller et j’ai reçu une réponse très puissante, donc j’ai repris mon courage et je suis partie.

Lorsque le camp a commencé, j’ai compris pourquoi le sentiment que je devais être là avait été si fort. Nous étions baignés d’une ambiance subtile très sacrée, qui m’aidait en ce qui concerne la clarté mentale à entrer avec aisance en communion avec DIEU LE PERE et d’autres aspects divins ainsi qu’avec le Guide spirituel, à découvrir des fautes que j’ai fait et dont je n’ai pas été consciente. Le rhume ne m’a pas beaucoup dérangé : dès que les méditations commençaient la toux, qui par ailleurs était assez ennuyeuse, s’arrêtait. Durant les méditations, je sentais des états très beaux d’amour, de bonheur, de paix, de détachement, je me suis sentis très belle, très puissante, parfois immense, comme si je pouvais embrasser l’Univers. Mais aucun de ces états, même les plus intenses, n’a réussi à apaiser un état de languissement que je ne pouvais pas très clairement définir. Ce languissement s’était éveillé en moi une semaine avant le commencement du stage et il s’amplifia beaucoup durant ce stage.

Pendant les méditations, je suis comme arrivée à plusieurs reprises devant une porte subtile qui se trouve au niveau du cœur. Je percevais qu’au-delà de cette porte se trouve ce quelque chose vers lequel je languissais, mais j’avais du mal à franchir son seuil ; à chaque fois apparaissaient des contractions au niveau de MANIPURA CHAKRA qui m’arrêtaient. Les jours passaient sans que je franchisse ce seuil et je me sentais irritée à cause de cela.

Après que j’ai manqué cela pour la troisième fois, je me suis tellement fâchée que j’ai presque commencé à crier intérieurement auprès de DIEU, de SHIVA et de Grieg, en leur demandant de m’aider. Je me suis vite rendue compte que mes „cris” ne cadraient pas avec l’atmosphère sacrée du camp. Je me suis immédiatement calmée, et, redevenue très sage et humble, j’ai dit intérieurement : « Seigneur, Tu m’as fait venir ici, que Ta Volonté soit faite ! » Alors j’ai senti un état très puissant de paix, d’amour pour DIEU, de résorption. Je suis très vite arrivée devant la porte subtile du niveau du cœur et, dans un état d’humilité, de pureté et d’amour très suave, j’ai franchi son seuil. Je suis entrée dans un espace immense, infini, de couleur noire, où il n’y avait qu’amour, silence, sacralité, immobilité. Dans cet espace infiniment grand, quelque part qui m’a semblé très loin, j’ai observé une petite lumière blanche, brillante, très petite, qui pulsait sans arrêt. Bien qu’elle soit si petite, elle émanait quelque chose de très puissant, très spirituel ; elle était fascinante. Je me suis instantanément projetée dans cette lumière, à l’intérieur de laquelle j’ai découverts un autre espace infini, blanc brillant, un silence terrible, l’éternité, la béatitude et j’ai senti que je suis arrivée chez moi. Une voix qui n’était pas celle de mon mental, a demandé : «C’est ici que Tu étais, Seigneur ? » Et la même voix a répondu : « Oui, mon enfant. » En une fraction de seconde, je crois avoir vécu une multitude d’états : surprise, retrouvailles, reconnaissance profonde, amour, sacralité, naturel, simplicité, liberté, omnipotence, omniprésence, bonheur comblant, avec des nuances impossible à décrire. Ensuite ce n’était plus que l’éternité, le silence terrible et la béatitude du vide.

Les jours suivants dans le camp, et même pour une certaine période de temps en rentrant à Bucarest, l’état de sacralité et de communion profonde avec DIEU s’est maintenu. Je percevais DIEU présent en moi et en tout ce qui m’entourait. Jamais avant je ne m’étais sentie si belle et les gens n’ont été si beaux. Tout ce que je faisais ou se passait autour de moi coulait de façon naturelle. J’aimais et je respectais tout autour de moi. Même si chez les autres apparaissaient des manifestations égotiques, disharmonieuses, et qui autrefois m’auraient irrités et auxquelles j’aurais réagi, maintenant j’avais un état de calme et de compassion. Je me percevais très légère, quand je marchais j’avais l’impression de ne pas toucher la terre et à la fois je me sentais très puissante. Je dormais peu, sans ressentir de fatigue et mon aspiration s’est beaucoup amplifiée.

B. M., 20ème groupe de yoga




yogaesoteric

22 octobre 2017