Étude : des « substances chimiques éternelles » nocives détectées dans le sang de presque tous les Américains

Une nouvelle étude révèle que des « substances chimiques éternelles » nocives, associées à des maladies chroniques, notamment le cancer, sont présentes dans le sang de la quasi-totalité des Américains.

Les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) constituent une vaste catégorie de composés chimiques qui trouvent de multiples applications, notamment dans les plastiques, les revêtements antiadhésifs, les retardateurs de flamme et les produits d’hygiène personnelle.

Les PFAS sont appelés « substances chimiques éternelles » en raison de leur stabilité chimique, qui les rend difficiles à dégrader et à éliminer. Par conséquent, elles s’accumulent dans l’environnement et dans l’organisme des animaux qui les ingèrent.

Elles sont associées à de nombreuses maladies chroniques, notamment l’obésité, les troubles métaboliques, le cancer, les maladies cardiaques et la baisse de la fertilité.

Les chercheurs ont analysé 10.000 échantillons de sang prélevés aux États-Unis et ont constaté que 98,8 % d’entre eux contenaient au moins un PFAS, mais que seuls 19 échantillons ne contenaient qu’un seul PFAS.

La grande majorité contenait plusieurs PFAS, et une majorité d’entre eux en contenait cinq ou plus.

Au total, 58 combinaisons uniques de PFAS ont été détectées parmi les échantillons.

Au cours des dernières décennies, les fabricants de PFAS ont dû verser des milliards de dollars de dommages-intérêts à des personnes affirmant avoir subi des préjudices liés à ces substances chimiques.

En 2017, DuPont et une de ses filiales ont conclu un accord à l’amiable de 670 millions de dollars pour régler des milliers de poursuites pour préjudice corporel liées à l’utilisation de PFAS dans une usine de Virginie-Occidentale.

Cette nouvelle étude montre que la plupart des recherches sur les PFAS, qui ont tendance à se concentrer sur un seul produit chimique à la fois, risquent d’être radicalement insuffisantes pour appréhender l’ensemble des effets de ces substances sur l’organisme.

Il arrive parfois qu’un produit chimique renforce l’effet d’un autre, ou qu’il ait un effet antagoniste.

L’étude montre également qu’aujourd’hui, aux États-Unis, presque personne n’est en mesure d’échapper à l’exposition à ces substances, malgré une prise de conscience croissante de leur existence et les mesures réglementaires visant à réduire cette exposition.

 

yogaesoteric
1 juillet 2026

 

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