Israël et son lobby tentent de prendre le contrôle total de l’ensemble du gouvernement américain

Les intérêts israéliens font pression pour s’intégrer à l’armée américaine dans les domaines de la technologie de défense, du partage de renseignements, de l’innovation technologique et dans d’autres secteurs par le biais de la législation américaine, en vue d’une mainmise totale sur l’ensemble du gouvernement qui reviendrait, en substance, à céder le contrôle de l’armée américaine à Israël.

Un exemple frappant de cette prise de contrôle est la section 224 de la NDAA (National Defense Authorization Act) de 2027, qui crée l’« Initiative de coopération en matière de technologies de défense entre les États-Unis et Israël », une disposition établissant une alliance entre les États-Unis et Israël sur tous les domaines, de la recherche et du développement de systèmes d’armement à l’IA et à la cybersécurité, alors même qu’Israël représente l’une des plus grandes menaces d’espionnage pour l’Amérique.

L’ancien membre du Congrès Ron Paul a vivement critiqué cette fusion militaire proposée, écrivant :

« Si la section 224 restait dans la NDAA, cela priverait de fait les futurs Congrès de tout rôle dans la détermination du niveau de soutien, de coopération et de contrôle à inclure dans les relations des États-Unis avec Israël. Ce serait pire encore que le soutien financier américain garanti pendant 10 ans accordé à Israël par le président Obama. Non seulement le financement serait automatisé, mais les États-Unis seraient davantage entraînés dans les multiples guerres d’Israël contre ses voisins. Pire encore que de soutenir Israël dans ses guerres régionales, ces guerres deviendraient les nôtres. »

De plus, la section 622, présentée par le sénateur Tom Cotton (R-Ark.) – qui a reçu plus d’un million de dollars du groupe de lobbying israélien AIPAC – établit un mécanisme de « renforcement du partage de renseignements entre les États-Unis et Israël » qui impose un partage élargi des renseignements avec Israël, enchevêtrant davantage les États-Unis avec Israël et rendant plus difficile pour les futures administrations de se dissocier de cette entité étrangère.

L’analyste @GenXGirl1994 a vivement critiqué cette disposition, la qualifiant de « carcan juridique conçu pour rendre extrêmement difficile le désengagement des services de renseignement américains vis-à-vis d’Israël, quels que soient les besoins stratégiques futurs des États-Unis, les réalités budgétaires ou les changements de comportement d’Israël ».

Par ailleurs, les projets de loi parallèles HR 7540 et S. 3855, présentés respectivement par les députés Ronny Jackson (R-TX) et Don Davis (D-NC) ainsi que par les sénateurs Ted Budd (R-N.C.) et Kristen Gillibrand (D-N.Y.) respectivement – qui ont tous reçu des dizaines de milliers de dollars de dons de l’AIPAC – constituent la loi FUTURES de 2026 (United States-Israel Framework for Upgraded Technologies, Unified Research, and Enhanced Security Act of 2026), qui resserre encore davantage les liens entre les États-Unis et Israël.

La loi FUTURES prévoit un financement de 150 millions de dollars pour des coentreprises, la coproduction et l’intégration de technologies israéliennes dans les systèmes de défense américains.

Par ailleurs, des législateurs américains des deux chambres ont travaillé ensemble, au-delà des clivages politiques, pour présenter la loi sur le partenariat de défense États-Unis-Israël via les projets de loi H.R. 1229 et S. 554, qui viserait à « renforcer la coopération en matière de défense entre les États-Unis et Israël » en créant un cadre de coopération pour « développer et déployer des technologies de pointe destinées à contrer les systèmes sans pilote », ainsi qu’à établir une « Unité d’innovation en matière de défense » en Israël.

Les auteurs du projet de loi, les représentants Joe Wilson (R-S.C.) et Donald Norcross (D-N.J.) ainsi que les sénateurs Dan Sullivan (R-Alaska) et Gary Peters (D-Mich.), ont tous reçu des financements de l’AIPAC à hauteur de plusieurs centaines de milliers de dollars.

Enfin, un projet de loi présenté au cours de la première semaine du mois par les représentants Marlin Stutzman (R-Ind.) et Abe Hamadeh (R-Ariz.), soutient les efforts du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « visant à faire évoluer les relations entre les États-Unis et Israël vers une coopération en matière de défense mutuelle et des investissements économiques conjoints », tout en « reconnaissant les contributions d’Israël aux opérations militaires conjointes contre l’Iran et en condamnant la montée mondiale de l’antisémitisme ».

Netanyahu a personnellement remercié Stutzman d’avoir soutenu « son plan » de coopération en matière de défense entre les États-Unis et Israël.

Si tous ces projets de loi doivent encore franchir des obstacles législatifs, ils offrent néanmoins, pris dans leur ensemble, un aperçu saisissant de la manière dont Israël tente de rendre les appareils militaires et de renseignement américains dépendants de lui en s’enracinant davantage dans les structures de défense américaines, rendant ainsi pratiquement impossible tout désengagement futur vis-à-vis d’Israël.

 

yogaesoteric
23 juin 2026

 

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