Les expériences au seuil de la mort (21)

Par Alain Moreau


Lisez la 20ème partie de cet article

Dans le journal de 20 heures de TF1, du 25 août 2010, il y a eu un petit reportage (que je n’ai pas vu) intitulé : « Ils sont revenus de l’Au-delà ».

 

« Ce jour-là, une équipe de TF1 était venue m’interviewer pour passer un sujet de 3 minutes 40 sur les expériences de mort provisoire. Bien que grandement censuré dans mes propos, et accompagné par les commentaires du Dr Naccache, qui joue le rôle du détracteur de service en développant les hypothèses habituelles d’un cerveau défaillant responsable d’hallucinations diverses, le sujet a eu quand même le mérite de passer à l’antenne à une heure de grande écoute, et certains téléspectateurs ont dû entendre parler pour la première fois, à cette occasion, des expériences de mort imminente. » (J.-J. Charbonier)

A cette occasion, un curieux phénomène a été remarqué par une internaute qui a alerté Jean-Jacques Charbonier. Au moment de l’interview de ce dernier, l’aiguille de la pendule murale du bloc dans lequel il se trouvait s’est mise à tourner à l’envers !

« L’image est furtive, mais suffisamment prolongée pour qu’il n’y ait aucun doute possible.

J’ai tout de suite téléphoné à Dominique Lagrou Sempère, la réalisatrice du reportage, pour savoir s’il s’agissait d’un effet spécial pour renforcer le côté marginal ou mystérieux du sujet. La journaliste est formelle : il n’existe aucun trucage, et aucun membre de son équipe ne se serait amusé à prendre une telle initiative au montage sans la mettre au courant. Je me suis donc adressé à des spécialistes de l’audiovisuel pour essayer de trouver une explication rationnelle à ce surprenant phénomène. Ils m’ont informé qu’il existe des procédés automatiques d’inversion d’image pour masquer une inscription ou un logo filmé au hasard des prises, et, dans ces cas-là, les aiguilles d’une pendule pourraient apparaître comme si elles tournaient à l’envers. Certes, mais cette hypothèse ne tient pas non plus, car les chiffres de la pendule seraient aussi à l’envers et ce n’est pas le cas dans le film !

Donc, s’il ne s’agit ni d’un montage, ni d’un trucage, ni d’un effet automatique, cela voudrait dire que les aiguilles ont réellement tourné à l’envers pendant un très court laps de temps ! » (J.-J. Charbonier)

Jean-Jacques Charbonier a parlé de ce phénomène à deux médiums :

« Sans se concerter, elles m’ont donné la même réponse : ce mouvement aberrant d’aiguilles serait un signe fort envoyé par mes guides pour m’encourager à poursuivre mon action dans les domaines qui touchent l’Au-delà. Dont acte. » (J.-J. Charbonier)

On trouve, dans le numéro 19 (janvier/février 2011) de « Science et inexpliqué », une interview de Jean-Jacques Charbonier :

Il rappelle la similitude des récits d’EMI, quelle que soit la culture, l’âge, la religion ou la vie des gens rapportant cette expérience.

Afin d’illustrer le fait que ces expériences ne peuvent pas être hallucinatoires, il évoque brièvement le cas connu de Jean Morzelle :

« Cet ‘expérienceur’ a pu décrire de façon bien précise ce qui se passait autour de lui, et même à distance de son corps au moment où il était opéré, alors qu’il était totalement inconscient et en grande détresse vitale. Il a pu décrire une plaque recouverte d’un molleton qui était vissée sous la table d’opération et dont personne ne connaissait l’existence, un point d’eau où se lavaient les chirurgiens avant de pénétrer dans les blocs, ainsi qu’un parc à vélos situé à l’extérieur de l’hôpital… »

Tout cela a pu être vérifié, ce qui est bien une preuve qu’une EMI n’est pas une hallucination.

Voici ce que note Jean-Jacques Charbonier à propos des répercussions de l’EMI sur les gens qui l’ont vécue :

« De façon très schématique, on peut dégager chez eux un certain nombre de transformations récurrentes : ils n’ont plus peur de la mort, ils savourent la vie mais ne sont pas spécialement pressés de mourir, ils se détachent des valeurs matérielles de ce monde et souhaitent donner aux autres une parcelle de l’amour qu’ils disent avoir reçu dans cette fameuse ‘lumière’ rencontrée lors de l’expérience. Ils vont donc se tourner volontiers vers des œuvres caritatives ou humanitaires, ou avoir des activités tournées vers la spiritualité.

Certains deviennent soignants, magnétiseurs, médiums ou artistes. D’autres changent de métier, d’amis, de conjoint… Si l’expérience est généralement positive pour eux, à condition qu’ils puissent l’exprimer, l’entourage peut au contraire terriblement souffrir d’une transformation aussi radicale. Dans tous les cas, il faudra trouver une oreille attentive à leurs récits car la moquerie ou le rejet peuvent entraîner de graves psychoses en marginalisant leur discours. L’‘expérienceur’ pourra dès lors songer à fuir une société qui ne reconnaît pas ce qu’il a vécu et trouver une échappatoire dans l’alcool, la drogue ou… le suicide. C’est pourquoi l’importance des groupes de parole ne doit pas être négligée. »

 

Jean-Jacques Charbonier rappelle le cas de Pamela Reynolds, celle-ci ayant été en état de mort cérébrale (authentifiée par un électroencéphalogramme plat). Elle a été capable, dès son réveil, de décrire ce qui s’était passé autour d’elle au moment où il n’y avait plus d’activité neuronale.

« Au cours de cette période, elle a vu, entendu, perçu, compris et intégré les informations, alors que son cerveau était exsangue et refroidi à 15,5° pour les besoins d’une intervention neurochirurgicale… Que faut-il de plus pour pouvoir affirmer qu’une conscience est possible en dehors de toute activité cérébrale ? » (J.-J. Charbonier)

A propos des explications rationalistes :

« Les scientifiques et sceptiques qui prétendent encore que le phénomène des EMI est le résultat d’un rêve ou d’une hallucination ne connaissent tout simplement pas le sujet ! Cette hypothèse n’explique en rien les phénomènes de conscience résiduelle délocalisée lorsque le cerveau s’arrête de fonctionner. Je pose la question : comment un phénomène hallucinatoire pourrait expliquer qu’un ‘expérienceur’ puisse visualiser une scène précise qui se déroule à distance de son corps au moment même où son cerveau ne fonctionne plus ? » (J.-J. Charbonier)

A propos de la recherche actuelle, Jean-Jacques Charbonier rappelle que le neurobiologiste canadien Mario Beauregard et le médecin anglais Sam Parnia ont déposé en septembre 2001, à l’ONU, un projet visant à authentifier les sorties hors du corps, le but étant de cacher des cibles à distance de personnes susceptibles de faire un arrêt cardiaque. Le docteur Jean-Pierre Postel, qui travaille à l’hôpital de Sarlat (Dordogne), a mené une telle expérience dans le service qu’il dirige.

Le cardiologue néerlandais Pim Van Lommel (qui a montré, dans une étude, que 18% des patients qui ont subi un arrêt cardiaque ont rapporté avoir vécu une EMI) et le psychiatre tchèque Stanislav Grof ont suggéré que le cerveau pourrait se comporter comme un récepteur de conscience délocalisée, à la manière d’un poste de télévision qui ne reçoit plus de programme lorsqu’il est éteint ou cassé, alors que le programme continue. Ceci prouve que l’émission n’est pas « fabriquée » dans le poste.

Le cerveau serait un « émetteur-récepteur » de conscience, dans lequel la fonction « réception » serait notamment responsable des inspirations artistiques et de la médiumnité, « tandis que la fonction “ émission ” donnerait des capacités télépathiques ou de possibles connexions avec ce que l’on pourrait appeler l’ “ Unité Divine ” dans la prière ou la méditation ».

« Dans les expériences de mort provisoire, la conscience est beaucoup plus performante qu’en temps ‘normal’, avec des possibilités d’omniscience et de déplacements fulgurants dans le temps et l’espace. Ce qui laisse supposer que le cerveau agirait, en temps normal, comme un ‘filtre réducteur’ de conscience. Une conscience devenue entière et libérée seulement à partir du moment de la mort clinique. » (J.-J. Charbonier)

Jean-Jacques Charbonier note que nos sociétés occidentales matérialistes ne sont pas prêtes à accepter l’idée d’un changement de paradigme sur la mort. Après avoir précisé que l’activité cérébrale cesse quinze secondes après le dernier battement de cœur, il apporte cette précision :

« La définition de la mort clinique étant l’arrêt du fonctionnement cérébral, on peut en conclure que les personnes réanimées après un arrêt cardiaque sont revenues de la mort… Le terme EMI est donc aujourd’hui dépassé. Il serait, en fait, plus juste de parler d’‘expériences de mort provisoire’ (EMP), car nous sommes au-delà des expériences aux ‘frontières de la mort’. Seule l’écoute attentive des récits sincères de ces ‘voyageurs’ peut nous faire envisager un ‘après’ à titre personnel… »

Jean-Jacques Charbonier a par ailleurs procédé, à Toulouse, à des tests de communication télépathique, avec enregistrement EEG, chez le comateux (réanimation et bloc opératoire), l’expérience ayant été tentée avec la médium Christelle Dubois. Les premiers résultats étaient « très encourageants »…

Jean-Jacques Charbonier a en outre dirigé une thèse de doctorat en médecine dont le sujet est : « Les EMI lors de l’arrêt cardiaque ». Elle a été soutenue par le docteur Lallier à l’Université de médecine de Reims. Le président de thèse était le professeur Léon… On a vu l’étudiant en médecine dans l’émission sur les NDE de la série documentaire «Dossiers surnaturels », début 2015 sur la chaîne23.

5. Nicole Canivenq :

Le 6 mai 2003, Nicole Canivenq a vécu une EMI, au cours d’un très grave accident de voiture.

Avant son accident, elle était directrice commerciale. Devenue sophrologue, elle exerce à Montpellier depuis 2007. En 2007, elle a fondé l’association NDE et Intégration, ceci afin d’aider les « expérienceurs » à intégrer leur vécu. Elle y a organisé des groupes de paroles où chacun pouvait s’exprimer. Elle a travaillé, avec un thérapeute, à l’organisation d’un atelier (« accepter, intégrer et évoluer après une EMI »), un stage réservé aux « expérienceurs » et aux personnes ayant vécu des sorties hors du corps.

 

Elle a détaillé son témoignage EMI dans un livre : « L’arbre du choix » (éditions Le Temps Présent, 2010).

« Cette expérience aux frontières de ma propre mort a changé profondément mon rapport à moi-même, aux autres, mes valeurs, mon ouverture spirituelle et mon rapport à la Terre-Mère. En somme, cette expérience majeure d’éveil a changé toute ma relation à la Vie. » (N. Canivenq)

Avant cette EMI, elle fonctionnait comme la majorité des gens, avec le sens de la compétition, d’objectifs matériels à atteindre.

« L’amour et la joie de ces êtres de lumière que j’ai eu le privilège de côtoyer durant cette expérience sont incomparables et parfaitement indescriptibles avec notre vocabulaire terrien. C’est comme être immergé dans un océan de lumière, de paix, d’amour et de rires, mais d’un niveau complètement inconnu ici… Je voulais d’ailleurs rester ‘là-bas’, avec eux, pour toujours. J’avais même complètement tout oublié de ma vie sur Terre dans cet instant hors du temps. » (N. Canivenq)

Le retour dans son corps douloureux fut terrible et les mois d’hospitalisation difficiles.

Elle a été attirée par la culture amérindienne et elle a rencontré divers chamans et thérapeutes qui l’ont aidée à guérir de ses blessures, celles de nature physique, mais aussi celles reliées à son enfance, et certaines liées à des vies antérieures. L’initiation chamanique l’a conduite à entreprendre une formation de sophrologue débutée deux ans après le terrible accident qu’elle a eu…

6. Le DVD « Faux départ » :

En 2006, Sonia Barkallah avait organisé, à Martigues, un congrès sur les EMI. En 2010, elle a sorti un DVD consacré à ce sujet. Elle a présenté ce documentaire en octobre 2010 au cinéma Le Rex à Sarlat (Dordogne), dans le cadre du deuxième CinéForum organisé par l’association « Mythes et Réalités », sur le thème des différents états de conscience. On y évoque notamment l’étude du professeur Pim Van Lommel, réalisée en 2001 sur 344 cas de patients rescapés de la mort, une étude qui a été publiée dans « The Lancet ». Il considère (à juste titre, et comme moi-même) que le cerveau fonctionnerait comme un poste émetteur/récepteur capable de coder l’information sous la forme d’ondes électromagnétiques…

Le docteur Sam Parnia, quant à lui, a réalisé des tests (conduits dans 25 centres hospitaliers) avec des cibles ou des messages écrits uniquement visibles du plafond, ceci afin de voir si des sujets EMI pouvaient percevoir ceux-ci.

En France, des recherches sont entreprises, depuis 2008, dans deux centres hospitaliers, celui de la Timone à Marseille et celui de Sarlat dans le Périgord. Le docteur Jean-Pierre Postel (anesthésiste réanimateur) a créé le CNERIC (Centre National d’Etude et de Recherche sur la Conscience), une association cofondée avec Sonia Barkallah. Quant au psychologue clinicien Eric Dudoit, il voulait mobiliser une équipe de chercheurs.

Parmi les témoignages évoqués dans ce documentaire, il y a notamment celui d’Yrène Badini, une femme non voyante qui vit, alors qu’elle se trouvait hors de son corps à la suite d’un accident de la route, un infirmier lui subtiliser ses bijoux avant de les glisser dans la poche d’une blouse « en attendant qu’elle meure », entendit-elle alors qu’elle était hors de son corps. Le récit, plus tard rapporté au responsable de l’hôpital, se vérifia, ce qui permit la récupération, à l’endroit indiqué, des objets concernés.

Il y a aussi les témoignages de Lise Thouin (une actrice québécoise), de Jean Morzelle, de Nicole Dron, de Bénédicte Civet Lobstein, d’Elisabeth Curt, de la psychanalyste Evelyne Dumet, du médecin Bernard Samson et de Jacques Fustec.

Philippe Turpin a consacré un livre à Jacques Fustec : « Jacques Fustec, entre épreuve et Lumière ».

Un cas d’expérience négative déstabilisante est évoqué, celui de la Suissesse Martine Burkhalter.

Un autre aspect des EMI concerne l’expérience empathique de mort imminente. Il s’agit de cas dans lesquels l’entourage du mourant assiste à l’apparition du tunnel dans la pièce même où les personnes se trouvent réunies…

Le documentaire « Faux départ » évoque l’hypothèse du professeur Régis Dutheil (décédé) relative à l’« univers superlumineux », c’est-à-dire un univers dans lequel la vitesse de la lumière est dépassée…

Lisez la 22ème partie de cet article
 
 



yogaesoteric


16 décembre 2019

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