« L’immigration étudiante est devenue la principale source d’immigration en France » – Zemmour dénonce l’abus des visas étudiants alors que le nombre d’étudiants étrangers devrait atteindre le chiffre record de 118.000 en 2025
Seuls 9,9 % des étudiants étrangers ont payé l’intégralité des frais de scolarité à tarif réduit l’année dernière, et 13,2 % ont suivi des cours gratuitement, aux frais des contribuables français.
Dans l’Occident libéral, on ne cesse de réclamer davantage de médecins et d’étudiants étrangers, mais cette formule s’avère également controversée dans les pays occidentaux, notamment en France, où l’immigration étudiante est le principal moteur de l’immigration et où ce sont les contribuables qui doivent financer leurs études.
Le chef de file de La Reconquête souligne également que ces étudiants utilisent le système pour s’installer définitivement en France. « Il faut savoir que l’immigration étudiante est devenue le premier vecteur d’immigration en France. Sous Emmanuel Macron, nous sommes passés de 80.000 entrées par an à 118.000 (+60 %), avec un record absolu en 2025 sous Bruno Retailleau », a écrit Éric Zemmour, chef du parti de droite français Reconquête, dans un long message publié sur X.
Par ailleurs, parmi ces étudiants étrangers, la grande majorité, soit 82 %, vient de pays hors d’Europe. « Quel intérêt avons-nous à former, presque gratuitement, des centaines de milliers d’étudiants étrangers ? », demande-t-il.
Éric Zemmour, auteur de « Le suicide de la France : la révolution tranquille qui a détruit une nation », a expliqué en détail comment les contribuables français sont contraints de financer l’éducation de centaines de milliers d’étrangers.
« Le gouvernement fait marche arrière et vient d’étendre la gratuité de l’enseignement supérieur aux étrangers », a-t-il écrit.
« En théorie, un étudiant étranger hors UE est censé payer 2.895 € par an pour une licence, alors qu’une année d’études supérieures coûte plus de 13.000 € par an au contribuable français. La différence est payée par nous tous : les contribuables. »
Le véritable problème, poursuit-il, est que seuls 9,9 % des étudiants étrangers ont payé l’intégralité des frais de scolarité réduits pour l’année 2024-2025. Environ 76,9 % ont bénéficié d’une exonération partielle, et 13,2 % ont étudié gratuitement.
« Ces exonérations coûteront entre 3 et 4 milliards d’euros en 2025. Le gouvernement va désormais autoriser les universités à exonérer totalement 20 % de leurs étudiants étrangers. Qui paiera pour cette fausse générosité ? », demande Zemmour, répondant que ce sont les contribuables français qui feront les frais de cette mesure.
Macron fait sourciller par son choix de mots
Zemmour a également critiqué récemment les propos tenus par Macron le mois dernier en Ariège pour une autre raison : son choix de mots, en particulier le mot arabe « magouls », qui signifie « fous ».
« Le président adopte le langage d’une certaine jeunesse submergée par l’immigration arabo-musulmane. Le langage a toujours été un marqueur de domination et de colonisation », a-t-il déclaré à Public Sénat.
Le choix de mots de Macron concerne une autre source d’immigration, bien plus restreinte : les médecins.
Le président français Emmanuel Macron a utilisé le mot arabe « mabouls » pour dénoncer l’obligation faite aux médecins non européens de repasser des examens afin de prouver leurs qualifications.
« Allez dire à tous ces mabouls (ces fous) qui nous disent qu’il faut en vouloir à l’Algérie ! », a déclaré Macron lors d’une visite dans un hôpital de l’Ariège en avril.
Le chef de l’État français déplorait l’obligation faite aux médecins étrangers (non européens) de repasser des examens, en ciblant dans ce cas précis les médecins algériens, qui constituent la plus grande part des praticiens étrangers non européens en France. Des voix se sont élevées pour demander que les mêmes conditions générales d’immigration soient appliquées aux personnes provenant de l’ancienne colonie française qu’à celles imposées aux migrants d’autres pays, compte tenu des avantages considérables accordés aux Algériens par l’État français.
Macron a qualifié le système actuel applicable aux médecins, alors que la France est confrontée à une pénurie de professionnels de santé, de « pagaille », ajoutant : « Ça me rend fou ! C’est la folie du système français. »
Début 2025, plus de 19.000 médecins en France avaient été formés hors de l’UE, selon le Conseil de l’ordre des médecins. Parmi eux, 38,8 % ont étudié en Algérie, 15,1 % en Tunisie, 8,6 % en Syrie, 7,4 % au Maroc et 4 % au Liban.
Au moment où Macron a tenu ces propos, la députée européenne du Rassemblement national Marine Le Pen a répliqué : « Je trouve l’indignation d’Emmanuel Macron face aux médecins étrangers tout à fait indigne », a-t-elle déclaré. « Il est tout à fait naturel que, dans notre pays, nous exigions des médecins étrangers qu’ils passent un examen, tout comme les médecins français, afin de garantir que les soins prodigués soient de la meilleure qualité possible. »
En 2022, Zemmour a été poursuivi pour incitation à la haine en raison de ses propos établissant un lien entre la criminalité et l’immigration. Lorsqu’on lui a demandé s’il estimait que seuls les immigrés étaient responsables de la criminalité, il a répondu : « Oui. En tout cas, les immigrés ou les enfants d’immigrés. »
Un tribunal parisien a toutefois estimé que les propos de Zemmour ne répondaient pas aux critères juridiques de l’incitation à la haine. Les juges ont noté que, « aussi excessifs ou provocateurs que ces propos puissent paraître », ils ne visaient pas l’ensemble des immigrés, mais « la fraction délinquante ».
La même année, Macron, qui milite aujourd’hui pour que davantage d’étrangers soient autorisés à soigner des citoyens français sans passer les examens requis, a abordé la même question de la délinquance en déclarant : « Oui, quand on regarde la délinquance à Paris, on constate que la moitié des actes délinquants sont le fait d’étrangers en situation irrégulière ou en attente d’une décision d’asile. »
yogaesoteric
19 mai 2026