Reuben Efron, l’espion juif de la CIA qui interceptait le courrier de l’assassin de JFK

De nouveaux documents récemment déclassifiés ont révélé l’identité de cet immigrant juif de Lituanie, qui aurait aussi vécu à Jérusalem.

La liste des agents israéliens impliqués dans le crime du siècle ne cesse de s’allonger. Même les routes les mieux fréquentées de la recherche sur l’assassinat de JFK semblent converger inévitablement vers la piste israélienne :

  • Les enquêteurs qui, comme Phillip Nelson, incriminent Lyndon Johnson, finissent par découvrir une fosse aux serpents de sayanim dans sa Maison-Blanche (« LBJ : From Mastermind to ” The Colossus “ » et « Remember the Liberty »).
  • La piste de la CIA converge sur James Jesus Angleton, le chef du contrespionnage et du Bureau Israël à la CIA, que Jefferson Morley, son dernier biographe, découvre de mèche avec la crème du Mossad (« The Ghost : The Secret Life of CIA Spymaster James Jesus Angleton »).
  • Jack Ruby, l’homme qui a éliminé le patsy Lee Harvey Oswald, s’appelait Jacob Rubenstein. Proche de Mickey Cohen, il appartenait comme lui à la mafia de Meyer Lansky et s’était impliqué dans le trafic d’armes pour le compte de l’Irgoun. Son avocat et son rabbin ont tous deux témoigné qu’il avait déclaré avoir agi « pour les juifs » (Seth Kantor, « The Ruby Cover-up »).
  • Clay Shaw, la seule personne (à part Oswald) à avoir été inculpée pour l’assassinat (par Jim Garrison), était membre du conseil d’administration de Permindex, « une entreprise de trafic d’armes et de blanchiment d’argent du Mossad » présidée par Louis Bloomfield, un partisan dévoué de la cause israélienne et du Mossad (Michael Collins Piper, « Final Judgment »)
  • Arlen Specter, qui au sein de la Commission Warren imposa la thèse de la « balle unique » (dite « balle magique »), a été honoré à sa mort par le gouvernement israélien comme « un défenseur inébranlable de l’État juif », et par l’AIPAC, comme « un architecte de premier plan du lien au Congrès entre nos pays et Israël ».
  • Abraham Zapruder, l’homme dont la caméra n’a pas tremblé lorsque la tête de Kennedy a explosé, avait son bureau dans l’un des nids de snipers, le bâtiment Dal Tex surplombant Dealey Plaza, propriété de David Weisblat, un financier du B’nai B’rith.
  • George DeMohrenschildt, ami proche d’Oswald à Dallas, se plaignait que « la mafia juive » était à ses trousses avant d’être retrouvé mort d’une balle dans la tête en 1977 (d’après le rapport de police et le témoignage de sa femme).

Et bien sûr, nous devons ajouter à l’équation le profil criminel d’Israël établi au cours des soixante dernières années. Grâce à Ronen Bergman, auteur de « Lève-toi et tue le premier. L’histoire secrète des assassinats ciblés commandités par Israël », nous savons que les services secrets israéliens n’ont jamais eu d’inhibition à éliminer toute personne perçue comme une menace pour la sécurité nationale d’Israël, en particulier pour le monopole nucléaire d’Israël au Moyen-Orient.

Cerise sur le gâteau, voici maintenant Reuben Efron, « l’espion juif [et israélien] de la CIA qui interceptait le courrier de [Oswald] », dont Jefferson Morley a par ailleurs souligné le lien avec Angleton.

Vous retrouverez tous les indices importants de l’implication d’Israël dans l’assassinat de John Kennedy dans le livre par Laurent Guyénot « Qui a maudit les Kennedy ? », et un résumé dans le film réalisé par ERTV « Israël et le double assassinat des frères Kennedy », tous deux disponibles chez KontreKulture.

Reuben Efron, au centre, pose avec son frère Irving Effron, en bas au centre, ainsi que sa mère et son oncle sur une photo non datée.

Le New York Times a été le premier à révéler l’identité d’Efron et s’est interrogé dans son article sur les implications que cela pouvait avoir : « Une piste prometteuse pour démêler un complot complexe que le gouvernement tente d’étouffer depuis des dizaines d’années ? Une preuve supplémentaire que la CIA en savait plus sur Oswald que ce qui avait été initialement reconnu ? Ou un détail sans importance dissimulé pendant tout ce temps en raison d’impératifs bureaucratiques sans aucun rapport avec la question de savoir si Oswald était bien le tireur solitaire le jour fatidique ? »

Si une recherche approfondie sur l’identité juive d’Efron ne répond à aucune de ces questions, elle révèle qu’Efron a non seulement travaillé comme espion, mais qu’il possédait également un savoir détaillé des espions juifs anciens.

La Jewish Telegraphic Agency a confirmé qu’Efron a vécu en Israël avant sa mort le 22 novembre 1993 – 30 ans jour pour jour après l’assassinat de Kennedy. Durant son séjour, il a contribué à cinq articles dans les années 1970 au Jewish Bible Quarterly, une publication affiliée à l’Organisation sioniste mondiale basée à Jérusalem (WZO), qui a fait appel à son expertise dans le domaine de l’espionnage.

Il parlait le russe, le lituanien, l’hébreu, le yiddish et l’allemand, et s’est engagé dans l’armée de l’air pendant la Seconde Guerre mondiale en tant qu’interprète, peut-on lire dans un avis de décès publié dans le Miami Herald. Après la guerre, il a joué un rôle dans les négociations de paix et dans les pourparlers relatifs à la réinstallation des réfugiés de guerre – parmi lesquels se trouvaient peut-être des membres de sa propre famille, à l’exception de sa mère, qui, selon la généalogie publiée, a été assassinée pendant la Shoah.

Efron a travaillé pendant des décennies pour le gouvernement américain, tenant des fonctions qui ne sont révélées qu’au fur et à mesure que des documents secrets du gouvernement sont rendus publics. Dans le récit familial, on lit seulement : « Reuben a travaillé pour le Pentagone ».

 

yogaesoteric
5 octobre 2023

 

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