Massacre de Las Vegas : les graves incohérences de la version officielle (1)

 

Lundi 9 octobre 2017, la police de Las Vegas a revu la date à laquelle Stephen Paddock s’est enregistré à la réception du Mandalay Bay – affirmant que c’était le 25 septembre, et non le 28, comme on l’avait cru auparavant. Le lendemain, Nicole Rapp, dont la mère a été piétinée par la foule au cours du massacre, a déclaré à l’Associated Press : « J’ai beaucoup de mal à comprendre comment ils ont pu ne découvrir ça qu’une semaine plus tard. Ils ne le savaient pas avant ? Comment c’est possible ? C’est traumatisant pour les victimes et leurs familles de ne pas vraiment savoir ce qui s’est passé. »

Contrairement aux affirmations répétées du gouvernement selon lesquelles mettre en doute la version officielle d’incidents impliquant de nombreuses victimes ferait « du tort aux familles », ce qui leur fait vraiment du tort, ce sont les comptes-rendus partiels invraisemblables qu’on nous présente comme la vérité. Au contraire, seule la vérité authentique – un récit cohérent, qui colle à la réalité – pourra rendre leur sérénité aux victimes de tels attentats.

L’apparente ignorance de la police et du FBI concernant la date à laquelle Paddock est arrivé au Mandalay Bay n’est qu’un exemple parmi les nombreuses autres incohérences autrement plus graves dont fourmille la version officielle des événements de la nuit du 1er octobre à Las Vegas. D’ailleurs, quiconque doté d’un détecteur de foutaises performant repérera aisément ces incohérences. Ci-dessous, sont énumérées les plus flagrantes.

Paddock n’était pas un « loup solitaire »

De nombreux témoins oculaires ont rapporté avoir entendu des tirs au niveau du sol à proximité du festival « Route 91 Harvest ». De nombreuses vidéos semblent étayer ces témoignages : on y entend des bruits de tirs relativement lents, sourds et peu sonores, typiques d’une mitrailleuse militaire automatique à bande de munitions (comme le M240) tirant à une distance identifiable ; à une distance plus rapprochée et souvent en simultané, on entend également des tirs plus aigus et plus rapides ressemblant à des « craquements », et typiques d’une arme de calibre inférieur (comme un AR-15). La plupart des témoins oculaires affirment que ces tirs plus proches provenaient de la zone à l’est du concert, c’est-à-dire de la direction opposée aux tirs provenant du Mandalay Bay.

Les enregistrements des transmissions de la police indiquent clairement que les policiers du LVMPD (Las Vegas Metropolitan Police Department) étaient eux aussi convaincus de la présence d’au moins deux tireurs dans l’enceinte du Mandalay Bay, et qu’ils étaient occupés à répondre à de nombreux signalements de coups de feu dans plusieurs autres hôtels. Corroborant ces transmissions, de nombreux témoins oculaires rapportent (y compris via des séquences vidéo) avoir entendu des tirs et avoir assisté à des mouvements de panique générale dans plusieurs autres hôtels situés en amont du Las Vegas strip, certains à plus de 2,5 km du festival.

Ces témoignages ont été systématiquement ignorés ou rejetés par la police de Las Vegas, le FBI et les médias – selon toute apparence, parce qu’ils contredisent la version officielle d’un loup solitaire au Mandalay Bay.

Pour se faire une idée (preuves à l’appui) de l’étendue de ces fusillades dans d’autres établissements et secteurs de Las Vegas, il faut lire l’excellent article de Niall Bradley, Las Vegas Terror Attack: Clear Evidence of Multiple Shooters at Multiple Hotels.

Le 27 septembre, quelqu’un a appelé le room service depuis la suite de Paddock, pour commander un plateau repas conséquent ; le reçu (publié par Tony Hernandez Armenta, serveur au Mandalay Bay) mentionne : « clients : 2 ».

Reçu de la commande passée depuis la chambre de Paddock

L’enquêteur indépendant « Nick Falco » a séjourné au Mandalay Bay le 14 octobre et a commandé la même quantité de nourriture. Son reçu mentionne : « clients : 1 », ce qui suggère que le room service de l’hôtel est au courant du nombre de clients qu’il sert.

Reçu de la commande passée par Nick Falco

Il semble évident que Paddock – ou un tiers – est arrivé dans cette chambre accompagné. Le LVMPD et le FBI semblent ignorer cette information.

Autre témoignage apparemment étouffé : de « nombreux responsables supérieurs des forces de l’ordre briefés sur l’enquête » ont déclaré à NBC News que les registres du garage du Mandalay Bay indiquent qu’à un certain moment, alors que la voiture de Paddock avait quitté le garage, l’une de ses cartes-clés avait été utilisée pour pénétrer dans sa chambre.

Malgré le témoignage de ces responsables supérieurs, lorsqu’on l’a interrogé sur ce point, Kevin McMahill, shérif adjoint du LVMPD, a répondu : « Je ne suis pas au courant de cela. » Apparemment, de nombreux hauts responsables des forces de l’ordre sont, eux, au courant, mais cette information a été supprimée de la version officielle.

La chambre 135 du 32e étage du Mandalay Bay témoigne à elle seule de la présence de deux tireurs dans la suite. Deux fenêtres ont été brisées et utilisées comme positions de tir. Pourquoi un loup solitaire prendrait-il le temps et la peine de briser deux fenêtres (éloignées de 18 mètres) et de passer de l’une à l’autre pour tirer, alors que ces deux fenêtres offraient la même vue de la zone de concert ? Ça vous paraît plausible, qu’un tireur isolé dans cette chambre soit capable de tirer en alternance depuis ces deux fenêtres tout en gardant constamment l’œil sur les flux vidéos des caméras installées sur le chariot de room service à l’extérieur de la chambre, ainsi que sur le judas de la porte ?

Une chronologie vraiment très confuse

Dans la chronologie initiale donnée par Joseph Lombardo, shérif de Las Vegas et du comté de Clark, l’agent de sécurité Jesus Campos est arrivé au 32e étage vers 22h15, pour contrôler une « alarme de porte » dans le couloir, non loin de la chambre de Paddock. Toujours d’après Lombardo, au moment où Campos s’approchait de la porte de la chambre de Paddock, « plus de 200 balles ont été tirées à travers la porte », l’une d’elle blessant Campos à la jambe. Ensuite, les tirs ont cessé. Campos a été acclamé comme un héros parce qu’il avait « dérangé » le tireur, mettant alors fin à l’attentat contre les festivaliers, peut-être même sauvant de nombreuses vies. Peu après, 8 officiers de police sont arrivés au 32e étage, mais ce n’est que vers 23h20 – soit plus d’une heure plus tard – qu’une SWAT team (équipe d’intervention d’urgence) a pénétré dans la chambre de Paddock, un retard jugé « excessif » par les médias.

La première chronologie donnée par le shériff Lombardo

Lors d’une conférence de presse ultérieure, le shérif Lombardo a abordé ce « retard excessif », déclarant qu’en réalité, il n’y avait pas eu de retard et qu’au 32e étage, les policiers étaient relativement détendus parce qu’après leur arrivée à 22h17 (deux policiers) et à 22h26 (8 policiers supplémentaires), ils n’avaient plus entendu aucun tir. Ils avaient alors commencé à faire évacuer les chambres longeant le couloir. Lors de cette conférence de presse, Lombardo a affirmé que, tandis que la première équipe de policiers faisait évacuer les chambres, une deuxième « équipe de choc » constituée de deux officiers de la brigade cynophile, d’un inspecteur et d’un membre d’une SWAT team « transportant de grosses valises remplies de matériel technique » est arrivée par l’escalier et s’est approchée de la chambre de Paddock à 22h55. Lorsque cette équipe a vu les caméras installées à l’extérieur de la chambre de Paddock, elle « s’est repliée et a attendu l’arrivée d’une SWAT team au complet » – toujours d’après Lombardo. Au cours de cette même conférence de presse, Lombardo a également déclaré : « Des membres de la SWAT team ont bien déchargé leurs armes au niveau de la chambre », or lorsque les quatre policiers ont été interviewés dans l’émission 60 minutes, ils n’ont pas mentionné avoir fait usage de leurs armes, et le présentateur de l’émission a clairement affirmé qu’à aucun moment, alors qu’ils se trouvaient à proximité de la chambre de Paddock, les policiers n’ont entendu le moindre coup de feu.

Dans la version finale des événements, cependant, aucune SWAT team au complet n’est jamais arrivée sur les lieux, et ce sont les quatre policiers qui ont fait sauter la porte et ont pénétré dans la chambre à 23h20. Rappelez-vous, on nous raconte qu’il n’y a eu aucune autre fusillade à Las Vegas cette nuit-là. Les seuls coups de feu tirés provenaient du 32e étage du Mandalay Bay, et ces tirs avaient cessé à 22h15. Une heure et cinq minutes après l’arrêt des tirs en provenance de la chambre de Paddock, aucune SWAT team au complet n’était disponible. Pourquoi donc ? Peut-être parce que toutes les SWAT teams de Las Vegas étaient occupées à gérer les nombreuses autres fusillades signalées dans plusieurs hôtels, comme on l’a déjà exposé en détail ?


Lisez la deuxième partie de cet article

 

yogaesoteric
13 janvier 2018

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